La croissance française repose sur du sable

La croissance française repose sur du sable

Les médias soufflent le chaud et le froid à propos de la situation économique de la France. Le 10 février, tombaient coup sur coup la nouvelle du ralentissement de la croissance (le PIB a augmenté de 0,2 % au quatrième trimestre de 2005) et celle de la forte détérioration de notre balance commerciale : les importations ont augmenté de 9,2 % en 2005, tandis que les exportations ne croissaient que de 4,1 %. Ainsi le déficit commercial atteint 26,4 milliards d’euros (trois fois plus qu’en 2004).
Comment concilier ces mauvais résultats avec les annonces triomphantes de Villepin sur le chômage et les prévisions optimistes de Breton sur la croissance pour 2006 ?

La réponse, malheureusement, ne fait aucun doute. La baisse du chômage ne repose sur aucune donnée structurelle et notre croissance, vraisemblablement surestimée, est surtout étroitement dépendante d’autres pays.
La baisse du chômage résulte pour une part du changement du mode de calcul pour le nombre de chômeurs. Et, pour une part (estimée à quelques dizaines de milliers de demandeurs d’emploi en moins), sur les réformes de Dominique de Villepin, en particulier le Contrat Nouvelle Embauche. Cette introduction de flexibilité est timide, et elle a donc, logiquement, un impact timide, mais non négligeable. Reste à savoir ce qui se passera à la fin de ces contrats qui, « hasard » du calendrier, arrivera après les prochaines élections…

Pour le chômage, le fait structurel le plus décisif est l’arrivée de la classe d’âge du baby boom à l’âge de la retraite. Mais, si ces évolutions démographiques sont prévisibles, la réponse politique est assez incohérente. Dans la fonction publique, on n’en profite nullement pour faire les économies qui s’imposent. Et, pour le privé, en même temps qu’on agite le chiffon rouge de la précarité, on annonce une reprise de l’immigration…
Quant à la dépendance de la France à l’égard des autres puissances économiques, ne nous leurrons pas. Elle n’est pas seulement une conséquence logique de la mondialisation. Elle est aussi une conséquence de nos propres pesanteurs, qui ne nous permettent plus d’innover, d’entreprendre et donc d’être le moteur de notre propre croissance. Même les cocoricos gouvernementaux le prouvent à l’envi : en se félicitant du chiffre élevé de la consommation, le Premier ministre ne fait que souligner le chiffre réduit de l’investissement et donc le peu de solidité de la croissance française…

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(9) Commentaires

  • charles martel Répondre

    réponse a eiff chacun connait en belgique l antagonisme entre flamands et wallons la situation est telle dans les écoles francophones belges ( plus de 50% d enfants immigres de faible niveau ) que des parents preferent mettre leurs enfants dans des écoles flamandes vous allez me dire que les ecoles catholiques francaises sont archi pleines pour les memes raisons y compris par des enfants de confession musulmane dont les parents doutent de notre système si couteux …

    25 février 2006 à 18 h 52 min
  • sas Répondre

    Faux rachid…la france N A PLUS LE PEPS ET LE RESSORT POUR S EN SORTIR PAR LE HAUT…ca se fera par le bas ,le détricotage va continuer sous la férules….d’enclumes localisés à BRUXELLES cette fois,après le travail de nos propres nationnaux… sas l analyste…

    24 février 2006 à 17 h 31 min
  • rachid Répondre

    la france reste tjrs un pays devellope elle s en sortira

    23 février 2006 à 22 h 48 min
  • Pierre Répondre

    Mensonge d’Etat L’etat Chiraco-Villepino-Sarkosien et leurs appuis socialistes de parti tout comme dans les medias vendent a nos compatriotes du vent et toujours du vent… On passe helas de la france qui tombe a la france qui s’ecroule… Amities

    21 février 2006 à 21 h 30 min
  • Eiff Répondre

    Tant que le tabou sur l immigration n aura pas sauté (coûts, chiffres) et qu une véritable politique drastique d immigration zéro ne sera pas appliqué, on continuera a se mettre le doigt dans l oeil en pensant que des petites réformes cosmétiques pourront résoudre a terme tous nos problèmes. Que ce soit le niveau scolaire, la dette, l insécurité, le chomage, les allocations….etc…tout est a mettre en relation avec le coût et les dépenses de l immigration massive, le rapport perte-gain concernant cette immigration est scandaleux et suicidaire, et anti-patriotique quand on connait la situation de nos agriculteurs par exemple.

    20 février 2006 à 21 h 36 min
  • LESTORET Répondre

    Si quelqu »un avait la possibilité de le faire, il faudrait remonter à 2003 (c’est à dire il y a deux ans) et relire les promesses de nos dirigeants pour 2005 ou 2006. Aujourd’hui, sans relever tous les mensponges qu’on nous raconte, on nous fait beaucoup de promesses pour 2007 ou 2008, parfois pour plus tard. Chacun sait que les promesses n’engagent jamais que ceux qui les écoutent, mais tout de même, quand se décidera-t-on à cesser de prendre le peuple français pour une bande d’ignorants (et je suis poli) ?

    20 février 2006 à 19 h 38 min
  • sas Répondre

    Je saute du coq à l’âne…a ceux qui voulaient l’intégration de la TURQUIE à l’Europe…et devant les manifestations monstres sur les carricatures du prophète à ISTAMBUL capital « laïque » parait-il…….ONT ILS ENFIN COMPRIS LE DANGER FONDAMENTAL QUE REPRESENTE UN MARIAGE CONTRE NATURE comme celui-ci…et même si nos « élus » de la haute finance internationnale rêvent d’annexer ces terres de bizness…. sas le sage…

    20 février 2006 à 12 h 35 min
  • sas Répondre

    Bien vennu dans un monde virtuel….les statistiques bidonnées…elles sont bonnes…alors le reste !!!! sas ou la quatrième dimension.

    20 février 2006 à 11 h 51 min
  • Ado Répondre

    La situation de l’emploi est trés mauvaise. Je connais quelqu’un qui à Bac+5 et qui, pour survivre, est obligé de faire le ménage la nuit dans des entreprises..

    19 février 2006 à 19 h 47 min

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