La fin du grand foutoir mondialisé ? L’aveu de l’OMC

Posté le 19 mars , 2019, 10:28
3 mins

Grand événement : l’OMC a reconnu, mi-novembre 2018, que le multilatéralisme était un échec.

Traduction de ce volapük : la grande dérégulation à l’échelle mondiale (autrement dit, la suppression des barrières douanières) a produit l’effet contraire à celui qui était prévu.

Les penseurs de l’OMC étaient convaincus que le libre-échange entre tous les pays du monde allait provoquer une émulation entre tous les industriels, les agriculteurs et la plupart des autres catégories socioprofessionnelles, qui finirait par faire baisser le coût de la vie.

Tous les Terriens devaient en bénéficier.

Mais, le mécanisme de ce processus était si fumeux qu’il n’a jamais pu être expliqué clairement.

C’est, sans doute, pour cela qu’on a imaginé qu’une « main invisible » agissait en coulisse.

Les penseurs de l’OMC viennent de reconnaître l’évidence.

En outre, une personnalité présente au Forum de Davos a déclaré : « Il faut remoraliser la mondialisation. »

On redécouvre l’eau chaude, à ceci près que le « re » est de trop.

Depuis le début, la mondialisation « no limit » n’a jamais été morale.

Enfin, entre-temps, le 30 novembre 2018, un journaliste habitué des plateaux de télévision pour la finesse de ses analyses et son élégance vestimentaire (Christophe Barbier en l’occurrence) a déclaré : « Il faut pénaliser les importations. »

C’est une obligation, si l’on veut rétablir une concurrence loyale avec un système qui fait qu’un produit partant à 2 ou 3 euros, de l’Asie du Sud-Est arrive à 18 euros chez le détaillant, donc aussi cher que s’il avait été fabriqué dans un atelier local ou dans les limites de la France.

C’est une vérité aveuglante dans le secteur des textiles que l’on appelait « vêtements » autrefois.

Cela veut dire que, dans tous les domaines, on peut gaiement relocaliser l’emploi, en remettant des barrières douanières adéquates.

Ce n’est pas seulement un droit, c’est un devoir.

Le résultat sera une baisse radicale du chômage, de la dette publique ramenée à un niveau supportable, de celles des ménages, une baisse de la pollution atmosphérique due à l’énormité actuelle du trafic généré par la concurrence totalement déloyale.

Mais, en plus, cette relocalisation mondiale mettra fin à ce scandale d’une humanité, dont une partie est mise en esclavage pour produire toutes sortes de biens de consommation destinés à une autre partie de l’humanité privée de gagne-pain, à cause de lois scélérates instaurées par le biais d’une manipulation hors du commun qui nous a fait prendre des vessies pour des lanternes.

4 Commentaires sur : La fin du grand foutoir mondialisé ? L’aveu de l’OMC

  1. quinctius cincinnatus

    22 mars 2019

    l’ O.M.C. c’ est comme Mickaël Jackson : c’ est quand elle n’ est plus utile au profit qu’ on ” découvre ” que c’ était ne arnaque morale

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  2. blum

    20 mars 2019

    un handicapé mental ou des handicapés mentaux ont imaginé cette mondialisation de l’injustice, du mépris, de l’esclavage !

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  3. quinctius cincinnatus

    19 mars 2019

    rien d’ étonnant à cela quand on sait qu’ Alan GREENSPAN Président de la Réserve Fédérale et … spécialiste de la politique monétaire intérieure américaine surnommé par les … économistes ( tout particulièrement par ceux de l’ Ecole de Chicago ) ” il Maestro ” , bien qu’ il fût par sa politique monétaire à l’ origine de la Crise des sub-primes, disait que pour connaître le fonctionnement de la monnaie il fallait déjà avoir une définition de ce que était … la monnaie et que LUI MÊME N’ EN AVAIT PAS !

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  4. quinctius cincinnatus

    19 mars 2019

    la seule véritable question est celle – ci :

    ” PAR QUI les ” penseurs ” de l’ O.M.C. ont ils été, disons, ” influencés ” lorsqu’ ils se sont ralliés comme un seul homme , ou comme une seule … femme pour rester genré, à ce que l’ auteur de l’ article appelle ” la Grande Dérégulation ” ?

    question ” ouverte ” à tous ceux qui pensent avoir une réponse explicative

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