La loi Macron et la relance par l’offre

La loi Macron et la relance par l’offre

Depuis que l’euro existe, la France est, sur le plan économique, une grande malade et ne respecte pas ses engagements.

Elle continue à dépenser plus qu’elle ne gagne. Le pouvoir d’achat de ses habitants ne progresse pas. Tous les jours, des dizaines de PME disparaissent. Les impôts payés par les Français et leurs entreprises sont les plus élevés d’Europe. Les salaires payés par les entreprises françaises sont trois fois plus élevés que les salaires payés en Pologne, alors que les droits de douane ont été supprimés. Le chômage augmente donc rapidement dans notre pays.

Ce mauvais comportement économique inquiète évidemment nos partenaires européens.

La commission de Bruxelles demande à la France de réduire sa dette dès 2015, comme elle s’y était engagée. Manuel Valls lui a répondu sèchement qu’il n’acceptait pas d’ordres venant de Bruxelles.

Mais, ce mercredi 10 décembre, Emmanuel Macron a présenté au conseil des ministres un énorme texte législatif. Plus de 100 problèmes économiques y sont abordés.

La France abandonne le dirigisme économique pour entrer dans le libéralisme.

On ne relance plus l’économie en augmentant les salaires. Mais en réduisant les charges touchant les entreprises. On passe d’une relance par augmentation de la demande à une relance par augmentation de l’offre.

La vie d’Emmanuel Macron, entre la science, la philosophie, l’économie ou la politique, est assez extraordinaire. Et il n’a que 37 ans.

Il est né à Amiens, fils d’un père professeur de neurologie et d’une mère médecin-conseil de la Sécurité sociale.

C’est sa grand-mère maternelle, directrice d’un collège catholique, qui lui a fait découvrir la compassion que l’on doit apporter à ceux qui souffrent autour de nous. Elle est responsable de son engagement au Parti socialiste.

Emmanuel Macron fait ses études secondaires au lycée catholique de la Providence à Amiens. Son professeur de français, âgée de 20 ans de plus que lui, est fascinée par cet élève surdoué. Ils tombent follement amoureux l’un de l’autre et se marient en 2007.

Il passe un bac scientifique avec mention très bien au Lycée Henri IV à Paris. En 2002, il suit des cours de philosophie à la faculté de Paris et son diplôme de fin d’études portera sur un sujet très vaste : « L’intérêt général ». Paul Ricœur le remarque et lui demande de travailler avec lui.

En 2004, il entre à l’ENA, avant d’intégrer l’inspection des fi­nances. Il en part en 2008, pour devenir banquier d’affaire. Il devient ainsi riche à millions.

Le 15 mai 2012, il devient secrétaire général adjoint à l’Élysée. Il y met en place le CICE (Crédit Impôt Compétitivité Entreprise). Il y reste quelques semaines et retourne à la vie privée, qui l’intéresse plus que la fonction publique où il subit trop de contraintes et a l’impression de perdre son temps.

Il rédige alors un texte de loi présentant toutes les réformes que doit faire la France pour reprendre de la vigueur économique.

Le 26 août, François Hollande et Manuel Valls lui demandent d’être ministre de l’Économie. Il accepte.

Et, le 10 décembre, il dépose le projet de « loi Macron ». Notre avenir économique et celui de l’Europe en dépendent.

Bernard Trémeau

Partager cette publication

(9) Commentaires

  • BRENUS Répondre

    Une « politique de l’offre » n’a de chances de marcher que si l’offre est attractive en termes de produit, de qualité et de prix. Vous pouvez toujours essayer de brader une merde reconnue, vous ne risquerez pas de voir le monde entier se jeter dessus. Quand, en plus, elle est vendue avec la grimace par le comité d’accueil CGT, bonjour le succès.

    25/12/2014 à 4 h 02 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

    Le Bonhomme François-Noël qui fait actuellement sa tournée à St P. et M. apporte dans sa hotte ses cadeaux ( empoisonnés ) aux Français : un chômage, une dette et des  » déséquilibrés isolés  » en forte hausse … à noter que les 0,3 % de mieux dans le P.I.B. est NATURELLEMENT et UNIQUEMENT du à l’ augmentation de la consommation des  » ménages  » ( + 0,3 % ) et surtout à celle de la consommation  » publique  » ( + 0,6 % ) … et Joyeux Noël à tous les contribuables !

    24/12/2014 à 9 h 42 min
  • goufio Répondre

    Goufio
    Ce n’est pas à cause de l’euro que la France est dans cette situation économique mais à cause d’une dépense publique monomaniaque doublée d’un emploi publique indécent. La monnaie est un instrument de mesure, d’échange et de réserve. D’où sort cet imbécile dans la rubrique économie ?
    L’évolution du pouvoir d’achat est stable depuis 2011, mais pas depuis 2002 car il n’a cessé d’augmenter de 2002 à 2010, se rendre sur le site de l’INSEE aurait évité à cet écrivaillon de pacotille d’écrire des mots à leur suite les uns des autres, mais sans aucune connaissance, ni recherche.
    Ce ne sont pas les impôts en particulier mais l’ensemble des charges. D’ailleurs une enquête récente de l’OCDE a démontré que ce sont, je cite : « les cotisations de sécurité sociale, au sens large, qui représentent 37 % des recettes publiques (contre 26 % en moyenne) et L’impôt sur le revenu ? Non. Il représente seulement 18 % du total des recettes publiques contre seulement 25 % en moyenne pour les pays de l’OCDE (Organisation de coopération et développement économiques), selon une étude réalisée par l’organisation sur la base des chiffres de 2013.
    L’impôt sur les sociétés, alors ? Pas plus. Il ne pèse que 6 %, soit un tiers de moins que chez les trente-trois autres membres de l’OCDE, où il est en moyenne de 9 %. Il s’agit peut-être de la TVA, impôt indirect que le gouvernement a relevé en début d’année, faisant passer le taux normal de 19,6 % à 20 % et le taux intermédiaire de 7 % à 10 % (le taux réduit avait baissé de 0,5 point à 5 %) ? Vous n’y êtes toujours pas, la France est encore au-dessous de la moyenne, avec un poids de 16 %, contre 20 % pour les autres pays développés. Si on y ajoute les autres impôts sur les biens et services (taxes sur les carburants, alcools…), on arrive à un total de 25 %, contre 33 % dans l’OCDE. »
    http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF08108�
    http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=nattef042270
    « Ce mauvais comportement économique inquiète évidemment nos partenaires européens ».
    Ce n’est pas un mauvais comportement économique c’est une action de l’Etat (hauts fonctionnaires et gouvernements) qui appliquent des « politiques dites fiscales et économiques » qui brouillent le paysage économique
    « La France abandonne le dirigisme économique pour entrer dans le libéralisme ». Pauvre M Trémeau toujours aussi ignorant et sans aucune capacité d’analyse de ce qu’est le libéralisme.
    La baisse des charges n’est pas une politique de l’offre, elle est une moindre ponction sur les finances des entreprises. Une politique de l’offre, c’est d’abord de l’épargne (défiscalisation de celle-ci, qui a atteint des sommets qui spolie leurs détenteurs), sortir des réglementations étatiques abusives (prix, revenus, contraintes réglementaires..), laisser les taux d’intérêts fixer le vrai prix de l’argent (l’action des banques centrales est mauvaises car elle envoie des mauvais prix au marché et désorientent les acteurs et producteurs), il faut laisser les entrepreneurs entreprendre, c’est tout. Toute politique économique oriente vers le « mal-investissement » (cf F. Hayek) , car comment doser cette interventionnisme étatique vers de secteurs, des banques d’activités toutes aussi diverses. L’Etat doit se retirer de toute intervention auprès des entreprises, c’est tout. Celles-ci sauront bien ce qu’elles ont à offrir, dans quelle quantité et à quel prix et les consommateurs sauront s’y retrouver.
    FAUX Emmanuel Macron n’est pas millionnaire : voir ses deux déclarations sur le site Internet de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique http://www.hatvp.fr/livraison/dossiers/macron-emmanuel-dsp2-gouvernement.pdf, nous apprend que M. MACRON a un patrimoine net de 152 525 €

    21/12/2014 à 20 h 59 min
  • BRENUS Répondre

    La grand mère catho qui l’a poussé au PS, c’est bien le style de ces fruits secs de La Croix, grands donneurs de leçons et nuisibles au possible, arrogants et intolérants, sauf avec l’islam auquel ils semblent avoir fait allégeance. Un bel exemple est ce connard prétentieux de Jacques Mayot sur RMC qui éructe contre tout ce qui ne pense pas comme lui.

    20/12/2014 à 1 h 28 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

    si on a un peu de mémoire les 155 propositions de Mr Manuel Macron reprennent, pour l’ essentiel, celles du rapport que Nicolas Sarkozy avait demandées à … Jacques Attali … le problème demeurant qu’ il s’ agit là encore d’ une énième usine à gaz … puisque l’ idéologie , le dogmatisme, le respect des règles qui ont fait la preuve de leur facteur d’ entropie administrative y sont toujours aussi présentes … sans compter que la  » volonté  » politique [ celle de Hollande ] a déjà faibli , pour ne pas dire que le cap a été retrouvé tel qu’ il l’ a d’ailleurs toujours été … à gauche toute ( on sait que Valls ne décolère pas des peaux de bananes que François lui file sous les escarpins )

    19/12/2014 à 20 h 51 min
  • DESOYER Répondre

    S’il est si doué, pourquoi est-il au parti socialiste?
    On ne nous dit pas tout.
    Il a le portefeuille à droite, c’est sûr.
    Mais le reste: est-il si généreux que cela?

    18/12/2014 à 19 h 08 min
    • quinctius cincinnatus Répondre

      pourquoi ? mais tout simplement parce que le  » socialisme laïc  » ou le  » catholicisme social  » sont vases communicants ! on passe de l’ un à l’ autre par simple … osmose (  » idéologique  » ) c’ est une des raisons pour laquelle je suis … calviniste au plus profond de mon  » esprit « 

      20/12/2014 à 15 h 13 min
  • frei Répondre

    La loi de ce jeune prétentieux n’est en aucun cas à la hauteur des problèmes posés au pays .Outre le fait qu’elle se garde de toucher à qui que ce soit dans le mammouth public , on peut se demander , par exemple, s’il n’aurait pas été plus simple de dire : j’abroge la loi DUFLOT . En 2014 comme en 2015 , le secteur du bâtiment est à lui seul à l’origine de plusieurs dizaines de milliers de pertes d’emplois .

    18/12/2014 à 9 h 37 min
    • quinctius cincinnatus Répondre

      l’ explication la plus rationnelle à votre question [ pourquoi ne pas abroger la Loi dite Duflot ? ] m’ a été donnée hier par l’ un de mes fils, consultant international dans un domaine scientifique de haut niveau

       » Si tu soumets un problème à un  » conseil  » de professionnels tous issus des mêmes  » Grandes Ecoles  » , ils choisiront presque systématiquement la réponse qui fait consensus , en raison du même mode acquis de raisonnement, lequel a pour fondements les mêmes  » principes « , même si par le passé il a été établi que ce mode de fonctionnement intellectuel est au mieux inefficace au pire délétère … rarement la solution la plus pragmatique  » sera retenue ( ce qui n’ est pas le cas dans les pays anglo-saxons et germaniques ) … Pourquoi voudriez vous qu’ un énarque même après un passage rapide chez les Rothschild soit différent d’ un Attali ( c.f. un de mes posts précédent ) ?

      d’autre part votre solution n’ est sans doute pas exempte de  » biais  » le premier étant celui de l’ appel d’ offre au moins offrant , le second, qui découle logiquement du premier, celui de la main d’ oeuvre  » importée  » de moindre coût… ainsi un établissement pour personnes âgées est en construction dans mon quartier ; l’ entreprise a pour nom … » bosphore  » ( bosse fort ! ) et les employés ( turcs ou bulgares ? ) sont logés dans des  » algéco  » !

      26/12/2014 à 9 h 43 min

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *