La transition écologique contre notre industrie

La transition écologique contre notre industrie

L’Union européenne en fait son défi de ce siècle: parvenir à une neutralité climatique d’ici 2050.

Qu’importe s’il s’agit, dès lors, de sacrifier ce qui reste de notre industrie, déjà largement démantelée par sa visée mondialiste d’une rentabilité à très court terme.

L’Union se rêve ainsi entièrement numérisée, sans carbone, sans industrie, sans productivité – juste une société de services plus ou moins utiles à la vie des gens, dépossédés des moyens économiques de maîtriser leur destin en tant que peuples.

On estime que le Pacte vert européen menace au moins 11 millions d’emplois en Europe.

Ajoutez à cela l’avènement triomphant du télétravail permettant le développement du nomadisme salarial dans un monde idéologiquement globalisé: la perspective d’un chômage de masse structurel et de très longue durée est, pour la France, inévitable.

Pendant ce temps, l’Union continuera d’importer au prix fort d’innombrables commandes de tous les biens essentiels qu’elle ne peut plus, qu’elle ne veut plus, qu’elle ne sait plus produire elle-même.

L’usine du monde qu’est la Chine produit ces biens au moyen d’émissions carbone bien plus considérables que ne l’auraient fait les États membres soumis à des normes environnementales plus strictes, mais les apparences sont sauves : la pollution ne vient pas du sol européen!

Ce système n’est pas seulement d’une hypocrisie absurde, il est dangereux.

L’épisode tragi-comique du blocage du canal de Suez par lequel transite 12% du commerce mondial, a été un révélateur de la dépendance absolue de nos pays à l’industrie étrangère. Ce simple et banal accident a causé le ralentissement de l’industrie automobile en Europe, car il a aggravé la pénurie de composants électroniques.

Terrible «effet papillon» que cette gestion structurelle en flux tendus, qui présuppose un monde lisse, parfait, sans accident, ni conflit ni épidémie!

Il ne peut y avoir de puissance française sans industrie. Or, en vingt ans, un million d’emplois industriels ont été détruits dans notre pays.

Et le Pacte vert de l’UE risque bien de bloquer toute relocalisation.

Poussé par cette idéologie pseudo-écologiste, le gouvernement français multiplie des choix aberrants dans maints secteurs industriels aux bénéfices d’intérêts étrangers d’abord.

Cette destruction massive d’emplois au prétexte de cette transition serait d’autant plus inacceptable qu’à la même heure, des concurrents allemands déploient des sites de production de moteur diesel peu polluants de dernière génération un peu partout en Europe.

Globalement, par son manque de vision stratégique, l’exécutif condamne notre industrie.

Il fait le choix de la rentabilité à court terme, sans visée d’avenir pour l’industrie française.

Une transition écologique et numérique réelle ne peut pourtant pas s’effectuer sans ce que l’économiste Friedrich List appelait un «protectionnisme éducateur», concept selon lequel une industrie naissante dans un pays donné doit être protégée par l’État dans l’optique de lui laisser le temps d’atteindre une efficience suffisamment viable avant d’affronter la compétition internationale.

C’est dans cette idée que Marine Le Pen réclame un protectionnisme intelligent et refuse le dogme de la «concurrence libre et non faussée» si chère à l’Union européenne, pour qui il s’agit notamment d’interdire aux États d’appliquer la préférence nationale dans le choix de leurs commandes publiques.

Les européistes sont les seuls idiots du système à ouvrir grand leurs frontières et à laisser détruire des pans entiers de leurs économies!

Cette compétition internationale ne s’effectue plus seulement sur l’emploi de faible valeur ajoutée.

La Chine développe désormais ses industries à haute valeur ajoutée.

Nous appelons de nos vœux un protectionnisme national partout où il est nécessaire.

La préférence nationale économique relève du ressort de tous, à commencer de celui des consommateurs. Mais la puissance publique doit les épauler dans les choix de leur pouvoir d’achat.

La transition énergétique n’est pas incompatible avec l’industrie.

Nul ne doit la prendre comme une aubaine pour développer une guerre contre notre industrie pour des motifs essentiellement idéologiques.

Il y va de l’avenir de nos nations européennes libres et souveraines.

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Commentaires (3)

  • ELEVENTH Répondre

    Dans cette histoire de « transition énergétique » , il y a quelque chose qui m’a toujours paru stupéfiant.
    J’explique :
    – que certains – ou tous – considèrent que l’utilisation de l’énergie fossile actuelle ( pétrole, gaz, charbon, etc…) présente d’énormes inconvénients, notamment en production de gaz a effet de serre, je ne discuterais pas, même si j’ai des doutes quant à leur impact réel sur le climat.
    – que d’autres – les mêmes – craignent les conséquences d’un accident nucléaire (dont plusieurs ont déjà eu lieu, même si cela s’est passé en pays étrangers) ou qu’ils s’inquiètent de la gestion des déchets produits par cette filière, je comprends.
    Par contre, je ne comprends pas l’immense anarque proposée par les « opposants » avec de soit disant « alternatives énergétiques ». A ma connaissance, il n’en existe pas de sérieuses et de suffisantes dans nos climats (excepté pour la Norvège qui refourgue son pétrole de mer du nord et fonctionne avec des barrages électriques énormes qui rend le pays quasi auto suffisant en électricité. Mais nous ne sommes pas en Norvège, ni les autres, Pays Bas inclus.
    Quelque soit sont niveau de formation physique ou technique et avec seulement un minimum d’intelligence, de bon sens et pour tout dire, de réflexion, n’importe qui peut comprendre le mensonge éhonté de ceux qui prétendent se passer d’énergie est une immense imposture.
    Sauf à retourner dans les grottes comme nos ancêtres, mais qui étaient un million de fois moins nombreux que l’humanité actuelle et vivaient dans des conditions sans rapport.
    Qui, bénéficiant d’une certain audience, aura le courage de traiter tous ces dingues de destructeurs de l’humanité.
    Et qui aura le courage de poser le vrai problème, à savoir l’expansion folle de la natalité dans le tiers monde, lequel, même après nous avoir « remplacés » et consommé nos biens se retrouvera quelques décennies plus tard aussi nu que la plante de mes pieds.
    Crétins de tous pays, unissez vous… diraient les rêveurs (meurtriers).

    30/04/2021 à 17 h 47 min
  • anaximandros Répondre

    La réalité n’a aucune prise. sur des utopistes pour qui l’avenir de sociétés est dans un conglomérat d’individus nés n’importe où de parents inconnus, peut-être dans une éprouvette, émancipés de toute histoire et de toute tradition, destinés à devenir milliardaires (ceux qui « ont réussi ») ou « gens de peu » (ou « sans dents) e(ceux qui ont tout raté) ,sans intermédiaire et à être au bout d’un certain temps remplacés par d’autres identiques.
    Pour eux, qui ont eu raison, ont raison et auront raison, tout être qui ne pense pas ainsi doit être considéré comme un nuisible, perturbateur de cet idéal mondial et doit donc être éradiqué s’line veut pas e’y convertir !

    27/04/2021 à 21 h 41 min
  • HansImSchnoggeLoch Répondre

    Après de multiples essais avec les mêmes paramètres ayant tous conduit à l’échec, on devrait pouvoir conclure qu’Einstein avait raison.
    L’an 2022 serait propice à changer les paramètres..
    On pourrait alors repartir sur de nouvelles bases et qui sait arriver à un résultat positif.
    Un passage du pire au passable serait déjà considéré comme un succès.

    Cela conforterait les souhaits de Mr.Goudron concernant l’économie.
    Mais pour savoir il faut au préalable essayer.
    Sinon on continue avec les mêmes pour arriver aux mêmes résultats.

    27/04/2021 à 19 h 05 min

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