Le bûcher de nos illusions

Posté le mai 13, 2011, 12:00
5 mins

C’est aussi le « bûcher des vanités » de nos dirigeants. Mais le savent-ils ?

En 2007, tout semblait à notre portée. En paraphrasant Tristan Bernard, nous vivions alors dans l’espérance ; nous vivons aujourd’hui dans la résignation. L’Etat devait être exemplaire, pas un euro ne devait être dépensé inutilement, il n’y aurait pas d’impôt nouveau, la sécurité serait rétablie… Paroles, paroles !

Quatre ans plus tard, les sondeurs observent que « 83% des citoyens estiment que les politiques ne se préoccupent pas de la population. Seuls 13% accordent leur confiance aux partis ». Dans son rapport annuel M. Delevoye, médiateur de la république, confirme que de nombreuses tares de l’Etat subsistent ou même naissent, que nous nous plaignons des contraintes contestables de l’Administration… Bref pour l’éditorialiste Yvan Riouffol, «  les Français ont le blues ».

Comment pourrait-il en être autrement lorsqu’à tous les niveaux de l’Etat les dépenses prospèrent ? « Combien coûte le ministère de l’intérieur ?, Combien coûte le ministère de la défense ? Combien coûtent le Quai d’Orsay et l’Elysée ?… ». Telles sont les questions auxquelles répond le site de « Contribuables Associés ». Combien les amitiés avec M. Tapie nous auront-elles coûtées, rajoutons-nous ?

Pourquoi tant de générosité à l’égard des pays étrangers, alors que de nombreux concitoyens vivent dans la pauvreté ? Pour les trois dernières semaines : 350 millions d’euros pour la Tunisie (Alain Juppé, le 20 avril), 400 millions pour la Côte d’Ivoire (Bercy, le 12 avril), 10 millions pour l’Autorité Palestinienne au titre de son « aide budgétaire annuelle (sic)» (Quai d’Orsay, le 9 mai), et aujourd’hui, dans son interview au Figaro, Madame Lagarde confirme que nous irons de nouveau au secours de la Grèce pour lui éviter de devoir restructurer sa dette : « nous l’excluons totalement sous toutes ses formes »

Bien sûr nous souhaitions que les droits de l’homme (et de la femme) soient respectés dans le monde, mais nos interventions pour obtenir ce respect sont forcémentinégales selon les pays, « disproportionnées » (mot pourtant habituel de notre diplomatie) dans leur mise en œuvre, la France découvrant ( ?) à cette occasion les bavures inévitables des guerres asymétriques. S’il est bien connu que l’on ne gagne pas une élection présidentielle grâce à la politique étrangère, elle peut être perdue à cause d’elle, quand elle ne sert que les (petites) vanités. A cet égard, des blogueurs remarquent que nos dirigeants comptent organiser à Paris en juin une conférence préalable à la reconnaissance de la Palestine, caressant l’illusion de mettre fin en deux jours à un conflit quasi-éternel, alors qu’ils sont incapables de mettre un terme aux conflits permanents dans nos banlieues.

Et pour financer vanités, frivolités, bévues, du tapage pour la libération (par d’autres) d’Ingrid Betancourt au grand raout du 14 juillet 2008 fondant l’utopique Union pour la Méditerranée, il fallait bien, et il faut encore, puiser dans les poches des contribuables, qui, avant de rejoindre bientôt le Club « Grèce-Portugal-Irlande-Espagne », se demandent quelle est la différence entre une politique de droite et une politique de gauche. Ainsi va la vie, et ce ne sont pas ces pays qui y répondront.

3 réponses à l'article : Le bûcher de nos illusions

  1. vozuti

    13/05/2011

    la devise de notre république maçonnique est: "corruption  immigration délocalisations"       c’est le programme qui a été mis en oeuvre depuis la prise de pouvoir en 1974.      37 ans pour réussir à effondrer un pays.     les républiques communistes avaient mis 72 ans pour atteindre le meme résultat:     record battu!   

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  2. Hubert

    13/05/2011

    Au sujet de la Palestine, la dame veuve su sieur Araffat menait très grand train de vie avec l’argent versé par la France à la Palestine que son défunt mari ne manquait pas de lui faire parvenir à Paris. Les choses n’ont pas changé. Les contribuables français se serrent toujours plus la ceinture pour payer aussi les retraites des Préfets qui n’ont jamais été Préfet (n’est-ce pas Mr. Vauzelle ?) en plus de ses émoluments et avantages considérables, du record du Monde en matière de préjudice moral versé à Monsieur Bernard Tapie avec la bénédiction de l’Elysée, des 343 sénateurs français alors que les USA en ont que 100 sénateurs, des 577 députés etc.

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  3. RaLeBolHENRI

    13/05/2011

    PLUS RIEN A DIRE,,,IL FAUT AGIR  ET VITE . ON  VA  VOIR  DU  COTE  DE   "  M A R I N E  "   LE    F N   nous attend , par  contre , nos baudruches dirigeantes  BOUDENT,,,,ET JE ME REGALE ,,, j’en profite c’est encore gratuit  . RA LE BOL  c’est le prénon pratiquement de tous les Français,,,surtout de souche .

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