Les émeutes de la faim en Egypte

Les émeutes de la faim en Egypte

Tandis que le pouvoir d’achat de la population stagne dans les pays de la vieille Europe qui ne savent pas comment gérer les conséquences de la monnaie unique, il progresse très rapidement dans des pays émergents comme la Chine, les Indes ou le Brésil. Il y augmente de près de 10 % tous les ans. Celui qui y gagnait 50 euros par mois en gagne l’année suivante 55. De nombreux habitants de ces pays ne mangeaient pas à leur faim. Ils consacrent donc une partie très importante de cette augmentation de leurs revenus à acheter du blé ou du riz.

Une très rapide augmentation de la demande de riz ou de blé est la conséquence normale de cette bonne évolution. Mais l’offre de céréales n’arrive pas à suivre. D’autant plus qu’une grande sécheresse a réduit la production du blé en Europe (en Ukraine tout particulièrement), alors que des inondations réduisaient la production du riz en Asie.

La demande augmente alors que l’offre stagne. Les prix du blé et du riz augmentent donc. L’inflation rétablit automatiquement l’équilibre entre l’offre et la demande. Depuis Crésus, depuis que la monnaie existe, il en est ainsi avec toutes les monnaies du monde.
Les gouvernements croient qu’ils peuvent s’opposer à cette augmentation des prix en imposant un prix de vente. La mesure est efficace quelques semaines. Le produit disparaît ensuite du marché et le « marché noir » se développe. Les Français ont bien connu cette situation pendant la dernière guerre.

Les prix du pain, des nouilles ou de la pâtisserie ont donc plus ou moins augmenté en France. Et les médias ou les responsables politiques ont tendance à accuser les vendeurs de le faire pour augmenter leurs bénéfices.
Cette augmentation ne déclenche pas d’émeutes de la faim en France ou en Europe. Les Fran­çais peuvent en effet modifier leur alimentation. Ils achèteront moins d’aliments coûteux com­me la viande ou la charcuterie. Et ils consommeront un peu plus de pain, de riz ou de pâtes, même si leurs prix ont augmenté.

Famine et opposition politique

Par contre, dans de très nombreux pays, en Afrique, en Asie ou en Amérique, la nourriture est essentiellement constituée de riz ou de pain. Les consommateurs n’ont pas la possibilité de modifier leur alimentation pour en faire baisser le coût. Ils sont obligés de moins manger. Ils ont faim.
Or, depuis des dizaines d’années se trouvent à la tête de ces pays des hommes qui ne veulent pas céder le pouvoir. Car ils aiment le pouvoir, qui leur permet de gagner beaucoup d’argent (et ainsi de manger à leur faim, même quand les prix du blé ou du riz augmentent).

Ainsi en Tunisie, en Égypte ou au Yémen, l’augmentation du prix des céréales donne de nombreux partisans à ceux qui désirent éliminer les dictateurs en place pour prendre le pouvoir à leur tour.

Les partisans du pouvoir en pla­ce et les partisans de ceux qui désirent prendre le pouvoir s’affrontent ainsi dans des combats de plus en plus sanglants.

Le 17 septembre 1978, un accord était signé à Camp David entre Sadate, responsable de l’Égypte, et Begin responsable de l’État d’Israël. Pour la première fois dans l’histoire, un État arabe reconnaissait l’existence d’un État juif.

Mais pour des raisons surtout religieuses, les « Frères musulmans » sont totalement opposés en Égypte à cet accord. Certains d’entre eux sont très violents et n’hésitent pas à tuer, à assassiner. Leur but est d’installer en Égypte un pouvoir musulman et de remplacer à Jérusalem les Juifs par les Arabes.

L’actuel président et dictateur de l’Égypte, Hosni Moubarak, a été élu pour la première fois le 14 octobre 1981. Il sera régulièrement réélu. Aux dernières élections municipales d’avril 2002, son parti a obtenu 99 % des suffrages…

Hosni Moubarak est favorable au traité de paix avec Israël. Les Frères musulmans s’opposent donc à lui, en recourant en permanence à la violence, à l’assassinat. Moubarak a donc interdit le parti des Frères musulmans.

Or, actuellement, les opposants à Moubarak reçoivent le soutien massif des Frères musulmans. Ils peuvent actuellement prendre le pouvoir. Quel sera leur comportement vis-à-vis des minorités religieuses juives ou chrétiennes vivant en Égypte ? Quelle sera leur attitude vis-à-vis de l’État d’Israël ?

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(3) Commentaires

  • Richa Répondre

    c’est bizarre mais personne ne fait mention du rôle de la démographie dans l’état " en voie de dvpt" de ces pays et des disettes rencontrées ….

    11/02/2011 à 18 h 40 min
  • grepon Répondre

    Et aillieurs, en Amerique, nous consommons plus d’un gallon de diesel pour produire moins que son equivalent d’ethanol a partir de…graines,enormement de graines…qu’ensuite nous brulons dans les moteurs de nos voitures avec un rendement energique et une performamnce reduite.    Ca a eu pour resultat un accroissment des impots pour tous(car l’ethanol est sousventionnee par Washington DC), et une augmentation des prix des graines et des viandes produites par une alimentation de graines(porc, poulet, viande de vaches), et essence moins energique au volume egale.    

    Un arret de cet politique stupide, ou le choix de laisser importer ethanol produite a partir de sucre au Brezil(car ethanol aide a reduire emissions des vehicules la ou il est important de reduire emissions), reduirait immediatement, par effet des prix de futurs dans les marches agricole, la prix du ble, et ceci mondialement.    Comptons sur les central-planners a Washington a punir les pauvres domestiquement pour des faveurs politiques risible venant des polticiens des etats dites du "corn belt" a continuer cette politique horipillant qui punisse nos pauvres de chez nous ET contribue a fomenter revolutions a travers le tiers monde.

     

    10/02/2011 à 12 h 48 min
  • ozone Répondre

    La hausse des prix n’est bien sur pas pour cause du commerce,bien sur,s’il y à moins de produit cette confrérie considére quelle ne doit jamais perdre et qu’ls ont tous les droits.

    Pas un mot sur la seule et unique solution pour régler les pénuries;que le producteur puisse vivre de son travail,mais biensur,là on retrouve a nouveau le commerçant qui de nos jours à la possibilité d’utiliser le monde entier pour peser sur le producteur,celui ci disparait,sa terre en friche et nous voilà entre les griffes de la finance globalisée.
    Avec la bénédiction des gouvernants,toujours du "bon" coté.

    09/02/2011 à 19 h 03 min

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