Les gaspillages de la gestion publique

Posté le mars 17, 2020, 4:25
4 mins

Le libéralisme économique, c’est comme les centrales nucléaires : on sait que c’est la bonne solution, mais on ne peut s’empêcher de le dénigrer, voire de le détruire par l’accumulation et le rabâchage de fausses nouvelles.

J’en rappellerai la définition incontestable qui est celle du dictionnaire :
Libéralisme : « Attitude de ceux qui s’attachent à la défense des libertés individuelles des citoyens, doctrine hostile à l’intervention de l’État dans la vie économique, respect de la liberté d’autrui, tolérance. »

Tous les « méfaits » dont on l’accable à tort sont, en fait, dus principalement à une absence de libéralisme ou plutôt à son opposé : une forte implication de l’État dans notre économie.
Non, la France n’est pas un pays à économie libérale, mais un pays largement étatiste !

On peut facilement constater la suprématie du privé sur le public dans des domaines comme l’éducation : même nos législateurs « pro-public » envoient majoritairement leurs enfants dans des écoles privées, dont le taux de réussite est nettement supérieur, malgré les contraintes handicapantes qui leur sont imposées.

C’est la même chose dans le domaine de la médecine (les cliniques privées offrent un meilleur résultat pour un moindre coût), de l’énergie, du transport, de la production industrielle, de l’assurance sociale. Le privé a une gestion beaucoup plus responsable, par souci d’efficacité, puisqu’il ne peut pas combler les déficits par des impôts nouveaux.

Dans les « 4 Vérités » n° 1231, en démonstration de ce plaidoyer, je dénonçais le « petit gaspillage de l’État » dont j’avais été témoin en ajoutant : « On peut se poser la question de combien d’autres dysfonctionnements de ce genre sont capables nos fonctionnaires de Bercy (ou autres organismes d’État). »

Eh bien, j’en ai eu la réponse la semaine suivante, où deux « affaires » d’une tout autre importance ont été dénoncées :
– On ne parle plus de 2 000 € mais de 116 millions d’euros que la CNAM (Urssaf) ne pourra plus réclamer à SANOFI, un des leaders mondiaux de la santé. En effet, cette somme, qui correspond à un redressement, devient irrécouvrable pour, comme dans mon cas, un dépassement des 5 ans réglementaires.
– Encore plus aberrant, et toujours du fait d’un dysfonctionnement de l’AGESSA (association de gestion de la Sécurité Sociale), qui, pendant 40 ans, a – par manque de moyens se défend-elle, alors qu’il suffisait de rajouter une ligne à leur collecte globale – oublié de prélever cette cotisation, laissant tout de même croire aux adhérents qu’elle était incluse dans leur appel à cotisation.

Ne vous inquiétez pas, l’Urssaf a « pris le problème à bras-le-corps » : les cotisations de la branche « auteurs de BD » sont collectées depuis le 1er janvier 2020. Mais il reste – excusez du peu ! – 190 000 adhérents sur le carreau qui ne toucheront pas de retraite !

Magnifique, n’est-ce pas ? J’ai reçu ces deux informations en une seule semaine, ce qui laisse présager beaucoup d’autres couacs de ce genre.

C’est la démonstration que le libéralisme, même s’il ne résout pas tous les problèmes, sera, grâce à la responsabilisation, beaucoup plus efficace, donc moins dépensier, qu’une gestion étatique dont la performance n’est pas la première préoccupation.

5 réponses à l'article : Les gaspillages de la gestion publique

  1. quinctius cincinnatus

    23/03/2020

    une récession d’ au moins 5 % de l’ économie allemande en 2020 voilà ce que prévoit aujourd’ hui le Ministre allemand de l’ Economie …

    Mr Goudron vous êtes à l’ économie ce que le Dr Cymes est à la PRATIQUE médicale !

    lorsque vous rédigez un article ne vous en tenez pas uniquement à vos  » convictions  » analysez les faits, consultez l’ Histoire, et surtout … imaginez car comme disait Albert Einstein

     » l’ imagination est plus importante que la connaissance « 

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    • GOUDRON Claude

      09/04/2020

      Avant d’archiver cette article, je tiens à vous signaler qu’en ce jour du 09/04, c’est à dire une quinzaine de jours après votre commentaire sur l’Allemagne qui annonce une récession de 5% pour 2020 nous sommes à ce jour à 6% rien que pour le premier trimestre 2020…Sans autre commentaire

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  2. quinctius cincinnatus

    21/03/2020

    un bon exemple ( sic ) de la gestion publique : les masques, les blouses et les lunettes de protection

    demandez des comptes à vos  » politiques  » et à l’ Administration !

    tous deux aussi incapables

    exigez le retour du Régalien pour tout ce qui concerne la sécurité

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  3. quinctius cincinnatus

    19/03/2020

    le coronavirus risquant bel et bien de l’ achever , devra t on re -nationaliser Renault ? se demandent les responsables politiques

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  4. quinctius cincinnatus

    19/03/2020

    la dépense publique c’ est un peu comme la femme publique : on ne regarde pas à la dépense, même pour un  » service  » médiocre !

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