Les syndicats preneurs d’otage

Posté le janvier 21, 2009, 12:00
7 mins

Petits glandeurs de banlieues insensibles, j’ai un « trip » superspeed à vous proposer, un forcing médiatique à la portée du premier débile venu, un truc génial à mise en scène hollywoodienne, avec des dizaines de milliers de figurants, et qui fera pâlir d’envie Spielberg soi-même sans vous coûter le moindre kopeck.

Voici le plan clef en main : Vous vous placez au bout du quai du RER ou du métro, ou d’un TER, peu importe, côté tête de la rame et vous attendez tranquillement l’arrivée du train. En général, le conducteur tient sa fenêtre ouverte et le bras appuyé dessus. Dès que le train s’arrête, vous vous approchez négligemment de l’employé et vous lui collez une bonne baffe en le traitant de fils de p… Puis, vous disparaissez dans la foule en sifflotant et vous n’avez plus rien à faire : les syndicats s’occupent de tout !

Une heure plus tard, le trafic est complètement paralysé, des milliers de salariés fatigués qui espéraient rentrer chez eux battent la semelle dans un froid glacial pendant que leurs familles s’inquiètent, que le dîner refroidit et que les enfants pleurent.

Mais vous, bon à rien certifié « en difficulté », vous vous régalez devant votre télé du spectacle grandiose d’une immense foule sinistrée et du désastre collectif qui vient de frapper soudain l’une des plus belles villes du monde, plongée dans le chaos par un seul geste de vous. Pour un impuissant total, quelle bandaison, ma chère ! C’est le pied ! Naturellement, ce scénario fonctionne aussi bien avec un chauffeur d’autobus, que ce soit à Paris, à Lyon ou à Marseille. Je vous recommande même Marseille, où la paralysie complète est absolument garantie, vu que la solidarité des travailleurs y est sans faille.

J’ai dit « solidarité » ? Pardon, c’est un abus de langage ! La vraie solidarité, c’est le civisme, le souci des autres travailleurs, la sollicitude bienveillante envers les mères de famille qui doivent passer prendre leurs petits à la crèche, envers ceux qui ont attrapé la grippe ou une gastro-entérite et qui tremblent de fièvre, envers tous ceux qui, pour un motif quelconque pouvant être parfois d’une extrême gravité, voient soudain leurs prévisions bouleversées, leur emploi du temps massacré, leur liberté citoyenne réduite à néant. Par qui ? Par des syndicalistes mafieux et despotiques, des preneurs d’otages qui ne sont solidaires que de leur petite coterie arrogante et lâche et qui se soucient comme de colin-tampon des malheurs qu’ils peuvent causer.

Des malheurs ? Lance, vous exagérez ! Mais non camarade, pas le moins du monde. Car lorsque la gare St Lazare doit fermer ses portes sans préavis et que 400 000 Franciliens se retrouvent le bec dans l’eau, à qui fera-t-on croire qu’il n’y a pas parmi eux au moins dix citoyens, peut-être cent, si ce n’est mille, qui se retrouvent dans une situation dramatique ?
Il suffit d’un peu de sensibilité et d’imagination pour deviner aussitôt une maman anxieuse pour son enfant malade, un fils qu’on avait appelé d’urgence au chevet de sa mère mourante, une épouse délaissée qui voulait tenter justement ce soir-là de reconquérir son mari, le surendetté que l’huissier devait saisir demain et qui courait demander à un fidèle ami de le dépanner in extremis… Que sais-je encore ?

Mais les esprits mesquins focalisés sur leur nombril sont bien incapables de songer à de telles éventualités. Y songeraient-ils, d’ailleurs, qu’ils s’en moqueraient bien. Qu’en ont-ils à cirer de leurs compatriotes ? La grève surprise, c’est pas fait pour les chiens, mais pour les asociaux qui prennent plaisir à emm… tout le monde sans sommation.

Nicolas Sarkozy a déclaré que le syndicat Sud-Rail, initiateur de cette chienlit, avait eu un comportement irresponsable. C’est vraiment le moins qu’on puisse dire.

Quant à moi, je considère ces syndicalistes comme étant des monstres d’égoïsme qui, sous prétexte qu’un des leurs avait été agressé (on s’est d’ailleurs bien gardé de nous dire en quoi consistait cette « agression », probablement mineure), n’ont pas hésité à agresser eux-mêmes sans le moindre scrupule 400 000 de leurs concitoyens paisibles et innocents.

En réalité, ces syndicalistes maîtres-chanteurs sont en train d’assassiner le droit de grève, qui deviendra insupportable si de tels abus se reproduisent.

58 réponses à l'article : Les syndicats preneurs d’otage

  1. ALfredStieglitz

    6 février 2009

    Vive le la droite libérale et le libéralisme économique.
    Le libéralisme, c’est la paix dans le monde, c’est le bonheur et le bien être pour tous.
    Le libéralisme, c’est la dérèglementation. Trop de règlementations nuit aux affaires, Marx et les anarchistes, qui chacun à leur façon rêvaient de la fin de l’état, l’avaient bien compris. Comme quoi le libéralisme est universel et on est tous d’accord.
    Il n’y a guère que les pauvres pour s’en plaindre. C’est tout de même incroyable. Depuis le temps qu’on fait du libéralisme, il ne devrait plus y avoir de pauvres. Ou alors la pauvreté choisie. Il est clair qu’il font exprès de rester pauvres, c’est un complot gauchiste.
    Il faut interdire la pauvreté. Plus d’état, mais encore un peu de police pour les arrêter et les mettre au boulot dans des gentilles chaumines dont on a le secret. Sans compter la réduction du coût de la main d’oeuvre.
    Heureusement qu’on a le bon sens de faire une petite crise économique de temps en temps, ça permet de faire le tri entre les vrais libéraux et les petits péteux qui  veulent moraliser le capitalisme dès que le vent tourne.

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  2. vox populi

    29 janvier 2009

    A "Kamarad".

    Relisez-vous. Vous n’avez pas employé les mêmes mots, mais l’image est bien celle-là.

    Ceci constituera notre dernier échange car je ne vois vraiment pas l’intérêt de poursuivre un dialogue voué de toute évidence à la stérilité.   

    Je vous souhaite bonne continuation dans la voie que vous estimez bonne.

     

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  3. Kamarad

    28 janvier 2009

     Et maintenant, au tour de Vox Populi :

    Mais qui diable a interpellé l’autre le premier ?

    Et quel est ce ton professoral que vous adoptez en permanence ?

    Vous me plaignez ? Est-ce donc que vous pensez être d’une essence supérieure ?

    Je me moque de votre éclectisme idéologique, je constate seulement que vos prises de position sont de droite. Et alors ? Vous m’avez vous-même collé le premier l’étiquette de « rouge » et je n’en fait pas une maladie.

    Pensez-vous que je possède une carte du parti communiste ? Eh, bien non !

    Et quels sont les indices qui vous font dire que je suis incapable d’évoluer ?

    Que vient faire ici la question de la surpopulation ? Pensez-vous que j’en suis responsable ou que je l’encourage ? Comment ? Pourquoi ?

    Mais la meilleure, la voici : vous m’accusez d’avoir dressé de vous « le portrait (insultant) d’un être immonde, se repaissant d’odeurs pestilentielles » et là je vous somme de vous expliquer car je ne comprends vraiment pas ce qui peut vous faire écrire cela.

    Si vous parvenez à me démontrer le bien-fondé de cette allégation, c’est bien volontiers que je vous prierais de m’excuser car je n’ai jamais eu pareille intention.

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  4. Kamarad

    28 janvier 2009

    A Pierre Lance : 

    Je vais encore vous contredire, mais si respecter la liberté d’expression de tous est très louable, cela ne suffit pas pour ne pas être sectaire. Vous avez un esprit de parti qui vous interdit par exemple de trouver le moindre défaut au libéralisme. Et puis respecter des idées n’induit pas de respecter des choix de vie : avec la droite, on a (encore) le droit de penser ce que l’on veut, mais il faut subir sa tyrannie de l’ordre établi, ses préjugés, sa manière forte, sa dictature économique…

    Itou pour l’arrogance : je ne suis pas le premier à vous dire que vous êtes souvent blessant, impérieux et méprisant.

    Mais, bon ! On ne va y passer la nuit…

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  5. Florin

    28 janvier 2009

    Décidément, on a beau vouloir rester poli, il y a des jours où l’on se dit "on vit dans un pays de cons".

    Si les agressions de conducteurs de train ou de bus posent problème en France, pourquoi ne blinde-t-on leurs cabines ? (je doute que l’on viendrait ensuite à les chercher au bazooka … quoique, sait-on jamais ..).
    Si des agences bancaires se font braquer, pourquoi ne les oblige-t-on à mettre des sas à l’entrée ?

    Bon, et maintenant un petit mot pour les rouges et autres antiaméricains du site : je rentre des US – pays d’armes dans chaque poche et de violence à chaque coin de rue, à vous croire !!!

    Hé ben, la plupart des agences bancaire n’ont pas de sas !!! et les supermarchés n’ont pas d’armées de vigiles baraqués, comme chez nous – en revanche, à  CHAQUE entrée de CHAQUE centre commercial, il y a une petite vieille qui vous dit bonjour, vous file le plan du centre et vous renseigne, le cas échéant …

    Davantage de services, moins de chômage … et nulle part des hordes prêtes à l’attaque (on est bien loin du neuf-trois …).

    De quel coté de l’Atlantique se trouve la violence ? et dans quel pays les gens vivent-ils la peur au ventre ?

    DEUX EXPLICATIONS (en fait une seule : le bon sens !!!) :

    1. attaquer la petite vieille qui fait ses courses aux US est DANGEREUX (il y a des chances qu’elle vous tire une balle dans le buffet …)
    et 2. la justice fait son boulot … En Californie par exemple, la loi prévoit la prison à vie pour le troisième délit pénal (c’est à dire, dès la deuxième récidive).

    Il y a 2 millions de taulards aux US, comparés au 60 000 en France. Chez eux, l’ordure est au frais, chez nous, elle batifole en toute tranquillité dans la rue.

    Avec les peines-plancher, Sarko nous a mis sur la bonne voie, mais la route est vachement longue.

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  6. Pierre LANCE

    28 janvier 2009

    Je dois informer tous ceux de nos lecteurs qui ont commandé des exemplaires du N° 188 de “L’Ere nouvelle”, principalement consacré au livre de Richard Heinberg “Pétrole : la fête est finie !”, que sa parution a été retardée de quelques jours à la suite d’un incident survenu à l’imprimerie, puis d’un second incident survenu à l’expédition, et qui risque fort d’être suivi d’un troisième qui sera dû à la grève générale du 29 janvier, laquelle touchera certainement la Poste et ses centres de tri. Alors, patience… ! Merci.

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  7. Pierre LANCE

    28 janvier 2009

    À Kamarad : Vous ne pouvez pas savoir à quel point je jubile quand je suis accusé d’être arrogant et sectaire par un sectaire arrogant ! Jusqu’ici, cette jubilation m’avait été offerte surtout par les catholiques intégristes. Si les marxistes s’en mêlent, je vais parvenir au comble de la félicité, puisque, si l’on en croit Montherlant : “On reconnaît l’homme libre à ce qu’il est attaqué simultanément ou successivement par les partis opposés.” Cela dit, je vous pose une simple question : Si j’étais arrogant et sectaire, cher Kamarad, croyez-vous que je prendrais la peine de venir discuter sur ce site avec tout un chacun, y compris avec ceux dont les opinions sont aux antipodes des miennes ? Je respecte la liberté d’expression de tous, donc je ne suis pas sectaire, et je reconnais à chaque visiteur de ce site le droit de me contredire et de me critiquer, donc je ne suis pas arrogant. CQFD. Je n’ai donc aucune raison de “rectifier le tir”

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  8. vox populi

    28 janvier 2009

    Joresse.

    Je vous cite : "Vox populi: Je suis désolé mais la jurisprudence contredit vos affirmations. Jamais une action de retrait des conducteurs de train ou de bus après l’agression d’un des leurs n’a été juridiquement énoncée comme, selon votre vocabulaire, une "désertion". Ce terme guerrier montre bien notre différence d’analyse".

    Aviez-vous vos lunettes sur le nez ? Peut-être n’étiez-vous pas dans votre état normal ? Je n’ai pas écrit "désertion", j’ai dit "dégarnis" en parlant des trains. Terme qui n’a rien de guerrier. Alors pourquoi cette énième distorsion dans votre lecture d’un texte ? Pour pouvoir m’affubler d’un travers – l’esprit guerrier – que j’ai très certainement moins que vous qui devez fréquemment défiler en braillant des slogans vindicatifs ? Pitoyable !!!  Quand je disais que vous lisez dans un texte non pas ce qui y est mais ce que vous avez envie d’y trouver, en voila une belle démonstration supplémentaire. Merci.

     

    Vous me dites enfin : « permettez donc aux cheminots d’être au moins solidaires entre eux ». Quelle grandeur d’âme ces cheminots. Que c’est beau la solidarité. Mais alors, quelle sélectivité dans leur solidarité. Car +/-50 cheminots contre plusieurs centaines de milliers d’usagers d’un service public, et tout ça pour un petit « bobo », vous ne trouvez pas qu’il y a un déséquilibre quelque part ?

    Finalement, et pour cette fois seulement, je vais vous donner raison (ce qui vous permettra d’apaiser un peu votre fiévreuse rage d’avoir, contre vents et marées, le dernier mot) : nous ne faisons pas les mêmes analyses. Et pour cette fois seulement car je vous abandonne après cela à vos errements irréversibles.

    Revenons sur votre phrase : « Jamais une action de retrait des conducteurs de train ou de bus après l’agression d’un des leurs n’a été juridiquement énoncée comme, selon votre vocabulaire, une désertion". Quelle est donc la substance de cette assertion ? C’est une phrase vide, une succession de mots pour vous gargariser. Vous en êtes décidément le spécialiste. Vous n’êtes quelqu’un de sérieux monsieur « Joresse ». Je mets en face de votre affirmation l’article L 4131-3 du code du travail : «aucune sanction, aucune retenue de salaire ne peut être prise à l’encontre d’un travailleur ou d’un groupe de travailleurs qui se sont retirés d’une situation de travail dont ils avaient un motif raisonnable de penser qu’elle présentait un danger grave et imminent pour la vie ou pour la santé de chacun d’eux ». Voilà des choses concrètes et voilà indiqué, sans équivoque et on ne peut plus clairement, l’esprit de la loi. S’il s’agit bien de l’exercice du droit de retrait (et non d’une grève, c’est vous qui nous l’avez dit), nos conducteurs en ont bel et bien fait une interprétation abusive. Mais bien sûr tout ceci va encore glisser sur vous comme l’eau sur le plumage d’un canard et vous allez encore pondre fébrilement une de ces réponses débordantes de verbe creux dont vous avez le secret.

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  9. IOSA

    27 janvier 2009

    Un otage est une personne innocente, retenue prisonnière par un preneur d’otage, et dont la vie sauve et la libération dépendent d’une exigence à remplir par une tierce partie.

    Ce qui n’était évidemment pas le cas des voyageurs…..libre de disposer d’eux même, c’est à dire de partir par un autre moyen de locomotion.

    Jaurè[email protected]….

    Le droit de retrait s’exerce lors d’un danger immédiat et l’employé doit rester disponible à tout moment, ce qui n’était pas le cas, puisque dans la "manifestation" générale, la totalité des employés n’étaient pas menacés directement d’atteintes physiques et non disponibles aux appels de la direction……Donc, il s’agissait bien d’une grève sauvage inconsidérée.

    [email protected]…. Vos propos sont toujours interessants à lire et je dois reconnaître que je penche vers votre avis.

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  10. vox populi

    27 janvier 2009
    Au "Kamarad" de poussières futures, notre lot commun (ce que je nous souhaite le plus tard possible à tous les deux).
    Ne pas vous laisser un espace de liberté si infime soit-il, ai-je écrit cela quelque part ? Veuillez vérifier SVP. Vous êtes comme "Joresse", vous lisez de travers, vous mettez dans la lecture d’un texte non pas ce qui y est mais ce que vous avez envie d’y trouver. Comme lui, vous récitez un bréviaire obsolète au lieu d’exercer votre esprit critique.
    Pour votre gouverne, je ne suis ni de droite ni de gauche, ni du centre et ni d’aucune pratique confessionnelle ou sectaire. J’ai orienté ma vie dans le sens de la simplicité et de l’Humanité (pas le journal, le sentiment). Moyennant quoi je ne suis pas plus riche que vous, peut-être moins, ce qui n’est pas un problème pour moi compte tenu de ce qui précède. Je me suis réjoui de l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, j’ai penché longtemps , très longtemps, de ce côté-là. Puis, de déceptions en déceptions, j’en suis venu à m’en détourner parce que, franchement, depuis trop longtemps, il y a de quoi, encore plus qu’ailleurs. 
    Je suis pour les idées justes et humanistes en ayant toujours présent à l’esprit qu’aucune n’est gravée définitivement dans le marbre. Contrairement à vous. Une position qui était bonne, saine et juste hier peut être aujourd’hui une très mauvaise position , voire une position criminelle. Prenez par exemple l’immigration : c’est par principe une bonne chose. Mais quand le nombre des êtres humains sur cette terre passe en cinquante ans de moins de deux milliards à environ sept milliards et demi et que le contexte précipite vers nos pays, à notre corps défendant (je parle ici de la grande majorité des peuples, pas des dirigeants), des dizaines de millions de personnes non désirables (par les peuples de souche, en opposition avec leurs dirigeants qui font le contraire de ce que veulent les peuples majoritairement) le bon principe se transforme en cauchemar. Et vous n’ignorez pas que dans quarante ans, nous devrions être dix milliards (que de poussière en perspective !!!). Quel est sur ce sujet le discours de la gauche ? Le même que celui de la droite des affairistes qui tiennent le haut du pavé. C’est-à-dire « surtout, ne disons pas un mot de travers », car ce qui compte pour tous ces gens-là, c’est le potentiel de voix que représentent les nouveaux arrivants, chaque camp escomptant qu’il en sera le bénéficiaire pour arriver, ou se maintenir, au pouvoir. Votre vie et la mienne, ils n’en ont fondamentalement rien à battre. Descendez de votre nuage.
    Je terminerai en vous faisant remarquer que, sans me connaître le moins du monde, vous vous êtes autorisé à dresser de moi le portrait (insultant) d’un être immonde, se repaissant d’odeurs pestilentielles. Je suis l’exact contraire. C’est très amusant (mais aussi très désolant) de voir qu’à l’instar des idées toutes faites que vous avez dans la tête, il s’y trouve également des images toutes faites.
    Si vous pouviez arrêter de marcher au pas que vous commandent des dogmes qui ne devraient plus avoir cours (et dont certains étaient idiots dès le départ), votre vision du monde et des autres serait infiniment plus près de la réalité. 
     
    Répondre
  11. Albert

    27 janvier 2009

     

    @ Pierre Lance

     

         Ne vous en déplaise, la lutte des classes existe bel et bien. Et  c’est un orfèvre en la matière qui l’affirme, en la personne de Warren Buffet. Cet homme, l’un des plus riches du monde, l’a dit sans ambages : la lutte des classes existe et c’est la sienne qui est en train de la gagner !

     

         Il y a, en effet, une dissymétrie astronomique entre la situation des hyper privilégiés (ceux avec qui Sarkozy a dîné au Fouquet’s) et celle de l’écrasante partie du reste de la société : autant les hyper riches sont conscients de leur situation, autant ils se connaissent au point de vue international, autant ils ont des liens entre eux, de toutes sortes (du copinage des conseils d’administration aux clubs de golf et à l’usage des mêmes séminaires et hôtels de grand luxe), autant les salariés sont atomisés. Tout l’effort des riches, entretenu par leurs connivences et leurs moyens, consiste autant à multiplier leurs liens qu’à affaiblir, distendre, nier ou diviser les liens entre les salariés. Et la négation des intérêts communs des classes moyennes et populaires – comme tous les efforts pour les dresser les uns contre les autres – participe de cette volonté perverse de perpétuer ad vitam aeternam l’inégalité des conditions…

     

         Or, les exemples abondent de la guerre que mène cette classe exploiteuse : par exemple les multiples « réformes » du régime de retraite, alors que celle-ci ne pose aucun problème, ni financier ni autre. Par exemple, cette propagande frénétique pour les fonds de pension, qui n’ont aucune – mais littéralement aucune – justification, toute retraite étant toujours par répartition. Par exemple le veto mis par Bush à une Sécurité Sociale étendue aux enfants défavorisés, pour complaire aux assurances privées…

     

         Le problème n’est pas que les fonctionnaires et services publics fassent «trop» grève (la France n’est d’ailleurs pas exceptionnelle en la matière, loin s’en faut), ce sont les salariés du privé qui ne la font pas assez ! Compte tenu des conditions d’exploitation, trouver normal l’état de non-grève des entreprises privées, c’est trouver normal l’état de maladie et anormal celui de santé…

     

         Ce que vous niez avec la dernière mauvaise foi, c’est la dissymétrie radicale entre les classes privilégiées (actionnaires, propriétaires et pdg confondus), détentrices des entreprises, de l’argent, des médias et, dans la France sarkozyste, du pouvoir politique, d’une part, et le monde salarié d’autre part. Face aux multiples moyens d’action des patrons, moyens protéiformes et mis en œuvre très rapidement, les salariés n’ont qu’un seul moyen d’action efficace : la grève. Cela, les patrons et la droite l’ont bien compris et, depuis 1848, ne cherchent qu’à délégitimer la grève ou à l’encadrer de conditions telles qu’elle perde tout son effet. Pour eux, la bonne grève, c’est comme le couteau de Lichtenberg (sans lame et dépourvu de manche) : c’est celle dont on ne s’aperçoit pas, qui ne gêne ni les usagers ni les patrons, et qui est au maximum nocive pour les grévistes…

     

         Quant à la prise d’otages – ou au chantage – comment nommez-vous l’attitude des patrons qui disent à leurs salariés : vous acceptez n’importe quels salaires et n’importe quelles conditions de travail, ou je délocalise en Chine ?

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  12. vox populi

    27 janvier 2009
    Au "Kamarad" de poussières futures, notre lot commun (ce que je nous souhaite le plus tard possible à tous les deux).
    Ne pas vous laisser un espace de liberté si infime soit-il, ai-je écrit cela quelque part ? Veuillez vérifier SVP. Vous êtes comme "Joresse", vous lisez de travers, vous mettez dans la lecture d’un texte non pas ce qui y est mais ce que vous avez envie d’y trouver. Comme lui, vous récitez un bréviaire obsolète au lieu d’exercer votre esprit critique.
    Pour votre gouverne, je ne suis ni de droite ni de gauche, ni du centre et ni d’aucune pratique confessionnelle ou sectaire. J’ai orienté ma vie dans le sens de la simplicité et de l’Humanité (pas le journal, le sentiment). Moyennant quoi je ne suis pas plus riche que vous, peut-être moins, ce qui n’est pas un problème pour moi compte tenu de ce qui précède. Je me suis réjoui de l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, j’ai penché longtemps , très longtemps, de ce côté-là. Puis, de déceptions en déceptions, j’en suis venu à m’en détourner parce que, franchement, depuis trop longtemps, il y a de quoi, encore plus qu’ailleurs. 
    Je suis pour les idées justes et humanistes en ayant toujours présent à l’esprit qu’aucune n’est gravée définitivement dans le marbre. Contrairement à vous. Une position qui était bonne, saine et juste hier peut être aujourd’hui une très mauvaise position , voire une position criminelle. Prenez par exemple l’immigration : c’est par principe une bonne chose. Mais quand le nombre des êtres humains sur cette terre passe en cinquante ans de moins de deux milliards à environ sept milliards et demi et que le contexte précipite vers nos pays, à notre corps défendant (je parle ici de la grande majorité des peuples, pas des dirigeants), des dizaines de millions de personnes non désirables (par les peuples de souche, en opposition avec leurs dirigeants qui font le contraire de ce que veulent les peuples majoritairement) le bon principe se transforme en cauchemar. Et vous n’ignorez pas que dans quarante ans, nous devrions être dix milliards (que de poussière en perspective !!!). Quel est sur ce sujet le discours de la gauche ? Le même que celui de la droite des affairistes qui tiennent le haut du pavé. C’est-à-dire « surtout, ne disons pas un mot de travers », car ce qui compte pour tous ces gens-là, c’est le potentiel de voix que représentent les nouveaux arrivants, chaque camp escomptant qu’il en sera le bénéficiaire pour arriver, ou se maintenir, au pouvoir. Votre vie et la mienne, ils n’en ont fondamentalement rien à battre. Descendez de votre nuage.
    Je terminerai en vous faisant remarquer que, sans me connaître le moins du monde, vous vous êtes autorisé à dresser de moi le portrait (insultant) d’un être immonde, se repaissant d’odeurs pestilentielles. Je suis l’exact contraire. C’est très amusant (mais aussi très désolant) de voir qu’à l’instar des idées toutes faites que vous avez dans la tête, il s’y trouve également des images toutes faites.
    Si vous pouviez arrêter de marcher au pas que vous commandent des dogmes qui ne devraient plus avoir cours (et dont certains étaient idiots dès le départ), votre vision du monde et des autres serait infiniment plus près de la réalité. 
     
    Répondre
  13. Matrix

    27 janvier 2009

    Jaures a dit :

    "Plus sérieusement, les agressions contre les agents de la SNCF ou de la RATP sont quotidiennes. Si les cheminots ont réagi aussi vivement, c’est qu’ils sont excédés. Doivent-ils attendre qu’un des leurs soit un jour gravement atteint pour réagir ?"

    Excusez-moi si je dis une betise mais a mon avis ce n’est tout de meme pas notre faute a nous citoyens si les agents de la SNCF ou RATP se font agresser. Si ? C’est a la SNCF et a la RATP de trouver le moyen pour qu’ils ne le soient pas (camera de surveillance, vigil a cote du conducteur, un flingue !… je ne sais pas moi ! Un taser tiens !…). Depuis des annees que ca dure ils auraient du trouver une solution tout de meme !… Qui sont les responsables hierarchiques, il y a bien des patrons qui prennent les decisions pour ce genre de choses dans ces boites ? C’est quand meme pas au Chef de l’Etat de regler ce genre de probleme non plus.

    Répondre
  14. Matrix

    27 janvier 2009

    Bravo a Pierre Lance pour son article…. et a Jaures aussi pour ce beau match.

    Je suis en faveur de Pierre Lance sur ce coup, a 100 %. Ayant moi-meme tres souvent subie les greves regulieres des mois de septembre, dans le Metro, juste a la rentree apres les vacances vous savez ?….  Et aussi les greves des profs a la Fac…

    Bref, je ne suis pas contre le droit de greve, il faut des syndicats, mais on n’a pas le droit de prendre en otages les citoyens. C’est egoiste et dans bien des cas disproportionne. Et puis… personne n’a vote pour la Revolution Permanente.

    Répondre
  15. Monneuil

    27 janvier 2009

    Nous avons la chance, nous autres français, d’habiter un pays merveilleux, où la compétence est vraiment la dominante de notre société.
    Outre le fait d’avoir des "Nathalie" qui ont reçu une formation de très haute qualité,et sont bourrées de diplômes – ce qui est tout de même plus gratifiant que d’être bourré d’anxioylitiques, nous avons aussi une élite qui a inventé le droit de grève, sans la faire, tout en la faisant, mais sans prendre en otage ceux qui n’y sont pour rien, mais tout en leur volant une partie non négligeable de leur temps et en leur bousillant un maximum une qualité de vie déjà précaire. Là au moins, la France est au premier plan…
    Il me semble pourtant que la palme revient à notre magistrature suprême qui a mis au point une forme particulière de châtiment à l’endroit (parfaitement ciblé) de ceux qui contreviennent : je veux parler de la prison ferme, mais SANS incarcération ! Cela aussi, il fallait l’inventer, je pense que c’est une des plus grandes découvertes de l’humanité, et je la place sans hésiter avec le "droit de retrait" de nos grévistes professionnels patentés…
    Décicément, nous sommes un grand pays, et je comprends mieux maintenant pourquoi le monde entier aspire à y venir vivre….

    Répondre
  16. Daniel

    27 janvier 2009

    « Je maintiens fermement que le mot "racisme" doit être exclusivement réservé à ce qu’il désigne, c’est-à-dire, selon le Larousse : "Système qui affirme la supériorité d’un groupe racial sur les autres." Définition qui, d’ailleurs, prête à discussion. D’abord parce que ce n’est pas un système, mais une doctrine; elle ne devient système que si les racistes sont au pouvoir, ensuite parce que cette doctrine abusive ne se contente pas d’affirmer une supériorité (d’ailleurs indémontrable) mais prétend de surcroît qu’elle autorise la domination. Mais dans toutes les autres formes de pouvoir abusif, celui-ci s’exerce pour toutes sortes de raisons qui n’ont rien à voir avec le racisme. »… ok, mais

    des raisons  qui répondent à la définition que vous donnez du racisme, donc au sens que vous donnez au racisme: c‘est à dire que le monopole , les privilèges et autres formes perverses de violence imaginées par des complexés répondent sur le fond à votre définition, supériorité + domination, et non à la forme (racisme lié à race). La loi sur le racisme déborde largement le cadre du racisme, tel que vous le définissez (avec justesse), pour punir les français dés qu’ils veulent se défendre… et il se trouve que la remise en cause de la notion de race par les jaurès permet depuis trop longtemps de condamner des Français qui ne faisaient que se défendre d’une agression, défense assimilée à du racisme/race par des jaurès.

    Alors, allons dans leur sens: Si la race n’existe pas, la loi sur le racisme n’existe pas? Or elle existe. Elle existe donc pour toutes les formes de discrimination organisées qui répondent à la définition que vous rappelez: supériorité d’un groupe sur les autres et pouvoirs.

    Car le sens prévaut sur les mots. Les lois sont faites pour donner du sens à la vie ensemble, afin de servir les hommes et non pour servir les mots. La majorité des intervenants ici ne font que rappeler qu’une domination est établie de fait par la fonction publique et les situations de monopole. Quand vous parlez de prise d‘otage, Jaurés joue avec les mots pour en réduire le sens, s’appuyer sur la forme et conserver au groupe auquel il appartient le pouvoir de nuire légalement selon un dogme érigé en système (bonne précision de votre part).

    Jaurés ne peut que vider les mots de leur sens (mauvaise foi) pour tenter de justifier que ses choix de vie répondent à un désir réel de justice. Il joue sur les 2 tableaux. Sa violence de fait, violence permanente parce que de droits, commence par « mon cher… »   caresse de musulman… . Dire ou penser que Jaurès n’agresse personne revient à entériner la forme qu’il veut nous faire avaler au détriment du fond: la réalité de ses choix … criminels, si toutefois le mot criminel définit bien les personnes utilisant toute forme de violence entraînant la mort d’autrui ou leur mise en esclavage. Je pourrai utiliser nombre d’articles de l’ére nouvelle pour étayer l’importance du fond que vous tentez de définir effectivement dans vos articles et qui en constituent le seul intérêt. 

    L’intelligence se préoccupe du sens, l’hypocrisie feint de se préoccuper du sens mais reste sur la forme dans l’intérêt de son nombril.  

    La loi française sur le racisme est à destination des Français. Or, le racisme des Français (fondé sur la race) existe ça et là au niveau individuel, mais n’a pas les moyens de nuire sans risques sérieux. Il n’en est pas de même pour les groupes organisés et couverts par des situations légalisées dans leurs vols et crimes par un monopole et des privilèges.

    Pour rassembler les Français, il faut qu’ils vivent selon des règles communes et qu’ils accèdent aux diverses formes de sécurité ensemble: c’est d’autant plus important que c’est l’insécurité produites par les injustices qui devient le germe des futures violences.

    Utiliser la loi d’un communiste sur le racisme sur les 2 plans, moral et financier, pour accuser la gauche bien pensante en premier, puis la droite gauchisante (système bancaire)  pour ses dérives récentes, me parait savoureux .

    Je doute que quiconque s’oppose à une telle justice ait les cuisses propres…  

     

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  17. Jaures

    27 janvier 2009

    Soyons patient. Répondons dans l’ordre.

    Vitruve: Les SAMU, les ambulanciers, les médecins et même les pompiers exercent de fait leur droit de retrait en refusant de se rendre dans certains quartiers sans être accompagnés des forces de police. Ces dernières n’acceptent d’intervenir que dans certaines conditions. A titre d’exemple, quel policier accepterait une intervention en milieu hostile sans être accompagné de collègues armés.                        Or un conducteur de train ou de bus est seul.

    Vox populi: Je suis désolé mais la jurisprudence contredit vos affirmations. Jamais une action de retrait des conducteurs de train ou de bus après l’agression d’un des leurs n’a été juridiquement énoncée comme, selon votre vocabulaire, une "désertion". Ce terme guerrier montre bien notre différence d’analyse. Un chauffeur de bus ou un cheminot ne part pas le matin pour faire  le coup de poing ou jouer les Bruce Willis. Encore une fois, c’est à l’employeur d’assurer la sécurité de son personnel. J’ai lu parfois sur ce site des posts où l’auteur se réjouissait de l’agression de profs. Je ne suis pas sur que si un cheminot se faisait tabasser il trouverait sur ce site beaucoup de solidarité. Permettez donc aux cheminots d’être au moins solidaires entre eux.

    P.Lance: Contrairement à ce que vous avancez, le droit de retrait est fréquemment utilisé en France, y compris dans le privé. Des supermarchés ont déjà fermé leurs portes les heures qui ont suivi une agression. De même, des chantiers s’arrêtent quand les conditions de sécurité constatées par les salariés ne sont pas conformes. Il est vrai que dans les petites entreprises, c’est plus compliqué: mon boulanger s’est déjà fait agressé mais, si il ferme, il n’a plus de revenu. De même, dans certaines PME, la pression est trop forte et les salariés vont au travail même la peur au ventre. Sérieusement, pensez-vous que si les cheminots n’avaient pas de moyens de pression virulents, ils pourraient exercer leur métier en toute sécurité dans des conditions satisfaisantes ? Je sais que vous niez l’existence de la lutte des classes mais ce que je constate chaque jour c’est que sans rapport de force on n’obtient rien. Même pas l’ouverture d’un dialogue.

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  18. siniq

    27 janvier 2009

    70 % de la population , des parents de cheminot, et d’ autres corporations en grêve ce jour là car les autres vont en subir les conséquences, journée de congé pour garder les enfants scolarisés, pour eviére les galéres dans les trains de banlieue ou TER.

    Toujours vos lunettes de soudeur de couleur rouge sur les yeux.

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  19. Pierre LANCE

    27 janvier 2009

    À Daniel : Je maintiens fermement que le mot “racisme” doit être exclusivement réservé à ce qu’il désigne, c’est-à-dire, selon le Larousse : “Système qui affirme la supériorité d’un groupe racial sur les autres.” Définition qui, d’ailleurs, prête à discussion. D’abord parce que ce n’est pas un système, mais une doctrine; elle ne devient système que si les racistes sont au pouvoir, ensuite parce que cette doctrine abusive ne se contente pas d’affirmer une supériorité (d’ailleurs indémontrable) mais prétend de surcroît qu’elle autorise la domination. Mais dans toutes les autres formes de pouvoir abusif, celui-ci s’exerce pour toutes sortes de raisons qui n’ont rien à voir avec le racisme. À Guillermo : Tout comme sas, vous n’avez pas la moindre idée de ce qu’est réellement la Franc-maçonnerie. Vous devriez un peu mieux vous documenter, car le fait que vous ayez pu être confronté dans une entreprise à tel ou tel franc-maçon est une expérience ponctuelle qui n’est nullement généralisable. Vous devriez au moins savoir que la Franc-maçonnerie recrute absolument dans tous les milieux et dans toutes les sensibilités politiques, et qu’en outre il existe de nombreuses obédiences entre lesquelles se répartissent les adhérents d’opinions diverses. Aucune question d’ordre politique n’est d’ailleurs posée aux candidats au cours de leur “examen d’entrée”. Il y a des franc-maçons de tous les partis et de toutes les religions. Et bien entendu il y a aussi beaucoup d’arrivistes et d’opportunistes, comme il y en a dans tous les groupements, de quelque ordre qu’ils soient, pour la bonne raison que le copinage et le “renvoi d’ascenseur” fonctionnent partout, y compris dans la moindre association de joueurs de pétanque. Toute société humaine fonctionne essentiellement par le jeu des relations, comme le mettait si bien en relief Charles Trenet dans sa fameuse chanson : “J’ai des relations mondaines, j’ai des relations…” Personnellement, je le déplore énormément, car cela nuit toujours à l’équité, du fait que celui qui privilégie ses relations et amitiés, même s’il n’y voit pas malice, aboutit à l’exclusion, fut-elle involontaire, de ceux qui n’ont pour eux que leur compétence ou leur talent. Et c’est naturellement vrai aussi pour les ministres, sauf que, dans ce cas, le copinage des anciens élèves de l’ENA est beaucoup plus efficace que l’appartenance à une loge, encore que l’un n’empêche pas l’autre. Quant à moi, ce que je reproche surtout à la Franc-maçonnerie, c’est de recruter à tout va sans être assez regardante sur les qualités de ses membres, incapables pour la plupart d’être à la hauteur des objectifs philosophiques, éducatifs et civiques qui sont théoriquement ceux des loges. Mais c’est ce qui arrive fatalement quand on veut “faire nombre”. Or, quelle association ne veut pas “faire nombre” ? Pas une. Eglises, syndicats, partis, groupements de toute nature ne rêvent que de multiplier le nombre de leurs adhérents, c’est inévitable. Les gens de la droite plus ou moins extrême qui vomissent 1789 (parce qu’il n’y ont rien compris, confondent 89 et 93 et ne sont même pas capables de constater qu’ils profitent eux-mêmes chaque jour de ce qui en est résulté) accusent volontiers la Maçonnerie d’avoir préparé la Révolution. Ce qui est à la fois vrai et faux. Ce qui est vrai, c’est que les loges maçonniques étaient alors les lieux privilégiés, pour ne pas dire les seuls, où l’on pouvait débattre librement des problèmes de société. Mais il faut se souvenir que la Constituante avait voté la Loi Le Chapelier qui interdisait les associations, car on ne voulait voir aucun obstacle ou intermédiaire entre le Citoyen et l’Etat, et cette loi, qui fut abrogée par Napoléon, aboutissait automatiquement à la dissolution des loges. Il serait donc étonnant qu’elle eut été d’inspiration maçonnique. Aujourd’hui, tout le monde considère le droit d’association comme une liberté fondamentale. Mais cela peut se discuter. La liberté du citoyen gagne-t-elle vraiment quelque chose à la multiplication des lobbys et des groupes de pression ? Je laisse à chacun le soin d’y réfléchir. À Joresse : Je suis très attentif quand je regarde les informations télévisées, mais n’ayant point le don d’ubiquité, je ne peux regarder qu’une chaîne à la fois, ce dont vous voudrez bien m’excuser. Merci de nous préciser ce qu’est le droit de retrait, ce qui nous permet de constater qu’il n’autorisait en aucune façon la prise d’otages de la gare St Lazare, car le seul employé fondé à utiliser ce droit était celui qui avait été agressé, et celui-là seulement. J’ajoute qu’il est totalement inacceptable que les membres d’une profession tout entière cessent le travail sous prétexte que quelques-uns d’entre eux sont souvent agressés, parce que ces agressions sont le sort pouvant frapper tous les citoyens sans exception et en n’importe quel endroit, sur le lieu de leur travail, ou en y allant, ou en en revenant. Si un employé de supermarché est agressé, ce qui arrive plus souvent qu’on ne le dit, va-t-on fermer aussitôt pour quelques heures tous les supermarchés de France ? Et ainsi de suite dans toutes les activités ? Qui ne voit que si tous les travailleurs se conduisaient comme les cheminots, la France risquerait la paralysie chaque matin ? Ce que vous refusez de voir, mon cher Joresse, parce que vos lunettes sont trop fortement teintées de rose foncé, c’est que les syndicats de fonctionnaires s’arrogent le droit exorbitant et dictatorial de stopper le service public sous prétexte d’agressions qui sont en réalité le lot commun de tous les citoyens. Mais sans doute ces syndicalistes pensent-ils qu’un fonctionnaire est un être à part, une sorte d’aristocrate méritant infiniment plus d’attention et de respect qu’une petite vieille à qui on arrache son sac à main dans la rue et que personne n’autoriserait pour cela à stopper la circulation. Bref, si je vous comprends bien, l’agression d’un fonctionnaire, c’est quasiment un crime de lèse-majesté ? Allons, allons, Joresse, un peu d’honnêteté intellectuelle, s’il vous plaît ! Je respecte les fonctionnaires qui font consciencieusement leur travail, comme par exemple ceux d’EDF qui se mettent en quatre actuellement dans le Sud-Ouest, mais je ne respecte pas ceux qui immobilisent 400.000 citoyens, théoriquement égaux en droits avec eux, parce que l’un des leurs a reçu une pichenette, pauvre chochotte.

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  20. vox populi

    26 janvier 2009

    Une fois de plus, "Joresse" nous assène,  avec le plus grand sérieux (qui n’est qu’apparent), des contre-vérités qui  seront sans doute avalées en l’état par quelques lecteurs plus pressés que d’autres. 

    Une fois de plus, et de la même façon qu’il lit trop souvent à côté de la question, le côté qui l’arrange, il  met dans son interprétation d’un texte ce qu’il a envie d’y trouver. Sans voir cette fois encore  qu’on peut lui renvoyer ses assertions en boomerang sur la tête (si ça pouvait y mettre un peu de "plomb" pour qu’il se décide enfin à un peu de rigueur intellectuelle  !!!  Mais hélas, le cas semble désespéré).

    Voici ce qu’il nous dit : (ce qui suit  est un "copier -coller" de son texte, il est donc tel quel) :  "Le droit de retrait est une condition légale du droit du travail qui amène le salarié à quitter son lieu de travail en cas de danger pour son intégrité physique. Toutes les jurisprudences reconnaissent qu’en cas d’agression le droit de retrait peut s’exprimer. Si un dangereux gauchiste investissait les locaux des 4V et vous menaçait, Guy Millière serait en droit de ne pas rendre son édito hebdomadaire. Ce serait dommage, je le concède, mais légal."

    Qu’est-ce que cela veut dire ? Tout simplement, si l’on veut bien lire convenablement (ou si l’on est en capacité de), que tout salarié qui encourt un danger grave et imminent a le droit de quitter son poste de travail pour se protéger. Ce qu’il y a de plus normal et que tout un chacun comprend et approuve. Ca ne dit pas, ce que personne ne peut accepter, que lorsqu’un conducteur de train est agressé  dans une gare, tous les trains de la gare doivent être dégarnis de leurs personnels de bord. Au regard du droit de retrait  (notamment les articles L 4131-1 et L 4132-2 du Code du Travail auxquels tout un chacun peut se référer), cette désertion collective constituerait un abus de droit caractérisé car en l’occurrence un seul conducteur a été agressé (nature et gravité de l’agression ?) apparemment par un seul individu, ce qui ne mettait aucunement les autres conducteurs ou contrôleurs en danger. Si une bombe avait été déposée dans la gare, là d’accord, il aurait été normal que tout le monde, usagers et agents en service, évacue les lieux. Et personne n’aurait rien eu à redire, on aurait effectivement été là dans le droit de retrait.

    Ne mettez donc pas le droit de retrait en avant dans cette affaire pour essayer une fois de plus d’avoir raison à tout prix (ce qui apparaît comme votre plus grand moteur et la vraie justification de vos surabondantes mais peu fiables interventions). C’est bien de grève qu’il s’est agi. Grève exercée encore une fois de façon abusive, sans conscience, et au préjudice de centaines de milliers de personnes. C’est révulsant ! Le pire, c’est que c’est le pays tout entier qui, à longueur d’années, pâtit  des comportements sans cesse réitérés (que vous et  vos semblables agréez sans réserve et sans rougir) d’une fraction de ces travailleurs  particuliers, pas des plus à plaindre, que sont les fonctionnaires. Fraction qui utilise sans honte et avec un unique souci corporatiste la capacité de nuisance que leur procure une position de force (position qui ne relève nullement de la force au sens noble du mot mais d’une évidente faculté de blocage qui leur est conférée de fait par la nature même de la Fonction Publique où ils exercent leur métier puisque ce secteur est  l’ossature du pays).   

    "Joresse", vous êtes d’autant moins audible que vous ne cessez de vous discréditer vous-même. Et, par surcroît, en dévoyant sans cesse les sujets vous faites perdre du temps et de l’intérêt de lecture à beaucoup d’entre les habitués du site.

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  21. Kamarad

    26 janvier 2009

     A la « Voix du peuple » :

    Merci de me plaindre, mais plaignez-vous tout autant puisque, je vous le confirme, vous allez finir tout comme moi, en poussière.
    Cela dit, je constate avec admiration l’application scrupuleuse des grands principes pluralistes de l’homme de droite que vous êtes, puisqu’à l’évidence vous ne tolérez pas qu’il me soit laissé ici un espace de liberté, si infime soit-il. (Au cas où vous ne le sauriez pas, les forums du PS et de l’UMP sont ultra verrouillés depuis des années)
    En somme, vous n’acceptez pas d’opinions en désaccord avec vos intimes convictions et plus la conjoncture économique conduit les miasmes du capitalisme jusqu’à vos narines, plus vous soutenez que l’air est délicieusement parfumé.
    En cela vous êtes en plein accord avec votre famille politique, qui refuse toute contestation, s’oppose fermement au vote à la proportionnelle intégrale et trouve légitime de s’octroyer plus de 80% des pouvoirs avec moins de 20% des voix.
    Pour en revenir à cet article, je maintiens qu’il verse dans le misérabilisme et n’aborde qu’un aspect très superficiel de la question.
    Bien que je sois rarement du même avis que Pierre Lance et quoique vous en pensiez, j’apprécie beaucoup certaines de ses prises de positions originales et courageuses et si je le tarabuste parfois quelque peu, c’est uniquement parce qu’il le cherche.
    Je trouve en effet tout à fait dommageable que Pierre Lance se révèle la plupart du temps arrogant et sectaire.
    Puisse-t-il en prendre conscience et rectifier le tir.
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  22. Leslie Klipfel

    26 janvier 2009

    Ce qui se passe avec ces grèves à répétition n’est pas du tout normal. Il me semble qu’une "class action" de la part des usagés lésés contre les syndicats responsables de ces grèves serait une bon moyen de stopper ces dérives!

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  23. VITRUVE

    26 janvier 2009

    AVE

    Plaignons nos pauvres petits contrôleurs cheminots fragiles et soufreteux; on les a pourtant connus plus costauds et prêts à la castagne il y a seulement quelques années, on voit que les années "Quillès -tendresse" sont passées par là: heureusement que les pompiers et les médecins du SAMU n’exercent pas leur "droit de retrait" ( P.Lance: pas mal le coup de la variante à la méthode Ogino!) quand ils accomplissent leur devoir dans les banlieues… Que diraient Montebourg et les bobos de gauche dans ce cas?

    VALE

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  24. Jaures

    26 janvier 2009

    Cher P.Lance, dés le soir du fameux incident gare St Lazare, un syndicaliste de la CGT cheminots s’exprimait sur France 2 pour dénoncer l’action de SUD. Il faut être attentif quand on lit et quand on regarde la télé.

    Le droit de retrait est une condition légale du droit du travail qui amène le salarié à quitter son lieu de travail en cas de danger pour son intégrité physique. Toutes les jurisprudences reconnaissent qu’en cas d’agression le droit de retrait peut s’exprimer. Si un dangereux gauchiste investissait les locaux des 4V et vous menaçait, Guy Millière serait en droit de ne pas rendre son édito hebdomadaire. Ce serait dommage, je le concède, mais légal.

    Plus sérieusement, les agressions contre les agents de la SNCF ou de la RATP sont quotidiennes. Si les cheminots ont réagi aussi vivement, c’est qu’ils sont excédés. Doivent-ils attendre qu’un des leurs soit un jour gravement atteint pour réagir ?

    J’aime beaucoup votre démonstration de l’équivalence de la "prise d’otage" de 400 000 personnes et de celle d’I.Betancourt. C’est un peu Jésus prenant les souffrances du monde. Cela m’étonne, venant de vous. Quel voyageur, même le plus excédé, aurait échangé son sort contre celui de Gilad, par exemple ?

    Je rappelle enfin que 70% de la population approuve le mouvement de grêve de jeudi prochain. Au delà d’un énervement compréhensible, quand la raison reprend le dessus, on se dit que le droit de grêve est un élément déterminent pour la défense des droits des salariés.

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  25. sas

    26 janvier 2009

    Si c’est eux la ripoublique……il conviendrait de l enseigner à l’école ,à tous les petits français , aux chances pour la france aussi……car quand ils vont s’apercevoir que la discrimination positive et la promotion des minorités dites  actives, n’est qu’un artifice utilisé par la halde ,qui elle cherche juste la promotion de l hommosexualité….. 

    le réveil va être dur….

    il convient véritablement de cesser d’être con.

    immédiatement et d ouvrir les yeux…

    sas

    Répondre
  26. Guillermo

    26 janvier 2009

     A Pierre Lance,

     comme vous je reconnais bien volontiers que Joresse n’est jamais insultant ni vulgaire.  Mais il a tout de même demandé que je sois censuré : c’est quand même le comble de l’impolitesse venant de sa part, lui qui est toujours en limite de provocation.  Pour le reste c’est bien vrai qu’il nous montre la profondeur et l’archaïsme de la bonne gôche.  Il était conspué par avance disiez-vous ?  Pour autant il a marqué presque au mot près ce que j’attendais de lui.  Pour lui les grévistes n’ont que ce moyen à leur disposition pour se défendre. C’est dire leur formatage de pensée et leur manque d’imagination.  Après tout la grève – dont ils sont si prompts à se réclamer – était totalement illégale au départ.

    Au fond, ce que les Joresses n’ont pas compris c’est qu’il sont l’allié le plus précieux de Sarko.  La Nomenklatura ne demande que ça : que les catégories de travailleurs se fassent la guerre. En faisant une grève (légale ou pas, peu importe), il aident Sarko. Le second cadeau en or que la gôche a fait a Sarko : c’est Ségo tout bonnement, une adolescente attardée et caractérielle qui voulait la tête du pays pour faire la nique à son père.   La réflexion des joressiens (jorassiens) est également sous-tendue par l’idée qu’il faut prendre l’argent où il y en a.  Et les exactions de Sarko les confortent dans cette idée qui confond l’argent de l’Etat (notre argent) et l’argent indûment piqué par nos dirigeants.

     

    A part ça désolé d’avoir mis un post à l’attention de SAS, puisque ce post n’était aucunement en rapport avec le sujet de votre article.  Du moins ce n’était pas en rapport avec le présent article, mais il me semble que celui de la semaine précédente (sur la Miss France noire) s’y rapportait directement.

    Quant-à alimenter les obsessions de SAS, on peut dire que ses obsessions sont aussi les miennes.   Bref cette affaire de Miss France est aussi lamentable que ridicule.  Une oligarchie est à de plus en plus à contre courant de l’opinion publique et continue de plus belle à essayer de « violer » l’opinion. Avec ça nous sommes au bord de la guerre civile et l’on continue à nous imposer l’invasion de notre pays, à grand coup de battage médiatique.

     

    Je pense qu’on ne parle pas de la Sicile sans parler de la mafia.  On ne parle pas de l’ex-RDA sans reconnaître le rôle de la Stasi, ou de l’Espagne sans parler de l’Opus-Dei.  En France c’est pareil, il y a une mafia à dénoncer haut et fort.  L’Opus-Dei se met un en veilleuse, les Italiens mettent à mal leur mafia et les Allemands de l’Est ont réglé leur compte à la Stasi.  Il n’y a qu’en France que la vérole fait son lit encore tranquillement.  

    Faut quand même voir l’implantation et l’influence.  Depuis 81, un seul ministre de l’Intérieur n’était pas un « frère » !    Dans mon ancienne boite il y avait une « sœur ». Elle avait le bras extrêmement long,  tout en occupant un poste assez modeste.

    Faut aussi prendre en compte le fait que cette mafia est d’ordre étatique comme la Stasi et contrairement à la mafia italienne et de même nature que l’Opus-Dei en Espagne mais bien plus répandu et à contre courant de l’opinion.  Faut voir qu’elle a quand même ruiné le pays en imposant une invasion (d’ici peu ce sera la Turquie) dont les gens ne voulaient pas.  Bref le pays ne sera pas libre et démocratique tant que cette pieuvre aura droit de cité.

     

    A SAS,

    pas eu le temps de lire ton bouquin.  Du reste c’est sûrement comme le bouquin de la Nomenklatura, les bouquins de de Closet ou encore ceux de Jacques Marseille : super instructif mais quelque part ça dégoute de vivre dans un pays avec une merde pareille qui tire toutes les ficelles. 

    Quant-à l’article que je t’ai indiqué (j’ai pris la revue en kiosque depuis), il est totalement orienté comme l’on pouvait s’y attendre d’un pareil torche-cul. Ce n’est qu’une propagande visant à nous faire gober que rentrer dans la FM ça n’entraine aucun avantage.  On peut être rassuré : il n’y aurait donc aucun arriviste chez les « frères ».  Leur première motivation n’est que recherche de camaraderies, progression dans la connaissance, passe-temps dans les petites villes de garnision ou aspiration à aider l’humanité à progresser.

      

     

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  27. Pierre LANCE

    26 janvier 2009

    À Joresse : Oh ! Mille pardons, j’avais oublié le “droit de retrait”. Que c’est donc joli le “droit de retrait” ! Je n’en avais jamais entendu parler. Heureusement que vous êtes là pour m’instruire, sinon j’aurais pu prendre cela pour une méthode contraceptive. Donc, si je comprends bien, quand la législation sur le droit de grève est bafouée, on s’en tire en remplaçant “grève” par “retrait”. C’est-y pas merveilleux ? On change un mot, et tout ce qui était interdit devient licite. L’imagination des syndicalistes me pétrifie d’admiration. Soyez gentil, instruisez-nous encore : donnez-nous la définition littérale de ce “droit de retrait” et même, pendant que vous y serez, si ce n’est pas abuser de vos instants, toutes les astuces qui permettent de donner un nom différent et parfaitement légal au droit d’emmerder le monde. Je vous dois cependant des excuses pour être en effet passé un peu vite sur le fait que vous signaliez, en l’occurrence la réprobation de l’action de Sud-Rail par les grandes centrales syndicales. Information d’autant plus précieuse que je ne l’ai entendue sur aucune antenne, alors que j’en écoute plusieurs. Mais il est vrai qu’on ne peut pas toujours se fier aux journalistes, dont le tri sélectif est souvent fantaisiste. Merci donc pour cette précision, qui avait sans doute été estompée dans mon esprit par le fait que vous sembliez vous-même justifier l’action de Sud-Rail, et que vous le faites ici encore en invoquant ce “droit de retrait” qui nous offre une si belle pinte de rigolade. Pour contester mon accusation de “prise d’otages”, dans laquelle je persiste et signe, vous faites une allusion pour le moins téméraire à Ingrid Betancourt, dans l’intention évidente de nous démontrer que ce n’est vraiment pas comparable. En êtes-vous bien certain ? 400.000 personnes ont été bloquées durant 7 heures environ, si je ne me trompe, soit un total de 2.800.000 heures. Une année étant composée de 455.520 heures, nous obtenons, si nous concentrons la durée d’immobilisation sur une seule personne, un peu plus de 6 années, soit environ la durée de détention d’Ingrid Betancourt. Et si vous trouvez que cela ne fait pas tout à fait le compte, il suffira de lui adjoindre un seul de ses compagnons d’infortune pour dépasser le quota nécessaire. Oui, mon cher Joresse, je maintiens, sans faiblir d’un pouce, qu’à partir du moment où l’on supprime d’autorité la liberté de circuler de citoyens qui n’ont aucun moyen d’influence, dans le seul but de faire pression sur un pouvoir quelconque, on effectue bel et bien une prise d’otages totalement exorbitante du droit de grève, que vous l’appeliez droit de retrait, droit divin, droit de cuissage ou n’importe comment.

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  28. Daniel

    25 janvier 2009

    Je ne suis pas sûr d’avoir signé mon dernier post à Pierre Lance, juste au dessus, sinon par le sujet abordé!…

    SAS:   oui je confirme au moins dans le secteur que je connnais bien qu’ils sont présents et d’une grande efficacité pour partager le gâteau de l’argent public et faire disparaitre du secteur d’activité (avec le sourire mielleux du politique accompli )  toute personne et entreprise qui prétendrait avoir autre chose que des miettes sans cracher au bassinet. Mais j’en connais aussi quelques uns qui ont préfèré conserver leur dignité, ou ce qu’il en reste. 

    Il est beaucoup de réalités que nous ne pouvons imaginer possibles que lorsqu’on y a été confronté.

    Répondre
  29. Daniel

    25 janvier 2009

    P. Lance: oui, à priori vous avez raison, il faudrait éviter de banaliser le mot racisme. Pourtant, l’évolution n’est -elle pas effective seulement aprés digestion plus ou moins douloureuse puis banalisation d’un tabou? Si nous avions analysé les mécanismes psychologiques qui ont produit le nazisme, nous ne serions pas en situation de décadence produite par les mêmes mécanismes à l’origine, avec à la clé, quelques millions d’exclus français en France. Nous n’avons pas dépassé l’horreur des fours qui a constitué un coup de massue pour les peuples civilisés, et de là s’est installé une sorte de tabou empêchant de décoder les mensonges préalables. Vous êtes suffisamment sensible aux notions de "sacré" religieux pour les barrières installées à tort.

    L’analyse et le décryptage restent à faire et vous n’avez pas pris la mesure des multiples liens entre ces mécanismes déviants et la politique décadente menée depuis plusieurs décennies. Tant que ce ne sera pas monté au cerveau des prétentieux accrochés à leurs privilèges (au pouvoir à tous les niveaux) , le mensonge continuera à envahir l’espace par les moyens dénoncés précisément par les intervenants sur ce site. Dénoncés comme des évidences qu’on ne devrait même pas avoir à rappeler.

    "Parler de "racisme" à propos d’un monopole ou d’un privilège est parfaitement abusif."

    Là vous vous engagez un peu loin mais ce sera plus clair. Vous avez raison d’exprimer ainsi votre sentiment naturel: les millions de personnes désabusées, qui pointent à l’ANPE valent beaucoup moins que ceux qui sont de l’autre côté du comptoir . Les millions de petits patrons qui se sont fait dégommer par les banques et les charges obligatoires pour alimenter ces privilèges, après avoir travaillé 60 Heures par semaine pendant des décennies ne sont pas de la même race que ceux qui les exploitent… Si ce n’est pas du racisme, c’est donc vrai qu’ils sont inférieurs! Donc ils sont inférieurs en droits parce qu’ils sont inférieurs. Un peu moins français, quoi! Ah bon!.. Qu’ils souffrent en silence et disparaissent; le mot racisme est trop bien pour eux! .

    Comment faut-il vous le présenter? Le privilège et le monopole sont la négation du principe de concitoyenneté, la négation du sens de la république comme de la démocratie, la négation de la totalité des valeurs morales de respect, de dignité, que vous-mêmes défendez, la négation de l’intelligence que vous défendez moins … . La difficulté, c’est que pour arriver au cerveau, la compréhension de ce type de problème humain doit passer par le coeur. Et dans un coeur mondain, le coeur est quasiment inexistant, à part pour faire la charité, comme chez les faux cathos par exemple qui ont retenu la moitié du message, celui qui flattait leur orgueil! eux aussi.

    50% de gaspillage des richesses produites par les Français qui travaillent ont disparu en fumée depuis les années 70, interrompant ainsi le cycle de l’argent qui ne peut réalimenter les emplois, avec les conséquences funestes que vous déplorez; mais un mot courant faisant l’objet d’une loi serait donc réservé aussi à certaines catégories? Là aussi? … Les souffrances subies n’ont donc pas la même importance selon la classification dans telle ou telle catégorie prédéfinie, ou définie à la tête du client, ou…! La négation jusqu’au bout mais pas touche au racisme;   sauf à l’avantage de ceux qui bénéficient de la discrimination positive!…

    C’est dans combien de morts français que vous commencerez à les compter comme tels?

     

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  30. Ben

    25 janvier 2009

    Si la grève prise d’otage disparaît, ça soulagera tous les gens normaux.

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  31. sas

    25 janvier 2009

    A la,nce et guillermo…..

    la république n’existe pas……la ripoublique appartient elle ,par son ordre inversé, à la maçonnerie……sans maçonnerie point de scnadales , point de faillites, point de subversion et de mesures contre nature……

    mais au lieu du refrain habituel du frère qui s’ignore (il est toujour éclairé dans ses pensés et nous répond comme un communiqué de presse émanent des ateliers) et qui donc minimise systématiquement leur emprise , et jure de leur innocuité……alotrs qu’ils sont à la source de TOUTES LES MERDES que l on se tape, mange, remange depuis 2 siècles….

    lance aurait du regarder qui a écrit l’article : sophie coignard et se poser la bonne question : pourquoi elle et maintenant ?

    mais c’est là ,un travail intellectuel un peu plus complêt dont a horreur notre bonnimenteur patenté….

    sacré pierre va…

    sas

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  32. Jaures

    25 janvier 2009

    M Pierre Lance, je crains que vous n’ayez lu mon post dans lequel je ne fais pas allusion au droit de grêve mais au "droit de retrait" et où je précise que les grandes centrales syndicales dont la CGT ont condamné cette action oportuniste de SUD.

    Je récuse cependant ce terme de prise d’otage utilisée à tort et à travers.Je doute qu’Ingrid Betancourt ait subi un calvaire comparable à celui des voyageurs de la gare St Lazare. Il faut garder aux mots leur sens. Par ailleurs, comme je l’écris dans mon précédent post, ces voyageurs ont à subir quotidiennement des difficultés où seule la gestion de la SNCF est en cause: manque de sécurité, de maintenance, de communication.

    Chaque catégorie professionnelle soucieuse de faire valoir ses droits et revendications utilise les armes dont elle dispose: les taxis, les routiers, les agriculteurs, les pêcheurs, … n’hésitent pas à recourir à des actions importantes quand cela est nécessaire. Malheureusement, toutes les entreprises ne disposent pas de moyens de pression comparables, ce qui explique en partie les diférences de statuts entre les salariés. C’est pourquoi nous souhaitons plus de négociations par branches en exigeant que les avantages acquis par une entreprise soient appliqués à toutes celles de la même branche. Evidemment, le MEDEF et le gouvernement ne voient pas les choses ainsi.

    C’est un mauvais calcul. Avec une crise dont on est pas sorti avant longtemps, je crains que des travailleurs excédés n’utilisent des méthodes que les syndicats réprouvent mais qu’ils ne pourront éviter face à une colère impossible à canaliser.

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  33. Pierre LANCE

    25 janvier 2009

    À Daniel : Je comprends votre souci, mais, d’une part, aucun débat ne saurait exister sans polémique, ne serait-ce que parce que personne ne met les mêmes idées sous un même mot, et d’autre part, je le rappelle pour la énième fois, une page des “4 Vérités” ne permet pas de complètes analyses de fond. C’est pourquoi les lecteurs qui apprécient mes chroniques hebdomadaires s’abonnent aussi à ma revue “L’Ere nouvelle” (fondée en 1980), dans laquelle je n’hésite pas à développer sur 4 ou 5 pages, parfois plus, tel ou tel sujet dont je n’ai pu qu’effleurer la surface dans les “4 Vérités”. Voyez que vous-même, dans un commentaire déjà pas très court, vous donnez des chiffres et des pourcentages un peu vite sans pouvoir les expliciter ni en donner les références et le mode de calcul. Car nous sommes tous dépendants de l’espace-temps. Par ailleurs, je crois que vous utilisez le terme “racisme” un peu trop généreusement. Ce mot a une lourde connotation qu’il ne faut pas mettre à toutes les sauces et qu’il ne convient pas de banaliser. Parler de “racisme” à propos d’un monopole ou d’un privilège est parfaitement abusif. À Joresse : Je regrette de constater que vous marchez à côté de vos chaussures, ce qui n’est pas conseillé par ces temps de verglas. Vous me parlez de droit de grève. Je n’ai jamais contesté le droit de grève. Et je ne conteste pas non plus le syndicalisme, mais seulement ses excès, ses abus et son mépris trop fréquent des citoyens. Je conteste seulement dans mon article la brutale prise d’otages de la gare St Lazare, dont vous ne dites pas le moindre mot, préférant vous perdre dans des considérations générales fort éloignées du sujet. Je suis un peu déçu que vous ne compreniez pas à quel point des actions qui paralysent sans préavis 400.000 personnes font un tort considérable au syndicalisme. De vrais défenseurs du syndicalisme auraient dû être les premiers à condamner un tel forfait qui déshonore leur cause, et j’espérais que vous alliez le faire. Je ne sais pas si vous avez remarqué que lorsque Nicolas Sarkozy a déclaré que Sud-Rail avait eu un comportement irresponsable, il le faisait au cours d’une visite d’entreprise dont le reportage était retransmis à la télévision et il parlait devant des syndicalistes d’étiquettes diverses. Or, tous eurent un hochement de tête approbateur auquel rien ne les obligeait. À Guillermo : “Le grand retour des franc-maçons” ? sas vous répondra sans doute qu’ils ne sont jamais partis, ce qui est exact. Je ne crois pas qu’il soit utile de l’encourager dans son obsession, déjà plus qu’envahissante. D’ailleurs, tous les magazines français consacrent périodiquement des pages à la Franc-Maçonnerie, en des articles anecdotiques du plus mince intérêt. C’est un peu leur “Monstre du Loch-Ness”.

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  34. siniq

    24 janvier 2009

    Le retour sur lignes des 4 V de notre socialiste préféré correspond exactement avec l’ incident à la gare Saint Lazare hier, Une corrélation entre ces deux événements serait elle possible

    Jaures, ce n’est un fan club mais simplement des personnes qui n’ avient plus de tête de turc.

    On vous aime bien quand même.

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  35. sas

    24 janvier 2009

    merci guillermo…..l inversion des titres et des valeurs vouluent par la maçonnerie prévaut aussi dans le syndicalisme ,ainsi la dualité syndicat archaique et  pouvoir corrompu et coopté est totale

    ….je viens de finir DE LA SUBVERSION DES LOGES A LA REPUBLIQUE DES INITIES : vérité sur la franc maçonnerie ( bernard antony edition godefroy de bouillon)……cela ne fait que confirmer en tous popints mes convictions déjà profondes…..grand nombres de frangins "idiots utiles" et honnêtes , n ont même pas l idée de ce à quoi ils participent activement et avec candeurs……pauvre d’eux

    …..en revanche je suis tombé sur le net sur une perle a daily motion : intervew de SERGE DE BEKETCH ancien maçon lui même…et  fait en 1998…….son analalyse est en tous points conforme à ce que j’ai déjà pu subir ou découvrir voir vivre…. instructif a souhait et tellement d’actualité

    merci pour ces conseil de lecture et a faire suivre sans retenues

    sas

     

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  36. wawa

    24 janvier 2009

    rappelons quand même que chaque année des dizaines de chauffeurs de bus, de métro, de taxi subissent des agressions graves à l’arme blanche

    combien d’entre eux meurent?

    combien restent infirmes à vie?

    volià des questions qui semblent ne pas intéresser grand monde ici

    comme quoi l’égoïsme n’est sans doute pas l’apanage des grévistes que Pierre Lance accuse d’être égoïstes justement

    Pierre, plutôt que de t’intéresser à la paille qui est dans l’oeil de ton prochain, ne pourrais-tu pas réfléchir à la poutre qui est dans le-tien?

    Répondre
  37. Guillermo

    24 janvier 2009

    Je signale à notre collègue SAS que LE POINT vient de sortir un numéro intitulé "Francs-maçons : le grand retour".

    Bonne lecture de ce torche-cul si le coeur t’en dit.

    Répondre
  38. Pierre LANCE

    24 janvier 2009

    À Kamarad : Permettez tout d’abord que je vous fasse compliment de votre changement de ton. Vous abandonnez les insinuations plus ou moins désobligeantes pour une discussion plus loyale. J’apprécie. Ensuite, votre analyse de la “posture” des syndicalistes est pleine de lucidité. Je maintiens cependant que la lutte des classes n’existe pas. C’est une légende qui a fait un tort immense aux ouvriers, les privant d’une grande part de leur liberté individuelle en les persuadant qu’ils devaient se fondre dans une “conscience de classe” qui n’était qu’un attrape-nigauds. Ce n’est pas parce que des individus sont dans une situation semblable qu’ils constituent une “classe”, même s’ils peuvent évidemment s’unir dans une action ponctuelle pour sauvegarder leurs intérêts communs. Quant à ceux qui détiennent le pouvoir, ils n’ont aucun besoin de nier ce qui n’existe pas. D’ailleurs, ils n’en parlent jamais, et eux-mêmes se moquent éperduement d’appartenir à une “classe”.

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  39. vox populi

    23 janvier 2009

    N’en déplaise à certain habitué du site qui ne sait  (ou ne peut – plaignons-le alors sincèrement), voir que rouge, cet article en est un et même un fameux, qui sait comme toujours mêler vérité et hauteur de vues avec humour et dérision. C’est du Pierre Lance pur jus, jamais banal. 

    Oser attaquer l’auteur sur ce terrain là, c’est quand même faire (une fois de plus !) la preuve d’une certaine incapacité (et plus probablement d’une incapacité certaine) à lire sans prisme déformant, à être objectif, sincère, honnête vis-à-vis de soi-même, accessible au simple bon sens, et à avoir en permanence un tout petit peu (vraiment pas beaucoup, le minimum)  d’attention aux "autres" (les "autres" étant bien sûr pris dans leur ensemble : pas seulement les mêmes daltoniens que soi !!!

    Comme le regard sur le monde doit être étroit et triste en monocolore !!

    Répondre
  40. Jaures

    23 janvier 2009

    Je vous remercie, cher Pierre Lance, de prendre la présidence de mon fan-club. Je n’en attendais pas moins de vous.

    Juste quelques commentaires au-delà de l’invective et des rancoeurs agressives.

    Tout d’abord, cette action était tout à fait légale car conforme au "droit de retrait". Le fait est que ce mouvement a été fortement suivi car l’agression dont a été victime le cheminot n’était pas un fait isolé mais la dernière d’une longue série. Les syndicats, tant décriés sur ce site, ne cessent de dénoncer les suppressions de postes qui conduisent à une insécurité croissante sur le réseau, non seulement pour les agents, mais pour les usagers. M Sarkozy ne cesse d’affirmer que grace à lui l’insécurité n’existe plus en France. Qu’il le prouve.

    Ensuite, le fait qu’un syndicat, SUD, ait profité de ce fait divers pour réengager des négociations a été dénoncé par les grandes centrales qui ont, elles, une tradition de la négociation. Ces syndicats (il en existe de semblables en Allemagne, comme GDL) trouvent une audience du fait des provocations de Sarkozy, ce dernier affirmant, par exemple que les grêves ne se voient plus ou négociant en sous-main avec des syndicats corporatistes pour limiter les effets des arrêts de travail.

    Plus généralement, les grêves ne sont pas à l’origine des dysfonctionnements du service public: 98% des retards sur le réseau SNCF sont dus à des déficiences techniques ou des défauts d’entretien. La direction, sous les injonctions de l’Etat, préfère verser ses profits à Bercy plutôt que d’entretenir le réseau et assurer la sécurité des voyageurs et du personnel.

    Enfin, sur les syndicats en général, on adore les conspuer, les railler, mais dés qu’un problème survient dans l’entreprise, quand on annonce des licenciements, on ne se prive pas d’aller les trouver. J’en suis le témoin permanent. Les travailleurs sont-ils plus heureux et mieux traités là où les syndicats sont absents ? Poser la question c’est y répondre.

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  41. sas

    23 janvier 2009

    A pierre qui roule….

    C est entre le 16 et le 18 eme siècle que Francais prennait un "F" ….que nos généraiux avaient 22 ans….que des G aulois partaient à la conquête du monde …..que notre culture irriguait les autres peuples……depuis 1789 la france et les français se ressemblent…..depuis 1968 il n y a définitivement plus de majuscules…..depuis 1980 la france nexiste plus

    et ce n’est pas une question de majuscule mon pierre……c’est une question et d honneur et d intelligence…..nous n’avons ni l’un ni l autre….

    sas

     

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  42. Daniel

    23 janvier 2009

    Un petit résumé de ce qui mériterait un débat aux 4V et non une polémique .

    – A gauche, tout un système fondé précisément sur des règles issues directement du principe de l‘irresponsabilité, où le Droit pense à la place de l’individu. Où le « mérite » est récompensé par des droits à vie… fric déguisé, mais mérité! cela va sans dire. Droits spéciaux qui génèrent des situations de monopole dont le principe fondateur est le racisme, primaire, comme toute forme de racisme. Avec comme moteur et principal soutien, la fonction publique et ses satellites dont l‘article de Pierre Lance sur le syndicalisme corporatiste épingle un désordre symbolique, noyé dans un marécage de mensonges.

    Coût du « service » public pour le citoyen de droite comme de gauche: un gaspillage de l’ordre de 20 à 30 % après déduction des montants qui seraient indispensables pour un vrai service public (pourcentages indicatifs à expliquer)

    – A droite, un système qui se dit et se veut « responsable ». Avec une colonne vertébrale, la liberté… mais la sienne surtout… jusqu’à priver les autres de la leur. Avec comme moteur le fric … « mérité »! cela va sans dire. Le symbole de ce fric: la banque, puis la bourse. La banque dont le principe fondateur est une situation de monopole étonnant: avoir le « droit spécial » (tiens? encore le droit/ privilège!. N’est-ce une autre forme d‘expression du racisme? ) d’être grassement rémunéré en prêtant de l’argent dont la plus grosse partie n’existe pas. Quel est l’idiot qui ne saurait pas faire?

    Coût du « service » privé pour le citoyen de droite comme de gauche: sur chaque produit acheté environ 30 à 40% d’intérêts, y compris l’intérêt de la dette publique qui tend à grossir d‘une façon exponentielle. Comme la pauvreté, comme la richesse . Soit un gaspillage de 20 à 30% après déduction des frais de fonctionnement de la machine banque.

    TOTAL de la ponction cynique sur le citoyen qui cautionne malgré lui à chaque fois qu’il vote: de l’ordre de 50 %. Et avec un peu de place et de temps, il est aisé de démontrer que le gaspillage est nettement au dessus de ces chiffres, déjà qualifiables de monstrueux si on comptabilise les familles détruites et les morts. Les familles détruites ont perdu toute crédibilité même à leurs propres yeux compte tenu du regard que leur renvoie leur réalité quotidienne. Comme les morts ne parlent pas et que peu de vivants parlent à leur place depuis que l’égoïsme est promu seule valeur morale nationale, y compris par certains qui revendiquent la spiritualité (…), nous nous battrons entre Français jusqu’à ce qu’il n’en reste plus un debout. Ainsi les Français divisés par la politique se battent contre eux-mêmes… vivement encouragés par ceux qui les exploitent… avec de beaux accents de justice à venir!.

    Tout article écrit sans la conscience de cette spoliation, où la gauche et la droite rivalisent dans le mensonge, en l’occurrence raciste, devient support et constructeur de cette spoliation, c’est-à-dire de ce crime.

    Et vous, Pierre Lance, écrivain professionnel, n’êtes vous pas bien informé pour développer des analyses de fond, plutôt que de pointer la forme, avec les polémiques qui suivent. La polémique est souvent productive sur ce site mais le temps presse. Pour moi, le fond c’est ce qu’on exprime généralement quand on a balayé devant sa porte.

     

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  43. siniq

    23 janvier 2009

     

    Jaures est peut être resté coincé dans un sous sol de la gare Saint Lazare comme otage par ses petits camarades du SUD

    Non, il s ‘occupe des SDF, des parents d’ élèves, des resto du cœur et vous voudriez cher M Lance qu’ en plus il vienne vous contredire, vous qui ne lisez plus, mais il nous reste Kamarad, gratiné celui là! Il me ferait au bon vieux  Camarade Youri.

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  44. Pierre LANCE

    23 janvier 2009

    À Magny : Vous trouvez que le terme “pris en otage” est un peu fort ? Voyons un peu le dictionnaire : – Otage : “Personne qu’on arrête et qu’on détient comme une espèce de gage contre un adversaire”. Voyons maintenant les faits : Des syndicats mafieux bloquent l’une des gares les plus importantes de France et immobilisent dans un froid hivernal 400.000 citoyens privés de rentrer chez eux, dans le seul but de faire pression contre un “adversaire”, en l’occurrence la direction de la SNCF qui les emploie. Donc, les usagers sont bien “arrêtés”, je dirai même détenus “comme une espèce de gage”. C’est-à-dire que, pour obtenir ce qu’on veut, on table sur le fait que la SNCF, elle, voudra tenir compte du dommage causé à ses clients et sera tentée de céder pour qu’ils soient enfin relâchés. Je maintiens donc qu’il s’agit bien d’une prise d’otages, c’est-à-dire d’une méthode empruntée aux gangters ou aux terroristes par un syndicat voyou. CQFD. Cela dit, je suis bien d’accord avec vous pour dire que nous avons besoin d’une nouvelle nuit du 4 août, le seul problème étant que pour avoir un 4 août il faut d’abord faire un 14 juillet…

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  45. Kamarad

    22 janvier 2009

     A Pierre Lance :  « Où était-il question de beefsteak dans la grève dont je parle ? »

    Mais un syndicat doit adopter une certaine posture si il veut gagner la confiance d’un maximum de salariés.
    Cette agression était donc une aubaine pour ceux qui ont appelé à la grève (Il y a toujours des élections dans l’air) : ainsi, grâce au droit de retrait, qui est légal, et à leur pouvoir de nuisance, ils ont réussi à faire plier la direction.
    Au final les salariés sont contents, car certaines de leur revendications, salariales ou autres, ont été acceptées, et ceux qui ont appelé à la grève sont contents aussi, car il vont bientôt accroître leur représentativité.
    Accroître sa représentativité, cela veut dire avoir des relations plus étroites avec la direction et de compromis en compromissions… la direction est contente elle aussi, puisqu’elle pourra acheter à bon compte la paix sociale.
    Comprenez-vous mieux pourquoi la vie des syndicalistes est beaucoup plus douce que celle des autres salariés ?
    Les syndicalistes jaunes, la caisse noire de l’IUMM (c’est curieux, plus personne n’en parle), les postes de permanents syndicaux (au niveau européen, c’est le top !), les avantages en nature divers (légaux), la quasi assurance d’être à l’abri d’un licenciement (si l’on sait manoeuvrer), etc., etc., cela vous parle ?
    Alors, les autres travailleurs, on s’en fout !
    Mais non, je ne suis pas cynique : je ne fais que décrire la stricte réalité.
    La lutte de classe ? Bien sûr qu’elle est effective, puisque ceux qui détiennent le pouvoir la pratiquent au quotidien.
    Mais comme ces derniers ne sont pas idiots, ils s’ingénient à nier son existence : cela pourrait donner des idées à ces crétins de smicards qui les soutiennent par tous les moyens et pensent qu’ils ne pourraient pas s’en sortir sans eux.
    C’est bien la preuve qu’ils sont tout, sauf des êtres libres.
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  46. IOSA

    22 janvier 2009

    Le droit de grêve doit demeurer absolument en son entier et quiconque se refuse à utiliser ce seul moyen pour se faire entendre d’une direction aveugle et perclus par la lourdeur d’une administration issue d’un autre temps…. est aussi stupide que ceux qui suivent le moindre mot d’ordre de grêve émanant de syndicats verreux, fainéants et fonctionnaires.

    La faute à qui ? mais à l’état, seul actionnaire qui bénéfie des royalties de nos impôts, mais ne reverse jamais les bénéfices dans la caisse du trésor public……après celà, il ne faut pas s’étonner que le tiroir-caisse soit vide.

    Cessont tout simplement d’entretenir la fausse veuve remariée et les orphelins du rail devenus plus que des adultes depuis très longtemps.

    Quand à Sarkosy…..pffffttt ! Faut pas rêver, il vient tout juste d’apprendre un nouveau mot en Egypte et voilà qu’il va le ressortir à tout bout de champs…." Vous êtes des IRRESPONSABLES ! "

    Hé Oh ! Ca on le savait déjà, because FONCTIONNAIRES de l’Etat……tout comme lui !

    Bon OK, ils sont des irresponsables, mais c’est qui le responsable actuel ? c’est y pas toi ? Pourquoi tun’ fonces pas dans le lard des syndicats avec ton karcher ?

    J’ai une idée pour toi..commence par virer les patrons surpayés de la SNCF incapables de mater une révolte de fainéa…..heu? de calmer les employés fonctionnaires du gouvernement, dont justement tu es le chef de gang.

    Oui, je sais..c’est pas ta faute, le problème existait déjà et le restera si tu ne fais que du vent avec tes bras….Ah non, ne me ressort pas le " responsable mais pas coupable" comme excuse !

    Va plutôt dire à tes lieutenants du rail " casses toi pôvre con "

     

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  47. Magny

    22 janvier 2009

    Quand on pense au buraliste qui se fait braquer avec un pistolet et qui revient au travail le lendemain , sans autre soutien que sa famille et le désir de ne pas flancher , qui pense que son devoir est de surmonter sa peur et d’ouvrir son magasin ; et quand on voit toute une profession dont la défection a de si graves conséquences faire corps pour une grève générale , cela laisse songeur .

    Certes le terme "pris en otage" est un peu fort : ce ne sont après tout pas des activistes terroristes , mais  leur réaction épidermique à ce genre de situation ne renforcera pas leur image , ni ne résoudra leurs problèmes . Ce chantage par obstruction a plus de chance de profiter aux excités du sécuritaire ( genre un certain président ) qu’à une amélioration du service public .  

    Vivement le contrat unique , dans le privé comme dans le public . Mort aux régimes spéciaux ! Au chenil les niches fiscales ! Une bonne nuit du 4 août 2009 pour aplanir tous ces privilèges d’un autre âge .

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  48. Pierre LANCE

    22 janvier 2009

    Le pauvre Joresse n’a pas encore ouvert son clavier qu’il est déjà trois fois conspué par avance. Tout de même, c’est pas juste ! Ayons quelques égards pour l’un des rares socialistes qui aient le courage de venir nous porter la contradiction, sans être jamais insultant ni vulgaire, et grâce à qui nous avons la possibilité de pouvoir jeter un regard dans les abîmes sans fond de la non-pensée de gauche. À sas : Je sais bien que l’orthographe et la grammaire ne sont pas vos premiers soucis, mais pourriez-vous au moins écrire France et Français avec une majuscule ? Merci d’avance. À Kamarad : Si cet article n’en est pas un, pourquoi le commentez-vous ? Vous parlez des salariés qui “défendent leur beefsteak”. Où était-il question de beefsteak dans la grève dont je parle ? Vous parlez des “moyens dont ils disposent”. Mais ils ne disposent pas de la grève-surprise, qui est illégale, et qui est en fait une prise d’otages. Et quels otages ? Les autres travailleurs ! Belle conscience de classe ! Mais il est vrai que la conscience de classe n’a jamais éxisté nulle part. Pas plus d’ailleurs que la lutte des classes, pure invention d’agitateurs. La société n’est nullement composée de classes, mais de libres individus qui se débrouillent comme ils peuvent, là où ils sont, qui sont honnêtes ou non, courageux ou pas, et dont chacun est prêt à changer de statut s’il y trouve son compte, sans se soucier le moins du monde d’appartenir à une classe quelconque. Je n’ai pas d’ “emportement sélectif” et je réagis au coup par coup à ce qui me paraît abusif ou injuste dans ce que nous présente l’actualité. Et j’allais faire un article vengeur sur les patrons de banques qui refusaient d’accéder à la demande de Nicolas Sarkozy qu’ils renoncent à la part variable de leur revenu si leur entreprise était aidée par l’Etat. Mais comme entretemps ils ont fait preuve de sagesse, mon article devenait sans objet. C’est dommage, car celui-là vous aurait peut-être fait plaisir, Kamarad.

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  49. sas

    21 janvier 2009

    Le boutiquier oriental menace sud rail……

    …..comme il menacait la cgt d’EDF à la CASSA (gestion du 1% ou pizzo(raket mafieu) ) , ces pauvres syndicalistes pillants les caisses sociales……le scandale est arrivé juste au moment où ces mêmes syndicats ce sont opposé à la privatisation d EDF; une fois fait : plus rien….

    plus de poursuites, plus de pénal, plus de procès……

    ils sont tous complices de la gabgie et du pillages général….c’est donant donant…

    sas

     

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  50. Daniel

    21 janvier 2009

    Film excellent dont le réalisme peut être vérifié à chaque grève! …    à condition de penser que les autres ont le droit d’exister. 

    Mais quand on constate l’impossibilité de notre syndicaliste Jaurès  d’ouvrir son esprit au sens de base de la justice fondé sur l’égalité de droits,  pourrait-on espérer l’attendrir avec des êtres qui lui sont indifférents et inférieurs?…   dans le meilleur des cas: ennemis.    Il croit servir le peuple quand il ne fait que le réduire à une poignée par du corporatisme. 

    Ce n’est cependant qu’une facette des causes qui engendrent la dégringolade de la France. C’est pourtant la première prise de conscience à faire qui concerne le peuple lui même,   pour que ce même peuple puisse s’attaquer unis aux requins de l’étage au dessus.

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  51. Guillermo

    21 janvier 2009

    Ces crétins de grèvistes et de syndicalistes ont fini par faire le jeu de leurs adversaires  les plus malhonnêtes et les plus mal intentionnés, à commencer par Sarkozy. C’est du pain béni pour notre ouistiti de président.

    Les cheminots ont raison de gueuler contre l’insécurité. Mais d’un autre coté il faudrait qu’ils comprennent que la grève dans un service public est un droit qui n’a pas lieu d’être.  Si des services (RATP, SNCF, etc.) sont publics, c’est justement pour que le service soit maintenu en toutes circonstances. Il faudrait que les syndicats des services publics soient bien conscients de celà. 

    Mais ces esprits formatés à gauche façon Joresse pouvaient-ils avoir une autre idée que celles qu’ils connaissent déjà, et dont la principale consiste à faire simplement chier Monsieur Tout le Monde ? Ceci sous le prétexte que la grève est un droit inaliénable et inscrit dans la Constitution.

    N’auraient-ils pas pu, par exemple, s’en prendre aux juges lorsqu’une de ces petites frappes n’est condamnée qu’à 8 jours avec sursis après une agression ? C’est une habitude bien française que de s’en prendre à tout le monde sauf aux véritables coupables, à ceux qui les soutiennent ou à ceux qui leur trouvent des excuses. 

    Mais cette fois, en exagérant encore plus que d’habitude dans leur attitude somme toute nihiliste, les grévistes s’en sont pris aussi à eux même et pas seulement à Monsieur Tout le Monde. Leur façon d’agir est non seulement scandaleuse, mais en plus elle est totalement débile d’un point de vue stratégique.

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  52. Kamarad

    21 janvier 2009

     Travesti cette semaine en pourfendeur de salariés qui défendent leur beefsteak avec les moyens dont ils disposent, Pierre Lance oscille entre indignation, colère, commisération outrée et sensiblerie, le tout avec un fond de vulgarité qui ne réhausse en rien son propos.

    Comme la lutte des classes ne se justifie pour lui que lorsqu’elle est menée par les puissants de ce monde, il ne s’offusquera jamais des conséquences, bien plus dramatiques et cruelles, du chômage massif, des licenciements boursiers, des accidents du travail, des maladies professionnelles, des salaires indignes…
    Par ailleurs, cet emportement sélectif en dit moins que la phrase qui suit : l’amoralisme et l’oligarchie de la société capitaliste engendre des exclusions, des frustrations et des injustices, qui suscitent en retour des comportements insociables et corporatistes.
    Sauf à se répandre en manifestations abbrobatives, commentaires réactionnaires ou haineux, je ne vois pas ce que l’on peut ajouter à cet et article qui n’en est pas un.
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  53. HEFF

    21 janvier 2009

    Au delà du problème des grèves et des abus de certains noyaux syndicalistes (un certain président bling bling avait osé dire que désormais lorsqu’il y avait une grève, personne ne s’en apercevait), votre exemple montre trés bien l’état de délabrement de l’esprit civique et de la bonne éducation et révèle trés bien l’état de démission et de soumission de la population face aux hordes de racailles et des nombreuses mafias qui font la loi sur tout le territoire (+3,5 millions de crimes et délits recensés officiellement chaque année, en réalité trois fois plus, et Sarkozy qui avait fait de l’insécurité son fond de commerce démontre encore une fois son impuissance à règler les problèmes). La violence s’est installée partout, les Français ont été désarmés et risquent la prison s’ils utilisent par malheur la légitime défense, a fortiori lorsqu’ils sont fonctionnaires ou policiers.

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  54. david

    21 janvier 2009

    Pas mal du tout !! Espérons juste que la racaille ne lit pas Lance, car sinon… ils seraient bien capable de le prendre au mot.

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  55. Clovis Brunehaut

    21 janvier 2009

    Il n’y a qu’une solution : modifier le contrat de travail des fonctionnaires !

    Pour faute grave et pour non assistance à un service public obligatoire pouvant entrainer…..Licenciement et exclusion de la fonction publique !

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  56. sas

    21 janvier 2009

    A pierre lance….

    ca fait des années que les français supportent les avanies honteuses de ces syndicats minoritaires et subversifs…..leurs actes relevant souvent du pénal sont couvert par les politiques qui se succèdent…..la même subvertion aujourd hui s etend aux députés et à la présidence…..faites ce que je dis mais pas ce que je fais…..

    je ne vois donc pas pourquoi ca s’arrêrait aujourd hui……et comment l ump, le ps ou le centre seraient à même de stopper ce quils ont essemé méthodiquement depuis l’après guerre….

    La grèce avait ses colonels…..nous nous avons nos fonctionnaires dont les pires sont syndiqués…..

    …..quand au bétails convoyés journalièrement, il ne sert qu’à payer les rentes miroboliques par les monstrueux impôts prélévés…..80% de ce qui est produit

    …..et c’est pas suffisant……

    Exemple : députés 95 véhicules de fonction…..des chauffeurs qui travaillent juste du lundi au mercredi….rémunéré 2500 euros à 5000 euros par mois…..

    pourquoi se faire chier a créer une entreprise et créer des salaires ,,,,???

    la france a ce quelle mérite.

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  57. siniq

    21 janvier 2009

    Je promets une cinglante de Jaures dans moins de 5 messages voir même avant

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