L’euro et la compétitivité française

L’euro et la compétitivité française

L’euro a été introduit dans le but politique de provoquer, à marche forcée, l’évolution des pays membres vers une Europe supranationale fédéraliste.
Le problème est que la mise en place de l’euro aurait dû être précédée, au minimum, par la mise en place de politiques fiscales et sociales convergentes, ce que les peuples n’étaient pas prêts – et apparemment ne sont toujours pas prêts – à accepter…

La zone euro regroupe donc des pays dont les performances économiques sont très disparates. L’euro ayant été introduit comme monnaie unique et non comme monnaie commune, il n’existe aucun mécanisme pour corriger les taux de change des pays à faible productivité par rapport aux pays à forte productivité.
La survie de la zone euro exige que la Banque centrale européenne (BCE) imprime des tonnes de billets.

La plupart des pays européens étaient prêts à cette démarche, sauf l’Allemagne hantée par le spectre de l’hyper-inflation qui ruina le pays sous la République de Weimar.
Mais les pressions des pays confrontés aux dures épreuves des politiques d’austérité ont eu raison de cette réticence, et permis une politique de la BCE très accommodante.
Aujourd’hui, les dés sont jetés. L’Europe s’est lancée dans une politique de création monétaire, qui construira une pyramide de Ponzi, auprès de laquelle Ma­doff passera pour un joueur de bonneteau du coin de la rue.

Les perspectives d’investissements productifs étant limitées, cette création de monnaie nourrira des « bulles » spéculatives qui risquent de provoquer une crise comparable à celle de 2008. (Les cours des actions s’envolent sans refléter une amélioration comparable de la situation économique.)

Il y a quelques années, on se préoccupait du risque de contagion lié à la Grèce. Maintenant que la Grèce a pratiquement fait faillite, le discours officiel est : « Ce n’est que la Grèce, aucun autre pays ne risque de faire faillite. » Or, ni l’Espagne, ni l’Italie, ni la France ne sont tirées d’affaire.
La France est en train de développer toutes les caractéristiques pour devenir une prochaine Grèce.

Elle subit un fort déficit de sa balance commerciale. Or, elle ne pourra pas, à la fois, contenir sa dette et traîner un déficit commercial.
Réduire un déficit commercial sans la possibilité de dévaluer exige de réaliser des coupes drastiques dans les coûts de production (baisses de salaires, licenciements…), ce qui entraîne des baisses de rentrées fiscales, et donc une augmentation des déficits.

Dans l’environnement actuel de la zone euro, la France est en passe de devenir tout simplement non compétitive.

Partager cette publication

Comments (2)

  • verdad Répondre

    En passant devant un Magasin de la presse, une énorme page de Publicité avec La France face à la bête RUSSE.
    Continuez à écraser Poutine, si cette fois il devenait méchant ?
    la Bête risquerait de devenir sauvage et exiger de la France tous les entendus prévus en matière de {{ rupture de contrats, de pertes de jouissance }}} etc!!!! et la bête serait en mesure, si ce n’est en Droit, d’exiger minimum quelques Milliards de Dollars à la clef !
    Et là, la faute à qui ??? aux US.A ,???? non , les U.S.A
    AFFIRMERAIENT nous, jamais !!!!

    21/05/2015 à 19 h 34 min
  • DESOYER Répondre

    La France va devoir réduire ses impôts sur les entreprises et ses dépenses publiques, notamment de fonctionnement en réduisant le nombre de ses fonctionnaires et en diminuant la redistribution. Cela, nous le savons depuis longtemps. Pourquoi s’en étonner?

    20/05/2015 à 18 h 33 min

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Vous venez d'ajouter ce produit au panier: