L’impératif de la subsidiarité

Posté le novembre 08, 2016, 12:19
6 mins

Comme le fait Hervé Rual (n° 1065), plaçons-nous au matin du 8 mai 2017 et imaginons, non pas ce qui se passera, mais ce qui pourrait se passer si nous avions eu la possibilité d’élire un Président engagé à mettre notre pays dans une voie enfin vertueuse.

M. Rual a raison : le scénario qu’il décrit est en tous points exact, si nous choisissons d’élire un candidat qui n’a comme ex­périence politique que celle qui consiste à s’agenouiller devant les forces d’opposition.

Par contre, imaginons comment pourrait réussir un Président élu en 2017, s’il voulait mettre en place des réformes que les forces réactionnaires syndicales, lobbies, médias, corporations et autres destructeurs de libertés ne pourraient combattre, sauf à s’aliéner le soutien des citoyens responsables.

Posons le problème. Pourquoi 50 % des électeurs votent-ils blanc, nul, ou s’abstiennent-ils à chaque élection ? Pourquoi les parents d’élèves boudent-ils les réunions scolaires ? Pourquoi les élections dans le cadre des entreprises ne recueillent-elles qu’un nombre ridicule de votants ? Pourquoi les syndicats ne comptent-ils même pas 8 % d’adhérents ? Pourquoi les con­seils communaux ne rassemblent-ils que quelques dizaines de spectateurs dans des villes qui comptent des milliers d’habitants ? Pourquoi les associations, quelles qu’elles soient, peinent-elles à recruter, rassembler et agir pour des causes souvent très utiles ?

Une seule réponse : les citoyens ne participent plus à la vie de leur pays parce qu’ils en ont perdu l’habitude depuis des siècles. Depuis la fin du moyen âge notre pays est dirigé d’en haut par une royauté, puis une nomenklatura dite « républicaine » qui a enlevé au peuple le sens de sa responsabilité.
La solution : redonner aux ci­toyens le sentiment que leur avenir dépend d’eux. Cette so­lution s’appelle « la subsidiarité ascendante » (voir mes articles précédents sur ce sujet). Quelle force d’opposition saura s’élever contre une réforme appliquée à la base de la commune ou de l’arrondissement pour les grandes villes ?

Un nouveau Président élu pour redonner le sens de la responsabilité n’aurait que cette réforme à mettre en place ; les autres en découleraient tout naturellement.

Imaginons : chaque ville propose et fait voter un budget qui correspond au fonctionnement et aux investissements décidés par l’ensemble des citoyens de l’entité qu’elle gère. Les impôts couvrent très exactement le budget voté selon un barème de type « flat tax » pour les individus et les entreprises. Nul besoin de voir le département, la région ou l’État interférer ni payer dans ce processus. La commune est responsable, le citoyen devient donc tout naturellement responsable, lui aussi, puisqu’il paie pour les infrastructures et les services dont il a besoin. Ce qu’il n’a pas obtenu de cette manière, il le trouve auprès d’entreprises privées qu’il paie individuellement se­lon son choix.

Ensuite, direz-vous, il faudra bien des routes, des ponts, une armée, une justice et une police nationale ? Bien évidemment, à chaque niveau, des entités res­ponsables prennent en charge des compétences dont la commune ne peut se charger utilement. Le fameux mille-feuille disparaît et, avec lui, beaucoup de dépenses inutiles.

Des représentants élus par tous les citoyens de chaque commune siègent dans les départements, de même des représentants élus par les délégués de départements sont présents dans les régions et ceux des régions au niveau de l’État.

À chaque niveau, et en toute connaissance des dépenses votées, des impôts couvrent les budgets de manière toujours uniquement proportionnelle aux revenus de chaque citoyen et de chaque entreprise.

Le système de couverture de santé, accidents et retraite peut être progressivement organisé comme l’est l’assurance automobile individuelle, puisque le poids des impôts et taxes laisse à chaque citoyen et chaque en­treprise un revenu suffisant pour le faire individuellement. L’État nounou n’existe plus.

Conclusion : sans qu’une force d’opposition quelconque ait pu entraver ce chemin vers un réel système démocratique, un Président élu sur un tel programme aurait enfin la possibilité de mettre sur des rails vertueux un pays aujourd’hui totalement entre les mains de tous ceux qui ne travaillent qu’à sa perte.

Reste un handicap : qui pourrait être ce futur Président ?

20 réponses à l'article : L’impératif de la subsidiarité

  1. BRENUS

    14/11/2016

    La péréquation des recettes est une merveilleuse chose : permettre aux inconséquents, tripatoujilleurs, clientèlistes et suppos de fainéants d’offrir une assistance sans fin à ceux qui ne veulent rien foutre aux dépends de ceux qui se tuent au boulot. Comme me l’a dit récemment un artisan très bosseur mais qui arrive à peine à boucler son mois : « j’en ai marre de voir aux balcons des faignasses en état de travailler mais à la charge de la communauté depuis des années se dire en me voyant aller aux chantiers « tiens voila le con qui va assurer mon bien être ».

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  2. Jaures

    11/11/2016

    Il y a deux problèmes à ce qui est énoncé ici.
    Tout d’abord, l’Etat délègue aux communes de nombreuses charges: l’état-civil, les écoles primaires et maternelles, les élections, etc…
    Imagine-t-on une commune qui déciderait par mesure d’économie de ne plus gérer l’état-civil ou de ne plus organiser les élections ?
    En second lieu, nous aurons des niveaux de prestation excessivement inégalitaires d’une commune à l’autre selon la capacité fiscale des habitants. Les recettes d’une flat tax à Neuilly ou Cannes n’auront rien à voir avec celles d’une ville de banlieue ou de communes rurales.
    Nous aurons ainsi dans les unes des écoles flambant neuves avec services après la classe, des crèches, des théâtres, des gymnases… et dans les autres, des services minimum, des équipements vétustes ou absents, une voirie peu entretenue,…
    Il importe que l’Etat par un travail de péréquation répartisse les rentrées fiscales et donne les moyens aux communes d’accomplir le travail en fonction des besoins de la population locale et pas uniquement de ses moyens.

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    • Jacky Social

      14/11/2016

      Attention, le potache chipoteur constructiviste du tout-a-l-etat vous parle.
      « Il importe que l’Etat par un travail de péréquation répartisse les rentrées fiscales et donne les moyens aux communes d’accomplir le travail en fonction des besoins de la population locale et pas uniquement de ses moyens. » Tu dirais ca devant moi, je t’eclaterais ta gueule. L’enseignement doit etre privatise afin de rester dans le coup et cesser d’etre une usine a cancres et a propagande sur des choses qui n’existent pas: rechauffement climatique, solidarite obligatoire (oxymore), economie durable et recyclable, Trump est con, et autres billevesees pour ados attardes.

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      • Jaures

        15/11/2016

        Jacky, les pays européens qui obtiennent les meilleurs résultats au Pisa n’ont pas un enseignement privé. Bien au contraire ! La Finlande, exemplaire depuis des décennies, a un enseignement public bien plus développé qu’en France avec une gratuité totale (y compris la cantine).
        Quant à Trump, seuls les faits comptent (on voit déjà ce qu’il en est des promesses électorales). Nous jugerons donc sur pièces si l’épithète que vous lui accordez est pertinent ou pas.

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        • Jacky Social

          15/11/2016

          Tout simplement 1) parce que les ecoles privees quand elles sont autorisees par les mages etatistes, ne sont pas prises en compte dans le Rapport Pisa des caviardeux de l’OCDE. Ce serait d’ailleurs interressant de faire une comparaison objective. Je ne me fais guere d’illusion sur le resultat. En Belgique, le reseau libre catholique mais surveille par l’etat en echange de pognon fait mieux de toutes facons que le reseau etatiste, surtout dans la penible Walbanie « en crise car en greve et en greve car en crise » (c’est la faute aux Chinwahs-na! et aux banques-re-na!). 2) Si la Finlande obtient ces resultats « elogieux », c’est parce son enseignement n’est pas parasite par de la propagande servant a infantiliser et a biberonner au marxisme et dont la France est certainement No1 mondial au niveau des pays dits « developpes ». Preuve que les cerveaux francais sont essores par la propagande: toute la branlee de Francais que je connais sont de gooooche (FN compris) ou d’extreme-gauche ou l’ont ete. Je n’ai JAMAIS rencontre de francais de droite, meme pas un. Bon OK, je suis a proximite du nord. Mais meme les parigos que je connais, ils sont tous pareils: de goooche. Un pays de geniaux assistes, la France.

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  3. Gérard Pierre

    11/11/2016

    L’impératif de la subsidiarité ? ? ? …… IMPOSSIBLE À METTRE EN PLACE ! ! ! …… précisément parce que nous sommes en république, et non pas en démocratie !

    Nonobstant l’équation menteuse relayée depuis plus de deux siècles par les Papageien de la pensée automatique selon laquelle « république = démocratie » … et vice et versa, … il suffit, pour s’en convaincre, de revenir au texte fondateur de la république qui est le discours de l’abbé Sieyès en date du 07 septembre 1789 :

    [Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants.]

    Cela peut-il être dit et écrit plus clairement ?

    Vous l’aurez compris, L’abbé Sieyès, …… un ecclésiastique aussi retord que l’évêque Talleyrand, …… opposait le gouvernement représentatif, …… qu’il promouvait, …… et le gouvernement démocratique qu’il rejetait.

    Pour que l’impératif de la subsidiarité entre en vigueur il faut donc ABOLIR LA RÉPUBLIQUE et la remplacer par la DÉMOCRATIE ! …… en l’obligeant à adopter deux principes fondamentaux : le quorum et la reconnaissance des abstentions ! …… c’est-à-dire en revenant à une sémantique citoyenne plus vertueuse :

    ¤ en qualifiant de … ABSENTÉISTE … un citoyen qui ne se rend pas aux urnes, et non en le réputant abstentionniste,

    ¤ en prenant en compte les bulletins blancs, …… expression des VRAIS ABSTENTIONNISTES,

    ¤ en annulant les résultats de tous les scrutins où la participation n’a pas été supérieure à 50% des inscrits (y compris à l’Assemblée Nationale)

    Il est vrai que ça risque d’obliger la classe politique à devenir sérieuse ! …… Ce n’est donc pas dans les rangs des ‘’bénéficiaires satisfaits‘’ actuels que se recrutera l’homme qui mettra en ouvre ces principes simples qui ont pourtant fait leurs preuves dans des Assemblées Générales de Copropriété, dans des Assemblées Générales d’associations et dans des Conseils d’Administration d’entreprises, … voire de collèges et de lycée (pourtant du domaine publique) !

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    • Jaures

      11/11/2016

      Il n’y a pas de rapport entre république et démocratie. L’Iran et la Chine sont des républiques et ne sont pas démocratiques.
      Je ne vois pas en quoi ce que vous proposez aurait le moindre impact sur la vie démocratique.
      La prise en compte du vote blanc existe dans d’autres pays (Suède pour le référendums, Uruguay,…), qu’est-ce que cela change sur le fond ?
      Si l’abstention ou le vote blanc permettent de bloquer les institutions, cela donne à ceux-ci un pouvoir dangereux. Si le pays est bloqué, c’est la porte ouverte aux régimes autoritaires.
      Il importe que les gens qui ne sont pas satisfait de leurs politiciens s’impliquent plus dans la vie sociale. N’importe qui peut monter une liste contre son maire mais quand on voit la fréquentation des conseils municipaux qui sont publics, on constate que les gens préfèrent déléguer et se plaindre plutôt que de s’engager.
      Les votes blancs et l’abstention comme actions politiques je n’y crois pas beaucoup.

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      • Gérard Pierre

        12/11/2016

        Bonjour monsieur Jaures.

        Votre développement est d’un conformisme attendu. Dans le cas contraire il m’eut déconcerté. Il me conforte donc dans mes convictions.

        « Il n’y a pas de rapport entre république et démocratie » ……

        Sur ce point, nous sommes bien d’accord, et avant nous l’abbé Sieyès avait bien insisté pour qu’on le comprenne. Aussi est-ce pour cette raison que je parle d’équation menteuse dans le discours officiel de toutes celles et ceux qui se disent républicains !

        Vous ne voyez pas en quoi, dites vous, ce que je propose aurait le moindre impact sur la vie démocratique.

        Bigre ! …… Entre le système représentatif sous lequel nous vivons, système top down par essence, où le sachant parle doctement à l’éternel apprenant que sont pour lui l’électeur (accessoirement citoyen à ses yeux) et un système démocratique, bottom up par nature, prenant en compte les aspirations et l’expérience de la base qui n’a plus rien de commun avec celle de 1789, …… il me semble qu’il y a là le prise de conscience d’une évolution qui s’est déroulée sur plus de deux siècles !

        « Si l’abstention ou le vote blanc permettent de bloquer les institutions, cela donne à ceux-ci un pouvoir dangereux » ! …… le pouvoir du peuple, que vos semblables qualifient de populisme, … comme si c’était là un mot grossier, … vous ferait il peur ? …… lui préféreriez vous celui d’un seul homme, dit représentatif, à qui les électeurs ont délivré un chèque en blanc à l’issue d’une campagne de séduction toute en mensonges et en promesses démagogiques oubliées dès la proclamation des résultats électoraux ?

        Quel paradoxe !

        « Il importe que les gens qui ne sont pas satisfait de leurs politiciens s’impliquent plus dans la vie sociale. » ! …… comme si l’action ‘’sociale‘’ n’était pas tributaire des coups de pouce ou des coups de frein des politiques !

        Vous voulez un exemple ? …… SOS Racisme : moins de cinq cents adhérents à jour de leurs cotisations, 900.000 €uros de subventions diverses ! …… Mon association de réservistes, reconnue partenaire de la défense par le ministère de la défense, trois mille cinq cent adhérents à jour de leurs cotisations, 6.000 €uros de subventions par le Mindef ! … pas un sou de plus ! …… et je n’évoquerai pas le cas des autres associations bouffe-pognon soutenues par le pouvoir, de gauche comme de droite, avec des arrière-pensées pas toujours très avouables !

        « … quand on voit la fréquentation des conseils municipaux qui sont publics, on constate que les gens préfèrent déléguer et se plaindre plutôt que de s’engager. » ! ! ! …… Voilà ce qui s’appelle prendre l’effet pour la cause ! …… et c’est bien de telles attitudes, intellectuellement acquises et ne souffrant aucunement la contradiction, qui conduisent de plus en plus d’électeurs à brexitiser, à trumpiser, et peut-être un jour à mariniser, leurs réflexes dans les urnes !

        Sans la criminelle incapacité de la république espagnole, sans ses excès, son dogmatisme, sans l’ignorance aveuglante des caciques qui la contrôlaient, la péninsule ibérique n’aurait jamais connu le franquisme !

        Sans l’inique traité de Versailles, donnant à celui des deux belligérants qui se trouvait, à un instant T, un peu moins vaincu que l’autre, le monstrueux pouvoir d’humilier cet autre, …… et sans cette république qui, se croyant à l’abri derrière ce traité, s’est réfugiée dans un pacifisme bêlant, en dépit de ce qui était pourtant visible, …… le nazisme n’aurait probablement pas connu un grand essor !

        Pourquoi ces deux exemples, qu’on pourrait d’ailleurs multiplier ? …… Parce que nous avons, comme le disait Bossuet, tendance à pleurer sur les conséquences dont nous chérissons les causes !

        Le brexit, Trump, … et peut-être un jour dame Marine (ce qui n’est pas un vœu mais une crainte) … ne sont pas le produit d’électeurs à la pensée perverses ! …… Ils ne constituent que des réactions envers ceux qui, contre toute attente, s’évertuent à nous expliquer de quoi nous devons avoir besoin !

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        • Jaures

          12/11/2016

          Bonjour Mr Pierre,

          Je note les différents griefs que vous exprimez mais encore une fois, je ne vois pas ce que la prise en compte du vote blanc apporterait comme solution.
          Mais reprenons vos arguments.
          Quand on parle en France de la république, il s’agit bien entendu de la République Française et non de la République Islamique ou de la République Populaire.
          La République Française c’est une devise: Liberté, Egalité, Fraternité à laquelle s’est ajoutée de fait la laïcité.
          Quand une personne se dit républicaine, c’est qu’elle prétend s’inscrire dans ces valeurs. Si je dis qu’une personne n’est pas républicaine, c’est qu’à mon sens elle ne respecte pas une ou la totalité de ces valeurs.

          Vous dîtes ensuite qu’il faut « prendre en compte les aspirations et l’expérience de la base ». Certes. Mais quelles sont les aspirations de celui qui vote blanc ou s’abstient ? On peut estimer que l’offre ne lui convient pas mais, en ce cas, pourquoi ne fonde-t-il pas un parti ou une association ? Nous verrons alors si ses aspirations ont une base étendue, sinon qui peut prétendre parler au nom d’abstentionnistes ?
          La « majorité silencieuse » est une notion utilisée par les démagogues et qui ne veut rien dire (puisqu’elle est silencieuse).

          Concernant les subventions aux associations, on trouve toujours que la sienne est délaissée et celle d’en face privilégiée. Si vous souhaitez que SOS Racisme ne touche plus de subventions, votez pour le parti qui propose cette suppression (il y en a). Vivrez-vous mieux après pour autant ? J’en doute.

          Encore une fois, n’importe qui peut monter une liste contre le maire en place. Il y a de nombreux maires non inscrits, sans étiquettes, d’entente communale, en France. Tous stigmatisent le peu d’entrain à la participation des habitants.
          Je ne pense absolument pas que les administrés ne participent pas aux organes de consultation ou aux organes de décisons publics par dépit mais par réticence à s’engager et à prendre sur leur temps.
          Si vous supprimiez les élus et organisiez une gestion directe, ce n’est pas la majorité qui s’exprimerait mais les plus motvés, les plus avides de pouvoirs et les plus disponibles. Je ne suis pas sûrs qu’ils seraint les plus compétents ou les plus désintéressés.

          Enfin, dire que si on avait fait ceci ou cela il n’y aurait eu ni shoah ni Guernica est un raccourci facile et arbitraire. l’Histoire est complexe mais on se rend compte que quelles que soient les époques ou les institutions, elle n’a été qu’une suite de guerres et de massacres avant même que la notion de république n’existe.
          Les moments les moins pénibles que la France ait connu sont ceux des 6 ou 7 dernières décennies, celles d’une république démocratique et laïque, où nous avons connu à un niveau inégalé dans l’Histoire, la prospérité économique, le développement de la médecine, une paix relative, un développement des droits pour les femmes et les minorités,…
          On peut toujours tout améliorer et j’y travaille mais il faut prendre garde à ne pas rejeter les valeurs qui nous ont amenées où nous sommes, sauf à me persuader qu’on vivait mieux au temps où ces valeurs étaient bafouées.
          Ce ne sera pas facile.

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          • Gérard Pierre

            14/11/2016

            Vous ne voyez pas ! ! !

            J’ai déjà expliqué en d’autres lieux l’aberration suprême à laquelle pouvait conduire le peu vertueux système actuel, s’exonérant de quorum et de prise en compte des véritables votes d’abstention, en prenant le cas volontairement extrême suivant :

            Inscrits : …………………….………………………………. 46.000.000
            Absentéistes : ……………………………………………….. 16.000.000
            Votants : ……………………………………………………. 30.000.000
            BLANCS « ou nuls » c.à.d ABSTENTIONNISTES : ……29.999.997
            ‘’EXPRIMÉS‘’ : ……………………………………………………… 3
            Dupond (avec un ‘’d ‘’) : …………………………………………… .. 2
            Durand : ………………………..……………………………………. 1

            Rien, …… dans le code électoral, …… ne permet de prétendre que Dupond (avec un ‘’d‘’) ne serait pas triomphalement proclamé vainqueur avec une « écrasante majorité » de 66,66% des voix …… ‘’EXPRIMÉES‘’ !

            Qu’on me démontre le contraire !

            Si j’ai pris cet exemple, volontairement extrême, c’est pour bien montrer que sa survenance est techniquement possible ! …… La Constitution n’a prévu AUCUN GARDE-FOU !

            Mais sans aller jusque là, si le bulletin BLANC, … c’est-à-dire la VÉRITABLE ABSTENTION, … était pris en compte, comme dans n’importe quelle assemblée générale de copropriétaires, Sarkozy aurait bien été élu en 2007 à la majorité avec 624.272 voix d’avance, mais le sieur Hollande n’aurait pas été le locataire de l’Élysée de 2012 à 2017 !

            Démonstration :

            18.983.138 Sarkozy – [16.790.440 Royal + 1.568.428 Blancs] = + 624.272 voix d’avance.

            Sarkozy a bien été élu à la majorité de 50,83% des voix RÉELLEMENT EXPRIMÉES, et non avec 53% ou 54% comme il se plait à le faire croire !

            En revanche, l’élection de Hollande aurait été invalidée par déficit de 1.007.092 voix de retard.

            Démonstration :

            18.004.656 Hollande – [16.865.340 Sarkozy + 2.146.408 Blancs] = 1.007.092 voix manquantes.

            Hollande n’a donc recueilli que 48,64% des voix RÉELLEMENT EXPRIMÉES.

            L’élection aurait dû être à refaire, …… ce qui aurait constitué une bonne leçon pour l’ensemble de la classe politique, trop habituée à traiter un peu trop facilement les choses par-dessus la jambe !

            Médite qui pourra, …… et, hormis les doctrinaires pavloviens, adhère qui voudra !

          • Jaures

            14/11/2016

            Votre démonstration, Gérard est purement arbitraire !
            De quel droit soustrayez-vous au vainqueur les abstentionnistes et bulletins blancs ? On ne s’abstient pas contre tel ou tel candidat mais on marque ainsi son indifférence ou son dépit que son candidat ne soit pas au 2ème tour.
            Vous changez les règles du jeu a posteriori. Vous créez de fait un 3ème tour à l’élection, ce n’est pas anti démocratique mais cela ne changerait pas grand chose à l’arrivée si les électeurs connaissent ces règles.
            Et que faire si à l’issue de ce 3ème tour on se trouve devant le même cas de figure ? Doit-on invalider dés lors tout scrutin où le seuil de 53% des suffrages exprimés ne sera pas atteint ? Ne craignez-vous pas qu’au fûr et à mesure des scrutins il y ait de moins en moins de participation ?
            Je ne suis pas sûr que cela soit opérant.

          • Gérard Pierre

            14/11/2016

            !!! …… et dans une assemblée générale de copropriétaires, ou d’association, voire dans un conseil d’administration (y compris de collège ou de lycée), de quel droit exige-t-on le respect du quorum et comptabilise-t-on les abstentions pour accepter ou rejeter une résolution mise à l’ordre du jour ?

            Il est assez singulier de constater que ce qui paraît normal dans certaines situations ne le paraisse plus dès que les principes directeurs des unes dérangent les habitudes acquises des autres ! …… Ah ! …… ces acquis d’un autre âge dont nous étouffons mais que les six cent mille élus de la république défendent bec et ongles parce qu’à eux, ils apportent un peu d’oxygène !

            Étonnez-vous ensuite de voir un brexit ‘’inattendu‘’, … une élection américaine ‘’non annoncée‘’, … et peut-être bientôt en France d’autres surprises ‘’inimaginables‘’ de même facture ! …… Si vous voulez que ça arrive, SURTOUT NE CHANGEZ RIEN !

            De toutes façons, ce sera toujours de la faute à quelqu’un d’autre !

            Vive l’arrêt publique !

          • Jaures

            15/11/2016

            Même avec votre système de quorum les résultats des dernières présidentielles n’auraient pas changé puisque 80% des électeurs s’étaient déplacés.
            Je ne pense pas que ce soit la façon dont les dirigeants sont élus qui pose problème aux gens, on ne m’en parle jamais, mais la façon dont ils dirigent les affaires, le décalage entre les discours et leur réalité quotidienne.

  4. goufio

    10/11/2016

    L’idée est en soit très intéressante mais il faut aussi dans un deuxième temps éliminer toutes les strates d’intérêts personnels de redevables de toutes natures. Le citoyen en doit payer que ce à quoi il a consenti rien d’autre, mais J Chirac est passé par là et tous les politiciens ont aimé, voilà qu’il nous ramène « le meilleur d’entre nous »

    Répondre
  5. goufio

    10/11/2016

    L’idée est en soit très inintéressante mais il faut aussi dans un deuxième temps éliminer toutes les strates d’intérêts personnels de redevables de toutes natures. Le citoyen en doit payer que ce à quoi il a consenti rien d’autre, mais J Chirac est passé par là et tous les politiciens ont aimé, voilà qu’il nous ramène « le meilleur d’entre nous »

    Répondre
    • goufio

      10/11/2016

      J’ai voulu écrire INTERESSANTE, c’est pourquoi le 2e commentaire en suite

      Répondre
  6. chapelle

    09/11/2016

    Cet article commençait bien… Hélas désaccord formel sur le fait de maintenir les trop nombreuses strates administratives : communautés de communes, et autres syndicats communaux, plus départements, plus régions, plus assemblée nationale, plus sénat etc… etc… Auxquels il faut rajouter toutes les associations, syndicats, comités théodules… Tout ça payé par notre travail, au lieu d’en faire profiter notre famille !!!!!
    Marre! trop c’est trop!

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    • quinctius cincinnatus

      11/11/2016

      Monsieur Gautron doit fréquenter de trop près les  » élites « 

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  7. Alain de Chantérac

    08/11/2016

    Cette subsidiarité est l’un des principes majeur du projet du général Didier Tauzin, candidat à la présidence de la république. https://rebatirlafrance.fr/

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  8. Le Ket

    08/11/2016

    Tout, sauf l’un des maffieux de la secte LR-PS-Ecolo-Centriste !

    Répondre

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