Logement: encore une contre-performance!

Logement: encore une contre-performance!

Notre pays n’arrête pas d’accumuler les contre-performances : un endettement insoutenable, une industrie qui se délite, une balance commerciale hyperdéficitaire, un système éducatif qui se dégrade et, avec un budget de 750 Mds€, un des plus importants au monde, un système social et de santé à la dérive.

Le logement qui, lui, n’est pas soumis à une concurrence étrangère, ne s’en sort pas mieux.

Nous devrions construire 500 000 logements par an; sur les 35 dernières années, nous n’en avons construit en moyenne que 320000.

L’OCDE a sorti dernièrement une étude qui en donnera l’explication en comparant, par pays, le nombre d’années de travail nécessaires pour acquérir un logement de 100 m2 et son évolution de 2000 à 2020.

– Aux États-Unis, il fallait en moyenne 3,6 années de travail en 2000 et 4,1 en 2020, soit une augmentation de 14%;

– En Italie: 8,5 années et 8,7, soit +3%;

– En Allemagne: 9,1 années et 9,4 soit également +3%,

– Et en France; 7,8 années et 12,8, soit +64%.

Pourquoi cette dérive?

Les raisons en sont multiples mais pratiquement toutes sont dues à une trop grande intervention de notre État:

– Une «overdose» de normes et décrets qui régissent la construction en France, dont la majorité a une influence néfaste sur le coût d’un logement. En effet, déjà 23% au-dessus de la moyenne européenne, ce coût va encore augmenter d’au moins 3% cette année, rien que pour la nouvelle norme RE2020.

– Blocages administratifs pour l’obtention du permis de construire.

– Inflation des recours sur la construction qui peuvent soit annuler le projet, soit le retarder de plusieurs années.

– La réduction du temps de travail qui augmente le temps nécessaire à la construction d’un logement.

– Le prochain resserrement du crédit qui va rendre plus difficile le financement des projets.

– Risque d’annulation du projet alors qu’il est déjà engagé.

Dans tous les domaines, l’hyper-administration française bloque notre économie et concourt à notre affaiblissement. C’est pourquoi il faut absolument libérer, donc libéraliser, notre tissu économique et enfin mettre en priorité l’efficacité à la place du principe de précaution qui a un effet néfaste sur notre développement.

Les 450 Mds€ d’endettement supplémentaire «covid» ont temporairement caché notre situation, d’autant plus que notre gouvernement en a profité pour en rajouter 80 pour la gestion de plus en plus budgétivore de notre pays.

Malgré une sortie de crise que l’on qualifie «d’exceptionnelle», gare au réveil en 2022 et sa liste incontournable de prochains dépôts de bilan – jusqu’à celui de notre pays, si nous refusons de faire enfin les réformes indispensables que je prône depuis une vingtaine d’années.

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(1) Commentaire

  • HansImSchnoggeLoch Répondre

    « C’est pourquoi il faut absolument libérer, donc libéraliser, notre tissu économique.. »

    Avec un « pater » et 6 « ave » cela aurait une chance supplémentaire de passer, enfin si Dieu ou Jupiter le veut.

    13/07/2021 à 16 h 25 min

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