Macron, les réformes et la procrastination

Posté le septembre 03, 2019, 10:12
3 mins

Procrastination: voilà un nom «barbare» qui n’est pas souvent utilisé dans la vie courante, mais qui résume bien l’état d’esprit d’une grande majorité de nos gouvernants, voire de la totalité des cinq derniers Présidents de la république.

Quelle en est donc la signification ? C’est la tendance à remettre au lendemain ce qui devrait se faire le jour même.

C’est comme ça que des décisions urgentes et indispensables qu’auraient dû prendre nos dirigeants se retrouvent reportées aux calendes grecques.

C’est ainsi que la réforme des retraites, déjà urgente sous Rocard et son livre blanc en 1991, n’a toujours pas eu lieu.

Des semblants de réformes ont bien été entamés, mais toujours à dose homéopathique, et dans le seul but de «refiler le bébé» au gouvernement suivant.

Avec Macron, on allait voir ce qu’on allait voir, enfin la vraie réforme attendue depuis une trentaine d’années serait engagée sans trembler.

On mettrait en place une retraite par points qui s’appliquerait à tout le monde : un euro cotisé donnerait lieu aux mêmes droits pour tous – sans aller tout de même jusqu’à introduire une dose de capitalisation, ce qui confirme au passage le gauchisme de notre Président.

Mais, au cours du dernier week-end d’août, nous avons assisté à un premier rétropédalage : alors que tous les autres pays ont, dans la logique du vivre plus longtemps, imposé la retraite à 65 voire 70 ans, Macron, utilisant un «micmac», a commen­cé par parler de 64 ans – ce qui était déjà insuffisant –, avant de faire marche arrière et de revenir à 62 ans!

Il y a gros à parier que le système par points sera, lui aussi, dévoyé et que la vraie réforme sera de nouveau «procrastinée».

Ce n’est malheureusement pas le seul sujet.

En effet, une marche arrière est enclenchée également sur les baisses des dépenses publiques et la diminution du nombre de fonctionnaires.

Combien de temps pourrons-nous encore nous voiler la face?

Inéluctablement, un jour, certainement proche, la sanction tombera – proportionnelle à notre défaillance.

Le piège se referme. Non, M.Macron, vous ne valez pas mieux que vos prédécesseurs!

La procrastination est maintenant inacceptable, le peuple français est lassé de la politique et la révolte des gilets jaunes n’est qu’un avant-goût de ce qui vous attend.

7 réponses à l'article : Macron, les réformes et la procrastination

  1. Gérard Pierre

    15 septembre 2019

    ” Les Français l’ont élu !”

    NON !

    DES Français l’ont élu ! …… c’est différent !

    Il faut examiner la machinerie électorale pour comprendre toute l’ignominie de ce que les menteurs institutionnels qualifient de …… démocratie !

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  2. BRENUS

    7 septembre 2019

    Un domaine dans lequel Macron ne procrasnise pas est bien celui de la représentation théatrale avec un jeu d’acteur qui finit par lasser tant il est répétitif.
    Mais EN MEME TEMPS , nous l’on dans l’os….. ,Merci les mougeons.

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  3. Hagdik

    5 septembre 2019

    La marionnette jacassante placée à l’Élysée par la clique Soros, applique soigneusement la doctrine Chirac : “on ne fait rien tout de suite ou on attend encore un peu.

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  4. quinctius cincinnatus

    5 septembre 2019

    de l’ amateurisme du Président – Banquier ou des petits arrangements entre ” amis ” : …

    ” les conventions fiscales signées par la France avec ses partenaires commerciaux ne sont pas évaluées économiquement. Certaines pourraient même amputer les recettes de l’ Etat, regrette la Cour des Comptes ”

    ( ” Le Figaro ” )

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  5. quinctius cincinnatus

    5 septembre 2019

    ” il faut donner du temps au Temps ”

    c’ est, heureusement, la seule devise intelligente que respectent tous les Présidents

    autrement ce serait Octobre Rouge en France

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  6. KAVULOMKAVULOS

    4 septembre 2019

    Pourtant selon les éminents spécialistes, notamment financiers qui déblatèrent sur les radios et tv, la situation en France est actuellement meilleure grâce aux “actions” de Macron. Même un type comme Dessertine vous l’assure. Et ne parlons pas de Calvi la brosse à reluire.
    Pour tous ces gens, certainement que tout va bien, comme pour peut être 15 à 20% des français. Mais les autres ? Ils s’en foutent et s’étonneront après cela que, sous une forme ou une autres, la contestation genre GJ puisse repartir de plus belle, voire pire. Maintenant on annonce que pour faire avancer la cause des femmes battues ou “féminicisées” il faut mettre au moins un milliard d’euros sur la table, pour payer les apparts de sauvegarde, les aides divers, etc… A croire que toutes les victimes ne travaillent pas et n’ont aucun revenu de sorte qu’elles doivent être intégralement prises en charge. Ce soir à la tv j’ai vu une émission dans laquelle était présentée Mme Pierre Brossolette, représentante recyclée “des droits des femmes”. Très bien. Qui est représentant “des droits des hommes” et je ne parle parle des “droits de l’homme” déjà bien pourvus? Bien sûr il faut être intraitable avec les salauds et frappent tuent leurs compagnes – et même celles des autres – . Mais si l’on veut dédier dans chaque commissariat, gendarmerie et maintenant hôpital des fonctionnaires supplémentaires pour prendre en compte les problèmes de couple, et mettre tout le “personnel de suivi des cas”, il va falloir passer à la caisse. Qui va payer ?

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  7. quinctius cincinnatus

    3 septembre 2019

    l’ histoire nous montre que souvent quand il s’ agit de faire une connerie aux lourdes conséquences, ils , les politiques, procrastinent rarement

    Macron ne veut pas ” finir en Hollande ” alors il ” reporte ” pour un second mandat et met un peu de miel pour attirer les mouches à lui

    bref il ” chiraquise ”

    le problème c’ est qu’ il n’ y a pas d’ opposition réelle car celle ci s’ est finlandalisée devant la gauche

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