Nationalisme économique : un mauvais choix politique

Posté le mars 08, 2006, 12:00
5 mins

Avec la mondialisation de l’économie, la taille du Marché passe de 60 millions d’habitants (la population de la France) à 6 milliards (la population du monde). Les entreprises doivent donc s’adapter à ce changement, et pour satisfaire les 6 milliards de clients éventuels, une entreprise jusque-là de taille nationale doit acquérir une taille mondiale.

Dans cette fantastique mutation de l’économie, des entreprises disparaissent tandis que d’autres prennent une dimension mondiale. Il y a des perdants et des gagnants. Pour être gagnant, il faut avoir les moyens financiers d’investir. Sinon ce sont les concurrents qui prennent votre place. Les responsables politiques, médiatiques ou syndicaux français semblent ne pas encore avoir compris ces données économiques.

Quand Total, qui a su prendre une dimension mondiale, profite de l’augmentation du prix du pétrole pour réaliser 12 milliards d’euros de bénéfice, nous devrions tous nous réjouir de ce beau succès. Il montre qu’une entreprise nationale bien gérée a réussi sa mondialisation et qu’elle a les moyens d’acheter d’autres entreprises étrangères. Grâce à des entreprises comme Total, ce sont les Français qui peuvent faire des OPA et non les étrangers. Mais tout un courant dans l’opinion publique française est scandalisé du succès de Total. L’actionnaire en met plein ses poches, tandis que l’automobiliste paye bien plus cher l’essence qu’il met dans le réservoir de sa voiture. Certains demandent que l’on mette un impôt supplémentaire sur les bénéfices de l’entreprise en semblant ignorer que cet impôt supplémentaire éloignerait encore plus de la France le capital dont nous avons besoin pour créer des emplois.

Arcelor, la plus grosse entreprise sidérurgique française, est maintenant de dimension européenne. La crise pétrolière lui a rapporté de solides bénéfices en 2005 (près de 4 milliards d’euros). Personne en France ne parle de taxer les superbénéfices d’Arcelor. Car une riche entreprise sidérurgique indienne, Mittal, envisage de racheter Arcelor. Tous les Français hurlent devant ce rachat. Les syndicats prévoient des restructurations qui, selon eux, seraient responsables de chômage en France. Le gouvernement voit un des plus beaux fleurons de l’industrie française passer sous un contrôle étranger. Il met donc en place un moyen de s’y opposer. Le gouvernement n’impose pas de façon supplémentaire les bénéfices d’Arcelor, bénéfices réalisés en nous obligeant à acheter plus cher nos voitures. Une telle taxation pourrait éloigner Mittal, et tous les autres investisseurs… Mais le gouvernement autorise Arcelor à émettre de nouvelles actions, pour renchérir son prix. Ce procédé est utilisé depuis des années aux USA et il tend aujourd’hui à y être abandonné : l’expérience montre, en effet, qu’il fait baisser les cours de l’action en bourse et éloigne ultérieurement de l’entreprise les capitaux dont elle a besoin.

Quand une entreprise d’électricité italienne Enel veut racheter Suez avec 15 milliards d’euros, le gouvernement français s’y oppose en demandant à Gaz de France de fusionner avec Suez. D’urgence, la fusion est réalisée, L’État français n’aura plus la majorité dans le nouveau groupe, comme il l’avait encore dans Gaz de France. Une privatisation de gaz de France a donc été réalisée et les syndicats sont furieux.

Dans la restructuration actuelle des entreprises, les nouvelles entreprises sont multinationales. Danone en est le plus bel exemple. Cette entreprise française compte aujourd’hui plus de salariés à l’étranger qu’en France et son capital est international.
Les Français et leurs responsables semblent regretter l’heureux temps où l’économie n’était que nationale. C’était, il est vrai, une époque de relative stabilité pour les salariés. Mais la mondialisation, en introduisant la concurrence, a permis de faire baisser de façon importante les prix et elle s’oppose à l’inflation. Le nationalisme économique est un mauvais choix. La liberté rendue aux entreprises est le bon choix.

12 réponses à l'article : Nationalisme économique : un mauvais choix politique

  1. Observateur

    13/03/2006

    « – Les Etats-Unis ont développé une importante industrie informatique, parce que l’état avait lancé le programme Apollo » Le circuit imprimé, qui a permis ensuite le développement de la micro-informatique, est bien une création du programme Apollo lancé par l’état ! « 70% de la valeur de l’Airbus, ce sont les moteurs et l’electronique, made in USA.. » C’est la preuve par a + b : Les Etats-unis protègent leurs industries et pas les pays européens ! « Ainsi alors que l’Europe a les taxes à l’importation les plus faibles du monde,  » Très bien, c’est bon pour le pouvoir d’achat, et pour l’économie (…) » Ça, c’est du dogmatisme libertarien. Soyons sûr le reste du monde est à une éternité de ces considérations théoriques: Et la conséquence : l’Europe (de l’ouest) devient une zone économique sans industrie et qui s’appauvrira de plus en plus, à la différence du Japon (pourtant plus riche), de la Chine, des USA (pourtant plus riche), de l’Inde, l’Europe de l’est etc… « Aujourd’hui, tous les géants de l’Informatique sont aux Etats-Unis et pas en Europe.  » Il est bien connu que le premier sur un marché conserve un avantage substanciel pour plusieurs année d’au moins 20% par rapport à une concurence féroce » Votre démonstration prouve le contraire de ce vous dites, puisque le marché Européen est de 450 millions d’habitants et beaucoup plus important que le marché nord américain de 300 millions d’habitants ! « Passons déjà sur les conséquences qu’entraînent une immigration incontrôlée qu’aucun pays développé n’applique » Aucun rapport avec le libéralisme (…) Oui, mais cela a un rapport avec une partie de certains libéraux. Madelin, les libertariens et les anarcho-capitalistes ne veulent pas limiter l’immigration incontrôlée, car l’état ne doit pas intervenir dans l’économie selon eux ! « Le protectionisme n’est pas une solution, surtout qu’il provoque des représailles : voulez vous retrouver le pouvoir d’achat des années 40/50 ? » Et pourtant les autres appliquent bien de nombreuses formes de protectionnisme : les USA, le Japon, la Chine, l’Inde, Brésil… (voir ma réponse précédente). Certains appliquent même un protectionnisme très important : la Chine et l’Inde. Tout est dans la mesure et je souhaite juste que les pays européens défendent leurs secteurs stratégiques, ce qu’ils ne font pas par dogmatisme ! De plus, voir condamner toutes formes d’interventionnisme par l’état dans l’économie empêche également de développer la recherche et l’industrie comme le Japon et les Etats-unis savent le faire. « C’est à nous de nous adapter aux régles du monde moderne » Ce n’est pas le monde moderne puisque les autres pays en dehors de l’Europe ne l’appliquent pas. C’est juste dans votre imagination. « 35h, ISF, 25% de fonctionnaires, textes de loi à gogo » Bien évidemment, je condamne fortement tout cela et ma réponse n’a pas parlé de cela ! Et j’ai même pris soin de parlé aussi du Royaume-uni, où la tendance est la même qu’en France, pour bien indiquer que la tendance était commune à tous les pays européens, qu’ils soient plus ou moins socialistes, même si le socialisme en France est une circonstance aggravante. Je suis bien d’accord.

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  2. Ado

    13/03/2006

    « – Les Etats-Unis ont développé une importante industrie informatique, parce que l’état avait lancé le programme Apollo, ce qui a permis de lancer de nombreuses recherches dans différents domaines. Une des retombés connue est les circuits imprimés et le développement de l’industrie informatique.  » Nan, le microprocesseur, qui à fait la fortune d’intel et donc créé toute l’informatique mondiale, est né d’une commande d’une société japonaise pour fabriquer des calculatrices. Intel d’ailleur n’avait même pas compris le potentiel de son invention, et vendu le brevet aux Japonais. Mais ceux-ci ont finalement renoncé à leur projet de vendre des calculettes, et Intel à racheté ce brevet. Quelque temps aprés sortait le Intel 4004, le premier microprocesseur, suivi du fameux 8080, trés célébre dans les année 70, dont les descendants équipe les PC depuis 1981 (8088, 8086, 80286,80386, etc..). A noter qu’Intel n’était qu’un TPE à l’époque, et venait juste d’être créer. Il n’y a jamais eut le moindre processeur dans Apolo. « Croyez-vous sincèrement que le jour où les pays européens auront cédé tout leur savoir faire dans les domaines ou ils ont encore une valeur ajoutée, comme on a pu l’observer suite à l’affaire de la vente de 100 airbus à la Chine … » 70% de la valeur de l’Aibus, ce sont les moteurs et l’electronique, made in USA.. « Ainsi alors que l’Europe a les taxes à l’importation les plus faibles du monde,  » Trés bien, c’est bon pour le pouvoir d’achat, et pour l’économie, vu que les entreprises importent massivement elles aussi. Donc cela crée de l’emploi (+5% de l’emploi US serait dû aux…délocalisations). Par ailleur les taxe à l’importation sont strictement réglementé par l’OMC. Ceux qui comme Bush pour l’acier les viole sont sanctionné par l’OMC. Par ailleur, le gain est théorique, car une hausse des taxe rend l’acier plus chére, ce qui pénalise le consomateur et donc l’industrie automobile US, pourtant déja mal en point. Bref, cette hausse produit du chômage. Si une industrie ne s’est pas adapté à la concurence quand il y en avait, pourquoi le ferait elle plus alors qu’elle est protégé par des taxes ? « Aujourd’hui, tous les géants de l’Informatique sont aux Etats-Unis et pas en Europe.  » Il est bien connu que le premier sur un marché conserve un avantage substanciel pour plusieurs année d’au moins 20% par rapport à une concurence féroce -le temps perdu ne se ratrape jamais. Autrement dit, si les biotechnologies émergent aux USA, les USA domineront le secteurs pour au moins 50 ans. C’est d’ailleur ce qui est arrivé pour le microprocesseur. Mais aller expliquer cela aux connards qui sacages les champs d’expérimentation des OGM.. « Passons déjà sur les conséquences qu’entraînent une immigration incontrôlée qu’aucun pays développé n’applique » Aucun rapport avec le libéralisme, surtout à une époque ou les entreprises, les capitaux peuvent changer de pays du jour au lendemain. L’immigration à surtout pour but de créer des assistés, et c’est le plan et le prétexte de la gauche pour justifier imposition et fonctionnaires, pour justifier la gauche. Le protectionisme n’est pas une solution, surtout qu’il provoque des représailles : voulez vous retrouver le pouvoir d’achat des années 40/50 ? Par ailleur il existe la loi de l’avantage comparatif. Enfin, ces nouveaus pays ont des centaines de millions de nouveaux consomateurs, et ce sont des marchés gigantesques pour nos entreprises. C’est à nous de nous adapter aux régles du monde moderne, et ce n’est pas en les violants (35h, ISF, 25% de fonctionnaires, textes de loi à gogo) qu’on prend le bon chemin pour les suivre. Déja que rien ne bouge en France..

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  3. Observateur

    12/03/2006

    (NOuvelle version avec quelques corrections pour être plus clair) Pour répondre à cette idée : « Nationalisme économique : un mauvais choix politique » Je pense que cette idée est partiellement fausse, en précisant que ce n’est absolument le libéralisme, ni le capitalisme que je critique, mais les idées typiquement libertariennes ou anarcho-capitalistes selon lesquelles les états ne devraient pas intervenir en matière économique. Les libéraux orthodoxes se trompent en partie parce qu’ils raisonnent toujours à l’instant t, sans intégrer la dimension temps dans leur raisonnement. Passons déjà sur les conséquences qu’entraînent une immigration incontrôlée qu’aucun pays développé n’applique, à l’exception de la France, et dans une moindre mesure les autres pays de l’UE, mais dont on voit clairement les conséquences : islamisation croissante, multi-ethnisme et multi-culturalisme , zones de non droit, montée de la violence, des crimes et délits. Cela revient à réduire les hommes à une seule valeur marchande et à faire abstraction complète des notions de nation, de culture et d’identité qui sont pourtant une réalité. Et si la France ne veut pas en tenir compte dans son délire collectif, soyons sûr que les autres pays, le Japon, la Chine, l’Inde, les USA, le Canada, l’Australie, les pays d’Asie, d’Amérique… en tiennent compte. Mais pour mettre l’accent que sur l’aspect purement économique, il ne fait pas de doute pour moi que l’affirmation qui consiste à dire qu’il suffit de baisser les impôts et les interventions de l’état, et laissez les hommes libres de commercer et de se déplacer ou d’immigrer pour développer la richesse et l’économie est partiellement vraie, certes, mais insuffisante. Si cette affirmation était totalement exacte, alors on n’observerait pas une fuite de la technologie de l’Europe (et même des pays plus libéraux comme le Royaume uni) vers d’autres régions de monde, essentiellement les pays d’Asie mais aussi l’Amérique. Car cela n’est pas vrai comme par hasard pour les USA qui sont pourtant plus riches que nous. L’Europe devient ainsi, même quand on regarde les pays les plus libéraux, une zone où toutes les technologies de pointe et d’avenir disparaissent : Il n’y a quasiment pas d’industries électroniques. Les industries textiles, de fabrication de produits électroniques grands publics, de construction navale… sont de plus en plus faibles dans les pays européeens. La recherche sur les biotechnologies, la biologie se concentrent de plus en plus sur les Etats-Unis. L’informatique ne se limite plus qu’au service et il est maintenant de plus en plus menacé par d’autres pays à main d’œuvre moins cher, essentiellement l’Inde, mais pas seulement. Croyez-vous sincèrement que le jour où les pays européens auront cédé tout leur savoir faire dans les domaines ou ils ont encore une valeur ajoutée, comme on a pu l’observer suite à l’affaire de la vente de 100 airbus à la Chine … avec la vente de la technologie en même temps pour permettre à la Chine de fabriquer elle-même des avions, croyez-vous que quand les pays européens n’auront plus d’industrie importante (car il serait plus rentable aujourd’hui de produire dans un pays à coût de fabrication moins élevée et qu’il ne faudrait pas protéger certains secteurs économiques stratégiques) , ils joueront encore dans la cour de grands. La vérité est qu’ils deviendront alors une zone du tiers-monde, comme l’étaient les pays d’extrême orient au début du siècle. Ce même secteur des services sera lui-même menacé par la concurrence et les prix eux-mêmes tirés vers le bas. N’ayant plus de domaines de pointe et d’influence importante dans la recherche appliquée, puisqu’il n’y aura plus d’entreprises industrielles importantes, on observera alors la baisse du niveau de vie des pays européens. Et on observe déjà ce phénomène : les pays européens ne sont nullement protégés dans les services, je pense en particulier au service informatique, et peux vous certifier que les prix sont tirés vers le bas et que l’on est de plus en plus menacé par les pays dit du tiers monde à main d’œuvre moins cher. Certes, à court terme on peut avoir un gain, mais vous n’avez jamais intégré la dimension temps, et donc à moyen terme ou à long terme, c’est bien d’une perte qu’il s’agit. Toutes ces considérations absurdes n’ont nullement été appliquées dans les pays en dehors de l’Europe. Ainsi alors que l’Europe a les taxes à l’importation les plus faibles du monde, le Japon, les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, entre autres, appliquent des mesures protectionnistes, parfois modérées, parfois plus importantes, dans le but de développer leur industrie. Par exemple, les Etats-unis imposent de produire 40% (je crois) sur leur sol pour pouvoir y vendre. Et pour terminer, je vais donner quelques exemples historiques qui montrent que des mesures étatiques ont permis de développer l’industrie, la recherche et donc permis le développement. – Le Japon a pu développer une très forte industrie automobile, électronique, navale, … après la seconde guerre mondiale parce qu’il appliquait justement de nombreuses mesures protectionnistes déguisées mais bien réelles, et même aujourd’hui encore. – Le Brésil a pu avoir une importante industrie automobile, justement parce qu’il a imposé des taxes à l’importation élevées dans le secteur automobile qui ont incité les constructeurs à produire eux-mêmes au Brésil. – Les Etats-Unis ont développé une importante industrie informatique, parce que l’état avait lancé le programme Apollo, ce qui a permis de lancer de nombreuses recherches dans différents domaines. Une des retombés connue est les circuits imprimés et le développement de l’industrie informatique. Aujourd’hui, tous les géants de l’Informatique sont aux Etats-Unis et pas en Europe. Et vous avez bien compris que l’idée n’est pas d’avoir des entreprises publiques du type de Bull incompétente, mais des entreprises privées puissantes. – Si la France n’avait pas lancé le programme Ariane, croyez-vous qu’on aurait aujourd’hui une industrie spatiale qui n’est pas ridicule aujourd’hui, mais dans l’avenir au rythme où va le délire européen, tout est possible… – Etc.. On pourrait trouver de nombreux exemples. Voilà pourquoi condamner tout « nationalisme » en matière économique est une aberration, selon moi. Ps : Il ne s’agit pas de discuter si telle ou telle proposition est totalement vraie aujourd’hui, ni d’argoter sur un point de détail, mais de comprendre l’idée générale et surtout l’évolution visible aujourd’hui et de combattre les dogmes parfois absurdes qu’on veut nous imposer.

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  4. rachid

    12/03/2006

    enfin vous avez compris que votre domination sur les pays pauvres sera echouee par TSUNAMI MONDIALISATION que sans ces dérniers vous ne résistera pas

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  5. sas

    11/03/2006

    AJC lahitte:ils veulent une gestion commune des energies par l’europe….ils entendent comme le principe précédent,initié et national…..on privatise les gain et on mutualise les pertes sur l’ensemble de la population européene…simple comme plan et la machine est déjà en place… 2006….108 milliardaires supplémentaires dans le monde….augmentation de 5% des demandeurs de RMI… le jeu c’est trouver le point commun… sas qui se marre encore et encore.

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  6. sas

    11/03/2006

    AJC lahitte:ils veulent une gestion commune des energies par l’europe….ils entendent comme le principe précédent,initié et national…..on privatise les gain et on mutualise les pertes sur l’ensemble de la population européene…simple comme plan et la machine est déjà en place… 2006….108 milliardaires supplémentaires dans le monde….augmentation de 5% des demandeurs de RMI… le jeu c’est trouver le point commun… sas qui se marre encore et encore.

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  7. Jean-Claude Lahitte

    10/03/2006

    Les gouvernants occidentaux, sous la baguette anglo-américaine, au nom de « libéralisme » veulent tous jouer au « grand jeu » économique (le digne continuateur d’un autre « grand jeu » impérialiste mené aux XIX° siècle, essentiellement par les Britanniques) dont ils ont établi les règles mais en se réservant le droit d’utiliser un « joker », mais le cas échéant des dés pipés ou des cartes truquées. Et dès qu’ils constatent qu’ils sont en train de perdre la partie, ils invoquent – en dernier recours – le droit à préserver les intérêts vitaux de leur pays.(1) Tout cela au nom d’un nationalisme qu’ils jugeraient « rampant » ches les autres (et qu’ils se gardent bien d’invoquer)et qu’ils combattent partout où il se manifeste. On vient de le voir avec l’OPA sur Arcelor. On le voit avec le rachat annoncé de six ports américains par une Compagnie de Dubaï et la vive réaction du Congrès. Mais le comble du ridicule et de la mauvaise foi(2) me semble atteint avec l’OPA d’ENEL sur Suez contrée par GDF qui met aux prises, des deux côtés de cette table de pingpong les tenants à tous crins de l’Union européenne que sont, d’un côté le tandem Chirac/Villepin, de l’autre Berlusconi qui n’ont eu de cesse de diluer leur pays (la France et l’italie, donc) dans un ensemble gouverné par des bureaucrates apatrides qui ont remplacé la défense des intérêts de leur patrie d’origine par la gestion de leur propre carrière. Il y aurait de quoi rire, s’il n’y avait derrière cette pantalonnade de quoi pleurer… Mais le comble du jésuitisme dans cette affaire « Suez » est atteint par les socialistes français qui, interrogés sur leur pont de vue dans cette affaire, tous chamtions de l’Union européenne, qu’ils aient voté OUI ou NON, répondent à qui mieux mieux, comme s’ils obéissaient à une consigne « Nous, nous souhaiterions une gestion en commun de l’énergie au sein de l’UNION ». Défense de rire ! Défense surtout de demander à ces bons apôtres ce qu’ils entendent par « gestion en commun… »… Cordialement, Jean-Claude Lahitte (1) quel pays pourraient demander à ces apôtres de la « globalisation » à tout-vat les « prédateurs » qu’ils veulent repousser ? (2) le ridicule étant à son comble quand on sait que, aussi bien pour ARCELOR que pour SUEZ (mais dans ce cas ce sont les syndicats de GDF qui l’évouent cette « différence » à propos d’une fusion avec SUEZ), oninvoque

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  8. Jean-Claude Lahitte

    10/03/2006

    Que les intervenants sur ce « site » me pardonnent s’ils retrouvent dans le présent « post » un texte semblable à un précédent. Pour des raisons qui m’échappent, un texte que j’avais tapé s’est « évanoui » dans la nature à la suite de je ne sais quelle fausse manoeuvre… Et je reprends donc à zéro mon précédent « post » pour dire ou redire ce qui suit. Cette affaire d’OPA, ces affaires, devrais-je dire, amènent de ma part les commentaires suivants. Les Occidentaux, menés par le tandem infernal « Etats-Unis/Grande-Bretagne » (où, si l’on préfère, ceux qui dirigent dans l’ombre) mènent actuellement un « grand jeu » économique qui fait suite au « grand jeu » mené essentiellement par l’Angleterre(1) au XIX° siècle et au début du suivant. Un « jeu » dont ils ont établi les règles, au nom du « libéralisme » et du « globalisme »… Mais ils se réservent le droit, lorsque le « jeu » leur déplaît de sortir un « joker ». Et n’hésitent pas, lorsque la partie risque de mal tourner pour eux, à utiliser des dés pipés, ou même des cartes truquées. On l’a vu successivement avec ARCELOR, puis avec les six ports américains que veut racheter une Compagnie de Dubaï (enrichie par les Etats-Unis !). On le voit en ce moment avec l’OPA sur SUEZ. Bien entendu, les arguments invoqués pour contrer ces rachats, ne se prétendent pas « NATIONALISTES » (tout comme d’autres vous diraient, ce n’est pas par racisme), mais simplement soucieux de préserver qui la « culture » de l’entreprise opéïsée, qui des « intérêts vitaux ». Quand on sait que ceux qui agissent par un dernier réflexe nationalistes sont les mêmes que ceux qui dénoncent le « nationalisme rampant » partout ailleurs. Notamment lorsqu’un pays repousse une OPA venant de « chez eux ». (NB. je dois à l’honnêteté de rappeler que George W. Bush soutient, face au Congrès, le rachat des ports américains !). Le comble du « chauvinisme » et de la mauvaise foi(2) me paraît atteint dans l’affaire de SUEZ où l’on voit s’opposer comme une partie de pingpong des européïstes à tous crins : d’un côté CHIRAC/VILLEPIN et de l’autre BERLUSCONI, tous faux « libéraux » (particulièrement les deux premiers cités) qui oublient, ou font demblant d’oublier que tant GDF qu’ENEL (merci à « defer » de l’avoir rappelé) sont des sociétés « non-opéables ». Et, puisque je parle de « comble », le comble du jésuitisme me paraît atteint par les dirigeants socialistes « français » (tous européistes patentés, Fabius en tête) qui, interrogés sur cette affaire franco-italienne, répondent à qui-mieux-mieux, comme s’ils obéissaient à un mot d’ordre (c’est cela la « démocratie » !) déclarent en susbtance et sans se compromettre : »Nous sommes partisans d’une politique européenne commune de l’énergie » (faisant semblant d’oublier que les intérêts de Suez ne sont pas QUE dans l’énergie, même si elle a de « jeunes » ambitions dans ce domaine) … Bien cordialement, Jean-Claude Lahitte (1) un épisode de ce « grand jeu » anglais a été marqué par la « Guerre de l’Opium » menée contre la Chine, au nom du « libre échange », qui refusait de s’ouvrir à l’importation de l’opium. Nota : comme tout se paie – parfois des générations plus tard – je crains que l’Occident ne « paie » aujourd’hui avec l’invasion de toutes sortes de « drogues » en provenance de pays « émergents »… (2) puisque je parle de « mauvaise foi », n’y-a-il pas de la mauvaise foi lorsque le Président (luxembourgeois) d’ARCELOR invoque, pour refuser une OPA « indienne » un « différence de cultures » (arguments repris en choeur par les politiciens européens concernés) ? n’y a-t-il pas « mauvaise foi » lorsque l’on entend les syndicalistes repousser l’OPA sur SUEZ, toujours au nom d’une différence de cultures ? Quant on sait qu’aussi bien les politiciens et les dirigeants européens, que les syndicalistes de tous poils se moquent de voir disparaître la culture européenne (certes différencié, mais « unifiée » par la culture greco-romano-chrétienne) au sein de communautés allogènes de plus en plus envahissantes, il y aurait de quoi éclater de rire, s’il ne fallait malheureusement pas tout craindre pour la culture européenne. Le « comble » étant atteint par CHIRAC II qui, l’an dernier, avait dit « la culture européenne est autant musulmane que chrétienne », montrant par là qu’il se f… des différences de cultures !

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  9. Mancney

    10/03/2006

    Pour Son Altesse. Un equilibre va se mettre en place. La triche existera toujours mais ira en diminuant, comme les dictatures. Tu es bien trop pessimiste. C’est tres Francais, ca. Relaxe un peu, dammit, va a la plage, RIGOLE, comme dit Al Borg. Best, Mancney

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  10. sas

    10/03/2006

    A mancney…tu as vu avec le sport:cyclisme,foot….comment penser qu’il n’y aura pas de triche et pas de délit d’initié ????? tu crois encore au père noel mancney? ….d’après toi , l’esb,la grippe aviaire,les ogm…c’est quoi ???? des secteurs entiers de notre economie ont été artificiellement affecté ….juste avec l’aide des médias aux ordres. SAS

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  11. Mancney

    10/03/2006

    Merci pour cet interessant article monsieur Trémeau. Effectivement, le « nationalisme » d’entreprise est devenu complétement suranné et anachronique. Les frontieres économiques et monétaires se diluent tres vite et il conviendra de jouer le jeux international, sans tricher. Challenges passionnants, Jeux Olympiques de Production. Il serait judicieux, cependant, de fixer qqs « protections » appropriées aux secteurs sensibles qui contribuent a la défense du pays, et ce avant que l’O.P.A. ou l’acquisition se présente. Il suffit juste d’un peu de clairvoyance. Best, Mancney

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  12. defer

    08/03/2006

    l’opa sur suez Il faudra m’expliquer, pourquoi on applaudirait Enel faisant une OPA sur suez et demantelant aussitot celui-ci comme annoncé, alors que le meme Enel est non opéable en raison de la part de l’état italien dans son capital. Les italiens, pas plus que les espagnols ou les allemands ne sont près de cèder leurs leaders dans le domène de l’energie. Arretons de jouer les vierges effarouchées!

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