Non aux syndicats irresponsables !

Posté le avril 02, 2014, 7:00
3 mins

Les syndicats français vont-ils encore longtemps préférer le confort du conservatisme désuet à l’audace de l’impérieuse réforme ?

Que les partenaires sociaux pensent enfin à défendre les intérêts de leurs adhérents et qu’ils s’éloignent de tout dogme idéologique. Voilà le message fort que je souhaite leur adresser aujourd’hui.

Le pacte de responsabilité défendu par le Président de la République est une véritable réponse aux enjeux que notre pays doit surmonter, car il est le seul à pouvoir améliorer les perspectives de croissance et d’emploi, même si nous sommes impatients de le voir se concrétiser.

Ce que François Hollande a proposé à nos entreprises, c’est une réduction des charges sur les salaires et une simplification administrative contre des embauches et plus de dialogue social. Ces syndicats sont-ils contre davantage de dialogue social ? Sont-ils contre davantage d’embauches ? Mettons-les enfin face aux réalités du terrain entrepreneurial et aux 150 États qui nous font concurrence sans remords !

Que les partenaires sociaux nous expliquent sérieusement à quoi ils veulent renoncer : à l’indispensable réduction des dé­penses publiques, alors que nous sommes surendettés ?

À la clarification des compétences revenant à chaque échelon de collectivité territoriale, alors que l’administré est quotidiennement perdu dans ce millefeuille administratif ?

Au rétablissement de la compétitivité des entreprises au service de l’investissement et de l’emploi ?

À la simplification de l’environnement administratif et réglementaire qui asphyxie tant d’entreprises ?

Comment la gravité de la destruction des emplois et des activités, notamment industrielles, dans nos régions que je traverse quotidiennement, peut-elle ne pas les avoir conduits à reconnaître l’impérieuse nécessité de réduire le poids des charges qui pèsent sur nos entreprises ?

Souhaitent-ils que les investissements directs vers notre pays, qui se sont malheureusement déjà effondrés de 77 % en 2013, contrairement à d’autres pays comme l’Allemagne et l’Espagne, diminuent encore ?

Quand vont-ils comprendre que protéger l’entreprise, c’est sauver l’emploi ? Quand ces syndicats vont-ils enfin se réveiller ? N’a-t-on pas déjà perdu assez de temps ?

Je regrette vivement que les partenaires sociaux ne restent pas ouverts au dialogue et je leur demande de ne plus être dans l’opposition systématique.

Le pacte de responsabilité n’est pas la meilleure voie, mais, dans le contexte actuel, la seule voie pour augmenter les investissements et créer des emplois dans notre pays afin qu’il puisse renouer avec la croissance dont il manque cruellement.

Guillaume Cairou

49 réponses à l'article : Non aux syndicats irresponsables !

  1. Jaures

    08/04/2014

    « Il est vrai, Jaures, que c’est une « complémentaire », mais l’assujettissement obligatoire (en fait illégal selon la justice européenne, mais c’est une autre histoire) belge est de 8,5 €/mois ! » dit le DrH.
    Encore une fois, vous confondez cotisations et complémentaire santé. Les 8,5€ par mois sont le prix de base d’une complémentaire. En Belgique, les cotisations sont globalisées. Maladie + chômage + vieillesse: 37,98% sur 108% du salaire brut.
    On est loin de vos 8,5€. Réfléchissez: par quel miracle une couverture maladie de base pourrait être à ce prix ?

    Répondre
  2. goufio

    05/04/2014

    Lorsqu’on parle de pomme de terre à M. JAURES il répond bière. Pour mes chiffres je les ai vérifié sur le bulletin de salaire de ma secrétaire. Pour les assurances aux USA, ce n’est pas le sujet puisque je n’ai fait que reprendre vos chiffres et les mettre en ordre. Un point c’est tout, arrêtez d’être à côté de la plaque. Lisez ce qu’on vous écrit et essayer de comprendre les autres.

    Répondre
    • Jaures

      07/04/2014

      Très bien, Goufio, parlons pommes de terre. Voici les taux globaux de cotisations salariales (salarié + employeur).
      Maladie: 13,55%
      A.F: 5,25%
      C.S.G: 7,5%
      C.R.D.S: 0,5%
      Chômage: 6,40%
      Vieillesse: 15,25%
      Divers : 1,10%
      (chiffres memento social n°55332 du 01/2014)
      Comme vous le voyez, l’assurance vieillesse seule ne prend « que » 15,25% du salaire. Si vous envisagez un placement privé, vous ne pouvez donc prendre en compte que cette part du salaire. De même, j’ai cité le prix moyen d’une assurance santé aux E.Unis pour montrer ce qu’aurait un salarié en regard du prélèvement actuel.
      Je ne dis pas que le système de répartition actuel est parfait, loin s’en faut, je dis simplement qu’il est plus sûr et plus juste qu’un système purement privé.

      Répondre
      • Dr H.

        07/04/2014

        Je répète ma question à Jaures qui dit que rien ne vaut le système de retraite par répartition. Et quand on en sera à un cotisant pour un retraité ?

        Répondre
        • Jaures

          07/04/2014

          Dr, vous posez les bonnes questions.
          Il en va de même pour les retraites et la santé. Il est entendu que la part du PIB consacrée à ces deux postes sera amenée à s’accroitre. Mais la question n’est pas liée à l’organisation des retraites: si vous choisissez le système par capitalisation, vous serez obligé, si votre espérance de vie s’accroit, d’épargner plus, plus longtemps ou de prendre plus de risques.
          Pour le système par répartition, la question sera posée de la durée de cotisation et de son assiette. Mais quel que soit le modèle choisi, l’accroissement de l’espérance de vie pose le même problème de financement des retraites.

          Répondre
      • quinctius cincinnatus

        08/04/2014

        @ Jaurès … vous avez sans doute noté que je ne suis pas intervenu sur ce sujet qui échauffe régulièrement les esprits

        Répondre
  3. 05/04/2014

    Qui peut croire que le « Pacte de responsabilité » aura pour conséquence de l’embauche ? que dalle !!
    Les patrons vont restaurer leurs marges et…point final.
    Cette tartuferie est le miroir aux alouettes…..
    La France souffre d’une maladie incurable dont elle va crever…..l’absence de compétitivité pour les produits concurencés et l’absence de marché pour les produits courants ou innovants….voila l’équation imparable qui nous conduit tout droit à la cata…..le reste est à débattre au bistrot du coin avec la CGT et FO …..et Jaurès of course !!

    Répondre
    • Jaures

      06/04/2014

      Mais la CGT et Jaures disent exactement la même chose que vous.Vous devez fréquenter les mêmes bistrots !
      Le but d’une entreprise n’est pas d’embaucher mais de faire de l’argent. C’est pourquoi il importe que les aides soient conditionnées à l’embauche. Il faut que les entreprises voient leur intérêt à recruter. Sinon, comme vous le dîtes, l’argent ira dans la poche des actionnaires et se perdra dans des circuits financiers improductifs.

      Répondre
  4. 0094917

    05/04/2014

    Les syndicats sont arcboutés sur les DROITS ACQUIS. La dépense publique représente 57,10 % (1 200 milliards d’euros) de la création de richesse annuelle, et encore elle dérape de 4,3 % (déficit public 2013 soit 88 milliards d’euros), les syndicats en veulent encore plus, la collectivisation totale de la société n’est pas loin. Cela s’appelle le communisme, il n’y a rien d’autre à comprendre. Le sort des salariés n’a jamais été le centre d’intérêt des syndicats.

    Répondre
    • Jaures

      05/04/2014

      Vous confondez dépense publique et prélèvements obligatoires.
      Il est vrai que ceux-ci sont plus importants en France mais le fait qu’ils ne soient pas obligatoires ailleurs n’entraine pas pour cela un meilleur niveau de vie pour la population.
      La médecine est encore largement laissée aux assurances privées aux Etats-Unis, pour une dépense bien plus élevée et beaucoup de laissés pour compte. Il n’y a pas d’école maternelle en Allemagne se qui pose d’énormes problèmes de garde et un coût élevé pour les kintergarten…
      Privatiser ou passer d’une dépense obligatoire à une initiative privée n’améliore en rien la situation de la majorité des gens. Bien au contraire. Par contre, je l’admets, pour les plus aisés, c’est plus profitable.

      Répondre
  5. HansImSchnoggeLoch

    04/04/2014

    Jaures, le socialiste de ce site, trouve que le système de répartition français est le meilleur du monde. Pourra-t’il expliquer pourquoi ce système est chroniquement en déficit.
    Peut-être s’imagine-t’il que la dette contractée pour éponger les déficits de ce système va pouvoir se perpétuer ad vitam aeternam sans que les débiteurs, pour la plupart des étrangers, ne se rebiffent un de ces jours.
    Il est vrai qu’avec 5x le SMIC dans son foyer fiscal Jaures n’aura pas à se soucier pour ses vieux jours.

    Répondre
    • Dr H.

      06/04/2014

      Ce que devrait se demander Jaures, c’est pourquoi notre si génial système social, aucun pays ne l’imite…

      Répondre
  6. orldiabolo

    04/04/2014

    « Quel placement vous assure un taux de rendement fixe et sûr sur 42 ans ? » Probablement la bourse avec un rendement de 6 %. Et personne n’est forcé de tout vendre en 2008. Et puis il ne faut pas mettre tout ses oeufs dans le même panier.

    Répondre
    • Jaures

      05/04/2014

      Et puis, et puis, et puis,…
      Moi, mes parents, ouvriers retraités, ont continué à toucher leur pension, crise ou pas crise, quand les Américains ou les Irlandais se retrouvaient tout à coup avec des queues de cerises.
      Rien ne vaut le système par répartition.

      Répondre
      • Dr H.

        06/04/2014

        « Rien ne vaut le système par répartition » dit Jaures. Même quand on en sera à un cotisant pour un retraité ?

        Répondre
        • quinctius cincinnatus

          08/04/2014

          Ce qu’il faut comprendre dans la pensée de @ Jaurès c’est que l’Etat à défaut de fabriquer de la richesse pourrait fabriquer… de la devise … ce qui n’est plus vrai avec … l’euro et … l’Europe ; de sorte qu’on doit LEGITIMEMENT se demander si comme le préconisent certains ( le F.N. , D.L.R. , F. de G. en particulier ) sortir de l’euro ( et / ou de l’Europe ) serait une bonne chose pour notre futur … j’en doute de plus en plus, tant il me semble que nos  » mauvaises  » habitudes nationales ( c.a.d. laxistes ) reprendraient rapidement le dessus ( le fameux triptyque budgétaire : [ recours à l’ emprunt / inflation / dévaluations ]… ) sans parler des intérêts de la dette que nous devrions rembourser en  » papier  » national progressivement dévalué de 40 % par rapport à cet autre  » papier  » européen … l’euro … ni du prix des importations nécessaires  » à un pays moderne ; c’est ce que  » j’étudie  » en ce moment … vous devriez également vous y intéresser aux  » 4 V² « 

          Répondre
          • Roban

            10/04/2014

            Lucius, j’attends vos conclusions.

  7. Roban

    02/04/2014

    Ce pacte de compétitivité/responsabilité est un marché de dupes. Tout est flou, on ne connait pas exactement le % de baisse des cotisations, ni la contre-partie demandée aux entreprises, sinon qu’elles devront embaucher, quand et combien ?
    Il s’agirait, selon certaines infos, de la suppression des cotisations d’AF soit 5,25%, d’ici 2017.
    Un simple calcul nous donne les résultats suivants :
    Prenons l’exemple d’un salaire brut moyen de 2000€, mensuel.
    La suppression totale de la cotisation AF représenterai une économie mensuelle pour l’entreprise de :
    2000 x 5,25% = 105€.
    Pour économiser 2000€ il faudrait attendre près de 20 mois pour, éventuellement, embaucher un salarié. Mais pour embaucher un salarié il faut que la croissance reprenne et que l’offre soit en adéquation avec la demande. Aucune entreprise ne pourra embaucher si sa production ne trouve pas preneur.
    Pour créer des emplois il faut avant tout de la croissance et ce n’est pas en augmentant les impôts et taxes et les dépenses publiques que l’on va relancer la croissance, ni inverser la courbe du chômage.
    Donc ce pacte c’est encore un coup d’épée dans l’eau et surtout de l’enfumage !

    Répondre
  8. 02/04/2014

    M. Costa, je vous approuve entièrement. et pourtant je suis Pdt d’une Association .
    Chacun devrait se débrouiller avec les cotisations des adhérents. Quand aux monstres financiers que sont les ligues anti cancer et autres anti-sida… etc…je me demande à quoi servent les sommes fabuleuses qu’on leur attribue….je n’ai pas connaissance qu’ils aient découvert grand chose dans le domaine médicale.

    Répondre
  9. Jaures

    02/04/2014

    Le malentendu vient de ce que l’on nomme « les charges des entreprises ». Il importe de rappeler qu’il s’agit de cotisations sociales qui servent à payer la sécurité sociale, les retraites, l’assurance chômage,…
    Pour le salarié, la cotisation de l’employeur est une part de son salaire. Si l’entreprise ne participe pas au financement des assurances santé, vieillesse et chômage, ce sera donc au salarié de les assumer, ce qui grèvera d’autant son salaire.
    Le pacte de responsabilité, c’est donc pour les travailleurs une part de leur salaire qui diminue, soit en transférant les cotisations patronales sur la TVA, soit en diminuant leurs prestations (allocations chômage, droits à la retraite, montant des remboursements médicaux).
    On pourrait à la limite dire pourquoi pas si cela permet d’embaucher: puisque les patrons refusent de partager leurs profits, partageons nos salaires. Or, le Medef refuse de s’engager sur ce point.
    On sait que le but d’une entreprise n’est pas d’embaucher mais de gagner de l’argent. Rien n’est en cela condamnable. Mais l’Etat n’a pas à favoriser un gain qui n’aurait pas d’impact sur la collectivité. Aider les entreprises, soit ! mais seulement celles qui embauchent. Si le pacte de responsabilité c’est « prends l’oseille et tire toi ! », quel syndicat responsable y adhérera ? Quel syndicat signerait un accord diminuant les salaires sans contrepartie ?

    Répondre
    • orldiabolo

      03/04/2014

      Jaures a dit : « Pour le salarié, la cotisation de l’employeur est une part de son salaire. Si l’entreprise ne participe pas au financement des assurances santé, vieillesse et chômage, ce sera donc au salarié de les assumer, ce qui grèvera d’autant son salaire. » Que l’entreprise lui verse son salaire réel, que le salarié s’assure dans le privé pour la maladie (50 % d’économie) et capitalise pour sa retraite : après 40 ans de boule de neige, il aura des centaines de milliers d’euros pour ses vieux jours ! Bien sûr, un paquet de branleurs de l’URSSAF, de la sécu, des mutuelles, etc. devront se trouver un vrai métier… Jaures, avez-vous travaillé une seule dans le privé ?

      Répondre
      • Jaures

        03/04/2014

        Pour votre gouverne, je n’ai connu que le privé. Mais je n’en tire aucune gloire, je respecte tout autant l’enseignant, le policier ou le juge qui sont loin d’exercer un métier facile.
        A titre d’exemple, les cotisations vieillesse s’élèvent à 15,25%, soit 230€ pour un salaire de 1500€. En 42 ans, et si ses placements lui permettent de doubler son capital, le salarié disposera de 230 000€ soit une rente de 966€ sur 20 ans. Il ne faudra pas vivre trop vieux. De fait, dans les pays où ce système existe; le niveau des retraites fait le grand écart: les grands gagnants sont les salariés aisés et ceux qui bénéficient d’un bon capital de départ..
        Au Royaume Uni, les retraites d’Etat offrent 480€/mois. Le reste dépend de la capitalisation. avec son lot de laissés pour compte: au R.U, 21,5% des retraités sont pauvres contre 9,5% en France (chiffres eurostat).

        Répondre
        • HansImSchnoggeLoch

          03/04/2014

          Jaures: Au Royaume Uni, les retraites d’Etat offrent 480€/mois.

          En investissant eux même une partie des soi-disantes cotisations patronales qui en réalité leur appartiennent les salariés pourraient toucher des retraites beaucoup plus substantielles. Avec le système actuel ce sont des queues de prunes qu’ils touchent.
          Allez donc voir du côté des agriculteurs français ce qui rentre par mois une fois pensionnés malgré avoir cotisé toute leur vie!
          Et en Suisse existe le système des 3 piliers qui assure des retraites doubles de celles qui sont payées en France.
          Le système français est bien le plus merdique du monde, la preuve en est le déficit permanent des caisses.

          Répondre
          • orldiabolo

            04/04/2014

            Deux informations capitales livrées par Jaures : 1°) il travaille dans le privé (La Poste ou la SNCF probablement…) 2°) il a des problèmes avec l’arithmétique des intérêts composés.

          • Jaures

            04/04/2014

            Encore une fois, Hans, l’investissement privé ne garantit en rien un rendement. Après la crise, de nombreux Irlandais se sont retrouvés sans pension. Aux Etats-Unis, des septuagénaires ont dû reprendre du service et concurrencer leurs petits enfants sur le marché de l’emploi.
            Le système suisse n’est pas si éloigné du nôtre. Nous avons aussi 3 piliers (retraites de base, complémentaires et prévoyance individuelle). Les Suisses cotisent moins (8,40%) mais partent 3 ans plus tard et une part de la fiscalité locale abonde les caisses de retraite. De plus, le régime de capitalisation y est obligatoire: au delà d’un certain salaire et en fonction de l’âge, la cotisation peut alors atteindre de 15 à 27% !
            On le voit, il n’existe pas, même dans un pays à population homogène, de système miraculeux offrant des pensions élevées pour des cotisations modiques.
            Par contre, certains système sont plus justes que d’autres. Le nombre de retraités pauvres est en tout cas pour moi, un indicateur décisif pour juger un système de retraite.

          • Jaures

            04/04/2014

            Ordiabolo, les intérêts composés ne fonctionnent que si vous connaissez votre taux de rendement. Or, quel placement vous assure un taux de rendement fixe et sûr sur 42 ans ?
            Celui qui avait calculé ses intérêts composés et comptait partir en 2008 a dû se poser des questions en voyant ce qu’il lui restait de capital après la crise des subprimes.
            J’ai moi tablé sur un hypothétique doublement du capital mais rien ne dit qu’il n’aurait pas triplé ou diminué de moitié.

        • 0094917

          05/04/2014

          Monsieur, je voudrais rectifier votre propos en ce sens, que les cotisations salariales et patronales, sont des taux dissociés, mais résultent de la seule embauche. Il faudrait plutôt parler de « salaire plein ». Ainsi s’il n’y a pas embauche il n’y a pas versement des cotisations patronales, celles-ci représentent 23,90 % plus les 15,35 % que vous évoquez auxquels il faut rajouter les 0,10 % de cotisation « vieillesse URSSAF déplafonnées » (oubli mineur), cela représente un total de 39,25 % pour un salaire de 1 500 € (votre exemple). Soit 588,75 €de cotisations mensuelles.
          Vous proposez une rente de 966 € mensuelle, soit 11 592 € ou encore avec un taux de capitalisation de 4 % l’an un capital constitutif de la rente de 289 800 € à horizon 42 ans. Maintenant si je corrige votre propos des cotisations réelles à 588,75 € qui sont bien conséquentes de l’embauche, le capital constitutif devient 740 021 € et donc une rente annuelle de 29 601 €, toujours selon vos données. Je note que cela représente 2 467 € mensuels, soit un différentiel de + 147,69% !!! Que la retraite moyenne de droit direct en France est de 1 245 € mensuelle, soit un différentiel de – 49,53 % !!! http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-1966.pdf

          D’après le site http://www.salairemoyen.com/france.html le salaire moyen net est de 2 410 € en France
          Il faudrait rehausser vos affirmations de 60,67 % et la réalité que je viens de vous opposer de même proportion.

          Répondre
          • Jaures

            05/04/2014

            Revoyez vos calculs, cher 009…Je ne parlais que des cotisations vieillesse quand vous parlez de l’Urssaf. Si vous économisez tout pour vos vieux jours, quid de votre assurance santé, chômage,… ?
            De fait, là où le système par répartition existe, les retraites uniquement assises sur des salaires capitalisés sont en moyenne très basses. Il n’est qu’à voir le .U ou les Etats-Unis où la pauvreté frappe les personnes âgées contraintes souvent de travailler au-delà de 70 ans.

      • 03/04/2014

        DES centaines de milliers d’euros? à raison de 1200€ par mois (ce que ne gagne par tout le monde) je doute qu’on puisse économiser ne serait-ce une seule centaine de milliers!

        Répondre
    • HansImSchnoggeLoch

      03/04/2014

      Jaures: …ce sera donc au salarié de les assumer, ce qui grèvera d’autant son salaire…
      Rendre le salaire total aux travailleuses et aux travailleurs, voilà la solution.
      Pour s’assurer le salarié est assez grand et vacciné pour le faire lui-même. Nul besoin d’état bisounours socialiste.
      Et cerise sur le gâteau le coût d’une assurance privée, comlémentaire comprise, sera même moindre et la couverture meilleure.

      Répondre
    • 0094917

      05/04/2014

      Savez-vous que la part des charges dites salariales représente 27,25 % du salaire et que les charges dites patronales 67,34% soit un total de 94,59 % du salaire net ?

      Répondre
      • Jaures

        05/04/2014

        Savez-vous le prix moyen d’une assurance santé aux Etats-Unis ? 1000 dollars/mois pour une famille de 4 personnes. Et sans compter les causes restrictives et le forfait payé obligatoirement pour une visite chez le médecin.
        Pourquoi croyez vous que les files d’attente durent des heures pour profiter d’une « free clinic », c’est à dire une visite à la sauvette entre deux deux rideaux dans un gymnase ? Qui voudrait cela pour ses enfants ou ses parents ?

        Répondre
        • Dr H.

          07/04/2014

          Un membre de ma famille est retourné à 65 ans passer sa retraite en Belgique il y a 9 ans. Il a donc dû y adhérer pour la première fois à une assurance privée, à un âge auquel les problèmes de santé commencent sérieusement. Coût 500 € / mois pour lui + sa femme qui a 7 ans de moins…

          Répondre
          • Jaures

            07/04/2014

            Cas étrange, Dr. Votre amis a dû cotiser (ou le faire en tant que retraité) à une caisse et doit donc bénéficier de droits. Il doit s’agir d’une complémentaire. Sinon je serai curieux de connaitre des clauses de ce contrat: quelles sont les exclusions, les montants de remboursement, les prestations etc…
            Car il n’y a pas de miracles: une caisse privée doit rembourser les frais et faire des bénéfices. Quand on sait (et vous devez le savoir) qu’une intervention cardiaque coûte de 70 000 à 150 000€, il est difficile de penser qu’avec une cotisation individuelle de 250€/mois tous les risques sont couverts.

          • Dr H.

            07/04/2014

            Il est vrai, Jaures, que c’est une « complémentaire », mais l’assujettissement obligatoire (en fait illégal selon la justice européenne, mais c’est une autre histoire) belge est de 8,5 €/mois ! (Vous pouvez vérifier sur https://www.partenamut.be/nos-cotisations#part1)
            Le coût réel mensuel pour deux sexagénaires qui « débarquent » en Belgique est donc de 508,50 € / mois, et pour une couverture qui n’a rien à envier à celle qu’on a en france avec sécu de base + une bonne mutuelle : consultations, hospitalisations, dentaire, optique, etc. remboursé rubis sur l’ongle…

  10. costa

    02/04/2014

    C’est de l’acharnement thérapeutique que de vouloir redresser une France qui ne se sent bien que dans la merde. Mais enfin, pour le sujet présent, il faudrait déjà supprimer et interdire tout ce qui est subventions aux : Amicales, Associations, Partis Politiques, Syndicats…etc. Que chacun essaie de fonctionner avec les cotisations et dons de ses adhérents !

    Répondre
    • orldiabolo

      02/04/2014

      Vous avez parfaitement raison. Le financement public des partis et syndicats est un scandale qui empêche toute irruption d’un nouveau venu.

      Répondre
    • HansImSchnoggeLoch

      02/04/2014

      Le coq ne se sent en forme que du haut de son tas de fumier. Il s’imagine même capable de faire lever le soleil tous les matins.
      Vous avez raison Costa, la merde est l’élément nutritif essentiel à ce pays et par extension aux syndicats qui le bloquent.

      Répondre
  11. orldiabolo

    02/04/2014

    « Le pacte de responsabilité défendu par le Président de la République est une véritable réponse aux enjeux que notre pays doit surmonter »… C’est beau, la foi !

    Répondre
    • HansImSchnoggeLoch

      02/04/2014

      Le nouveau pacte de solidarité est l’anti-matière du pacte de responsabilité.
      Il est donc déjà annihilé.
      RIP!

      Répondre
  12. 02/04/2014

    à propos des charges, pour 20€ donné à une femme de ménage, il m’a été prélevé 15,28€ de charges! donc, je l’emploierai beaucoup moins que je ne l’espérais. comment voulez-vous que la croissance reprenne, que des gens soient embauchés, puisqu’ils reviennent presque au double pour un patron?

    Répondre
    • orldiabolo

      02/04/2014

      Et pour un salarié d’une entreprise, le facteur multiplicatif est plutôt de 2,3 si on prend vraiment en compte TOUT ce qu’il coûte à son patron : taxe sur les salaires, médecine du travail, etc..

      Répondre
    • Jaures

      04/04/2014

      Philiberte, si vous ne payez pas de cotisation, votre femme de ménage n’aura ni retraite, ni sécurité sociale.
      Si vous la payez au noir et qu’elle se blesse, vous pourrez être impliquée pour travail illégal.
      Faites donc pour votre femme de ménage ce que vous souhaitez pour vous: être payé décemment et bénéficier d’un minimum de protection sociale.

      Répondre
      • orldiabolo

        04/04/2014

        Mais non Philiberte, n’écoutez pas Jaures, payez votre femme de ménage 2 heures par chèque emploi service, et le reste au noir… Le chèque emploi service a d’ailleurs été (hypocritement) inventé pour çà ! Quant à parler encore de « protection sociale », quelle rigolade ! La sécu ne rembourse déjà plus qu’un peu plus de la moitié du minable tarif « officiel », et si on écoute le socialiste Lamy, ne remboursera plus les 4 ou 5 premières consultations de l’année… Ah elle est belle, votre « protection » ! Se faire secouer la moitié de son salaire réel pour ça…
        La seule vrai protection de la sécu, c’est celle de sa myriade de salariés, et de ceux qui n’ont jamais cotisé !

        Répondre
        • Jaures

          04/04/2014

          Le cesu est un excellent moyen de paiement qui assure une protection sociale au salarié.
          Par contre, Ordiabolo, conseiller de faire travailler au noir est aussi irresponsable que d’inciter à bruler des feux rouges.
          Si un salarié au noir se blesse, son employeur de fait paiera tous les frais induits.
          Philiberte, faites ce que vous conseillez, je l’espère, à vos enfants: conformez-vous à la loi. Si celle-ci ne vous convient pas, militez pour en changer.

          Répondre
          • 04/04/2014

            à ce sujet, mon opinion est faite depuis longtemps. mais… on trouve facilement des femmes de ménage, avec cesu. par contre, quelqu’un pour entretenir le jardin, impossible! le dernier contacté refuse catégoriquement ce mode de paiement, car pour 100€ payés, déclarés, ça lui a fait sauter son aide au logement, il a payé des impôts, sa taxe d’habitation, sa taxe télé. il faudrait quand même revoir le système.

      • 04/04/2014

        croyez-vous que je vous ai attendu pour savoir ça? de plus, pas besoin qu’elle se blesse pour être inculpée pour travail illégal: il suffit d’être dénoncée.
        je me dis que des charges allégées pourraient donner plus d’emploi. au lieu de 2h par quinzaine, je pourrais l’embaucher 2h par semaine.

        Répondre
        • Jaures

          04/04/2014

          Et à 1€ de l’heure, vous pourriez l’embaucher à plein temps !

          Répondre

Laisser un commentaire

  • (ne sera pas visible)