Nos paysans sont-ils bêtes et méchants ?

Nos paysans sont-ils bêtes et méchants ?

Les paysans ne sont évidemment ni pires ni meilleurs que les autres hommes, même si l’atavisme séculaire du terroir les incite à se plaindre toujours, par précaution. Mais j’ai toujours témoigné beaucoup de respect aux agriculteurs, qui représentent la base indispensable de toute civilisation. Que deviendraient nos brillants intellectuels, nos dynamiques industriels, nos talentueux artistes, nos distingués professeurs, nos pontifiants médecins, nos tonitruants avocats si personne ne s’occupait de remplir leurs assiettes ?

On a coutume de dire « Quand le bâtiment va, tout va ! », mais je crois que l’on peut dire aussi, et plus que jamais : « Quand l’agriculture va mal, tout va mal ! ». Or, notre agriculture périclite, parce qu’en devenant intensive elle est devenue contre-nature, trahissant la terre nourricière à qui elle devait tout. Est-ce la faute des paysans ? En partie sans doute, mais leur principale erreur n’est-elle pas de s’être laissés guider par des professeurs d’agronomie, eux-mêmes influencés par les fabricants de pesticides, fongicides, insecticides et autres antibiotiques, et puis d’être tombés sous la mainmise des banques prêteuses et sous la pression de gouvernements voulant nourrir à tout prix les hordes natalistes d’une planète surpeuplée ? Or, nous allons tout droit vers une apocalypse alimentaire.

Le FIDA (Fonds International de Développement Agricole), une institution des Nations Unies fondée en 1977, qui s’était donné pour mission de « combattre la faim, la malnutrition et la pauvreté » dans le tiers-monde, et qui n’a cessé d’y développer l’agriculture intensive, entend bien continuer de plus belle, grâce aux engrais chimiques et aux pesticides qui pourrissent la planète et aux OGM des apprentis-sorciers.

Sachez, à titre d’exemples, que le FIDA a développé depuis 1979 pas moins de 12 projets de développement rural rien que pour Madagascar, projets totalisant 137,7 millions de dollars. Et il vient d’accorder, le 6 février 2009, 23,33 millions de dollars à la République « démocratique » du Congo. Je doute que ces pays en plein désordre puissent tirer un vrai profit de ces largesses. Bien entendu, il ne vient pas à l’idée de ces distributeurs de nos impôts de préconiser la réduction mondiale de la natalité, bien qu’elle soit le seul et unique moyen d’avoir une chance de sauver notre Terre.
Mais revenons chez nous. Sans que je veuille les culpabiliser outre mesure, je dois dire que nos agriculteurs français ont une immense responsabilité. La France est la deuxième puissance agricole du monde et la première européenne.

Elle est aussi championne de l’utilisation des pesticides cancérigènes dont la progéniture de nos paysans est la première victime. Il y a deux fois plus de fausses couches, de bébés morts-nés, de malformations natales et de cancers dans la descendance de nos agriculteurs que dans l’ensemble de la population. Quand va-t-on arrêter ce massacre ? Quand nos paysans vont-ils se décider à revenir à des cultures naturelles et saines ? 78 % des Français jugent prioritaire de développer l’agriculture biologique (sondage CSA 2007). La demande d’aliments « bio » ne cesse d’augmenter en France, mais nos paysans sont incapables de répondre à cette demande et nous devons importer 50 % de notre consommation « bio ».

Oui, vous avez bien lu : la deuxième plus grande puissance agricole mondiale (en fait la première par rapport à sa surface) est obligée d’importer des aliments sains ! N’est-ce pas le comble de l’aberration ? 2 % seulement de nos terres agricoles sont consacrées à l’agriculture biologique, alors que nos voisins européens lui en accordent 3, 4, 5 et 6 fois plus ! On nous dit que les pouvoirs publics n’aident pas assez nos agriculteurs « bio ». C’est sûrement vrai. Mais à qui fera-t-on croire qu’une filière de production qui a déjà deux fois plus de clients potentiels qu’elle n’est capable d’en satisfaire ne peut se développer sans aide publique ? L’actuel Salon de l’agriculture s’est enfin placé résolument sous le signe de l’écologie, du « bio », du développement durable et de la protection de l’environnement.
J’espère que c’est le signe du réveil de nos paysans, et qu’ils vont se décider à sauvegarder leur propre santé et celle de leurs compatriotes en revenant au respect de la nature. Car personne n’a envie de devoir dire un jour qu’ils sont « bêtes et méchants » !

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(37) Commentaires

  • ozone Répondre

    Le drame est cette éternelle course dérriere l’American way of life, aux USA le bio est un label…commercial,une fois acheté on a le droit de l’utiliser a sa guise,et l’UE fera pareil,se sera qu’un moyen de vendre plus cher du….."bio" d’un peut partout,il n’y a que deux choses sacrées,le commerce et le pognon.

    Et pour preuve les brimades et interdictions faites a l’association Kokopeli pour distribuer des graines traditionelles,tout ce qui va rester doit étre breveté,toujours le pognon.
    Enfin,si le mesonge était un aliment la faim aurait disparue depuis bien longtemps.

    22/01/2010 à 19 h 22 min
  • siniq Répondre

    Mange bio si tu veux vivre"

    Ce n’est plus du fanatisme mais les paroles d’ un gourou , vous vous radicalisez cher Monsieur!

    Pour la mort, je vous renverrais à ces paroles d’ un sage  se nommant Hodjviry qui sont celles ci:

    "La vie est rêve dont la mort nous réveille."

    Pour certain, il s’ agirait plutôt d’ un cauchemar quand à moi je ne connais pas la date de mon réveil et vous encore moins.

    Je terminerais pas ceci :" Ty bouffe bio, ty boufe pas bio, ty créve quand même"

    Sur ce, je vous souhaite une longue vie

    26/03/2009 à 23 h 03 min
  • Pierre LANCE Répondre

    À siniq : Voici une remarque des plus pertinentes : « Il y a des intégristes partout. » C’est parfaitement exact. Votre ami et vous-même en êtes de superbes exemples. Aussi je vous conseille vivement à tous les deux d’avaler un maximum de pesticides en vous gavant des produits frelatés de l’agriculture intensive. Comme il n’y a pas assez d’aliments « bio » pour tous ceux qui en demandent, ce serait vraiment dommage d’en gaspiller dans l’estomac de ceux qui prétendent que le « bio », c’est n’importe quoi. Oui, oui, vous avez raison, c’est n’importe quoi, surtout n’y touchez pas et donnez-moi votre part. Et nous verrons qui arrive le premier au cimetière.

    24/03/2009 à 0 h 15 min
  • siniq Répondre

    Monsieur Lance

    Non seulement mon ami m’ a confirmé l’information ci dessus mais il a ajouté que dans l’alimentation bio, c’ était tout et surtout  n »importe quoi et quand je lui ai mentionné le fait que vous doutiez de ces affirmations, sa réponse fut :

    "Laisse tomber,il y a des intégristes partout ! "

    Sans vous connaître, il vous a de suite décrit.

    22/03/2009 à 18 h 58 min
  • Pierre LANCE Répondre

    À siniq : Ce n’est pas parce que quelqu’un travaille dans l’alimentation qu’il ne dit sur l’alimentation que des choses intelligentes. Ce serait vraiment trop beau ! Si votre « contact » est compétent, il n’a pas pu dire ce que vous dites. C’est pourquoi je pense que vous l’avez mal compris. Je vous ai donc suggéré de vous rapprocher de lui et de lui reposer la question. L’avez-vous fait ? Je parie que non. Et vous continuez de vous enferrer en parlant de ma « morgue blessante », qui n’existe évidemment pas, mais que vous pratiquez vous-même sans vous en rendre compte. Aucune de mes interventions ne peut être ridicule, même pas dans vos rêves. Je ne veux pas « toujours avoir raison », et je reconnais volontiers mes erreurs si l’on me prouve que c’en était. Mais le plus souvent, on ne me prouve rien du tout et l’on se contente de m’asséner des affirmations qui ne tiennent pas debout. En fait, les choses se passent ainsi : Quelqu’un dit une sottise, je lui fais remarquer qu’il se trompe, il n’est pas content et manifeste son dépit en me reprochant de vouloir « toujours avoir raison ». C’est tout simplement enfantin et je connais ça depuis des lustres. Et dans ce cas, devinez qui est ri-di-cu-le ?

    19/03/2009 à 0 h 36 min
  • siniq Répondre

    Monsieur Lance

    Mon contact travaille dans l’ alimentation, ce qui lui donne un avantage certain sur votre savoir théorique et quand à moi je ne suis pas encore un vieillard vallétudinaire.

    Quand je lis vos réponses sur certains sujets où des gens du sérail vous taclent méchamment ou vous ne répondez pas ou vous utilisez la morgue blessante comme contradiction.

    Vous voulez toujours avoir raison, libre à vous mais il y a des interventions de votre part simplement ri di cu le!

    15/03/2009 à 13 h 30 min
  • Pierre LANCE Répondre

    À siniq : De quelles « prochaines réglementations » parlez-vous ? Sans doute de projets de réglementations qui ne seront jamais adoptées, si elles sont ce que vous prétendez. Rapprochez-vous donc de votre « source fiable » pour lui demander des précisions. Je parie qu’elle va vous dire que vous avez mal compris son propos, car ce que vous dites ne tient pas debout. Mes idées ne sont pas « arrêtées », elles sont simplement logiques et cohérentes, ce qui, je le reconnais, est fort déplaisant.

    13/03/2009 à 1 h 01 min
  • Anonyme Répondre

    À Pierre Lance

    Vous avez écrit : « Le FIDA (Fonds International de Développement Agricole), une institution des Nations Unies fondée en 1977, qui s’était donné pour mission de « combattre la faim, la malnutrition et la pauvreté » dans le tiers-monde, et qui n’a cessé d’y développer l’agriculture intensive, entend bien continuer de plus belle, grâce aux engrais chimiques et aux pesticides qui pourrissent la planète et aux OGM des apprentis-sorciers. »
    La fin de votre phrase est une contre-vérité : la création d’OGM devait permettre au contraire de diminuer l’utilisation des produits chimiques, ou de s’en passer dans le meilleur des cas. .
    Cordialement

          Sined

    12/03/2009 à 22 h 14 min
  • siniq Répondre

    Dans les prochaines réglementations mon cher Pierre et la source est fiable, la personne qui me la transmise, travaille dans le mileu alimentaire de qualité.

    Dommage pour vos idées si arrêtées sur la qualité bio!

    07/03/2009 à 15 h 02 min
  • Pierre LANCE Répondre

    À siniq : Mais non, un seul ingrédient bio ne suffit pas du tout à ce qu’un produit soit étiquetté « bio ». Où avez-vous pêché ça ? Il faut qu’au moins 98 % de tous les ingrédients d’un produit soient issus de l’agriculture biologique.

    06/03/2009 à 0 h 44 min
  • siniq Répondre

    P Lance

    Savez qu’ un seul ingrédient d’origine bio sera suffisant pour rendre ce produit bio, bonjour le "foutage" de gueule.

    03/03/2009 à 17 h 43 min
  • Pierre LANCE Répondre

    À démartigues : Si la proportion du budget des ménages consacré à la nourriture a beaucoup diminué, comme vous le dites, par rapport à ce qu’elle était il y a 50 ans, c’est précisément parce qu’on a poussé les agriculteurs à produire en masse à l’aide de la chimie. Mais maintenant qu’a lieu une large prise de conscience de ce que c’était une grave erreur, je vous parie que les choses vont changer. La masse de la population est toujours lente à modifier ses habitudes (en sociologie, on appelle cela la « viscosité sociale »), car il faut que les idées entrent dans les têtes et y germent, et en culture comme en agriculture, les germinations ne sont pas rapides. En revanche, lorsque la plante sort de terre, elle s’épanouit assez vite, et c’est exactement ce qui va se passer dans notre société avec l’écologie. Je suis frappé pour ma part de cette coïncidence que la crise met en relief : La demande d’alimentation saine augmente rapidement au moment même où l’industrie automobile est victime d’une importante mévente. Ce qui signifie que les Français sont en train de modifier leurs budgets. Ils vont acheter moins d’essence et davantage de lait bio. Et je parie aussi que la manie du téléphone portable a vécu ses plus beaux jours, d’autant que l’on commence à mesurer les dommages qu’elle peut causer au cerveau des enfants et des adolescents. Non, je ne crois pas que cela va changer dans la douleur, sauf pour certains industriels qui vont devoir réformer leurs façons de faire.

    03/03/2009 à 0 h 43 min
  • sas Répondre

    Le "bio" actuel est une étiquette marketing accroché au bout du nez des consommateurs aveugles et idiots….ce ne sont pas les acheteurs qui doivent acheter au compte goutte bio…ce sont les producteurs qui doivent produire massivement bio….et entre le maïs monsento ,interdit par la france mais autorisé par la commision européene,les pratiques de cons des céréaliers, des eleveurs de porcs, des planteurs de bananes….que des gens "subventionés et assistés" d’une PAC contrôlée par les mécahnts où la france se taille la part du lion(60% des aides redistribuées) faisant par ailleurs le bonheur de la banque verte qui n’a que le nom (voir le livre les démons du credit agricole 5 700 000 sociétaires floués)…..on assiste à un véritable "DINER DE CONS" les pignons sont les français…..et la politique agricole sur les nouveaux substituts à l esence : diaster et consort…..

    ne sont pas plus rassurant…

    on ne s arrange jamais avec ceux qui ont echoués…ou on ne prête jamais aux méchants….

    à mediter

    sas

    02/03/2009 à 12 h 58 min
  • clémartigues Répondre

    @ lance

    a l’age de 8 ans pendant la guerre et aussi apres, le budget alimentation  "bouffait" 50% des revenus!

    il est de 14% actuellement. Comment voulez vous que les agriculteurs en dehors de qulques niches arrivent a vivre sans faire pisser la terre ou les vaches. le pix du lait payé au producteur est le même qu’il y a 20 ans !

     croyez vous que les gens vont renoncer à tout l’attirail vidéo portable ect? alors qu’encore hier on réfléchit à interdire les portables en dessous de 6 ans! interdire alors que cela releve du bon sens ! c’est donc que la ménagere pense indispensable que sa progéniture ait un cordon ombilical ad éternam et cela bien souvent au détriment des nourritures terrestres

    en occident, les gens n’ont plus faim. ils vont faire  seulement le plein du caddie et de la voiture

    cela va changer mais dans la douleur

    02/03/2009 à 10 h 30 min
  • Pierre LANCE Répondre

    À Vincent Delargilliere : Bienvenue parmi nous. J’espérais bien voir un agriculteur venir mettre son grain de sel dans nos conversations de citadins et nous apporter son point de vue. Je connais votre métier bien mieux que vous ne pensez et je n’ignore rien de vos difficultés. D’ailleurs je vous renvoie au témoignage de « numericable » à propos de son père, qui préféra quitter le métier plutôt que de sacrifier son éthique à l’agriculture intensive, parce qu’il aurait voulu faire du bio à une époque où personne ne voulait s’en soucier. Mais aujourd’hui, 78 % des Français demandent qu’on développe l’agriculture biologique et veulent que les cantines scolaires soient approvisionnées en bio. Il y a donc un marché considérable qui est en train de s’ouvrir. Je n’ai jamais pensé ni dit qu’il était facile de passer à l’agriculture « bio », et il est vrai que les dispositions actuelles, réglementaires et politiques, ne sont pas assez favorables. Mais cela va certanement changer dans les mois qui viennent et les agriculteurs qui « sautent le pas » sont de plus en plus nombreux. Il est certainement plus difficile en bio de vendre du lait que des légumes, car le lait implique un ramassage spécial organisé, donc une récolte assez importante dans une aire géographique donnée. Il est probable que c’est plus facile dans certaines régions que dans d’autres. Mais personnellement, je n’achète que du lait, du beurre et des oeufs bio et je les trouve sans difficulté dans mon supermarché, et à des prix nullement excessifs, ce qui n’était pas le cas il y a cinq ans. Vous dites vous-même que vos voisins producteurs de lait bio n’avaient pas de collecteur il y a un an, mais qu’ils l’ont aujourd’hui. Donc les choses évoluent dans le bon sens, même si ce n’est pas assez rapide. Il y a également des progrès en ce qui concerne les pesticides, mais je suis tout à fait d’accord avec vous pour dire que les jardiniers du dimanche ne savent pas doser les produits et c’est d’ailleurs à eux que s’adressent des messages publicitaires scandaleux parce que les fabricants de pesticides cherchent à compenser sur leur dos ce qu’ils commencent à perdre du côté des agriculteurs. Et non seulement la SNCF, mais aussi les responsables des jardins publics abusent des pesticides. Il y a beaucoup à faire, beaucoup d’habitudes à changer, mais ces changements sont aujourd’hui indispensables à la survie de l’humanité. Non, cher monsieur, je ne suis pas du tout dans un autre monde ni déconnecté du monde agricole. La vérité, c’est que je suis déjà dans le monde de demain, alors que vous êtes encore dans celui d’hier. Ce n’est pas un reproche envers vous, car votre travail est évidemment plus pénible que le mien. Vous semez des céréales, moi je sème des idées, mais nous sommes complémentaires et nous avons besoin l’un de l’autre. D’ailleurs vous avez oublié l’hommage que je rends aux agriculteurs dans mon article. Mais c’est toujours ainsi : on accroche sur quelques phrases et on oublie le reste. Il y aura bientôt en effet des pénuries alimentaires, mais ce sera surtout à cause de l’explosion démographique que personne n’essaie de juguler, sans parler des funestes imbéciles qui transforment des aliments en carburant, ce que les gouvernements devraient rigoureusement interdire. Merci de votre conseil. Je n’ai pas de jardin, mais l’année dernière, j’ai planté des pommes de terre dans une jardinière de mon balcon (juste pour voir si je savais encore faire ce que j’avais appris en Auvergne pendant la guerre à l’âge de 8 ans.) Elles furent succulentes et complètement bio ! À IOSA : Vous faites erreur : le bio n’est pas du tout en passe de devenir un produit de luxe, au contraire. Les prix sont de plus en plus raisonnables, surtout lorsque des agriculteurs bio parviennent à s’organiser pour vendre directement leurs produits, ce que certains font de mieux en mieux, notamment par Internet.

    02/03/2009 à 1 h 13 min
  • vox populi Répondre
    A Vincent Delargillière.
    Merci des précisions que vous nous donnez. Tout le monde sait que le métier de petit agriculteur est difficile. Si vous êtes de ceux-là, je vous salue avec respect et soyez assuré de ma très sincère considération. Car c’est une belle et grande tâche que d’oeuvrer à nourrir ses concitoyens, partis bon gré mal gré vers d’autres horizons que celui de la campagne, horizons pas toujours plus faciles que n’est le vôtre.
    Mais nourrir autrui est aussi une grande responsabilité. Car, selon ce que l’on donne à ingérer, on peut contribuer soit à entretenir la santé, soit à la débiliter complètement. C’est donc un véritable enjeu de société qui se joue à travers les modes de culture. Depuis une quarantaine d’années, des agriculteurs lucides et courageux ont démontré que l’on pouvait produire quantitativement et qualitativement en tournant le dos aux pratiques mortifères de l’agriculture intensive et "chimiquée" par nécessité puisqu’ayant dénaturé le milieu (l’éternelle histoire du pompier pyromane).  A présent, les OGM, ces mutants inquiétants, donnent lieu à controverse parmi les scientifiques et il n’est pas illégitime d’incliner à penser que l’on a gravi encore un échelon supplémentaire dans la perversion de l’aliment et dans l’aliénation planétaire aux multinationales. Nombreux sont ceux qui pensent qu’il faut à tout prix éviter de se fourvoyer une fois de plus dans la fuite en avant technologique, qui risque fort celle-là d’avoir pour épilogue un très grand désastre : on ne transgresse pas impunément les lois de la Nature.  Souvenons-nous longtemps des professeurs Nimbus qui, tout aussi doctement qu’aujourd’hui à propos des OGM, ont affirmé mordicus qu’il n’y avait aucun inconvénient à nourrir des herbivores avec de la farine de cadavres !!! L’aberration du raisonnement était pourtant manifeste. Et les exemples de tels discours dramatiquement démentis par la suite des évènements abondent. Maintenant, quand on me parle de ce genre d’esprits aussi tordus que suffisants et qui se prétendent "savants", je dégaine…mon rire (attention, je ne suis pas en train de mettre tous les scientifiques dans le même sac, il y en a bien sûr de parfaitement estimables). 
    Je suis client de la première heure des produits de l’agriculture biologique et au fil des années je n’ai cessé de voir grossir les rangs des acheteurs. Car de plus en plus nombreuses sont les personnes qui acceptent de payer un peu plus cher pour une nourriture de qualité, ayant bien compris que la santé est l’élément primordial d’une vie harmonieuse. Et qu’au bout du compte, surtout si on réforme ses habitudes alimentaires et son mode de vie (nourriture bio, peu ou pas de viande, pas d’alcool, pas de tabac…), la dépense mensuelle de ce chapitre-là se trouve en fait allégée. A cette économie vient généralement s’en ajouter une autre sur le chapitre "santé" du fait d’un espacement très significatif des passages chez le médecin et le pharmacien. Et l’existence a tellement plus de saveur .
    Aujourd’hui, le sentiment est qu’en matière de "bio" la demande dépasse largement l’offre. Monsieur Delargillière, peut-être n’avez-vous pas suffisamment prospecté les filières acheteuses de la "bio" ? Je vous souhaite très ardemment de trouver vos débouchés dans cette voie-là. "Ca devrait l’ faire", comme on dit aujourd’hui.
    Petite remarque amicale à l’attention de ceux qui dénigrent le "bio" : l’aliment issu de l’agriculture biologique n’est pas un aliment spécial : c’est l’aliment tel qu’il n’aurait jamais dû cessé d’être. Respectueux de la Nature, de l’Etre Humain, de la Vie. Ce sont les autres, ceux qui sont issus des procédés industriels, qui sont particuliers, souvent très particuliers, et quelquefois jusqu’au pire. Oui, à l’instar de Pierre Lance, je crois que la crise est en potentiel une opportunité salutaire pour un retour au bon sens, à la vie simple et la plus naturelle possible, ainsi qu’aux valeurs transcendantes.
     
    01/03/2009 à 19 h 06 min
  • IOSA Répondre

    Gloire à toi S.A.S !

    C’est ta semaine….attends je regarde à qui c’est la fête ?

    Heu ? C’est la fête des grands mamans là……et  pas celle des francs maçons ??

    Vincent Delargilliere @…..

    Voilà qui est bien dit  " Moi  je  veux  bien  faire  du  bio, mais  encore  faut  il  pouvoir  vendre  son  produit!!!!! "

    Et pendant ce temps à l’ Elysé, le Premier de ce qui en reste de la droite 2007, ne cesse de proclamer qu’il faut produire davantage….travailler plus pour gagner plus qu’il dit…un slogan de pub pour des robots qui ne veulent pas comprendre que ce sont les taxes qui tuent ce qui veulent vivre de leur travail.

    Parlons en des aides données au monde agricole, plus on est "GROS"  et plus on percoit d’aide et les petits se contente du reste, c’est à dire une perfusion de G5 et c’est tout…..Samedi&Dimanche ?? connait pas, vacances non plus !

    Le bio c’est pas mal, mais comme il est en passe de devenir un produit de luxe, je me demande qui va en acheter puisque le principal acheteur c’est nous mêmes et fauchés comme Boudu ( Boudu sauvé des eaux, Jean Renoir 1932) par les dettes abyssales que nous concocte sans arrêt Messire Sarko et sa clique de copains….Même nos gosses sont déjà endettés avant de naître.

    01/03/2009 à 17 h 05 min
  • Jean-Claude THIALET Répondre

    "Les-4-Vérités"   –   01 02 09 –

    A Pierre LANCE : je vous reçois cinq sur cinq. Mais je crains que vous ne soyez amené, si ce n’est déjà fait, à convenir que l’ Esprit de Lumiètres (1) qui animait les "maçons" d’avant (et sand doute de pendant) La révolution est loin derrière les "maçons" d’autrefois. Surtout des "maçons" de l’origine. Ceux-ci étaient des bâtisseurs de cathédrales. Ceux-là en sont devenus les démolisseurs. Au sens propre comme au sens figuré ! J’oserais ajouter qu’ayant mis le ver dans le fruit, la Franc-Maçonnerie a réussi ce tour de force de faire en sorte que l’Eglise, pariticulièrement celle dite de "France" , s’auto-détruit grâce (ou plutôt à cause !) de ses évêques conciliaires et progressistes (je conviens que c’est là un pléonasme). Mais les "Maçons" considèrent que le "job" (comme dirait "GWB") n’est pas termlné. Ils continuent saper les fondements de la morale traditionnelle, celle enseignée à l’Ecole de Jules FERRY (dont je rappelle qu’il était pourtant lui-même maçon doublé d’anti-clérical militant), de la Famille, de l’éducation (2); et même de la nation dont on n’enseigne plus véritablement l’Histoire, sinon pour la dénigrer. On en voit les résultats.Partout, une majorité d’enseignants sont obligés de passer le plus clair de leur temps à s’efforcer d’instaurer la discipline..

     Et je suis certain que tous les "maçons" de bonne foi commencent à se rendre compte du désastre. En constatant qu’ils ont joué aux apprentis sorciers ! Souhaitons qu’en revenant à ses "fondements" la Maçonnerie fasse machine arrière avant qu’il soit trop tard !

        Bon dimanche, cordialement, Jean-Claude Thialet 

    (1) des "Lumières" que je ne "cultive pas, me contentant de celle du Saint-Esprit !

    (2)  la "tâche" leur est facilitée depuis que, en s’intitulant "EDUCATION NATIONALE", l’Ecole de la République s’est instituée "éducatrice en chef" de nos chères têtes (de moins en moins) blondes

    01/03/2009 à 12 h 50 min
  • Vincent Delargilliere Répondre

    Je  suis  jeune  agriculteur: producteur  de  lait, céréales  diverses.

    Votre  analyse  du  monde  agricole  me  fait  vraiment  rire, et  je  vois  que  vous  jne  connaissez  pas  grand  chose à  notre  métier!!!!

    Pour  le  bio,   je  vais   peut  etre  vous  apprendre  quelque  chose,  mais  le  cahier  des  charges  bio FRANCAIS  est  bien  plus  contraignant  que  ceux  des  autres  pays.
    Exemple  concret: en  lait: en  France  nous  avons  droit a  une  petite  part  d’ensilage, dans  les  autres  pays: pas  de  limites..

    Autre  exemple: le  cahier  des  charges  bio  europeen limite  a  3  traitements  antibiotiques, en  France  c’est  deux……..

    Bref il  y a  "bio"  et  bio…….

    Moi  je  veux  bien  faire  du  bio, mais  encore  faut  il  pouvoir  vendre  son  produit!!!!!

    Il  y a  encore 1  an,  mes  voisins  en  production  laitiere  bio  n’avaient  pas  de  collecteur, en  gros  le  lait  était  collecté  et  mélangé  avec  le lait  classique.
    En  céréales, c’est  la  meme  chose: il  n’y a  pas  de  structure  pour  vendre  ses  céréales: il  faut  pouvoir  le   stocker, le  trier….le  vendre………et  surtout  se  faire  payer…….

    Dans  tous  les  cas,  avant  de  parler  d’un  sujet  on  se  renseigne!

    Sur  les  pesticides: avec  le  prix  de  ces  produits,  je  peux  vous  dire  que  les  doses  sont  tres  limités.Certains  produits  sont  appliqués a  20  grammes  par  ha.Mes  voisins, jardiniers  du  dimanche  en  mettent  des  doses   bien  plus  importantes.La  SNCF  pour  désherber  les  voies e n  épands  bien  plus.et  souvent e n  bordure  des  cours  d’eau…..

    L’année  derniere, il  y a  eu  pénurie de  certaines  denrées: blé, lait  etc…Si  tout  le  monde  était  en  bio, il  n’y  aurait  plus  besoin  de  régime  "minceur", et  votre  précieux  porte monnaie  serait  tres  sollicité.

    Vous  etes  dans  un  autre  monde, vous  etes  completement  déconnecté  du  monde  agricole.C’est  quand  la  derniere  fois  que  vous  etes  allé  dans  une  ferme????  Mais  une  vrai: pas  celle  de  Dechavanne!!!!!!!

    De  toute  maniere, dans  un  avenir  tres  proche, je  suis  persuadé  que  l’on  connaitra  des  pénuries s ur  les  biens  élémentaires, et  meme  nos  pays  riches seront  touchés…….
    Un  conseil: Faite  du  potager, si  vous  savez  encore  planter  des  pommes  de  terre……..

    01/03/2009 à 12 h 46 min
  • clémartigues Répondre

    betes et méchants? oui pour un certain nombre sans doute mais en tous cas ils se font  quasiment tous hara kiri allegrement en ce moment…….

    01/03/2009 à 10 h 12 min
  • Pierre LANCE Répondre

    À numericable.fr : Vous dites :  » Votre argument habituel de l’influence prépondérante catholique démontre surtout votre méconnaissance de la pensée chrétienne qui, aujourd’hui, est avant tout individuelle, autant que la vôtre. » Voilà qui serait une bonne nouvelle si elle concernait plus que quelques douzaines d’individus, que je salue bien volontiers. Mais quand je parle de l’Eglise catholique romaine, je ne parle pas de la « pensée chrétienne individuelle », qui sont certainement distantes de quelques années-lumières l’une de l’autre. Donc, loin de me contredire, vous confirmez mon propos. Je rends à votre père un chaleureux hommage car, selon le rapport que vous nous donnez de son action, c’est sans nul doute un homme intelligent, honnête et courageux. Cependant je ne crois pas que les paysans de cette qualité aient été fort nombreux. Vous me demandez :  » Que savez vous de la souffrance des honnêtes gens, des « petites gens » en fin de vie,  de ces  paysans bafoués dans leur dignité, ridiculisés par leurs propres enfants formés aux méthodes intensives,  en même temps qu’aux subventions refusées par leurs parents qui avaient appris avec la dernière guerre  qu’on ne se laisse pas acheter ? » J’en sais tout ce qu’il y en à savoir et cela me révolte autant que vous. Je connais tout cela et le dénonce depuis des années. J’écris d’ailleurs dans mon article : « … leur principale erreur n’est-elle pas de s’être laissés guider par des professeurs d’agronomie, eux-mêmes influencés par les fabricants de pesticides, fongicides, insecticides et autres antibiotiques, et puis d’être tombés sous la mainmise des banques prêteuses et sous la pression de gouvernements voulant nourrir à tout prix les hordes natalistes d’une planète surpeuplée ? ». Mais apparemment, vous êtes passé par dessus.

    01/03/2009 à 0 h 38 min
  • Pierre LANCE Répondre

    À Jean-Claude Thialet : Je vous sais gré de reconnaître que je ne suis pas de ceux qui s’avancent masqués, et que si j’étais F.M., je le dirai sans ambages. Cela dit, je ne saurais nier qu’il y a coïncidence naturelle entre certains objectifs de la F.M. et les positions que je défends, mais cela découle tout simplement de l’esprit de 1789 que nous avons en partage, et qui reste pour moi (quelles qu’aient été les excès, déviances et turpitudes condamnables qui corrompirent la Révolution française dès que les Jacobins la confisquèrent en 1793), la plus formidable avancée de la civilisation qu’on n’ait jamais connue. Mais cette première amorce d’un changement d’ère ne pouvait pas donner tous ses fruits à la fin du XVIIIe siècle, pas plus qu’au cours des deux siècles suivants, car les temps n’étaient pas mûrs. Je crois qu’ils le sont aujourd’hui et que la crise économico-financière que nous traversons (avec la crise écologique qui lui est parallèle) est peut-être la secousse « mutagène » qui va donner aux démocraties l’occasion de se « nettoyer » et d’engendrer enfin la civilisation nouvelle. Du moins est-ce la grâce que je nous souhaite à tous. « Si l’Eglise a eu des pouvoirs aux temps jadis, elle n’en a plus aucun. » affirmez-vous avec quelque témérité. Ah ! si vous pouviez dire vrai ! Mais ce n’est là qu’une vue de l’esprit. S’il est vrai que l’Eglise n’a plus les pouvoirs de torture et de mort dont elle usa et abusa au temps de sa domination, il s’en faut de beaucoup qu’elle soit privée de moyens d’influence occulte sur la société civile. À grutjack : Je me demande où vous avez pris que les associations devaient publier la liste de leurs adhérents. Je n’en connais aucune qui le fasse. Je ne crois pas que la loi l’exige, à l’exception de la liste des dirigeants (Bureau ou Conseil d’administration). En tout cas, si une loi dit cela, elle fait partie des nombreuses lois inappliquées et tombées en désuétude. Si vous la connaissez, merci de nous en donner les références. « Pourquoi mettre tant d’ardeur à défendre une institution que vous prétendez condamner ? » dites-vous. Où avez-vous pris que je condamnais la franc-maçonnerie ? Je ne condamne que ses excès, ses abus ou ses corruptions et j’ai ajouté, pour ce qui me concerne personnellement, que je n’en fais pas partie parce que je suis rebelle à tout embrigadement. Je n’ai donc aucune « appartenance » (le mot lui-même me révulse) à cacher ou à avouer, puisque je n’appartiens à aucun parti ni à aucune chapelle. Je suis et entend demeurer un homme libre de toute attache. Mais ils semble que ce soit une chose difficile à comprendre. Quant à mon « ardeur », je la mets toujours d’instinct au service de tous ceux qui me paraissent injustement ou excessivement attaqués, même si je suis en désaccord avec eux sur de nombreux points. Vous le sauriez si vous me connaissiez mieux. J’ignore si M. Leonetti est franc-maçon et d’ailleurs je m’en moque. Son action personnelle est détestable et peu importent ses étiquettes. Vous me demandez :  » Qui vous oblige à répondre systématiquement aux commentaires de vos articles, comme s’il s’agissait chaque fois d’attaques personnelles ? » Vous déraisonnez mon cher. Je réponds aux commentaires de mes articles parce que je suis un homme de dialogue. Je ne prend aucune crtique pour une attaque personnelle (sauf s’il y a vraiment attaque personnelle, comme cela arrive, et comme notre modérateur a raison de le réprouver). À vox populi : Concernant le blocage de la légalisation de l’euthanasie à l’Assemblée nationale, j’attendrai que d’autres participants aient répondu à ma question. Quant à l’attitude de nos députés sur ce sujet, je crains fort qu’il s’agisse davantage de conformisme et de lâcheté que d’une foi quelconque, sauf quelques exceptions. En ce qui concerne le serment des franc-maçons, je ne crois pas qu’il y ait uniformité entre les loges. Tout le monde oublie qu’il y a des loges de droite et des loges de gauche, des loges de croyants et des loges de libre-penseurs, différences qui ne sont d’ailleurs pas absolues ni obligatoires, mais il est normal que les gens se regroupent par affinités. Je sais qu’autrefois, dans certaines loges, on prêtait serment sur un livre blanc, dans lequel chacun pouvait imaginer le livre qu’il voulait. J’ai souvenir d’avoir connu un franc-maçon qui avait violemment claqué la porte de sa loge le jour où l’on avait voulu y remplacer ce livre blanc par une Bible. Je ne soutiens pas Nicolas Sarkozy « mordicus ». J’ai conscience des erreurs ou des maladresses qu’il commet, à mon sens du moins. Mais je considère qu’il est très injustement et excessivement attaqué (voir plus haut). Cet homme a choisi une tâche immense et il ne ménage ni son temps ni ses efforts. Il se heurte à d’énormes résistances de la part de l’opposition et des syndicats. Et en plus il se prend une crise mondiale en pleine figure. J’estime que tous les citoyens qui se disent de droite devraient le soutenir dans ces heures difficiles, quelles que soient les critiques qu’ils estiment devoir lui faire. S’ils ne le soutiennent pas, ils deviennent les complices objectifs de Ségolène Royal et de Martine Aubry. À la bonne vôtre !

    28/02/2009 à 1 h 30 min
  • Anonyme Répondre

     

    P.Lance    " Si l’Assemblée nationale refuse obstinément de légaliser l’euthanasie volontaire, comme le souhaitent 88 % des Français, est-ce parce qu’elle est bourrée de franc-maçons ? Ne vous bousculez pas pour répondre. "  

    Réponse sans se bousculer… quoiqu’il faut faire court:  Vous avez  déjà développé le sujet de l’euthanasie avec  l’influence catholique responsable du rejet d’une loi à l’assemblée Nationale.  Pour ma part, j’ai bien retenu tous vos arguments pour l’euthanasie volontaire et j’en partage l’essentiel. Pourtant, votre argument habituel de l’influence prépondérante catholique démontre surtout votre méconnaissance  de la pensée chrétienne qui, aujourdhui, est avant tout individuelle,  autant que la vôtre.  A force de prendre systématiquement les religieux comme l’explication actuelle aux désordres contemporains, vous avez construit une croyance qui influence vos analyses comme vous l’imaginez chez les parlementaires.  Si certains parlementaires ou autres  se laissent influencer par du prémaché sans en rechercher les fondements,  c’est qu’ils renient précisément le message d’origine ainsi que l’exemple concrêt de la vie du christ qui est suffisamment parlant. Pas besoin d’interprètes pour y trouver l’épanouissement de l’intelligence dans la liberté comme la leçon majeure!.   Avez vous lu ces avis de plus en plus courants de représentants de la hiérarchie chrétienne qui admettent clairement que le christ est venu délivrer les hommes de la religion?.  Quant à ceux qui seraient tentés de se  moquer devant le temps qu’il leur a fallu pour en arriver là, qu’ils se méfient encore plus d’eux mêmes car les croyances se sont multipliées hors des religions. 

    "Edgar Pisani est un homme de valeur. Et s’il a pu faire des erreurs en agriculture, elles étaient partagées par presque tout le monde dans les années 60. D’ailleurs la plupart des gens se moquaient des premiers écologistes qui dénonçaient l’abus des pesticides. "

    Les premiers écologistes étaient paysans, dont mon père faisait partie. Il a démontré dans les années 50 et 60 avec une des plus grosses propriétés existant dans le département  que le bio permettait de supprimer toutes (absolument toutes ) les maladies dans les élevages bovins avec suivi et analyses des laboratoires et des services agricoles.  Malgré une réussite reconnue par des théoriciens éberlués par la qualité des récoltes et la bonne santé (naturelle ) des animaux, "ils" ont imposé à mon père  la vaccination des animaux à l’aide de la force publique; vaccination qu’il a avait toujours réussi à déjouer pour ses enfants.  Conséquence: changement de métier immédiat..   Je signale que 50 ans aprés, des scientifiques démontrent comment les animaux se soignent selon leur instinct, seuls et à condition que l’homme qui sait tout n’y mette pas ses pattes sales.  ( observation des grands singes et expérimentations chez les animaux d’èlevage dans des conditions de libre choix de la nourriture). Démonstration pour ceux qui vivent pompeusement de la maladie que la bonne santé est normale pour peu qu’on la cherche.      

       Une de ces croyances hors religions (j’emploie bien sûr à dessein le mot croyance puisqu’il vous est destiné!… )   est d’affirmer d’une main que le monde des paysans est passé d’une agriculture saine à une agriculture meurtrière et cynique sous la tutelle d’un Edgar Pisani ( un homme qui "croyait que…"  ou une crapule?? )   et  dont vous dites de l’autre main qu’il est un homme de valeur. 

    Les victimes que vous dites "défendre" quand vous appelez le rétablissement de la peine de mort seraient donc blanches dans un cas et noires, fautives dans l’autre? ça fait un peu pagaïe, le problème, c’est que des vies humaines sont derrière les mots.

    Faire honneur à un "homme de valeur" n’est-il pas de lui permettre de payer ses erreurs? Quel mépris avez vous donc généralement pour les gens instruits et cultivés pour vouloir les priver de leurs responsabilités individuelles?  contradictions, non?,

    La défense excessive de l’agresseur au détriment des victimes, ces excuses recherchée dans l’enfance de l’agresseur n’étaient- elles pas ce vous qualifiiez  de socialo-cathos , mariés pour le pire? Voulez vous transposer vos écrits sur la peine de mort dans le cas présent ou bien y aurait-il un blocage? lequel?

    Quelle a été la retraite d’Edgar Pisani pour avoir effacé à coup de fric pris dans leur poche les efforts d’honnêteté et de droiture de toute une corporation de paysans,    par rapport à la retraite des millions de paysans qui ont fini leur vie  avec moins que le RMI?  Cette injustice là (contradiction, non sens, croyances d’un système et de ceux qui en profitent)  ne vous touche-t-elle pas?

    Que savez vous de la souffrance des honnêtes gens, des "petites gens" en fin de vie,  de ces  paysans bafoués dans leur dignité, ridiculisés par leurs propres enfants formés aux méthodes intensives,  en même temps qu’aux subventions refusées par leurs parents qui avaient appris avec la dernière guerre  qu’on ne se laisse pas acheter?   

     

    28/02/2009 à 0 h 58 min
  • Magny Répondre

    Le prérequis pour entrer dans certaines loges maçonniques est d’ être contre la peine de mort … mais ça aussi c’est hors sujet ( moi aussi je voulais porter mon grain à moudre , je me sentais à l’écart … )

    Sinon le destin des paysans est le même que le reste de l’humanité : des dépendants qui n’ont le droit de l’ouvrir que pour quémander une becquée d’aide publique , et surtout pas de devenir des aigles capables de faire de l’ombre aux donneurs de leçons autoproclamés experts en tout genre . 

    27/02/2009 à 22 h 27 min
  • Anonyme Répondre

    Grutjack et les autres, je vous rappelle que les attaques personnelles et les insinuations sont malvenues dans les commentaires de ce site.

    Le Modérateur

    27/02/2009 à 18 h 01 min
  • vox populi Répondre

    A Pierre Lance.

    "Si l’Assemblée nationale refuse obstinément de légaliser l’euthanasie volontaire, comme le souhaitent 88 % des Français, est-ce parce qu’elle est bourrée de franc-maçons ?".

    Quand vous écrivez cela, j’imagine que votre cible ce sont les parlementaires dont la vie est imprégnée des préceptes d’une foi et que vous voulez dire que c’est à cause d’eux que le débat est bloqué.

    Pour autant que je le sache (mais je ne me suis jamais intéressé à la question et je suis néophyte sur le sujet), il me semble que pour pouvoir intégrer une loge maçonnique, il faut prêter serment sur l’un ou l’autre des trois Livres : Bible, Torah, Coran. Est-il alors totalement invraisemblable d’imaginer que pour beaucoup ce peuvent être les mêmes personnes ?

    Et si c’était bien cela, ce serait pour moi la révélation de l’existence d’une "pieuvre" de plus.

    Je serais heureux de vos précisions, surtout si elles sont sur le ton acéré qui est le vôtre, qui m’enchante….sauf quand vous soutenez N. Sarkosy mordicus. Mais ce n’est pas le sujet de cette semaine. Au fait, le sujet ça n’est pas non plus les francs-maçons! Et pas davantage l’euthanasie volontaire !!! Digressions, digressions, quand vous nous tenez…

    27/02/2009 à 10 h 13 min
  • grutjack Répondre

    A Pierre Lance

    "cela peut donner à penser que je n’ai pas le courage de m’afficher franc-maçon".

    Ceux qui refusent de révéler leur appartenance à la franc-maçonnerie ne manquent pas de courage ; ils jouent simplement le jeu. Ils sont entrés dans une société secrète ; ils ont donc le droit de conserver l’anonymat. Ce qui serait vraiment courageux, ce serait d’exiger que le gouvernement oblige les loges à publier la liste de leurs adhérents . En effet toute association est tenue par la loi de le faire. Et si la franc-maçonnerie n’est pas une association, qu’est-ce que c’est au juste ? Une religion ?
    Il est normal qu’on accueille vos dénégations avec un brin de scepticisme, parce qu’elles sont contradictoires. Pourquoi mettre tant d’ardeur à défendre une institution que vous prétendez condamner ? Comment pouvez-vous dire en même temps "je n’ai aucune envie de défendre les francs-maçons" et "s’attaquer aux francs-maçons est tout bonnement ridicule". Il me semble que vous êtes en train de vous enferrer, alors que personne ne vous demande des aveux. Car qui vous oblige à répondre systématiquement aux commentaires de vos articles, comme s’il s’agissait chaque fois d’attaques personnelles. ?
    Quant au rôle éventuel des francs-maçons dans le refus de l’Assemblée Nationale de légaliser l’euthanasie volontaire (question qui ne me semble pas très pertinente, mais puisque vous insistez), je vous signale à tout hasard que le rapporteur Jean Léonetti n’est pas exactement un UMP mais un apparenté. Il appartient en réalité au parti radical valoisien, c’est-à-dire au bon vieux parti radical de la IIIe Répuiblique. Il est donc très probablement franc-maçon.

    27/02/2009 à 9 h 58 min
  • Jean-Claude THIALET Répondre

    "Les-4-Vérités"   –   26 02 09   –

    Cher Pierre LANCE. Vous m’av(i)ez bien compris. Je n’avais pas envisagé un seul instant que vous puissiez être franc-maçon sans oser le dire. Si je vous critique sur certaines de vos prises de position, je suis de ceux qui reconnaissent que vous avez le courage de vos pensées. Et même, oserai-je dire, de vos arrière-pensées. La preuve, vous voyez la main de l’Eglise de France (en piteux état, selon moi) dans l’origine de la plupart de nos maux comme d’autres (parmi lesquels je ne suis pas certain de devoir figurer)(1) voient partout celle de la maçonnerie (2). Pardonnez-moi simplement d’avoir agité le "chiffron riouge" de la maçonnerie en citant votre nom à propos de Michel CHARASSE, sans avoir le moins du monde pensé que vous étiez un "frère" qui n’avait pas fait son "outing" (3) Ce qui ne m’empêche pas de penser que vous partagez un certain nombre des combats de la maçonnerie non seulement dans son anticléricalisme viscéral, mais aussi en matière d’avortement, d’euthanasie, comme sur d’autres sujets dits de société…. Raison pour laquelle, dans un précédent "post", j’avais considéré que les "maçons" étaient vos "alliés objectifs". Pour ce qui me concerne "catho" je suis, "catho" je reste, tout en me désolidarisant totalement de l’Eglise de France dirigée par des prélats progressistes qui aboient avec les "loups" et les "chacals" qui sont en train de dévorer la France.

                                                   Cordialement, Jean-Claude Thialet

    (1) dans la mesure au moins où je ne prends pas les francs-maçons pour les seuls responsables de la situation d’aujourdhui. Eux aussi, même si on les retrouve encore dans les rouages de l’Etat et même très haut, n’ont pas la puiissance qu’ils avaient sous la III ème République !  Et je les rends co-responsables avec la "Socialie" et les soi-disant "gens de progrès" de la situation tragique dans laquelle est en train de sombre notre Pays.  

    (2) à la différence près que si l’Eglise a eu des pouvoirs aux temps jadis, elle n’en a plus aucun. La preuve ? c’est que les hauts-dignataires de l’Eglise de France acceptent tout. A commencer par certaine invasion allogène à laquelle, au nom de la "Charité du Christ", ils ouvrent les bras quand ce n’est pas leurs écoles et leurs églises…  .

    (3) à ce sujet, il m’avait paru cocasse d’entendre récemment  un membre éminent de l’UMP déclarer publiquement son homosexualité (que beaucoup connaissaient largement en dehors du cercle politique) tout en cèlant son appartenance à la maçonnerie que beaucoup ignorent encore. A croire que, pour gagner quelques points dans les sondages, sinon dans les urnes, il faut mieux s’afficher "homo" que "maçon" !!! ??? 

    27/02/2009 à 8 h 14 min
  • Pierre LANCE Répondre

    À Kamarad : Je ne « retranscris » pas le discours écologique du début des années 70, pour la bonne raison qu’il était déjà le mien depuis au moins 1960. Si vous faites partie des précurseurs, je vous en félicite, mais il faut me compter parmi eux. Peut-être même que vous m’avez suivi sans le savoir… Nous n’avons pas eu « raison avant l’heure ». Nous avions raison juste à l’heure. Ce sont les autres qui étaient en retard. À Jean-Claude Thialet : J’avais mal compris votre phrase (que Daniel a bien lue) et cru que « s’afficher en tant que tel » ne concernait pas Charasse, mais moi. Toutefois, si on remet la phrase en ordre, on obtient :  » Michel CHARASSE (un Franc-Maçon qui a le courage de ses opinions et de s’afficher en tant que tel ! – je dis cela pour Pierre LANCE ) », là, c’est encore pire, cela peut donner à penser que je n’ai pas le courage de m’afficher F.M. comme Charasse. J’ose espérer que ce n’est pas ce que vous vouliez dire. À Daniel : Comme je l’ai déjà dit : il y a des franc-maçons partout. Il est donc très facile, dès que l’on n’est pas satisfait des décisions de tel ou tel organisme, d’en rendre les franc-maçons responsables. C’est tout bonnement ridicule. Aussi je repose la question que personne ne semble avoir entendue (mais il n’est pire sourd…) : Si l’Assemblée nationale refuse obstinément de légaliser l’euthanasie volontaire, comme le souhaitent 88 % des Français, est-ce parce qu’elle est bourrée de franc-maçons ? Ne vous bousculez pas pour répondre.

    27/02/2009 à 0 h 45 min
  • sas Répondre

    Le frere charasse….pauvre frère parmis les pauvres hommes de gôôche…..COPAIN DU MARSUPILAMI , vu qu il la reçu en grande pompe dans son fief de puy guillaume…..a aussi des fins de mois difficile , un article courrait sur ses revenus à la retraite,maire, ministre,deputé ,senateur, communauté de cummune, apparte de fonction et véhicule toujours utilisés…le pauvre boug n’avait plus que 40 000 euros/mois en retraite….dur dur de remplir son frigidaire……

    et parmis nos miséreux princes , tel poncelet frangin aussi…..C4EST CHARASSE QUI A FAIT BENEFICIE A LAGERFELD l exentrique débridé….près de 80 millions de francs(8 milliards) d’abandon de dette fiscale…..cette affaire avait fait grand bruit à cette époque…puis pshittt !!!!!!!

    si Mr lance doit s occuper de la discrétion et de la vertue des frères trois points combinards et délinquants…des racailles quoi…..il va avoir du boulot

    En ce moment nos phares eclairent précisément leur oeuvre en action en MARTINIQUE ET GUADELOUPE……ils sont là et on a des noms.

    SAS qui se réjouit que l on vienne enfin sur les vrais drames de la France

    26/02/2009 à 18 h 40 min
  • christian pène Répondre

    ils sont marqués par l’ascendant astrologique "taureau" qu’ils ont pris  ( par inadvertance ) par les cornes…

     

    respectueusement christian pène

    26/02/2009 à 11 h 17 min
  • Jean-Claude THIALET Répondre

    "Les-4-Vérités"   – 26 02 04

    Pierre LANCE. Comment puis-je écrire que Michel CHARASSE est un franc-maçon ? Mais tout simplement parce que, lui, il l’affiche, contrairement à ses "frères" qui préfèrent "tramer" leurs mauvais coups dans l’ombre ! Et moi, le prétendu (c’est vous qui me l’avez écrit la semaine dernière !) "bouffeur de maçons" (moi, je dirais plutôt de "maçonnerie" en tous genres !), je le trouve sympathique. Pas seulementt pour son humour …

    Mais je pense que vous devriez réfléchir avant d’écrire, à propos d’Edgar PISANI (s’il est   – comme vous le prétendez – un "homme de valeur", il l’est à la façon d’un Alain MINC et d’un Jacques ATTALI dont on connaît les effets dévastateurs) : "

    s’il a pu faire des erreurs en agriculture, elles étaient partagées par presque tout le monde dans les années 60. D’ailleurs la plupart des gens se moquaient des premiers écologistes qui dénonçaient l’abus des pesticides." (fin de citation). Je répondrai à cela que "la plupart des gens", eux, n’étaient pas "Ministre de l’Agriculture", et qu’ils n’avaient pas la prétention de révolutionner l’agriculture française. L’Histoire juge un homme à ses fruits … Si l’on peut excuser Edgard PISANI d’avoir méconnu à l’époque les dangers des pesticides, des herbicides et des engrais, on ne peut lui pardonner d’avoir engagé délibérément par un dogmatisme que je n’oserai qualifier de "franc-maçon" (ce qu’il est assurément), l’agriculture française vers la voie de l’industrialisation…  Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que si je continuais à suivre votre défense d’Edgar PISANI, on en arriverait à justifier l’action du Maréchal PéTAIN par le fait que, outre (sans parler dun vote majoritaire du Parlement) les circonstances tragiques et exceptionnelles qui l’avaient amené au Pouvoir, une large majorité de Français étaient … pétainistes, ou, si vous le préférez, partageaient ses idées ! Comme l’avait fait remarquer, lucide, le général de GAULLE, alors que les mêmes foules qui acclamaient quelques semaines plutôt le Maréchal, ovationnaient le "Libérateur" !

    Et si j’admets  – si vous continuez à  vouloir me faire admettre – qu’Edgar PISANI "n’est pour rien" dans ce qu’il faut bien appeler la catastrophe écologique qui frappe aujourd’hui notre agriculture, je vous demanderai de cesser d’accuser les catholiques des temps jadis d’avoir "émasculé" les Celtes et les Gaulois, et d’être responsables des maux qui frappent aujourd’hui le pays. Il y a parfois chez vous, me semble-t-il, des contradictions que, seule votre passion à défendre vos idées, peut expliquer … . Vous accusez des gens – particulièrement les catholiques – qui vivaient au temps jadis de la situation de la France d’aujord’hui,  mais vous "dédouannez" Nicolas SARKÖZY de maux bien réels dont le Parti qu’il dirige est, avec le P.S. le principal responsable … Moi, je juge les gens du présent. Particulièrement ceux qui nous dirigent ! Et si l’on n’a pas le droit de leur demander des comptes, cessez de faire des reproches à des gens qui ont vécu, disons, avant la fin de l’Ancien Régime … Ne pensez-vous pas que, comme vous me le reprochez à moi-même, "vous mêlez comme toujours les réflexions pertinentes aux accusations excessives." ? Ce que l’on appelle, je crois, "se projeter" !

                                               Cordialement, Jean-Claude Thialet

    P.S. ‘Les Etats-Unis n’avaient pas eu besoin d’un Pisani pour faire pire que nous" écrivez-vous fort justement en conclusion de votre "post". Certes ! Et pour une raison majeure, c’est que, comme pour d’autres la "chère et puissante" (dixit De GAULLE) Russie soviétique, nos politiciens et nos soi-disantes "élites" n’ont cessé de vouloir s’inspirer du "modèle américain".

    26/02/2009 à 9 h 56 min
  • Daniel Répondre

    Jean Claude Thialet,   vous nous faites bénéficier d’une bonne analyse. Merci.

    Pierre Lance :   comme lecteur, nous avons bien lu et compris que c’est Michel Charasse qui a le courage de se reconnaitre et s’afficher franc maçon. Vous associer à cette secte de l’ombre ne pourrait être au plus qu’un désir de vous provoquer…

     Nous  avons bien pris note que vous accordez moins d’importance à certains crimes qu’à d’autres… par exemple dans le cas extrêmement grave où vous pouvez établir un lien tiré par les cheveux avec le catholicisme.  Vous ne vous poseriez pas la question ,"bêtes et méchants? " si cette maudite religion pouvait être mise en cause.  Et pourtant, là encore, sachez que les francs maçons sont toujours là où une filière subvention est mise en place. Les agriculteurs, qui ont vendu leur âmes au diable comme les fonctionnaires qui les dirigent, ont les miettes. Par contre des organismes parallèles ont fait doubler les prix des services aux agriculteurs dés qu’une subvention pouvait être utilisée au nom de l’intérêt de  ces agriculteurs trop bêtes sans doutes pour savoir ce qui est bon pour eux.  La subvention ne pouvant être distribuée que si un organisme officiel composé de gens de bonne race organisait la distribution.   Et qui trouvait-on dans ces commissions? désolé,  encore des francs macs!  avec tout leur savoir faire sans que ça se voit! . Quand aux ardoises accumulées, aprés consommation des 50% de subventions, suite à détournements divers,   il faut être directement concerné pour le savoir.  Se rappeler l’existence de ces ardoises? : elles ont disparues comme le temps…  comme en Guadeloupe, SAS… 

    Votre article se veut plutôt tolérant pour cette entreprise de destruction des paysans qui ont été contraints par la force publique à changer radicalement leur bon sens millénaire pour devenir en l’espace d’une génération des marionnettes au service de l’Etat et des industries chimiques. Avec les morts visibles dont vous parlez, mais aussi beaucoup plus de morts invisibles pour ceux qui ne veulent surtout pas établir un lien entre leurs choix personnels et les conséquences graves qui en découlent.   

    C’est à mes yeux un bon article qui résume et symbolise la chute de la France par la chute de ses paysans qui constituaient le pilier national du bon sens, entrainés à accepter les régles imposées par la nature.  Mais je suis toujours étonné que des gens qui se disent libres  ne puissent appeler crime ce qui en constitue un mille fois plus grave que celui du pire des criminels en série!.  Comment se fait-il que nous soyons autant touchés par des meutres individuels sanglants, mais ponctuels,   et que nous soyons aussi passifs devant cette autre manière de nuire, réfléchie, organisée, violence d’une société contre l’individu, jusqu’à l’éliminer physiquement aprés l’avoir trainé dans la boue psychiquement?  

    La discrimination (principe raciste, désolé!)  est toujours exprimée en premier dans la manière de catégoriser les victimes donc  de catégoriser les criminels pour charger les uns et excuser les autres… et mieux, les récompenser!  par du fric et/ou des médailles,  toujours les bonnes recettes!.   En Français, on nomme cela collaboration.  C’est individuellement que chacun son camp, avant que ce principe ne  devienne grave parce que collectif .  

    Pour sortir du marécage, il faudra bien appeler un jour les tordus par leur nom,  et les condamner pour la part qui leur revient,  au moins symboliquement.  

    26/02/2009 à 9 h 34 min
  • Pierre LANCE Répondre

    À Jean-Claude Thialet : Comment pouvez-vous écrire :  » Michel CHARASSE (un Franc-Maçon – je dis cela pour Pierre  LANCE – qui a le courage de ses opinions et de s’afficher en tant que tel !)….. » Où avez-vous pris pareille sornette ? C’est exactement le contraire de la vérité. Voulez-vous que notre ami « sas » fasse un infarctus ? Je vous rappelle mon dernier message :  » Je signale tout de même aux bouffeurs de franc-maçons (et je n’ai aucune envie de défendre ces derniers, car je désapprouve toutes les formes d’embrigadement sans exception)… » N’est-ce pas suffisamment clair ? Je n’ai jamais été et ne serai jamais franc-maçon, pas plus que maçon pas franc ou membre de quelque groupement que ce soit. S’il vous plaît, tenez-vous le pour dit et ne répandez pas des rumeurs infondées. Dans le reste de votre commentaire, vous mêlez, comme toujours, les réflexions pertinentes et les accusations excessives. Edgar Pisani est un homme de valeur. Et s’il a pu faire des erreurs en agriculture, elles étaient partagées par presque tout le monde dans les années 60. D’ailleurs la plupart des gens se moquaient des premiers écologistes qui dénonçaient l’abus des pesticides. Et je vous rappelle que ,dans ce domaine, les Etats-Unis n’ont pas eu besoin d’un Pisani pour faire bien pire que nous.

    26/02/2009 à 0 h 51 min
  • Kamarad Répondre

    Je souscris entièrement à cet article de Pierre Lance, mais il ne fait que retranscrire le discours écologique du début des années 70.

    Avoir raison avant l’heure apporte bien peu de satisfactions.

    25/02/2009 à 20 h 12 min
  • Monneuil Répondre

    Il y a quelques temps, je rencontrais – régulièrement, un jeune fermier. Une fois il a dit :
    "Mon père était agriculteur, moi, je suis chasseur de primes " !
    (Je ne le vois plus, il est atteint d’un mal incurable..)
    Il y a beaucoup de tracteurs dans la campagne où j’habite, campagne relativement plate. Ont-ils vraiment besoin, ces techniciens agricoles, de machines aussi performantes, aussi puissantes, aussi gourmandes en énergies ?…
    En réalité, ils n’en sont jamais propriétaires : quand la fin du crédit arrive, ils en rachètent une nouvelle !
    Oui, j’ai connu dans ma campagne natale plusieurs "conducteurs" de tracteur, et qui travaillaient pour les uns ouèpour les autres : la plupart d’entre-eux reposent au cimetière..
    Ce que me semble avoir surtout perdu nos paysans, c’est cette qualité qu’on appelait autrefois "le bon sens"…
    Hélas, ils ne sont pas les seuls….

    25/02/2009 à 20 h 04 min
  • Jean-Claude THIALET Répondre

    "Les-4-Vérités"   – 25 02 09

    Tout ceux qui constatent l’assistanat (confinant, pour ceratins, à la "mendicité") dans lequel se sont installés – de gré ou de force – ceux que l’on n’ose plus appeler des "paysans" et le fait que ceux que l’on appelle aujourd’hui les "agriculteurs" sont devenus des pollueurs qui constituent un danger pour eux mêmes(1) et pour leurs terres, comme pour les consommateurs de leurs produits, ne peuvent qu’applaudir à cet article de Pierre LANCE. Un Pierre LANCE dont je retrouve l’inspiration qui lui a permis d’écrire des livres pertinents sur d’autres sujets que politiques …. Même si, j’enconviens, l’agriculture et l’élevage qui sont (toujours)  les "deux mamelles de la France" sont éminemment politiques !

    Ceci étant dit, il ne manque à cet article en forme de "diagnostic" (les colonnes de "4-Vérités" en regorgent !) que le rappel des responsables de la transformation des "paysans" en "ouvriers" d’une agriculture devenue industrielle, et de notre agriculure largement traditionnelle, en industrie. Une "industrie" qui a entraîné nos paysans à se battre non plus sur la qualité de leurs produits, mais sur la productivité comme si elles pouvaient atteindre les rendements des immenses exploitations d’Amérique ou de l’Europe orientale sans jamais parvenir à égaler leurs prix de revient… D’où la nécessité de subventions dont ne peuvent plus se passer les "industries de l’Agriculture" que sont devenues la plupart des exploitations, même de taille ridiculement petite quand on les compare à celles d’autre pays.  On le voit encore aujourd’hui avec la nouvelle répartition des aides décidées hier par Michel BRANNIER, Ministre de l’Agriculture.

    A mon avis, les deux premiers fossoyeurs de la paysannerie française, celle qui avait "sculpté" au fil des sicèles les paysages de nos campagnes presqu’uniques au monde, ont été Charles De GAULLE et Edgar PISANI, nommé Ministre de l’Agriculture en 1961. Cet "apatride", Maltais d’origine, "tunisien" de naissance, "parachuté" de la Résistance, devenu "plus jeune Préfet" (avec Colobbey les deux Mosquées, pardon, les deux Eglises, dans sa juridiction) contrairement à beaucoup de nos hommes politiques, n’avait aucune attache viscérale avec nos paysans et nos campagnes. Et il a suivi à la lettre la mission que lui avait attribuée celui qui devait devenir aussi le "fossoyeur" de l’Algérie française. Cette mission était définie lapidairement :  

    "N’oubliez pas que vous êtes le Ministre de l’Agriculture et non le Ministre des Agriculteurs".

    Avec zèle Edgar PISANI s’était mis à la tâche pour transformer, selon un plan bien mûri et qu’il avait détaillé, les exploitations agricoles en "usines" et les "paysans" en "ouvriers", pardon, en agriculteurs. Tous les efforts des Gouvernements successifs ont été mis ensuite non sur l’amélioration de la qualité et de la varité qui faisaient la spécificité des produits de notre terroir, MAIS SUR LA PRODUCTIVITé. On a procédé ainsi au fameux remembrement avec arrachage des haies. Celles-ci tout en faisant le charme de certaines de nos campagne avaient aussi une utilité écologique appréciable (en abritant notamment des oiseaux, des hérissons, et autres espèces animales qui contribuaient à un équilibre naturel, à un éco-système) mais aussi à la protection contre l’érosion des sols, et les inondations, etc. On a incité les nouvelles "exploitations" ainsi créées à se mécaniser à outrance, à utliser des herbicides, ainsi que des pesticides et des engrais chimiques de plus en plus agressifs qui, progressivement ont pourri et même "tué" nos sols, en même temps qu’ils contribuaient à la dégradation des produits. On a aussi incité nos "paysans" à s’endetter (2).

    Non content de cela, Edgar PISANI a participé à la création de la PAC (Politique Agricole Commune) qui s’est chargée, par ses aides programmés selon les règles habituelles chères aux technocrates qui gouvernent l’UNION EUROPEENNE, a fait des agricultuteurs d’éternels quémandeurs qui n’étaient même plus maîtres du choix tant de leurs produits que de leurs quantités.  Le résultat, l’Agriculture "européenne"  –  particulièrement la "française" –  s’est lancée dans une compétition inégale contre les productions d’autres continents qui bénéficiaient, les unes et les autres de superficies sans commune mesure avec celles de la plupart des pays comme la France et de moyens mécaniques et/ou humains largement supérieurs même à ceux des prétendues "grandes exploitations" de chez nous. Des "grandes exploitations" qui, vues des Etats-Unis, du Canada, d’Argentine, du Brésil ou de Russie, sans parler de l’Afrique, sont ridiculement petites.

    Les résultats de cette prétendue "modernisation" de l’Agriculture française ne se sont pas fait attendre. Sans parler de la "destruction" de certains paysages, on a vu des des "paysans" (mot à mettre entre guillemets pour la grande majorité d’entre eux) surendettés (on parle beaucoup des suicides dans "nos" prisons, mais jamais de ceux d’agriculteurs !)en permanence au bord de la ruine, des légumes et des fruits (dont on nous rebat les oreilles qu’il faut en consommer 5 par jour, au risque d’attraper le cancer !) et les céréales (avec lequel on fabrique le "bon pain" français !) bourrés de pesticides et autres poisons de l’agriculture productiviste, et des "producteurs" qui se plaignent de plus en plus de ne pas gagner d’argent… Sans parler du fait qu’ils sont de plus en plus déboussolés par une politique de "quotas" décidée par les "gnomes" qui gouvernent à Bruxelles sans avoir jamais ramassé la moindre pomme de terre dans un champ, cueilli la moindre pomme dans un verger, trait  un quelconque pis, ou même tâté le cul d’une vache dans un Salon … Des "gnomes" qui sont sans doute les seuls à être satisfaits. Outre qu’ils ont vu les objectifs du Plan MANSCHOLT (un commissaire européen de l’époque !) porter ses tristes fruits (3)  qu’ils étaient chargés de mettre en application, ils ont la satisfaction de voir leurs "victimes" venir leur faire la cour pour obtenir les fameuses subventions sans lesquelles celles-ci ne pourraient vivre …

    Mais la triste besogne dont Edgar PISANI s’était chargé (le "bradage" de nos productions traditonnelles aussi variées  – et même bien plus que le nombre de nos fromages  –  et la disparition d’un nombre important de nos paysans qui sont allés grandir dans les grandes villes le nombre d’autres déracinés venus d’ailleurs) n’autait pas été possible sans l’aide d’une Banque qui a fait son développement et sa fortune j’oserais dire – comme Michel CHARASSE (2) – sur le dos des paysans, et celle d’un Syndicat dont les dirigeants ont travaillé main dans la main avec les différents gouvernements. A telle enseigne que plusieurs des Président de ce Syndicat se sont retrouvés sans fausse honte dans les habits d’un … Ministre !

    Alors qu’il eût fallu  – tout en leur apportant le complément de formation, notamment en matière de gestion, et l’aide à la modernisation de leurs fermes en leurs apportant par exemple l’électricité et l’eau courante dont ils étaient privés –  inciter nos paysans à "cultiver" en améliorant la qualité,  et même développer, la spécificité de leurs divers produits, on leur a imposé d’en réduire la variété, de diminuer la qualité, et même, d’empoisonner aussi bien la santé des consommateurs que la vie des "producteurs". "Aujourd’hui, pour reprendre un mot de Philippe BOUVARD (in "Mille et Une Pensées"), quand on parle de "culture", on pense d’abord à celle de l’esprit (4). Résultats : il y a de plus en plus d’intellos et de moins en moins de paysans"

    Quel gâchis ! Mais ce qui me navre encore plus c’est de constater, notamment à travers les propos aussi bien ministrériels que syndicalistes autour du Salon de l’Agriculture qui se tient aujourd’hui, que, prisonnier de la PAC, prisonniers de "Bruxelles", nos "agriculteurs" auront du mal à redevenir les paysans que nous n’aurions jamais dû perdre. Un exemple, au lieu de décider de miser toutes les aides de la PAC sur le développement de l’agriculture et de l’élevage "bio" (très en retard sur d’autres pays voisins !), le Gouvernement SARKÖZY/FILLON (je n’ose ajouter le nom de Michel BARNIER qui se voit déjà  déjà dans la peau d’un Président de Région ! ) va se livrer à un nouveau "saupoudrage" (comme d’autres à un "charcutage") en se gargarisant d’aider au "développement durable", à l’ "agriculture raisonnée" lesquels continuent à utliser herbicides, pestiticides, et autres poisons de la chimie industrielle… Là encore, Nicolas SARKÖZY et son Gouvernement seront passés à côté d’une réforme salutaire aussi nécessaire qu’urgente. Car les "aides" de Bruxelles ne seront pas éternelles. Alors que la "paysannerie", elle, l’est toujours, pourvu qu’on accepte de reconnaître les erreurs du passé (5) et de lui donner un second souffle.

                                                 Cordialement, Jean-Claude Thialet

    P.S. Pour les tenants des produits OGM (rappel : une partie de notre cheptel est nourri avec des sojas et maÎs OGM d’imporation) : qu’ils sachent de les "OGM" consomment de plus en plus d’insctidices. Au point que les producteurs argentins (nb. 50 % des cultures en Argentine sont en soja OGM) se lamentent en constatant qu’ils ont empoisonné leurs sols…. Maius, que de "criles" commet-on au nom de la science. Surtout quand elle enrichit des trusts internationaux sans que l’on se soucie de savoir qu’ils ruinent les petits producteurs de semences… Ceux qui ont fait la richesse (pas au sens mercantile du mot !) et la variété des différentes agricultures nationales. Il est vrai que cela fait partie d’un pan de "métissage" aussi bien des variétés humaines, animales ou végétales…  

    (1) tout le monde a en tête l’image de ces agriculteurs équipés comme des Cosnautes qui pulvérisent dans leurs champs ou sur leur vergers toutes sortes de "saloperies". A telle ensegine que les tribunaux ont reconnus comme "accident du travail" le fait pour certains d’entre eux d’avoir été atteints de maladies (pas seulement cancers) provoquées par l’utlisation de ces produits. Des produits qui , nécessairement, affectent les productions agricoles. Récemment, "Les-4-Vérités" mentionnait qu’une pomme subit   – en France – en moyenne 27 traitements ! De quoi dégoûter celles et ceux qui, malgré les avis répétés, contiuent à manger leurs pormmes sans les peler ! Oui, je sais, c’est bon pour les dents, même si cela donne un cancer !

    (2) pour le plus grand bonheur d’une Banque dont Michel CHARASSE (un Franc-Maçon – je dis cela pour Pierre  LANCE – qui a le courage de ses opinions et de s’afficher en tant que tel !) a pu dire que c’est "la banque qui n’a comme souci que de faire son blé sur le dos des paysans" (sic !)

    (3) un plan dont l’objectif était de réduire de moitié le nombre des exploitations en dix ans. Objectif largement dépassé depuis ! Quand on se souvient qu’à la fin des années "50", les "paysans" représentaient le quart de la population. Il est vrai qu’ils votaient à "droite". Et qu’Edgar "Pisani", en bon ministre "gaullien", est un "altermondialiste" convaincu. On le saitr, De GAULLE n’avait pas attendu Nicolas SARKÖZY pour pratiquer "l’ouverture". Son premier Gouvernement à la "Libération" était déjà truffé de communistes. On en paie encore aujourd’hui les conséquences…

    (4) et quand on voit la gueule de nos "intellos", quand on essaie de déchiffrer leurs pensées et leurs écrits …il n’y a pas de quoi se réjouir !

    (5) à travers certains de ses récents propos, j’ai l’impression que l’aujourd’hui  nonagénaire Edgar PISANI est en train de faire son mea culpa. Il est vrai que, comme un Alain MINC (qui rebondit d’échec en échec !) ou un Djack LANG, il semble, malgré son âge, toujours prêt à reprendre du service. C’est fait aujoud’hui pour ce dernier. On le sait, la "république" ne pouvait accepter de rester plus longtemps sans savoir si elle a debonne relations avec Raul CASTO !Et puis, on le sait, les coulirs du Puvoirs sont remplis de gens indispensables pour … grever le Budget !

    25/02/2009 à 16 h 56 min

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