Nous sommes au bord du cataclysme financier

Nous sommes au bord du cataclysme financier

Nous vivons une époque consternante. En France, aujourd’hui, ce ne sont que dénégations s’ajoutant aux dénégations.
Les banques françaises, nous dit-on, vont bien et n’ont pas besoin d’être recapitalisées. Sauf que se discute aujourd’hui à Washington, et que se trouve sans cesse évoqué dans la presse financière, une recapitalisation des banques françaises.

La Grèce, nous dit-on, sera sauvée et restera dans la zone euro. Sauf qu’en dehors des frontières de la France, on ne se demande plus si la Grèce fera défaut, mais quand cela se produira.

On ajoute, en France, que tout ce qui se passe est la faute de la finance internationale, des spéculateurs et de leurs complices. On envisage de mettre en place des agences de notation « eu­ropéennes » pour ne plus être évalué par Standards and Poors, Moodys, et Fitch, horribles entités « anglo-saxonnes ». On dit que tout va bien ou presque.

La réalité est que nous sommes tout au bord d’un cataclysme financier immense
, à côté du­quel la crise de 2008 pourrait être une simple plaisanterie.

La réalité est que l’euro a été une monnaie mal conçue dès le départ et que les vices fondateurs de l’euro sont en train de révéler leurs effets délétères : fixer les mêmes taux d’intérêts pour des pays aux systèmes sociaux et politiques différents, aux économies différentes et aux productivités différentes était un visa pour la catastrophe.

Il n’existe pas de bonne solution pour la Grèce. La maintenir dans l’euro va coûter de plus en plus cher et va la plonger dans une récession sans fin qui exacerbera les émeutes des derniers mois. La laisser sortir de la zone euro impliquera des pertes massives pour les banques françaises, qui détiennent près de la moitié de la dette grecque (pertes qu’il faudra payer) et une baisse de pouvoir d’achat de 50 à 60 % pour la population grecque. Assumer les pertes et repartir à zéro avec la Grèce dans l’euro ne changera rien aux causes qui continueront à produire les mêmes effets.

Ce que j’écris pour la Grèce vaut, ou vaudra assez vite, pour l’Italie, l’Espagne, le Portugal, et là, les coûts seront bien plus élevés que pour la Grèce. Si un président socialiste est élu au printemps prochain, la France s’ajoutera très vite à la liste.

La réalité est aussi que les financiers font leur travail : ils évaluent les risques et les opportunités. Quand on a pris des risques excessifs et qu’on fait face à une spéculation à la baisse, la faute n’est pas chez les financiers ou chez les spéculateurs, elle est chez ceux qui ont pris des risques excessifs. Et ce n’est pas en prenant des boucs émissaires qu’on règle ses problèmes.

La réalité est que les agences de notation elles-mêmes font leur travail. Elles indiquent ce qui va et ce qui ne va pas. Elles sont des indicateurs. Jeter par-dessus bord les indicateurs ne permet pas de retrouver le Nord lorsqu’on l’a perdu.

L’euro, tel qu’il a existé pendant une décennie, est mort. Le miracle est qu’il ait duré aussi longtemps. Il survivra, sans doute, sous une forme différente, avec des pays différents, et des règles drastiques imposées par l’Alle­magne. Il ne concurrencera, en tout cas, jamais le dollar comme monnaie de référence.

L’euro aurait peut-être pu durer plus longtemps sans la crise de 2008 et ses suites.
Ce qui pourrait prêter à sourire ironiquement serait de constater que personne ou presque, en Europe, n’explique que la crise de 2008 n’a pas été une crise de la finance, mais une crise découlant de l’introduction d’éléments de falsification dans la finance : les prêts sub-primes et leurs effets pervers.

Les suites de la crise financière de 2008 ont été les choix politiques de l’administration Oba­ma qui ont plongé les États-Unis en récession, et, par les déficits immenses creusés, ont créé les tensions sur les marchés qui ont accéléré la crise de l’euro.

Le président américain, que l’Europe a pris pour le Messie, pourrait être le fossoyeur de l’Europe. Le fait que le fossoyeur soit pris pour le Messie en dit long sur l’état mental de nombre d’Européens.

Même si l’Europe n’avait pas de problèmes financiers insondables, elle n’en mourrait pas moins. Entre vieillissement et systèmes sociaux irréformables, dogmes socialistes qui persistent et incapacités à analyser le monde tel qu’il devient, les causes de mort ne manquent pas… 

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(34) Commentaires

  • Anonyme Répondre

    Rahh ouh l’vilain !

    Je suis moi aussi pour Mitt Romney.

    29/08/2012 à 22 h 32 min
  • sas Répondre

    qui l organise et le développe ???

    http://www.fxgpariscaraibe.com/article-20364984.html

    au justiciables martiniquais curieux…

    si il en reste

    sas

    10/10/2011 à 23 h 00 min
  • D.J Répondre

    @ Jaures,

     

    " D’ailleurs, dîtes moi, à l’heure de la remise en cause, les Suisses ont-ils décider de diminuer les dotations à l’Education ou de les affecter différemment ? "

    Difficile de vous répondre. Et j’en sais trop rien. Le système suisse est décentralisé. les lois et le financement de l’école publique reste une affaire des cantons suisses. ( 26 cantons en comptant les demis-canton ).

    Pour la loi sur les subprimes: si les républicains comme Reagan ou Bush père ne les ont pas supprimé; c’est possible qu’ils n’y voyaient aucune urgence ou aucun signale d’une crise proche. Mais il faut arrêter de mettre cette crise sur le dos de W. Bush et les conservateurs comme nous bassines les médias chez nous.  C’est bien une connerie démocrate. Même si il a fallut la crise pour s’en apercevoir. Et comme je l’ai dit et qu’un autre commentateur le confirme; Bush a bien voulu éteindre ce début d’incendie.  L’aile gauche du GOP et les démocrates du congrès ont fait capoter son signal d’alarme.

    D.J

    10/10/2011 à 20 h 16 min
  • Daniel Répondre

    François (Wanadoo)  : 
    Vos chiffres sont bien posés pour être compris des enfants.
    Vous pourriez les augmenter d’une manière conséquente en faisant intervenir  d’autres éléments fondés plutôt sur ce que coute un fonctionnaire et son outil de travail souvent inutile (du fait des politiques),   et sur ce que coutent les conséquences de ses mensonges sur le reste de la société. Là on ne parlerait plus seulement de finances mais bien d’homicides volontaires en bandes organisées,  homicides dont les dédommagements dûs aux familles déstructurées dépasseraient de loin les possibilités de la France et de ses chérubins toujours au berceau.  Bien sûr, inutile d’embrouiller des cerveaux non  entrainés à chercher la vérité  et déjà incapables d’assimiler des données  simplifiées que n’enseigne pas la religion syndicale. 

    10/10/2011 à 13 h 37 min
  • Anonyme Répondre

    Pour Monsieur le syndicaliste http://www.soseducation.com/greve27septembre/ Pour les autres aussi et croyez moi, c’est intéressant voir instructif mais je ne fais pas d’ illusion, le socialiste tout a se gargariser des primaires socialistes, évènement mineur s’il en est , rejettera d’un revers de la main ce texte.

    10/10/2011 à 11 h 03 min
  • Jaures Répondre

    Pour François et les autres et pour en finir avec les chiffres:
    http://www.eurocompar.eu/education.8.datas.htm

    Sur les économies réelles générées par la suppression d’un fonctionnaire sur 2:
    http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20110304trib000605979/ne-pas-remplacer-un-fonctionnaire-sur-deux-n-a-presque-rien-rapporte-a-l-etat.html

    Quand F.Hollande dit ce que cela coûtera au bout de 5 années, cela ne veut évidemment pas dire qu’ensuite cela ne coûte plus rien. Vous pouvez également calculer ce que cela coûte sur 100 ans si cela voua amuse.
    Par ailleurs, F.Hollande a rappelé que les redoublements coûtent 2,5 milliards/an alors que leur efficacité n’est pas avérée et qu’ils n’existent pas dans les systèmes scolaires les plus performants. Une révisions des méthodes peut amener une meilleure répartition des moyens.

    "Que le syndicaliste de service?
    Tout va bien Mme la Marquise, Guy Milliere raconte des bobards comme toujours
    " écrit Hans
    Je n’ai évidemment jamais écrit cela. Indigne de réponse.

    10/10/2011 à 9 h 47 min
  • François Répondre

      Cessez donc de dire n’importe quoi, Jaures. La France ne consacre pas 5% du PIB à l’E.N. comme vous le prétendez, mais 6,6%. Source OCDE, Wikipédia, Ministère, bref, tout ce que vous voudrez.

      D’autre part, comme expliqué dans l’autre post sur l’article de Monsieur Lambert, quand on parle de moyens financiers la seule valeur à prendre en considération c’est COMBIEN on dépense pour chaque élève. Et de ce point de vue, nous sommes 28% au dessus de la moyenne de l’OCDE et 62% au dessus de la Finlande pourtant classée 1° ou 2° selon les années.

      C’est comme la comptabilité pour le non remplacement des fonctionnaires, vous pouvez la prendre comme vous voulez, mais, avec vos chiffres, 60 000 fonctionnaires embauchés coûtent 7 milliards pour revenir à l’état avant la suppression de ces mêmes 60 000. Si la suppression de ces 60 000 fonctionnaires n’avait fait économisé que 300 millions ( défense de rire!!!), leur réintégration ne coûterait que 300 millions…puisqu’on revient à l’état initial. Etes vous prêt à le soutenir? ( Même super Flambi dont c’est l’idée ne l’a pas osé…)
       D’autre part, je maintiens que créer 60 000 profs ne nous coûte pas sur 5 ans ( c’est à dire uniquement sur la période de création), mais sur toute leu vie ( car il faudra bien les payer jusqu’à la fin de leur vie).
       De même que la suppression de fonctionnaires ne fait pas économiser que sur la période de suppression, mais sur toute la vie de ces fonctionnaires que l’on n’a pas embauché.
       Pour finir, c’est CUMULATIF. C’est à dire que supprimer 10000 fonctionnaire l’année N, puis 10000 chaque année suivante pendant 4 ans, par exemple, ne fait pas économiser le salaire et les charges de 10000 fonctionnaires chaque année, mais ceux de 10000 l’année N, de 20000 l’année N+1, de 30000 l’année N+2, de 40000l’année N+3, de 50000 l’année N+4, ET PENDANT LES 40 années suivantes ( après, on économise les retraites, c’est à dire un peu moins).
      Je sais que c’est un peu compliqué pour un socialiste dont l’un des plus "compétents" nous soutient que 9×7 font 76 mais c’est pourtant ainsi…

    09/10/2011 à 23 h 12 min
  • HansImSchnoggeLoch Répondre

    Que dit Guy Milliere?
    Les banques françaises, nous dit-on, vont bien et n’ont pas besoin d’être recapitalisées.
    (traduit pour ceux qui regardent le doigt au lieu de regarder la lune cela veut dire que les banques ont besoin d’être recapitalisées )

    Que le syndicaliste de service?
    Tout va bien Mme la Marquise, Guy Milliere raconte des bobards comme toujours.

    Que disent les journeaux: (du 9.10.2011)
    Recapitaliser les banques.Les banques, méfiantes et impactées par la crise grecque, limitent l’octroi de crédits aux entreprises et au-delà aux particuliers. L’Allemagne et la France sont donc "décidés à faire ce qui est nécessaire pour recapitaliser (les) banques". Les modalités de cette recapitalisation restent cependant encore inconnues.

    Comme on peut le constater le score en faveur de Guy Milliere est très éloquent.

    NB: il est assez amusant de voir que les journaleux français reprennent des termes anglais comme "impactées ". La mayonnaise commence apparement à prendre. Quand les rats sentent que le bateau va sombrer, ils se réfugient dans les cannots de sauvetage.
    Les circuits longs des journaleux de l’automne blessent mon cours d’une valeur monotone.

    09/10/2011 à 21 h 20 min
  • Jaures Répondre

    DJ, je suis d’accord avec vous que les moyens ne sont pas une condition suffisante à la réussite d’un système scolaire. Il en est de même avec la santé. D’ailleurs, dîtes moi, à l’heure de la remise en cause, les Suisses ont-ils décider de diminuer les dotations à l’Education ou de les affecter différemment ?

    Francois, je n’ai pas dit que la loi en question était mauvaise. C’est vous. Moi je dis simplement que quand on considère une loi dangereuse ou inefficace, on doit la supprimer, sinon c’est qu’on l’approuve.
    Pour ma part, je pense que cette loi n’est en rien responsable de la crise actuelle.
    Par ailleurs, la dernière fois que j’ai vu Millière sur un plateau de télé, c’était dans l’émission de Taddeï. Il était alors en compagnie de Patrick Sebastien, le respectable auteur de l’inoubliable "Ah ! Tu vas la fermer ta gueule" et de l’éternel "On va tous finir à poil !" (ne riez pas, ces oeuvres sont authentiques).
    Voilà qui concoure effectivement à son aura de spécialiste multicartes.

    09/10/2011 à 21 h 20 min
  • grepon Répondre

    Belle contribution Daniel,

    Par aillieurs, Jaures, "plus d’effectifs" chez le Mammouth ne peut pas produire une vague d’accroissement de la productivite avant une bonne decennies au mieux.   Le Vieme Republique ne tenira pas jusqua la, mais admettons des miracles(que le Mamouth n’aprouverait jamais) arrivent a temps.    Ce que nous verrons a la sortie serait une generation commes les parents de ces eleves, formattes a croire que le Mammouth pourrait preparer leur gosses a la vie.   Il n’en est rien, et nous voyons les resultats de cet experiment AUJOURDHUI, avec les eleves qui en sortent aujourdhui.    Le Mammouth existe pour le Mammouth d’abord, et en consequence pour l’etat et politiciens et idees etatistes, comme les votres.   Voila l’enseignement qui compte pour les "effectifs" du Mammouth, le formattage au bienfaits de l’etatisme.   Le Mammouth ne s’interesse absolument pas a former individus independants dans le respect de vouloirs et traditions des grand parents travaillieurs, independants, et realistes, et la France en est mort vivant, incapable de s’en sortir par les efforts et capacites de son peuple ruine.    La chose a faire c’est de virer, jusquau dernier, toutes les employees du Mammouth, et laisser cet fonction se reorganiser entierement dans la privee, avec les impots y consacrees aujoudhui allant a l;ecole(PRIVEE s’entend) du choix des parents.   L’ecole et ces effectifs pourraient bien sur etre virees facilement par leurs clients, les parents, ou l’ecole dans le cas d’enseignants peu performants.     On a vu quelque chose de similaire arrivee a la merdique systeme scolaire de la Nouvelle Orleans, grace a Katrina.     Des ecoles privee se font concurrence pour le business des etudiants (des parents) liberees du systeme etatique merdique d’avant.    Qui sait, peut etre un ouragan pourrait innonder toutes les locales du Mammouth en France.   Voila un miracle, une vraie chance pour la France.

    09/10/2011 à 8 h 36 min
  • Daniel Répondre

    Jaurès:
     "Après, on peut discuter des méthodes,mais celles qui fonctionnent, comme dans les pays citées, coûtent cher. Mais, selon la formule consacrée, bien moins cher que l’ignorance."

    En effet, chercher à chiffrer le coût de la votre (ignorance) parait impossible quand on voit ce qu’elle a engendré de misères et d’appauvrissement spirituel sur les classes les plus démunies, qui n’ont plus
    que la jalousie et la haine comme moyen d’expression personnelle aprés 40 ans de social antisocial. Tout ça aprés un formatage  à l’assistanat (et à son image) par l’Education Nationale,  dont le statut de ses protégés est fondé sur l’irresponsabilité individuelle. Ainsi l’ignorance a de beaux jours puisque la culture de l’ignorance  est le fondement de l’école. Le sens même du mot "culture" a été dévoyé par l’école socialiste qui sait et qui juge, l’école qui a mesuré le savoir sans l’expérimentation, là où la responsabilité fait le tri entre mensonge et vérité.  Mais la peur d’être mis à nus par la réalité rend ces individus peu enclins à prendre le risque de voir leurs certitudes s’avérer n’être que de piteux mensonges et de pauvres croyances pour faibles d’esprits.   
    Votre exemple d’ignorant qui a des idées sur tout sauf sur ses devoirs,  est typiquement le résultat de l’irresponsabilité dans les faits. Vous manipulez des idées, donnez des leçons, c’est tout ce que vous pouvez faire. Et cela est définitif:  irresponsable dans la vie professionnelle =  évolution personnelle impossible.  Il ne reste plus que le dogme et il ne vous reste qu’à l’engraisser… de vos spéculations. Spéculations en faveur du dogme qui vous garantit la sécurité matérielle au détriment de celle des autres. Ce n’est pas une guéguerre, c’est bien une guerre, avec ses collabos et ses morts, généralement parmi ceux que vous prétendez défendre.
    Un mensonge en entraine beaucoup d’autres.   

    08/10/2011 à 23 h 08 min
  • francois Répondre

    jaures,

    votre attitude est proprement scandaleuse;vous ne voulez pas revenir sur l’origine des subprimes car cela ne va pas ds votre sens….c’etait à reagan et bush d’enlever une mauvaise loi mais ceux qui aggravent cette loi ne sont responsables de rien(clinton).vous pretendez que personne n’a denoncé cette mauvaise loi avant le crise de 2007 mais je vous ai deja renvoyé de nombreuses fois sur la lettre de bush au congres à l’été 2004.pour cela,vous n’avez qu’a taper sur google: bush subprime 2004.ce n’est pas si compliqué à taper mais bien certainement vous ne le ferai pas!!!!!

    vous pretendez avec arrogance que milliere s’est auto-proclamé specialiste des usa mais vs vs auto-proclamez objecteur de conscience sur ce site avec un avis sur tout y compris ds des domaines ds lequels vs ne connaissez rien;j’avoue à ce titre ne jamis me lasser de lire vos analyses economiques inspirées de pif gadjet. vous voulez toujours montrer que milliere n’est rien mais il me semble l’avoir vu davantage sur les differents plateaux mediatiques que vous…..alors svp un peu d’humilité cher jaures ds vos commentaires

    pretendre que cela etait une reussite de voir le deficit sous jospin à – de 3p100 alors que la croissance mondiale etait au top et qu’ une bonne gestion aurait du etre excedentaire est simplement lamentable

     

    08/10/2011 à 22 h 00 min
  • Jaures Répondre

    François, un article de "La Tribune" expliquait très bien pourquoi le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux n’a pas engendré les économies espérées.
    D’une part, le gouvernement avait promis de rétrocéder la moitié des gains obtenus aux fonctionnaires. Cette part a été dépassée.
    Par ailleurs, les départs en retraite ont été mal anticipés, ce qui a entrainé des désorganisations de services et fait explosé la masse d’heures supplémentaires.
    Cette disposition a perturbé les services publics sans impact important sur le déficit: c’est le type même d’une initiative idéologique prise sans réflexion et appliquée sans évaluation.

    Je n’ai jamais dit que l’euro est bien en soi. Pas plus que le franc ou toute autre monnaie. Ce qui compte, c’est la politique économique dont la monnaie n’est qu’un des outils. Faire porter à l’euro la responsabilité de la crise fait partie des diversions créées pour exonérer la spéculation de ses responsabilités.

    wanadoo, on peut critiquer l’Education Nationale et je ne m’en prive pas. Mais est-ce en supprimant ses moyens que vous concourrez à l’améliorer ? Connaissez-vous un pays performant qui baisse les moyens consacrés à l’éducation ? Ne voyez-vous pas un rapport direct entre la part de PIB consacrée à l’éducation par les pays nordiques ou la Corée du Sud (6 à 7% contre à peine 5 à la France) et leur réussite scolaire ?
    Après, on peut discuter des méthodes,mais celles qui fonctionnent, comme dans les pays citées, coûtent cher. Mais, selon la formule consacrée, bien moins cher que l’ignorance.

     

    08/10/2011 à 18 h 18 min
  • D.J Répondre

    " Les pays qui réussissent sur le plan scolaire (pays nordiques, Corée du Sud,…) sont ceux qui consacrent une part importante de leur PIB à l’Education, jamais un pays n’a réussi en diminuant les moyens consacrés à l’école ".

    Faut-il encore savoir sur quoi sont faites les dépenses. La Suisse consacre un PIB bien suprieur pour l’éduction que le Danemark avec des résutats bien moins bon. Cela c’est  amélioré depuis la claque qu’ a pris la Suisse des premières études PISA.

    Mais quand on voit les socialistes qui veulent augmenter le nombre d’enseignents ou comme Aubry qui veut augmenter les dépenses pour la culture; il n’y a pas besoin de faire science po pour s’appercevoir que la gauche touche des secteurs où il y a un électorat qui lui est favorable.

    D.J 

    08/10/2011 à 16 h 26 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

    @WANADOO (?)

    depuis cette année le premier poste budgétaire de la France n’est plus l’E.N. mais le remboursement de la dette … pour le reste ("ce n’est pas plus d’argent qui améliorera un système dépassé") je suis en accord avec vous et  j’avais adressé un mail en ce sens qui n’a pas franchi le barrage du modérateur

    08/10/2011 à 16 h 04 min
  • Anonyme Répondre

    @ Jaurès

    Je veux bien  vous suivre sur certains points notamment sur la finance mondiale et la protection sociale  mais sur le budget de l’Éducation Nationale NON , NON et NON.
    Ce n’est pas en ajoutant des milliards d’euros sur un système dépassé  que vous allez améliorer notre enseignement .C’est un peu comme vouloir subventionner le Minitel pour qu’il devienne aussi performant qu’Internet.
    Vous savez très bien que le budget de l’EN est le 1er budget en France et  le budget le plus couteux d’Europe.Et pourtant il est classé …12ème en terme d’efficacité sur 17 en Europe.
    Ne comparons pas nos entreprises de restauration qui font partie de notre (peut-être) seul atout pour sortir du marasme, je veux dire le tourisme et les milliards de rentrée de devises étrangères,avec le nombre d’enseignants.Vous êtes socialiste c’est votre droit mais être un socialiste fermé à la réalité du monde de l’entreprise c’est anachronique et vous disqualifie dans n’importe quel débat économique.
    Aider notre "industrie touristico-gastronomique" rapportera des milliards à moyen terme.Embaucher 60 000 enseignants pour faire plaisir au lobby des profs nous endettera encore plus pour aucun résultats.

    Commençons par remettre les 30 000 profs qui sont détachés Ailleurs dans les salles de classes et après nous verrons .

    PS  : Nos restaurants  étaient concurrencés injustement  par les chaines de restauration rapide ( Mac Do et compagnie ) qui bénéficiaient de la TVA réduite de 5,5%.Sans compter les baraques à frites qui participent activement à l’obésité de nos ados.
     

    08/10/2011 à 12 h 04 min
  • François Répondre

      Jaures admet (enfin!) que la zone Euro ne s’en tire pas mieux que les autres. (En oubliant au passage qu’elle a le plus faible taux de croissance…). Mais quand bien même elle ferait jeu égale avec les autres, quel est l’intérêt de faire partie d’un "machin" qui nous confisque notre souveraineté, nous fait payer pour des incapables et des emmerdeurs sans en avoir aucun avantage?

      A propos des 60 000 enseignants que veut créer Super Flambi et qui coûterait 7 milliards sur 5 ans, 2 remarques.
        – Et après 5 ans, on arrête de payer ces 60 000 personnes supplémentaires? Elles ne nous coûtent rien?
        – Comment expliquez vous que, selon vous, la suppression depuis 4 ans de quelques 100 000 fonctionnaires ne fait économiser que 300 millions d’€ par an alors que la création de 60 000 mêmes fonctionnaires n’en coûte  "que" 1,5 milliards par an?
      Il y a dans les deux cas une logique comptable qui m’échappe!…
      Mai suis-je bête, l’explication, c’est que c’est Sarkozy qui supprime les postes. Et que comme tout ce qu’il fait est tellement mal, même les mathématiques s’en sont rendu compte…
      

    08/10/2011 à 9 h 40 min
  • vozuti Répondre

    les pays qui se rapprochent de la faillite sont tous dirigés par des corrompus qui cherchent à ramasser de l’argent facile par tous les moyens possible: délocalisations,  immigration, mauvais placements spéculatifs,réseaux de corruption…               la dette permet de faire durer l’illusion qu’un tel système peut fonctionner(c’est le principe de reculer pour mieux sauter et tomber encore plus bas).                 pendant ce temps on esquive le vrai problème en se focalisant sur de faux débats droite-gauche ou euro-pas euro.                   l’euro est condamné tout simplement parceque les états qui gèrent bien n’ont aucune raison de vouloir couler avec les états pourris.        

    08/10/2011 à 3 h 19 min
  • vik Répondre

    Si toutefois il fallait recapitaliser les banques, je suggère que les fonds soient recueillis par le percepteur d’impôts, en fonction de la contribution participative de chaque contribuable, mais que les fonds recueillis par le serviteur de l’Etat ne le soient pas sous forme d’impôt direct exceptionel, mais qu’ils aient leur contrepartie dans la remise d’actions concernant les banques recapitalisées grâce aux contribuables, qui ne mettraient plus la main dans la poche, à fond perdu, mais bien en tant qu’actionnaires ! Par ailleurs, ces mêmes actionnaires, les contribuables, pourront élire les administrateurs qui les représenteront aux conseils d’administration, et aux assemblées d’actionnaires, le quota de ces représentants étant fixé par exemple, par le ratio : augmentation de capital divisé par le capital social des banques, avant augmentation, les autres postes du bilan (réserves, par exemple) n’étant pas pris en compte  au dénominateur de  ce ratio !

    Cela aura le mérite, de mon point de vue, de faire entrer dans les conseils des personnes qui auraient à coeur les intérêts des " contribuables " et diminuerait la représentivité des énarques nommés souvent  par l’Etat … d’une part, et s’il y a bonne gestion, de distribuer des dividendes aux contribuables mis à contribution, d’autre part !!!  Cela aurait aussi le mérite de réduire le copinage entre Enarques, bien connu ! Et dont nous faisons tous les frais …

    Cette solution ne plaît pas à ceux qui nous gouvernent ! J’avais proposé ce schéma, un peu plus élaboré,  à une époque, à Chirac,  Président, par LRAR, restée sans réponse ! Et pour cause ! Les tenants du pouvoir ne veulent à aucun prix le partager !…

    VIK

    07/10/2011 à 14 h 10 min
  • Jaures Répondre

    Je ne reprendrai pas ici le vieux débat sur les origines des subprimes. Simplement deux remarques: si Carter avait fait passer une mauvaise loi, rien n’empêchait Reagan puis Bush père de la remanier. Ils ont fait passer des réformes bien plus difficiles qu’une simple abrogation d’un "investment act " à peine en vigueur depuis 3 ans à l’élection de Reagan.
    W.Bush a par ailleurs détenu la majorité du congrès durant 4 ans ce qui lui donnait également le loisir d’abroger une loi qui lui aurait parue dangereuse.
    De plus, les libéraux de ce site, de Tremeau à Millière, ce dernier s’autoproclamant spécialiste des Etats-Unis, n’ont à aucun moment, avant la crise, alerté qui que ce soit sur les risques d’une telle loi.
    Cette "prise de conscience tardive" sent bien la justification a posteriori, un peu comme l’Irlande, modèle à imiter avant 2008,  qualifié depuis d’état socialiste.
    Enfin, il faut rappeler que seule la moitié des prêts consentis aux ménages pauvres l’étaient par des banques non assujetties au dispositif.

    Francois, je n’oublie pas les pays que vous citez. Je vous rappelle que le Canada a un taux de chômage supérieur à 9%. Pour les autres, ils s’en tirent plus ou moins bien grâce à leurs matières premières (pétrole en Norvège, mines en Australie,…) ou à une activité financière douteuse. Ce que je souligne c’est que la non appartenance à la zone euro n’entraîne en rien une meilleure résistance à la crise. Le contraire est vrai, je vous l’accorde.

    Edmond 98, les socialistes ont critiqué le plan de relance parce qu’il était insuffisant et surtout non financé. Pour qu’il soit efficace, il aurait fallu que Sarkozy renonce au paquet fiscal absurde financé par la dette ainsi qu’aux niches fiscales ruineuses et inefficaces.
    Je vous rappelle que sous Jospin le déficit était inférieur à 3%. Personne à l’époque, quand les rentrées fiscales étaient supérieures aux prévisions, ne demandaient le remboursement de la dette. La droite demandait de nouvelles baisses d’impôts. Le slogan d’Alain Madelin (candidat libéral soutenu par Millière) était "rendez l’argent !". Et si la croissance n’est qu’une question de "chance", que vous importe qui sera élu du moment qu’il a la barraca !
    Embaucher 60 000 enseignants coûtera 7 milliards sur 5 ans. La baisse de la TVA pour les cafetiers a déjà coûté cette somme.
    Pensez-vous que la France a plus besoin de bistrots que de salles de classes ?
    Les pays qui réussissent sur le plan scolaire (pays nordiques, Corée du Sud,…) sont ceux qui consacrent une part importante de leur PIB à l’Education, jamais un pays n’a réussi en diminuant les moyens consacrés à l’école.

    Francois, Millière tenait en 2008 le même discours sur l’économie américaine: tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Et puis tout s’est effondré montrant combien une croissance basée sur l’endettement et la spéculation n’est qu’une illusion qui s’écroule dés que la réalité reprend le dessus.

    07/10/2011 à 11 h 03 min
  • Catone Répondre

    M. Millière a globalement raison (aurait pu dire Georges Marchais). L’euro n’est pas une chimère, car il était conçu comme un outil de convergence des gouvernances publiques (pacte de stabilité) et un facilitateur des échanges intra-européens et des exportations hors-Union. Dans cette fonction il est irremplaçable, les monnaies nationales sauf deutschmark, sterling et franc suisse, sont des piastres sans marché. L’erreur est d’avoir laissé croire à une solidarité à l’américaine pour des pays financièrement immatures qui n’avaient rien affaire en Euroland. Mais quand on remonte le fil de la catastrophe, ce n’est pas la finance cosmopolite déracinée qui est au bout, mais l’Etat. C’est l’Etat qui gère la société sur déficits avec l’approbation des parlements coupables ; c’est l’Etat (américain) qui gage des prêts immobiliers à salaire zéro (plus fort que notre taux zéro) et les tamponne « bons de circulation » dans ses maisons hypothécaires. La finance internationale a bien vu le risque de cet arrosage de masse, mais garanti par Freddie Mac et Fanny Mae, elle en a pris avec une certaine réserve mentale qui a conduit à la titrisasion (securitization à la City). C’est quoi ? Diluer du papier de mauvaise qualité dans plus de papier de bonne qualité et vendre le nouveau produit au coupon. C’est de l’ingénierie financière. On doit bien comprendre qu’un financier minimise les risques pour maximiser son profit, et que si son environnement est en défaut de garanties, il cherche alors dans son monde le même soutien, à défaut le construit. La spéculation est un amplificateur de bruit et les agences de notation des sirènes d’alerte aérienne. Elles ne fabriquent pas le problème. Aucune formule financière ne guérira la Grèce de ses moeurs fiscales.

    07/10/2011 à 9 h 17 min
  • francois Répondre

    jaures,

    vous devriez devenir journaliste à l’HUMA!!!!

    comment peut-on ecrire des mensonges de cet ordre???? trouvz moi svp une chose fausse ds l’article de guy milliere sur son analyse de la situation europeenne

    pretendre que la speculation est à l’origine de la crise est digne de bozzo le clown qd on sait que le budget de la france sur les30 dernieres années est ressorti en deficit ….30 fois !!!!! pitié

    il s’agit simplement d’une crise de solvabilité qui couve depuis au moins 15ans parce que les politiques depensent l’argent qu’ils n’ont pas par démagogie pour assurer leur reelection!!!!(c article de lambert )

    pretendre que les banques speculent sur la dette grecque est honteux puisque ce sont les politiques qui obligent les banques et les compagnies d’assurances à acheter les dettes d’etats …pourquoi les obligent-ils????? parce que plus personne ne veut de ces emprunts d’etats surendettes!!!!

    pour info cette semaine ,l afrance a emprunté 7 millirads d’euros sur les marchés…. et cela va continuer et augmenter jusqu’a ce qu’ils ne trouvent plus de pretteur…..cela ne peut finir que de cette façon qd vous avez connaissance des chiffres publiés par monsieur lambert

    comme vous l’a dit un intervenant il s’agit juste de la fin de l’état providence.heureusement que les speculateurs sont presents pour tirer la sonnette d’alarme sur la montagne de dette !c’st un role majeur et benefique qui met sous prssion les etats irresponsables et spoliateurs .il faut dire un grand merci à la speculation en ce sens qu’ulle revele toujours les situations dangereuses

    jaures vos commentaires sur bush sont pitoyables de malhonnetete:il a rendu le pays en recession vrai

    il l’avait egalement pris en recession vous l’avez oublié semble t-il.entre temps ,malgre le + gros attentats de l’hstoire,il y a eu sous bush 7 ans de croissances :entre aout 2003  et septebre 2006 7,2 millions d’emplois créés !!!avec 52 mois consécutifs de creations d’emplois(record absolu!!!) pour le subprime vous savez tres bien(puisque ns vs l’avons répété 250fois)que l’origine de cette crise est une loi democrate

    vous dites que bush a doublé la dette en 8ans vous avez raison et cela est à son passif mais vous enchainez aussitot en disant que l’attentisme d’obama n’a pas amélioré les choses…. vous vous foutez de qui????? l’attentisme c’est de tripler la dette us en 18 mois !!!!! allez arretez un peu vos mensonges svp

    06/10/2011 à 23 h 01 min
  • edmond 98 Répondre

    Petites précisions pour les manipulateurs :les subprimes  ont été imposées aux banques  sous la présidence Clinton.Et Bush a hérité de cette aberration qui lui a pourri sa fin de mandat.De même que ce pauvre Bush a hérité des conséquences de l’angélisme Clintonien concernant Al-Quaîda qui a valu aux Américains la tragédie du 11 Septembre 2001.Après de telles clintoneries , il fallait faire la guerre et bien sûr s’endetter un peu plus.

    Les socialistes ont l’art de travestir l’Histoire, de mentir par omission  .On en a la preuve en lisant les jaurèsiennes .Les socialistes sont les champions de l’État-providence qui nous ruine , du clientélisme immigrés qui plombent tous les budgets  de 30 milliards par an.
    Les socialistes ont hurlé quand Sarkozy en décembre 2008 a lancé son plan de relance de 34 milliards d’euros pour éviter la déconfiture de toutes nos entreprises: ils estimaient bien sûr que c’était …insuffisant . Et aujourd’hui ils hurlent encore parce que Sarkozy aurait ainsi surendetté la France .Ils sont prêts à dire tout et son contraire pour tenter de disqualifier le seul président qui tente de freiner les dépense de l’État.
    Les socialistes en revanche  ont la chance d’arriver à chaque fois au pouvoir en période de croissance (comme Jospin ) mais ils arrivent toujours à plomber les finances du pays  sans qu’il y ait de crise économique.
    Je n’ose imaginer Ségolène Royal élue en 2007 .Nous serions aujourd’hui,la soeur jumelle de la Grèce.Demain en 2012 si Hollande par malheur était élu , avec son projet d’embaucher encore 60 000 enseignants pour notre système éducatif le plus ruineux du monde occidental et le plus inefficace ,la France serait réduite à emprunter aux taux du Portugal après une humiliante dégradation de notre triple AAA.

    Allez encore quelques jaurèsiennes pour nous vanter les méthodes d’une idéologie qui n’a jamais créé de richesses sinon pour le confort d’une nomenklatura issue de la haute fonction publique et toujours au détriment de la classe moyenne .

    06/10/2011 à 21 h 07 min
  • D.J Répondre

    @ Jaures,

     

    La crise des subprimes a son origine par la loi " investissement act " votés par les démocrates sous Carter et réactualisé par ces mêmes démocrates sous Clinton. Loi qui obligeât les banques à prêter sans être trop  regardant sur la solvabilité de leur clients. Pour la dette US Obama est bien celui qui l’a le plus creusé. Il a a augmenté en 2 ans le double de ce que W. Bush l’a fait en 8 ans.

    Il faut aussi se rappeler que W.Bush a voulu mettre en garde le congrès sur le risque que court l’économie les subprimes. Mais les démocrates alliés de l’aile gauche des républicains ne l’ont pas suivit. De plus mettre la faute sur Bush de la crise de 2008 parce qu’il était encore président vous fait oublié qu’ à cette date le congrès était démocrate.

    L’ origine de la spéculation ne vient pas que des spéculateurs; mais aussi par des taux d’intérêt restés trop bas et trop longtemps. Taux bas qui boostent les investissement , mais qui amènent aussi la spéculation par une trop grande quantité de monnaie sur le marché.  Et n’oublions pas non plus que les comptes Grecs truqués qui masquaient la réalité de la la dette publique fut révélé grâce aux spéculateurs quand ces derniers se sont aperçus que sur le marché des changes que l’Euro grec n’avait plus la même valeur que l’Euro allemand. 

    D.J

    06/10/2011 à 15 h 51 min
  • François Répondre

      Hans, je vous approuve ! Surtout quand ceux qui font assaut de démonstration pour tenter de "prouver" le bien fondé de leurs affirmations choisissent avec soin les exemples. Un peu comme un chercheur qui ne retient que les résultats d’expérience qui vont dans son sens et ignore les autres. C’est très socialiste comme démarche.
      Ce qui permet, par exemple, pour "montrer" que la crise touche aussi ceux qui ne sont pas dans la zone Euro de citer la Grande Bretagne, mais "d’oublier" la Suisse, la Norvège, le Canada, l’Australie, la Nouvelle Zélande,…j’en passe…
      Et en contradiction au passage avec le slogan éternel inlassablement ressassé: " L’Europe, c’est la sécurité, la paix, la prospérité…". D’aprés ses promoteurs cela devrait donc être mieux, mais on le "démontre" en disant que ce n’est pas pire qu’ailleurs… Tout comme tout étranger qui vient nous piller est une chance pour nous.

    06/10/2011 à 11 h 23 min
  • Anonyme Répondre

    Le président américain, que l’Europe a pris pour le Messie, pourrait être le fossoyeur de l’Europe. Le fait que le fossoyeur soit pris pour le Messie en dit long sur l’état mental de nombre d’Européens.

    C’est idiot de le dire, d’autant plus qu’en France et face à la crise…certains ont prétendus que celà était le fait de l’ancienne gouvernance et qui par conséquence exonérait notre chanoine national de la mer*e dans laquelle on se trouve.

    Mais bon, faut bien trouver un mouton noir pour cacher le manque de corrélation du dollard (dont la valeur* est identique partout aux US) avec notre euro à la c*n dont la valeur* n’ est absolument pas la même selon les pays qui compose l’ Europe.

    Valeur*= en rapport direct avec le pouvoir d’achat de chaque pays ou état.

    IOSA

    06/10/2011 à 1 h 11 min
  • Orpheus Répondre

    Bravo Monsieur Millière, encore une fois, totalement d’accord avec vous.

    05/10/2011 à 20 h 32 min
  • grepon Répondre

    Enfin, comment ne pas accuser la finance et la spéculation alors que tout est parti des subprimes .

    Car c’etait la politique des Democrats aux Etats-Unis, et une banque centrale hors controle, qui ont gonfle la bulle immobiliere immense qui s’est eclatee previsiblement.   Les securities merdiques cree par Fannie et Freddie, et declaree bonnes par les agences de notation agrees (la encore par Congress), se sont retrouvee en Europe du fait du manque d’opportunites d’investissment en Europe vieillissant et ecrase sour le poids de bureaucraties et faineantise generalisee des maintes dependantes.  

    La pente sur laquelle l’Europe dans son entier glisse si rapidement a ete deja sous vos pieds de sociale-democraties titubantes bien avant l’implosion du desastre cree par la Fed et les Democrats du Congress americain.    Quand a vos exemples d’etats europeens avec gouvernements "conservateurs" ou leaders titulaires "conservateur" c’est ridicule.   Tout les pays de l’europe de l’ouest ont des secteurs publiques et systemes de faineantisme..excusez moi..de securite sociale/welfare DEMESUREES et intenables.  

    Qu’une alternance entre la gauche et une fausse droite ait lieu ne change rien a l’affaire.    L’Europe s’est vote candidats et gouvernments etats providences superchouettes qui bouffe tout, ecrasant l’initiative, ecrasant l’investissement, ecrasant la famille, detruisant la moralite, ruinant la moitier de l’occident.  Prochaine etape serieuse sera la stade ou vous mettez la blame.   Comme d’hab la blame tombera sur un trop de commerce internationale, un trop d’immigration, avec la combination nefaste resultante de xenophobie et flambee de nationalisme outrance.   Voila que le national-socialisme et le socialisme internationaliste, menent l’un a l’autre.   L’erreur de fond, c’est l’etatisme, Jaures, l’etatiste.

    05/10/2011 à 19 h 19 min
  • Anonyme Répondre

    " Mais pour Millière qu’importe tout cela ! Sa seule préoccupation, son seul espoir, est de voir enfin ce qu’il appelle de ses veux depuis des décennies: la mort de l’Europe. Mais rassurons nous, chaque fois qu’il l’a prédit, comme le reste, cela ne s’est pas produit. "

    Bravo Joresse, d’avoir démasqué le côté sombre de Millière !
    En effet, calomnier les valeurs et l’histoire de l’Europe est plus grave que le faire de l’Amérique. Pourtant, Millière disait très justement que haïr les Etats-Unis était haïr la liberté elle-même. Que serait-ce donc que de vouloir détruire le principe même de la grandeur ? Mieux vaut ne pas en parler trop, ça risquerait de salir le vénérable Guy Millière et son image aux Etats-Unis et dans sa si puissante et grande et belle ( et en avance ) Californie !

    05/10/2011 à 14 h 09 min
  • HOMERE Répondre

    Les considérations d’ordre financier ne suffisent pas à expliquer les difficultés de l’Euro en particulier et des pays dits industrialisés en général.

    Les agences de notation se sont investies le rôle de régulateur des excès en tous genres ayant plombés les Etats par leurs dettes publiques et les banques par leur incapacité à s’auto financer et à réaliser des fonds propres à la hauteur des enjeux de la crise.

    On en vient à se rassurer en comparant les taux d’endettement plus forts ici ou là en sachant qu’ils sont tous rédhibitoires.

    N’oublions pas les déséquilibres des échanges entre les pays qui ont conservé un niveau de production élevé et ainsi conforté leur balance commerciale,et ceux qui,comme la France,ont perdu des moyens productifs et augmenté leur déficit commercial.Tout celà sans ajustement du niveau de consommation qui s’est accru dans tous les pays bénéficiant aux premiers cités.

    En quelque sorte nous devrions rétablir cet équilibre par une participation plus importante des pays productifs aux dettes des pays consommateurs par exemple par une participation financière conséquente aux banques ayant accordé des prêts à leurs clients leur permettant l’accès aux produits importés.Si la Chine, l’Allemagne,le Brésil,les Emirats….retirent grands profits de leurs ventes en Europe et aux USA notamment,ils doivent bien faire attention de ne pas ruiner ces pays,faute de quoi ils se ruineraient eux mêmes.

    Expliquer la situation par les seuls problèmes financiers est réducteur de la situation réelle de la crise.

    Certes la spéculation a amplifiée le mouvement,mais,après tout les spéculateurs n’ont fait que profiter des désordres économiques crées par les faiblesses des états désindustrialisés,de leurs PIB en chute libre et de la gestion lamentable de leurs économies.

    Je ne suis pas certain que la dette US va diminuer sous le règne d’Obama,pas plus que celle de la France sous le règne de Hollande s’il parvenait au pouvoir en annonçant ses projets et refusant la règle d’or.Mais tout ceci est de la prospective,nous verrons la terrible réalité…..bien trop tôt !!

    Jaurès,vous pensez que la Grèce a eue vraiment besoin de Goldman Sachs pour falsifier sa dette ? hum !! vous connaissez sûrement l’état réel de ce pays !!

     

    05/10/2011 à 13 h 24 min
  • HansImSchnoggeLoch Répondre

    À lire l’article fleuve du syndicaliste rendu à 11h10, on peut en déduire que ce travail a au moins coûté 1 heure, ce qui nous ramène vers 10h.
    Pour ce qui est du contenu, nous y lisons les mots clés,  Grèce, Irlande, USA, Lehman, Goldman Sachs, Japon et les autres…, pour n’en citer que quelques uns, mots rabâchés depuis des lustres sur ce site par cet intervenant.
    Y-a’il une seule mention de la responsabilité des 35h, de Mr.Mitterand, de Mr.Jospin, de Mme Aubry, du déficit durable de la sécurité sociale, du déficit chronique du budget français, du déficit banal de la balance commerciale dans la situation actuelle française, nada ou que dalle!
    Quelle mauvaise foi!
    Je trouve l’article de Mr.Milliere très représentatif de la situation actuelle dans le monde. Il est évident que la fin de l’état providence est proche. Sans le sale fric (dixit socialistes) le moteur ne tourne plus. Et il y a de moins en moins de gens qui vont risquer d’entreprendre pour ensuite se faire plumer.
    Il est hautement dangereux de déposer du fric dans les banques françaises en ce moment, plutôt le claquer tout de suite. C’est un peu comme à la belotte, il vaut mieux risquer un 10 sur la table que de le voir crever dans la main.

    PS: si on n’est pas content de son banquier, alors on ne le sollicite pas pour des prêts. On n’aura par la suite pas à le maudire et à le traiter de spéculateur quand on ne pourra plus rembouser. Mais allez expliquer cela à des socialistes bornés et aveuglés par leur doctrine.

    05/10/2011 à 12 h 45 min
  • Jaures Répondre

    Le discours de Millière sur l’Europe, l’euro et les responsabilités de la spéculation financières aurait quelque crédit (si j’ose dire) s’il ne se heurtait aux faits.

    Tout d’abord, la crise touche-t-elle plus gravement l’Europe que les autres pays industrialisés ? La réponse est non. Les Etats-Unis ont un niveau de déficit et d’endettement supérieur à celui de la France. Celui du Japon est 3 fois plus élevé.
    Par ailleurs, les pays européens hors zone euro sont-ils mieux lotis ? Encore une fois la réponse est négative. L’ Angleterre vient de voter un plan d’austérité drastique pour juguler dettes et déficits. L’ Estonie après avoir enregistré une récession de 15% a immédiatement demandé son adhésion à l’euro.
    Tout serait-il de la faute des présidents socialistes ? Evidemment non. Sauf à dire que Berlusconi et ses alliés de la Ligue du Nord seraient socialistes. Ou à oublier que ce sont les conservateurs grecs qui ont laissé le pays dans le marasme. Quant à l’Irlande, l’ex "tigre celtique", elle fût longtemps pour les libéraux l’exemple  à imiter d’urgence.
    J’ai souvent cité le livre de Pascal Salin "Français n’ayez pas peur du libéralisme" (2007) dont Millière fit l’éloge lors de sa sortie, qui donnait son "tryptique gagnant: l’Irlande, l’Espagne et l’Estonie".

    Enfin, comment ne pas accuser la finance et la spéculation alors que tout est parti des subprimes . Que la première banque à chuter fût Lehman Brothers qui entraina l’ensemble des bourses mondiales.
    Comment oublier que c’est une autre banque d’affaire, Goldman Sachs qui a aidé la Grèce à falsifier ses comptes et que ses responsables n’ont été pour cela ni condamnés ni même inquiété ?
    Comment oublier qu’en France, l’Etat s’est abstenu de contrôler son aide aux banques, lesquelles ont avant même de rétablir leurs fonds propres et d’apurer leurs comptes, repris leur distribution de dividendes et de bonus. Ainsi, la BNP dont les agences de notation soulignent son engagement de 5 milliards de titres d’état grecs a réalisé 17 milliards de profits sur les 3 derniers exercices !
    Comment ne pas souligner les multiples erreurs des agences de notation qui donnaient triple A à Lehman Brothers quelques jours avant sa faillite.

    Quant à la mauvaise foi permanente qui vise à accuser Obama de tous les maux, elle fait long feu quand on se souvient que la crise des subprimes est antérieure aux élections de 2008, que Lehman Brother a fait faillite avant qu’Obama n’ait mis un pied à la Maison Blanche, que Bush a doublé la dette des Etats-Unis en 8 ans et qu’il a engagé un plan dés septembre 2008 ( "Le Trésor aura l’autorité (pendant deux ans) d’émettre jusqu’à 700 milliards de dollars de titres pour financer l’achat d’actifs douteux")…
    L’attentisme d’Obama n’a guère amélioré les choses mais ce sont les libéraux de Bush qui sont à l’origine du marasme. La récession a d’ailleurs commencé dés 2008 aux Etats-Unis avec une croissance à 0.

    C’est donc bien la spéculation internationale qui est à l’origine de la crise. C’est pourquoi, en cas de faillite de la Grèce, il faudra que les actionnaires qui lui doivent leur mauvaise graisse mettent la main à la poche et oublient leurs titres d’état. Les gouvernement libéraux tentent de faire porter aux peuples la responsabilité de leurs turpitudes alors que les Madoff de tout poil détournent des milliards à leur profit.

    Mais pour Millière qu’importe tout cela ! Sa seule préoccupation, son seul espoir, est de voir enfin ce qu’il appelle de ses veux depuis des décennies: la mort de l’Europe. Mais rassurons nous, chaque fois qu’il l’a prédit, comme le reste, cela ne s’est pas produit.

    05/10/2011 à 11 h 10 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

    et on dit merci à qui Monsieur Millière ? ?   ?
    à Reagan et aux deux Bush(men) sans oublier Goldman Sachs ! !  !

    05/10/2011 à 10 h 06 min
  • Anonyme Répondre

    ALLEZ OBAMA ! Gagnes-moi ces élections.

    05/10/2011 à 7 h 58 min

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