Pierre-Édouard du Cray : Agirc-Arrco : main basse sur nos retraites

Posté le janvier 28, 2010, 12:00
8 mins

Pierre-Édouard du Cray
Directeur des études à Sauvegarde Retraites

http://www.sauvegarde-retraites.org/

Dans une étude intitulée « Agirc-Arrco : main basse sur nos retraites », vous venez de lever un lièvre incroyable : l’État s’apprête à « piquer » dans la caisse des retraités du privé pour alimenter celle du public. Pouvez-vous nous en dire plus ?

C’est un pillage en règle. L’opération doit consister à siphonner plusieurs milliards d’euros dans les caisses complémentaires des salariés du privé (Agirc-Arrco), pour alimenter le régime des fonctionnaires contractuels et des élus (Ircantec). Alors que les prestations servies par l’Ircantec sont près de deux fois meilleures que celles des régimes de droit commun, Agirc et Arrco, à cotisation égale. Pour reprendre l’expression, très juste, du journaliste de l’hebdomadaire « Le Point » qui a repris l’étude de Sauvegarde Retraites, « c’est Robin des bois à l’envers » : on vole aux pauvres pour donner aux riches !

L’Ircantec est-elle en si mauvaise situation financière ?
Pour mettre en œuvre ce plan honteux, l’État prétexte du changement de statut de La Poste qui devient une société anonyme (SA). Les nouveaux embauchés de cette entreprise publique vont être affiliés, non plus à l’Ircantec, mais à l’Agirc-Arrco. Or, les administrateurs de l’Ircantec estiment avoir un droit de propriété sur les futurs embauchés de La Poste pendant 50 ans – un demi-siècle ! Entendez bien : « un droit de propriété sur des cotisants » dont, au surplus, beaucoup ne sont pas encore nés !
Bien que l’Ircantec ait eu la chance, au cours des dix dernières années, de recueillir 643 000 nouveaux cotisants, cette caisse est incapable, aujourd’hui, d’assumer financièrement le niveau des prestations qu’elle accorde à ses affiliés. Pour préserver coûte que coûte ces avantages, la solution de facilité consiste alors à puiser, à pleines mains, dans les autres caisses de retraite…

Et comment expliquez-vous que personne n’ait réagi ?
Cela paraît effectivement invraisemblable et c’est la question que nous nous sommes posée. Pour autant, quand on regarde de plus près, on s’aperçoit que tous les protagonistes de cette affaire y trouvent un intérêt. L’État s’est engagé à « sécuriser » le régime de retraite Ircantec auquel est affiliée une partie des fonctionnaires. Dans ce contexte, la ponction opérée dans les caisses Agirc-Arrco lui apporte un ballon d’oxygène. Les syndicats sont majoritairement dirigés par des fonctionnaires. Leur priorité est donc de préserver les avantages des agents publics, même au détriment des salariés du privé.
Par exemple, on serait en droit d’attendre que le syndicat des cadres, la CFE-CGC, réagisse pour défendre les intérêts de l’Agirc, c’est-à-dire la retraite complémentaire des cadres. Mais c’est sans compter sur le fait que la CFE-CGC assure la présidence de l’Ircantec ! Enfin, le principe même de cette ponction a été voté et donc validé au Sénat par le biais d’un amendement déposé lors des dernières discussions sur la loi relative au changement de statut de La Poste. Ce n’est pas un hasard : la Haute assemblée est élue au suffrage universel indirect par les élus locaux. Élus qui sont tous, en tant que tels, affiliés à l’Ircantec… Au bout du compte, tous se sont mis d’accord pour nous tondre la laine sur le dos !

Que peut-on faire pour empêcher ce hold-up d’État ?
On ne peut pas rester les bras croisés. Maintenant, que l’information a été dévoilée, il faut absolument la diffuser. À Sauvegarde Retraites, nous avons lancé une campagne auprès de tous les médias. L’hebdomadaire « Le Point » a déjà relayé l’information et ce n’est qu’un début. Nous nous sommes également adressés directement au Président de la République, au Premier ministre, au ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, qui a manigancé, en bonne partie, cette opération.
Nous avons également interpellé tous les parlementaires, les 577 députés et les 331 sénateurs, les administrateurs des caisses de retraite, pour qu’ils renoncent à cette funeste entreprise. Les 87 000 membres de Sauvegarde Retraites vont être mobilisés, nous allons lancer une pétition nationale par courrier et par Internet. Enfin, il faut que chacun, à son échelle, informe ses proches et ses connaissances de ce scandale. Nous ne devons négliger aucun moyen d’action. Nous pouvons réussir. Si un tel scandale éclate au grand jour, je doute que nos politiques puissent l’assumer électoralement…

http://www.sauvegarde-retraites.org/

25 réponses à l'article : Pierre-Édouard du Cray : Agirc-Arrco : main basse sur nos retraites

  1. rigoulet

    15 décembre 2014

    le stupide de la CGT avec sa grande tirade sur les transferts inter caisse n’a rien compris au système.Notre pays se meurt chaque jour un peu plus….4500 Euros pour un prof qui travaille 8 mois par an et 20 heures par semaine!!!Eh oui monsieur il faut remettre la France au travail et arrêter de dire des conneries…..La devise des syndicats et de la CGT en particulier: je garde mon argent et partage le votre! cela ne dure qu’un temps bandes de nul.De notre temps on travaillait 48 heures et du travail dur.Mettez vous au boulot fainéants.

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  2. JP Bouquet

    20 décembre 2012

    Le pillage des caisses de retraite AGIRC & ARRCO n’est pas nouvelle et cela fait des années qu’à “SOS Retraites” Madame Dufrèche dénonce l’arbitraire d’Etat. Comment se fait il que les retraités du secteur privé, affiliés à ces caisses, n’aient pu faire appel à Bruxelles, afin que le droit soit respecté et non l’arbitraire. La presse n’est guère courageuse, nos politiques le sont encore moins; comme les syndicalistes, qui appartiennent de plus en plus au secteur public (disparition de l’industrie en France), ils bénéficient de la largesse de l’état, qui puise à leur profit dans une caisse qui ne lui appartenait pas.
    Avant que Mr Raffarin ne vienne au pouvoir, on s’inquiétait déjà du financement des régimes spéciaux. Lors d’un débats à la télévision, un syndicaliste nous avait expliqué benoitement que, si il n’y avait plus d’argent, on se servirait sur les caisses du privé. C’est ce qu’a fait Mr Raffarin et ses successeurs à Matignon. Pauvre France!

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  3. RV

    10 octobre 2010

    Agirc-Arrco Mise au point

    lundi 15 mars 2010, par Jean-Luc CASSI

    Suite à un article du Point, un texte circule partout en France, et au Technocentre Renault à Guyancourt en particulier : "Agirc-Arrco : main basse sur nos retraites".

    La source de cet article est un des animateurs d’un collectif, spécialisé dans la dénonciation des "privilèges" des fonctionnaires, des salariés d’EDF, des élus, des "technocrates Européens",etc.. Ce collectif prône le remplacement de la retraite par répartition par une retraite par capitalisation.

    Cet article dénonce : " l’État s’apprête à « piquer » dans la caisse des retraités du privé pour alimenter celle du public. C’est un pillage en règle. L’opération doit consister à siphonner plusieurs milliards d’euros dans les caisses complémentaires des salariés du privé (Agirc-Arrco), pour alimenter le régime des fonctionnaires contractuels et des élus (Ircantec)"

    Les informations obtenues d’un membre du conseil de surveillance d’APRIONIS (institution paritaire qui gère les retraites complémentaires AGIRC-ARRCO) corrigent ces assertions :

    En fait, l’Ircantec est une caisse de retraite complémentaire des agents non titulaires de l’état, des hôpitaux, des collectivités locales (dont les élus), c’est à dire des salariés, de plus en plus nombreux, qui sont précaires et qui n’ont aucun droit dans la fonction publique. la valeur du point est effectivement plus élevé, mais le nombre de points est plus faible, et présenter ces salariés précaires comme des privilégiés est fort de café. La dernière reforme de l’Ircantec a encore aggravé la situation des précaires de la fonction publique.

    Les divers régimes de retraites ont des situations variées, selon principalement le rapport entre cotisants et retraités sur leur périmètre, ce qui nécessite des transferts entres caisses. En effet, certains secteurs ont beaucoup plus de retraités que d’actifs (ex les mineurs, toutes les mines ont fermé). A l’inverse s’il existait un régime spécifique pour les informaticiens, il serait très excédentaire, car il y a évidemment beaucoup plus d’actifs que de retraités dans l’informatique. Avec la privatisation de la poste, les cotisations des postiers, actuellement gérés par l’Ircantec (depuis 1990), vont basculer sur Agirc Arrco, tandis que les retraites des postiers restent à la charge de l’Ircantec (loi du 12 janvier 2010). Il y a en contrepartie une contribution ("soulte") de l’Arrco-agirc vers l’Ircantec pour compenser.

    Les principaux transferts entres caisses de retraites (chiffre 2006)
    - entre caisses salariés et non salariés : 5 milliards des caisses salariés (excédentaires) vers les caisses non salariés (déficitaires) (principalement au profit des exploitants agricoles (4,2 milliards), et des commerçants artisans (1,4 milliards), les professions libérales étant par contre excédentaires de 0,5 milliards) Sur ces 5 milliards : les "régimes spéciaux" (fonctionnaires, edf, sncf, statutaires des collectivités locales, mineurs….) sont globalement contributeurs de 2,5 milliards, et le régime général est contributeur de 5 milliards, le régime des salariés agricoles est déficitaire de 2,5 milliards (au global 5 + 2,5- 2,5 = 5)
    - entre caisses de salariés : Collectivités locales (+ 2,5), fonctionnaires (+ 1,6), EDF (+0,1), Cheminots (- 0,3), Marins (-0,3), Mineurs (-1), Salariés agricoles (-2,2) Ces transferts sont essentiellement le résultat des différences entre la composition de la population des retraités et la composition de la population active d’aujourd’hui (moins d’agriculteurs, de petits commerçants, de mineurs…qu’il y trente ou quarante ans). En résume, contrairement aux idées nauséabondes qui circulent, ce n’est pas "ces fainéants de fonctionnaires grévistes qui vivent aux crochets de gens comme vous et moi qui se lèvent tôt pour aller travailler et gagner un salaire de misère à la sueur de leur front". Ce serait même plutôt les transferts des caisses de fonctionnaires (entre autres) qui financent les retraites de commerçants. Nous, on trouve ces transferts entre caisses normaux. C’est la SOLIDARITE. La communauté des actifs financent les retraites des anciens. Qui feront pareil pour nous.

    Rappel sur les principes du financement des retraites :

    Contrairement à une idée répandue, ce sont évidemment les cotisations d’aujourd’hui qui financent les retraites d’aujourd’hui. Ce ne sont pas les cotisations de monsieur Dupont en 1970 qui financent la retraite de monsieur Dupont en 2010 !
    - La cotisation de Monsieur Dupont, mineur de charbon, actif en 1970 a contribué à financer en 1970 la retraite de Monsieur Durand, retraité en 1970 et ancien employé à l’allumage des réverbères au gaz (métier disparu en 1970), .
    - La retraite 2010 de Monsieur Dupont, ancien mineur de charbon, est financée par les cotisations 2010 de Mr Dutoit, informaticien Le calcul de la retraite 2010 de monsieur Dupont à partir des cotisations passées de monsieur Dupont (que ce soit un calcul basé sur des années (Edf), des trimestres, ou des points), est un mode de calcul artificiel du niveau de revenus de monsieur Dupont, retraité, et rien d’autre.

    Ce système a un gros avantage pour les libéraux, (particulièrement le système de points) : monter les gens les uns contre les autres (les professions, les catégories, les sexes, les immigrés, les jeunes….) encourager les jalousies et casser les solidarités, en faisant croire à chacun qu’il finance sa propre retraite. Et préparer les esprits à la retraite par capitalisation (mettre de l’argent de coté pour ses vieux jours)

    La retraite par capitalisation c’est quoi :
    - Monsieur Dutoit, en 2020, donne de l’argent à sa banque pour son placement "épargne retraite"
    - Monsieur Durand, en 2020, reçoit de l’argent de sa banque de son placement "épargne retraite"

    Ce sont toujours les versements de Monsieur Dutoit, en 2020, qui financent la retraite de Monsieur Durand, en 2020. Cela ne change rien aux financements des retraites : ce sont toujours les actifs de 2020 qui financent les retraites des retraités en 2020. Avec cependant une grosse différence avec la retraite par répartition : la rémunération du capital au passage.

    En effet, les versements 2020 de Monsieur Dutoit deviennent un capital. Le système financier se rémunère au passage. La retraite que touche monsieur Durand, ce sont les versements de Monsieur Dutoit, moins les profits prélevés au passage. Monsieur Dutoit, qui croit financer sa future retraite, finance en fait celle de Monsieur Durand, retraité, … et la banque … donc le capitalisme.

    Face à la crise financière, on a trouvé le moyen de détourner l’attention sur l’objectif le plus important  : la lutte pour la justice sociale. C’est une technique vieille comme le monde : diviser pour régner. Surtout, il leur faut trouver des boucs émissaires, créer des « nous » et des « eux ».

    C’est une façon de créer deux groupes antagonistes. Lionel Thuram

    En période de crise, ces idées se répandent. Partout.

    Mais ces idées, à des degrés divers, sont plus répandues que cela.

    Nous les salariés du privé, eux les fonctionnaires. Nous les salariés Français, eux les salariés Roumains. Nous les techniciens, eux les cadres. Nous les anciens, eux les jeunes. Nous dans les ateliers, eux dans les bureaux. Les promos, les rallonges, les boulots intéressants, ils n’y en a que pour eux. Nous, en usine, eux, dans le tertiaire. Nous, qui nous levons le matin pour travailler, eux, les assistés. Il a une tronche pas catholique. Quand il y en a que quelques uns ça va, c’est quand il y a beaucoup que ça commence à poser problème. Quand il y aura plus de minarets que de clocher, la France ne sera plus la France. Avant, les femmes ne travaillaient pas, et il y avait moins de chômage. Comme les femmes vivent plus longtemps, c’est nous qui cotisons pour elles.

    ….un trait commun : le repli des salariés.

    Ce comportement comme les oppositions intercatégorielles ou la montée des phénomènes populistes, voire d’extrême droite, se sont manifestés dans toutes les crises que le capitalisme a déjà surmontées. Maryse Dumas, juillet 2009

    Ce n’est pas un hasard si ce texte "main basse sur nos retraites" circule partout. C’est dans l’air du temps.

    Depuis sa création, en 1895, la CGT a toujours combattu ces idées. C’est dans les statuts :

    Par son analyse, ses propositions et son action, elle agit pour que prévalent dans la société les idéaux de libertés, d’égalité, de justice, de laïcité, de fraternité et de solidarité. Elle agit pour une société démocratique, libérée de l’exploitation capitaliste et des autres formes d’exploitation et de domination, contre les discriminations de toutes sortes, le racisme, la xénophobie et toutes les exclusions

    Aujourd’hui c’est toujours aussi important.

    Quoi toujours ce serait par atroce marché
    Un partage incessant que se font de la terre
    Entre eux ces assassins que craignent les panthères
    Et dont tremble un poignard quand leur main l’a touché
    Quoi toujours ce serait la guerre, la querelle
    Des manières de rois et des fronts prosternés
    Et l’enfant de la femme inutilement né
    Les blés déchiquetés toujours des sauterelles
    Un jour pourtant, un jour viendra couleur d’orange
    Un jour de palme, un jour de feuillages au front
    Un jour d’épaule nue où les gens s’aimeront
    Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

    Aragon chanté par jean Ferrat

    Rappel des principales revendications CGT sur les retraites :
    - retraite à 60 ans
    - retraite anticipée pour pénibilité
    - 75 % des derniers revenus et pas de retraites inférieure au SMIC

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  4. NOSTRADAMUS

    26 mars 2010

    Un scandale de plus parmi tant d’autres. Il faut fortement REAGIR.

    Répondre
  5. moulin-fournier

    3 mars 2010

    Bonjour,

    Il n’en reste pas moins un problème de taille.

    Comment ferons-nous, en 2040, quand 1 cotisant devra payer seul 1 retraité…?

    Si vous vous posez des questions sur vos revenus à l’âge de la retraite, je vous invite à prendre contact avec moi. je dirige un cabinet spécialisé en assurance de personnes et la retraite est un sujet phare de nos actions.

    Bien cordialement.

    Jérôme Moulin-Fournier

    [email protected]

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  6. Laval

    28 février 2010

    Bonjour,

    Je suis cadre à la retraite depuis maintenant une quinzaine d’années et je percois deux complémentaires, une de l’AGIRC et l’autre de l’ARRCO

    Comme tout un chacun qui est au courant de cette tentative de hold up caractérisé sur l’AGIRC et l’ARRCO, je suis totalement scandilisé et soutiens les actions qui seront conduites contre le complot du silence qui touche à un sujet aussi sensible

    Ces caisses de retraites complémentaires privées que sont l’AGIRC et l’ARRCO déjà fragilisées ne pourraient résister à un tel coup

    Je déplore qu’autant la CGC que les autres centrales syndicales ne pipent mot sur les conséquences que ne manquerait pas d’avoir ce vote du Sénat sur la pernnité de nos retraites complémentaires du secteur privé

    Leur silence donc des syndicats est incompréhensible puisque sur le fond ce saccage ne réglera pas le problème auquel va être confrontée l’IRCANTEC dans les années à venir du fait des ouvertures au secteur privé de nos entreprises publiques et d’état

    Merci des actions déjà entreprises et je suis prêt avec d’autres à interdire un tel coup de force

    Jean LAVAL

     

     

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  7. Fourros

    25 février 2010

    Que de bagarres inutiles!
    Au lieu de se quereller pour savoir  si la solidarité doit ou non exister entre les diverses caisses, ne faudrait-il pas mieux tenter d’harmoniser les prestations fournies par les unes et les autres?

    De plus pour éviter tout ce gâchis de discussions dont le résultat génère des jalousies,  il serait , à mon avis, intéressant de plafonner les retraites quelque soit l’origine  du métier et de la profession exercée. Jadis , il était un slogan de gauche qui appelait à limiter l’échelle des salaires de 1 à 6 .
    Sans aller jusque là,  il  me paraitrait normal  que les retraites soient limitées  .Est-il normal que des ex patrons bénéficient de + 50.000 euros mensuels alors que des ex salariés peinent autour de  1.000 euros si toutefois ils ont eu une carrière à plein temps….Limitons à  10 voire grand maximum 15.000 euros
    Le problème des  retraites  serait en grande partie solutionné.

    Est-il normal que la société  permettent à des nantis d’engranger encore  alors qu’elle a du mal à aider les petites gens qui, elles, ont trimé au service de ceux-ci. Les stocks-option et autres revenus   sont des éléments suffisamment injustes pour que les caisses de retraites  versent aux bénéficiaires des retraites plus importantes qu’aux simples ouvriers.

    Egalité  est un mot  qui prône au fronton de nos édifices entre Liberté et Fraternité.
    Osons  le mettre au même niveau dans nos revendications.
    Bon courage

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  8. Bernard

    17 février 2010

    Tout est faux.Lisez le communiqué de l’Arrco et l’Agirc qui expliquent bien ce qui se passe.

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  9. tony

    15 février 2010

    Que l’on prenne dans les caisses complémentaires  des salariés du privé pour les " ntec " , soi disant au titre de la solidarité !! ,  est déjà très discutable.

    Mais là ou ça ne passe plus, c’est que l’IRCANTEC, qui manifestement n’en en pas les moyens, "sert des prestations près de deux fois meilleures que celles des régimes de droit commun, à cotisations égales " . La moindre des choses serait d’aligner d’abord les prestations !

    Formation syndicale ou pas, c’est bien du "Robin des bois à l’envers".

    Seule une collusion  " Etat, syndicats, élus  "   peut expliquer une telle aberration. Mais après les "avantages acquis" scandaleux de la SNCF, on ne s’étonne plus de rien.  Seule la faillite du système, inévitable tôt ou tard, permettra de remettre une fois pour toutes les pendules à l’heure…………….

    Répondre
  10. woltz Guy

    7 février 2010

    Je vais avoir 67 ans, j’ai travaillé toute ma vie dan le privé  :  ( librairie Hachette et société des pétroles Shell en France ), j’ai cotisé aux caisses de retraites depuis l’age de 16 ans. "Petits boulots (cineaste les week end, remplacements pendant les congés d’été comme stagiare, toujours Déclaré"

     je suis donc de tout coeur  avec vous.

    Guy WOLTZ

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  11. Anonyme

    4 février 2010

    Jaurès l’étroit

    Puisque vous parlez de la Poste, encore un mot actuellement beaucoup de centre de tri postal (gros consommateur d’ ACO) ferme suite à la mise en place de directive Cap Qualité Courrier, beaucoup pour ne pas dire la plupart des Aco travaillant dans ces centres sont reclassés dans les nouvelles plateformes du courrier, d’ autres sont promus sur simple entretien avec des cadres de la Poste.

    Des possibilités de poste au nombre sont proposés et dans le cas d’un refus à la dernière, l’agent concerné est licencié, je vous concède que si la direction veut se débarrasser d’ un importun , les places proposées sont faites pour décourager l’ agent.

    Comme je l’ai écrit plus haut, les commissions paritaires sont de plus en plus sévères envers des ACO ayant eu des problèmes divers de discipline, il en coute moins à la Poste de licencié un ACO pour faute GRAVE que pour une suppression simple de poste de travail.

    Pour les services territoriaux, les contrats renouvelables ad vitam aeternam ont existé , il s’ agissait de vacataire qui ne bénéficiait même pas des congés payés puisque ces derniers leurs étaient payés.Beaucoup de ces contrats furent supprimés par un concours spécialemnt étudiés pour les agents concernés, ceux qui ne l’ obtinrent pas furent licenciés.

    Pour le coloriage, je dispose d’ un panel de crayons de couleurs et non simplement le rose comme vous il me semble.

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  12. siniq

    4 février 2010

    @ Jaures l’ étroit

    Puisque vous parlez de la Poste, tant mieux dans un centre de tri que je connais bien, le premier contrat en CDI pour un ACO date de 1993, fin de vôtre carriére de syndicaliste sur ce site .

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  13. Jaures

    3 février 2010

    Un petit coup de fil à mon collègue de la fonction publique et voici les références de la loi sur les CDI dans la fonction publique: loi n° 2005-843 du 26/07/2005 portant diverses mesures de transposition du droit communautaire à la fonction publique et notamment son article 15.

    Voilà, cher Siniq, qui clot la consultation.

    Répondre
  14. Jaures

    3 février 2010

    Ami siniq, pour prétendre au titre de syndicaliste (d’opérette ou non) il ne faut pas s’y prendre à l’improvisade.

    Les agents contractuels existent depuis plusieurs décennies, cela tout le monde le sait. par contre, et si vous aviez pris la peine de lire mon post, avant de réviser le droit du travail vous auriez gagné du temps, les CDI n’existent que depuis 5 ans pour, comme je l’ai écrit plus haut, permettre aux CDD maintes fois renouvelés d’avoir une situation stabilisée conforme au droit.

    Les titularisations par concours n’ont rien à voir. On peut, par concours, accéder aux emplois publics en étant contractuel ou non.

    Pour le reste, vous mélangez tout. Rien n’oblige un employeur public (état ou collectivité territoriale) à prolonger un contrat si on supprime le poste, sauf si on met à la place un agent titulaire. Si vous étiez un vrai syndicaliste et non un dilettante empétré dans sa panoplie, vous auriez à gérer nombre de cas semblables. Mes collègues délégués exerçant dans le public m’informent régulièrement des problèmes des contractuels. A la Poste, certains contrats de 1 ou 2 mois sont renouvelés jusqu’à 50 fois !! Les propositions de reclassements pour les contractuels en fin de contrat sont faites selon les circonstances et n’ont rien d’obligatoire. Renseignez-vous dans votre mairie et interrogez les contractuels. Ceux qui voient, par exemple, leur contrat renouvelé deux ou trois fois avant d’être "stagiairisés" ou virés.

    Voilà mon cher ce qu’il en est et je veux bien lire le dictionnaire du parfait syndicaliste version illustrée. Je vous le confierai ensuite pour que vous puissiez le colorier.

     

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  15. Anonyme

    3 février 2010

    @ Jaurès l’étroit

    Quand j’ai lu votre réponse un sourire large comme un parapluie s’est dessiné sur mon visage, pour quoi ?

    Vous vous êtes ramassé lamentablement, vôtre image de délégué syndical va être écornée pour un moment.

    Prenons votre première information sur les agents contractuels (ACO) qui selon vous ne seraient en CDI que depuis 5 ans, grossière erreur dans une administration d’état les ACO existent depuis 1992 et pour une autre territoriale depuis 1990, ils sont moins correctement payés mais disposent des mêmes avantages sociaux que leurs collègues fonctionnaires. A la fin des années 90, certains vacataires ou auxiliaires purent bénéficier d’ une titularisation par un concours différent des voies internes ou externes habituelles pour devenir fonctionnaires.

    Votre seconde affirmation qui est ; ( Par ailleurs, pour licencier un fonctionnaire territorial en CDD ou CDI, rien de plus facile: il suffit d supprimer le poste et le tour est joué) est aussi frauduleuse, les ACO ne sont pas fonctionnaires mais des employés de droits privés exerçant dans une entreprise d’état, en cas de différents avec ce même employeur, ils n’ ont pas affaire aux Tribunaux Administratifs mais aux Conseils de Prud’homme  comme tout travailleur d’ une entreprise privée. Sur le licenciement de ces ACO en supprimant leurs postes, là aussi vous commettez une bourde, une administration en ce moment supprime beaucoup de postes mais comme pour ses fonctionnaires, elle propose à ses ACO des postes pour les reclasser, 3 pour être précis. En cas de refus de l’agent, il sera licencié.

    Voilà, cher syndicaliste d’opérette ou de salon, dans le cas ou votre dictionnaire du parfait syndicaliste serait trop difficile à comprendre, prenez la version illustrée, elle plus facilement compréhensible .

    Jaurès, vous n’êtes pas le seul à connaître certains droits du travail.

    Répondre
  16. Jaures

    1 février 2010

    Siniq, vous ne connaissez malheureusement pas le dossier. Il est vrai que vous ne suivez probablement pas les formations syndicales. Pas plus que l’auteur de cet article d’ailleurs.

    Le CDI dans la fonction publique n’existe que depuis 5 ans. Il a été créé à la demande de l’Europe pour régulariser les contractuels qui se voyaient renouveler leurs contrats pendant 10 ou 15 ans ! les conditions d’accès sont limitées et le CDD en fonction publique (parfois inferieur à 6 mois) demeure ultra majoritaire.

    Par ailleurs, pour licencier un fonctionnaire territorial en CDD ou CDI, rien de plus facile: il suffit d supprimer le poste et le tour est joué. Seuls des indmnités égales au droit privé sont alors accordées.

    Quant à l’éternel menace de la fuite des riches, c’est en son nom que l’on a accordé le bouclier fiscal ou la suppression des droits de succession. Pour quel résultat ?

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  17. Anonyme

    31 janvier 2010

    @ Jaurès l’étroit

    Vos candidats ne restent pas longtemps en CDD et croyez moi une fois leurs CDI obtenu, leur ardeur au travail est moindre car ils ont très vite compris que leur renvoi coûterait extrêmement cher à la collectivité territoriale ou publique sauf si ces derniers sont licenciés pour faute grave. Je vous concède qu’en cette période, les commissions paritaires sont plus enclins à sévir.

    Taxer les revenus du capital, celui ira sous d’autres cieux moins chargés et que ferez vous, qui taxerez vous, les possesseurs de 4×4 polluants pas de chance car selon vos écrits, ils sont tous américains.

    Allez, bonne continuation.

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  18. Anonyme

    30 janvier 2010

    Evidemment, qui ne s’attendait pas à ce que Joresse défende son bout de gras, en bon socialo adepte du "partage des biens d’autrui, mais pas les miens".

    Néanmoins, il dit vrai quant au fait de taxer les revenus financiers issus de la spéculation.  Par contre, pas touche aux revenus financiers issus du travail.

    Bref, rien de surprenant dans tout ceci au sein d’une ripoublique bananière où règne un boxon incroyable dont s’accomodent bien les Français par lâcheté et trouille.

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  19. Gérard Pierre

    30 janvier 2010

    Celui qui réclame l’égalité finit par exiger que l’on pénalise celui qui est doué.

    C’est pourquoi les gauchistes ont toujours lutté pour que l’état leur assure une existence bourgeoise. C’est le gui qui prétend être indispensable à l’arbre.

    Répondre
  20. MOREL CLAUDE

    29 janvier 2010

    Monsieur,

    J’ai travaillé 40 ans dans la métallurgie dans la région parisienne,déja dans les années 1985/1990

    le même scandal a eu lieu,en tant que cadre à l’époque nous avions réagi…..sans résultat,

    Trés satisfait de votre journal et de vos réactions,merci.

    Cordialement.

    Mr Morel Claude   75 ans

     

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  21. Jaures

    29 janvier 2010

    Rappelons tout d’abord que l’IRCANTEC bénéficie aux agents non-titulaires de la fonction publique. Ceux-ci n’ont pas le statut de fonctionnaire. D’ailleurs, ils cotisent aux ASSEDIC car, souvent sous statut précaire, ils peuvent se retrouver au chômage du jour au lendemain.

    Beaucoup d’agents cadres non titulaires sont passé en CDI.

    Dés lors, où est le scandale ? Ormis le fait qu’un agent contractuel est salarié de l’Etat ou d’une colectivité territoriale, son statut est le même (voire plus précaire car le CDD y est la norme) que celui des salariés du privé. Certaines entreprises privées ne travaillent pratiquement que pour l’Etat. Doit-on considérer leurs salariés comme fonctionnaires ?

    Il s’agit donc là d’un mauvais procès: les caisses sont solidaires et cela est normal sinon certaines professions ne disposeraient pas de retraite.

    Si vous voulez vous révolter pour quelque chose, demandez que les revenus financiers soient taxés au même taux que celui des salariés. Ainsi les caisses de retraites deviendront excédentaires.

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  22. Gérard Pierre

    28 janvier 2010
    Dans la « raie publique des voyous » de telles pratiques ne sauraient surprendre !
     
    Qu’ont fait nos dirigeants avec la sécurité sociale ?
     
    Ils ont fait main basse sur les Assurances Sociales au sortir de la deuxième guerre mondiale pour étendre le bénéfice de cette assurance d’initiative privée à l’ensemble des salariés de l’industrie et du commerce.
     
    Au début des années soixante, pour des considérations purement électorales, ils ont décrété que les commerçants et artisans bénéficieraient pleinement des bienfaits de cette assurance, notamment en matière de retraites, alors même qu’ils n’y avaient jamais cotisé.
     
    Avec les ordonnances de 1967, censées rétablir l’équilibre financier dans le système qui fonctionnait parfaitement avant que l’Etat n’y fourre son nez, la raie publique décréta la nécessité de l’équilibre de chaque caisse (maladie, vieillesse, retraite et allocations familiales) sans possibilité de compensation entre les caisses. Les allocations familiales qui, à l’époque étaient bénéficiaires, se virent confisquer « l’excédent » alors que l’assurance maladie vit ses taux de cotisation augmenter. Pire encore ! L’Etat décréta qu’il ne comblerait plus le « déficit », lequel correspondait assez singulièrement au montant des cotisations patronales qu’il aurait du payer en tant que patron des fonctionnaires, …… ET QU’IL NE PAYAIT PAS ! …… Déjà en 1967, le secteur privé payait pour le secteur public.
     
    Je crois me souvenir que, dernièrement encore, alors qu’elle était au ministère de la Défense Nationale, madame Alliot-Marie avait lorgné sur une « cagnotte » attractive de la Gendarmerie Nationale, cagnotte constituée à partir des cotisations volontaires de la profession ! …… mais il me semble que, là, les gendarmes ont réagi.
     
    Nous ne sommes donc à l’abri de rien avec les « voyous » qui sont aux affaires actuellement !
     
    Il faudra s’en souvenir, EFFECTIVEMENT, au moment de voter !
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  23. fradet

    28 janvier 2010

    tout à fait d’accord , évidemment. C’est un fric frac de taille nationale!
    Il faut agir avant  les régionales et aussi fort que possible!
    be pas oublier que Guillaume Sarkozy , frère de NS, est devenu le Directeur Général du Groupe Malakoff Méderic!

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