Pour en finir avec la spoliation monétaire

Posté le janvier 11, 2012, 12:00
5 mins

L'ÉTHIQUE DE LA PRODUCTION DE MONNAIE Jörg Guido HülsmannJörg Guido Hülsmann est professeur d’économie à l’université d’Angers et chercheur à l’Institut Ludwig von Mises aux États-Unis.
Comme l’indique cette dernière qualité, notre homme est un fidèle disciple des maîtres de l’école autrichienne.

Le livre qu’il vient de publier aux éditions L’Harmattan est profondément original – au moins en langue française. L’auteur a voulu s’interroger, non seulement sur l’efficacité, mais surtout sur la moralité, de telle ou telle politique monétaire.

Ce qui ressort le plus nettement de cet ouvrage, c’est que les principes de la philosophie traditionnelle, admirablement synthétisée par saint Thomas d’Aquin et les grands scolastiques, sont très largement compatibles avec les principes économiques de l’école autrichienne.
Plus important, il en ressort que la situation monétaire actuelle est, non seulement prodigieusement inefficace, mais, plus grave encore, profondément immorale, car attentatoire à l’interdiction fondamentale du vol.

En France, on ne se rend peut-être pas suffisamment compte que l’inflation est une spoliation.
Bien sûr, beaucoup (même s’ils sont trop peu nombreux) de politiques et de journalistes critiquent les politiques inflationnistes – c’est-à-dire la quasi totalité des politiques menées depuis plus de 30 ans, notamment celles qui ont été menées sous le titre de « relance de la croissance ».
Mais leurs critiques portent généralement sur le fait que l’inflation est globalement inefficace pour, précisément, relancer la croissance.
Tout ce qu’elle peut faire, c’est donner plus de pouvoir d’achat à telle catégorie de personnes.

Il est certain que cela n’améliore pas la situation économique globale.
Mais il y a pire : cette amélioration du pouvoir d’achat d’une catégorie donnée de personnes ne peut se faire qu’au détriment d’une autre catégorie.
En bon français, cela s’appelle du vol !

Alors, comment sortir de ces politiques mo­nétaires, non seulement inefficaces, mais bel et bien mafieuses ?
Hülsmann le montre bien, il n’y a qu’une seule solution : éviter aux gouvernants la tentation de l’argent facile.
Ce qui veut dire qu’il faut, d’une part, laisser les monnaies se faire concurrence en­tre elles (et faire concurrence avec l’or). Et, d’autre part, qu’il faut soustraire le pouvoir monétaire au pouvoir politique.

En d’autres temps, et en d’autres termes, le savant théologien et économiste Nicolas Oresme avait dit la même chose : le prince (et, aujourd’hui, le parlement ou le chef de l’État) n’est pas maître de sa monnaie.
Comme quoi la réforme monétaire indispensable est aussi un retour aux sources de la grande pensée européenne !

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5 réponses à l'article : Pour en finir avec la spoliation monétaire

  1. Daniel

    12/01/2012

    Hans:   "Donner une monnaie à manipuler aux doigts de branleur d’un politicien est équivalent à jeter les perles aux pieds d’un pourceau. En temps de guerre ce serait le peloton d’exécution garanti, en temps de paix ces tristes sires sont assurés d’une rente colossale malgré les dégats qu’ils ont commis."

    Des évidences que seuls des barbares prétentieux qui se prennent pour "l’élite" ne peuvent concevoir et anticiper. Mais nous ne sommes pas nés avec une marque au front ou une couleur de peau qui nous obligent à avoir des comportements d’esclaves. Tous ces extrémistes sont dans l’illégalité aprés avoir choisi l’immoralité. Solution: tribunaux du peuple puisque ceux qui représentent la Justice la trahissent au profit de leurs castes organisées contre le peuple.
    Par contre, il n’y a pas de dictateurs sans collabos à son service. La culture infectieuse de l’Education Nationale a fourni le gros des troupes pour servir et introduire le mensonge comme valeur de référence de l’élite. Laquelle a assuré son pouvoir en achetant les consciences de couches intermédiaires avec un peu de sécurité. Voyez les syndicalistes et leur trésor de guerre… Tous ces esprits déviants s’imaginent aimer leurs enfants!. Mais leur savonnent la planche, la seule chose qu’ils savent faire.

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  2. quinctius cincinnatus

    11/01/2012

    " le pouvoir sans contrôle rend fou "  ( Alain )  … et …
     " le contrôle sans pouvoir ça rend quoi ? "

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  3. QUINCTIUS CICINNATUS

    11/01/2012

    @ Jean l’Alsacien
    rassurez vous les "cadres" de DEXIA ont reçu une PRIME de 45.000 euros
    … en récompense de  leurs immenses compétences ( on dirait du Racine ! )
    ça fait combien de "caddy" chez Leclerc ?

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  4. sas

    11/01/2012

    entre euros et franc = 6,56….donc x7 donc 800%

    ce qui valait 1 franc vaut 1 euros…….donc augmentation au moins de 700 %…..

     

    JE N AI JAMAIS COMPRIS LES 15%  25% OU LES PRETENDUS 30 %  moi j ai toujour calculé 700 % …donc ou bien nos spécialistes sont fouttrement cons….. ou moi je suis helzheimeur

     

    idem pour la dette réelle de la france sas dit 3 000 milliards (toutes les dépenses de nos fonctionnaires retraités comprises….)    au dernières election du nabot encocainé…on nous rabâcahait inlassablement 1 000 milliard s d euros….

    ils les font où leurs études …..

     

    sas (en 2011 on nous parle de 2 000 milliards c est mieux mais pas encore la vérité qui viendra après juin 2012)

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  5. HansImSchnoggeLoch

    11/01/2012

    Quand l’euro a été introduit il y a 10 ans je pouvais remplir mon caddy avec environ € 100.-.
    Mes habitudes alimentaires ayant peu changé entretemps je n’arrive même plus à le remplir avec € 200.- en ce moment.
    Donner une monnaie à manipuler aux doigts de branleur d’un politicien est équivalent à jeter les perles aux pieds d’un pourceau. En temps de guerre ce serait le peloton d’exécution garanti, en temps de paix ces tristes sires sont assurés d’une rente colossale magré les dégats qu’ils ont commis.

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