Pour relancer, il faudrait dévaluer…

Pour relancer, il faudrait dévaluer…

Tous les candidats parlent de relance, mais que nous proposent-t-ils ?

– La relance par augmentation de la demande est un leurre qui ne marche jamais. L’inflation est toujours au rendez-vous, pas la relance. La France a déjà subi 15 relances depuis trente ans.

– La relance par une augmentation du transfert des riches vers les pauvres est tout autant un leurre : le gâteau qu’on se partage n’a pas augmenté son poids d’un gramme.
– La relance par suppression des contraintes inflationnistes pesant sur les entreprises et leur remplacement, au besoin, par des contraintes non-inflationnistes marche bien. Ce type de transfert fiscal réduit les coûts de productions des entreprises nationales et augmente le prix des produits importés. Depuis quatre ans, les Allemands utilisent avec succès cette méthode et le chômage chute chez eux. Mais attention, en agissant ainsi, les Allemands relancent l’économie en Allemagne et accentuent la régression en France. Quand Nicolas Sarkozy propose de remplacer les charges sociales par la TVA sociale, il a raison. Mais, par contre, tous ceux qui proposent d’augmenter le Smic à 1 500 euros sont parfaitement suicidaires.
– Plus les contraintes d’un État sur l’économie sont inflationnistes, plus la banque centrale doit réduire la quantité de monnaie qu’elle met sur le marché pour limiter l’inflation à 2 %. Pour que la BCE puisse mettre plus de monnaie non inflationniste sur le marché, les 13 pays de l’Euroland doivent réduire leurs contraintes inflationnistes. Pour relancer, il ne faut pas demander à la BCE de mettre plus de monnaie sur le marché, il faut réduire sa propre politique inflationniste et laisser la BCE faire son travail. C’est la seule façon de relancer globalement l’économie en Europe.

Reste un énorme problème, français celui-là, malheureusement abordé par aucun candidat. Le 31 décembre 1998, la parité « irrévocable » du franc et de l’euro a été annoncée solennellement. 1 euro = 6,55957 francs. Ainsi a été créé entre douze pays un nouveau système à parité fixe, la monnaie commune, l’euro.

Ce système a un immense avantage : il permet d’échanger capitaux, services ou produits entre les douze pays (treize aujourd’hui) sans avoir besoin de changer de monnaie, créant ainsi une merveilleuse unité en Europe. Mais la monnaie unique n’est qu’un système à parité fixe particulier et elle en a l’inconvénient majeur. L’évolution des coûts de production doit être identique dans les pays ainsi unis, sinon les entreprises du pays dont les coûts de production progressent le plus rapidement perdent de leur compétitivité. Or, depuis 1998, les charges et salaires français progressent plus rapidement que les charges et salaires allemands. Les produits fabriqués en France deviennent de plus en plus chers par rapport aux produits allemands. Les Français achètent les produits allemands, tandis que les entreprises françaises n’arrivent plus à vendre.

Dès 1999, la France commence à perdre des parts de marché. Aujourd’hui, chaque trimestre, la balance commerciale française se creuse dangereusement, alors que la balance allemande affiche une santé éclatante. Les capitaux fuient la France et préfèrent l’étranger. Les entreprises françaises n’investissent plus et délocalisent. Le PIB français ralentit sa progression (1 % seulement en 2006). Le chômage (24 % chez les jeunes depuis 2004), la précarité et la pauvreté envahissent le pays, apportant avec eux des troubles sociaux de plus en plus nombreux. Grèves à répétition, émeutes, manifestations de rues, magasins pillés, voitures incendiées, attaques quotidiennes des services d’ordre.

La situation actuelle est socialement très dangereuse. Sans une modification très rapide des habitudes françaises et allemandes, la récession va succéder à la stagnation. On passera alors à des émeutes sanglantes. Or les Allemands ne suivront pas une politique plus inflationniste pour nous faire plaisir, et les Français sont loin d’être prêts à abandonner leur Smic national.

Une autre solution est possible. Le principe en est simple. Isoler géographiquement la France du reste de l’Euroland par un strict contrôle des changes. Taxer alors de 15 % tous les euros qui sortent de France et allouer 15 % à tous ceux qui y entrent. L’application pratique d’un tel principe est plus difficile… La reprise se fera alors immédiatement en France aux dépens du reste de l’Euroland. Une telle opération peut s’appeler une dévaluation de 15 %…

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(11) Commentaires

  • jacques Répondre

    Florin: "si le choix est SI libre et SI vaste (admettons !), alors comment se fait-il qu’il y a encore TELLEMENT des gens aux USA et sûrement aussi au Canada à accepter des jobs de merde à 5$ de l’heure ? Sont-ils tous masos ?:

    Faut que vous sortiez parfois de la France l’ami.
    Nombre de jobs à $5 au Québec = ZERO

    Et pour cause, le salaire MINIMUM y est de $8.00 …

    Et ceci, pour est généralement le salaire que reçoit un étudiant d’été de 18 ans lors de son tout premier emploi. Après seulement quelques mois (ou même quelques semaines) il le dépasse aisément pour peu qu’il donne un rendement minimalement satisfaisant (ou alors il change facilement à un autre employeur tant la compétition entre employeur pour des employés est importante)

    19/04/2007 à 16 h 02 min
  • R. Ed. Répondre

    Il y a quand-même dans chaque pays un certain nombre de cons.

    D’illetrés, de gens qui ne savent pas faire grand-chose, qui n’ont pas pu ou pas voulu apprendre un métier, etc…etc…

    Ils sont très nombreux, et il faudrait leur donner un salaire d’ingénieur ? Et à l’ingénieur, on donne quoi alors ?

    Pas capable ou peu capable = peu payé.

    Il y en a qui prennent le bus, d’autres le vélo, la Deuche ou la Mercédès, c’est ça, la vie, on n’est pas tous "égaux", et le système égalitaire, prôné par les cocos, il est largement prouvé qu’il ne fonctionne pas, même après 100 millions de morts pour la cause.(le chiffre a été revu à la hausse, il faut encore rajouter 50 millions)

    Dans nos pays, au lieu de "permettre" les petits boulots, on préfère les entretenir (chichement) à coup de RMI, allocs en tout genre  et en faire des fainéants, genre "djeunes" de banlieues qui pourrissent la vie de ceux qui eux, travaillent.

    19/04/2007 à 9 h 49 min
  • Florin Répondre

    Jacques : "Les employés de Wal-Mart sont libres de choisir un autre emploi". Certes. Tout comme les Français mécontents de leur sort peuvent s’installer à Bruxelles. Ou les juifs de Berlin en janvier 1933 qui pouvaient partir au Paraguay. Les smicards français pourraient toujours aller au Luxembourg (là bas, sans Besancenot au pouvoir, le SMIC est à … tenez-vous bien … : 1500 euros !!!) (comme quoi c’est possible, même dans une économie mondialisée. Le facteur aurait dû sortir cet argument, mais bon -).

    OUI, une minorité fait et fera toujours ce genre de pas. Pourquoi pas tous ? Bonne question – je n’en ai pas la moindre idée.

    Mais j’ai envie de vous retourner la question : si le choix est SI libre et SI vaste (admettons !), alors comment se fait-il qu’il y a encore TELLEMENT des gens aux USA et sûrement aussi au Canada à accepter des jobs de merde à 5$ de l’heure ? Sont-ils tous masos ?

    Cette idée de libre choix me fait rire : on nous dit, faites le choix de travailler plus, vous gagnerez plus ! Mortel le truc : le salarié qui débarque devant son patron, "bon, chef, cette semaine je vais bosser 52 heures, faut que je paie ma location d’été à Biarritz …" (je vous laisse imaginer la réponse).

    Moins marrant : le patron qui se pointe, "bon, coco, tu dois finir le boulot cette semaine, je m’en fous du temps que tu dois y passer dessus – et ne me parle pas d’heures sup’, tu sais que ce n’est pas le style de la maison. Et que ceux qui ne sont pas contents chez moi, dans mon entreprise, qu’ils ne se gênent surtout pas pour me quitter – je prends les démissions même sur papier-chiotte".

    Celui qui va expliquer aux énarques qu’une entreprise vous fait travailler (et vivre) uniquement si ses clients à elle la font travailler (et vivre), celui-là mérite une place dans la grisaille de Bercy. 

    18/04/2007 à 22 h 20 min
  • jacques Répondre

    Au webmestre
    Je viens d’envoyer un commentaire mais j’ai oublié d’écrire mon nom (Jacques). SVP complètez. Merci

    18/04/2007 à 19 h 03 min
  • Anonyme Répondre

    Dans Point DeVue, Journal Le Monde:

    "Décidément, le libéralisme économique est bien l’ennemi de l’humanisme, et le scientisme est toujours son allié."


    Jacques Testart est directeur de recherches à l’Inserm"

    Si je complète le raisonnemet:
    1) Jacques Testart est directeur de l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale, et donc (on l’espèrera au minimum) un scientiste
    2) il affirme que le scientisme est l’allié du libéralisme
    3) il affime gratuitement que le libéralisme économique est l’ennemi de l’humanisme
    Il faut donc indubitablement conclure que Jacques Testart affirme être donc lui-même un ennemi de l’humanisme. Avec le poste qu’il occupe, je propose donc qu’il démissionne

    Pour Florin:
    Les employés de Wal-Mart sont libre de choisir une autre emploi. Au Canada ce n’est certes pas l’emploi et donc le choix qui manque, car on a le plus bas taux de chômage en 30 ans! S’ils choisissent Wal-Mart c’est qu’ils sont satisfaits des conditions.
    Je compare maintenant avec la France et sa camisole de force: vos banlieusard avec plus de 25% de chômage, ont un "emploi" (=chômage) avec revenu=0, aucun futur, et aucune possibilité de choix puisqu’il n’y a tout simplement pas d’emplois. Ils seraient extraordinairement heureux d’avoir la possibilité d’avoir un emploi comme celui de Wal-Mart au Canada qui leur donnerait un envol. Mais pour vous qui êtes probablement un de leur exploiteurs avec votre emploi syndiqué bétonné dans des marchés monopolisé et exclusifs protégés, cela semble vous arrangés de les laisser dans la misère tout en jouant le grand "indigné".
    Pour ce qui est des options je vous donne 100% raison. C’est un scandale que des dirigeants d’entreprises avec des bilans désastreux et qui au surcroît on comme actionneur important l’ETAT FRANCAIS reçoivent de telles indemnités. Laurence Parisot est une honte pour la France, mais dans une pays où le libéralisme est rejetté tant par les employés que par le patron, doit-on s’étonner de sa position?

    Et toujours, comme toujours, les employés qui s’indignent, les politiciens qui s’indignent, certains patrons qui d’indignent, et STRICTEMENT PERSONNE NE FAIT RIEN.

    18/04/2007 à 18 h 59 min
  • Florin Répondre

    A Jacques : vous proposez comme seule solution la suppression du Code du travail. En clair, vous voulez déshabiller les salariés. Otez vos oeilleres de cheval et vous finirez par voir la réalité : ILS SONT déjà A POIL !!!! J’imagine que, d’après vous, Forgeard n’aurait pas dû partir avec 8 millions, après avoir mené la barque droit dans le mur – mais avec 80 ? 800 millions ??? Car, n’est-ce pas, "liberté aux entreprises" !

    Parlez-nous plutôt de Wal-Mart aux US, où – dernière nouvelle, qui vaut son pesant de cacahuètes – les caissières n’ont plus d’horaires de travail préétablis: elles doivent être prêtes à tout moment, sur une plage horaire de 12h par hour. Comme ma bagnole sur le parking : quand j’en ai besoin, je n’ai qu’une clé à tourner.

    ah certes, il y aura toujours quelques-uns ici pour me dire qu’ils n’étaient pas au courant de ce genre de pratiques, et que de toute manière dans la vie moncher, ça se fait pas de faire la caissière pour vivre … que les US offrent bien plus que ce genre de jobs … que l’on peut aussi faire Harvard … 

    Aux US, selon les chiffres officiels, pour retrouver le niveau de vie de 1973, l’Américain moyen doit travailler l’équivalent de six semaines supplémentaires par an. "Travailler plus pour gagner plus", qu’il dit le p’tit.  Il se trouve que les congès payés ne sont pas de 5 semaines aux USA, mais de 2-3, exceptionnellement 4 semaines.

    Travailler plus … pour tenir la tête hors de l’eau, ça oui !!! et encore … parce que l’année n’a QUE 52 semaines, en fin de compte. 

    Parlez-nous de la droite patriotique américaine, qui, comme la nôtre, demande les mêmes choses qui tiennent du bon sens le plus élémentaire : une politique douanière intelligente, arrêt de l’immigration, arrêt des gaspillages. Régulariser 14 millions de clandos, comme le veut Bush et le grand patronat, entrainerait une hausse des dépenses de protection sociale à la charge directe du contribuable de 873 milliards de dollars, répartis sur toute la vie de ces 14 millions, sans tenir compte de leur descendance future à naître.

    Les problèmes sont à peu près les mêmes, et les patriotes baillonnés de deux cotés de l’Atlantique.

    Problèmes aggravés en France par les meutes de ripoublicains au pouvoir depuis 30 ans. 

    18/04/2007 à 13 h 47 min
  • sas Répondre

    Petit supplément pour relancer l’economie…..sans injecter un rond nouveau…..casser les monopoles de faits…. et briser menu les injecteurs habituel maçonnique ,charger de capter la mane pubmique:……la formation professionnelle….les metiers de la santée…..les hlm et leur gestion…..les systeme d’appel d’offres public à la française…..interdir le milieux associatif style waldek roussiste…..

    vous verrez comme un vent nouveau soufflera sur la gaule….

    virer 50 % des fonctionnaires , et lettre les autres 50 % au boulot……les payer comme dans le privé et autoriser le licenciement lorsqu’ils glandent ou sont incompétents….

    et enfin rendre le français responsable et le sanctionner lourdement lorsqu’il vole, ment, ou rate volontairement ou pas ses missions…..que l’on sanctionne l’incompétence là où elle se trouve…

    La france reprendra sa place n) 1 dans le monde.

    sas c’est simple et rapide…

    18/04/2007 à 12 h 17 min
  • Jean-Claude THIALET Répondre

    18/04/07    – "Les 4-Vérités" –

    Il y a un aspect de la question que Bernard TREMEAU n’a pas souligné dans un texte qui analyse fort bien le leurre que serait une augmentation du pouvoir d’achat : c’est que, dans un pays dont les portes sont largement ouvertes à la concurrence internationale (par la faute de gouvernants aussi incompétents qu’imprévoyants), TOUTE AUGMENTATION DU POUVOIR D’ACHAT NE PEUT PROFITER qu’aux produits fabriqués à bien meilleur marché que les produits français par des ouvriers qui, parfois gagnent dix fois moins, et parfois même moins encore,  que notre SMIC et s’en contentent.

    Ce matin, j’entendais sur RTL Jean-Yves BOLLINGER, le spécialiste-maison de l’Economie, annoncer avec un accent de triomphe, que les Entreprises, toutes activités confondues, s’apprêtaient à embaucher 900 mille personnes. Pour l’auditeur irréfléchi, c’était comme un cri de victoire de la majorité sortante. Mais, une fois détaillée la liste des branches qui embauchent, pour ceux qui réfléchissent, la situation n’a rien qui porte véritablement à l’optimisme béat. Car, comme le précisait objectivement le commentateur,  on embauche surtout dans les services (particulièrement "aux personnes"), la restauration, et le bâtiment,  etc, MAIS ABSOLULUMENT PAS DANS LES INDUSTRIES. Et qui exporte, qui peut améliorer notre balance commerciale aujourd’hui largement déficitaire, sinon les produits manufacturés (et non les services, surtout aux personnes âgées !) qui, seuls, peuvent s’exporter à condition qu’ils soient compétitifs ? Ce qui n’empêche pas les magiciens du verbe que son incontestablement Nicolas SARKÖZY, Marie-Ségolène ROYAL, François BAYROU, Marie-George BUFET, Dominique VOYNET et tous les "anti-libéraux" de promettre à qui mieux-mieux d’augmenter le pouvoir d’achat, sans prendre les mesures préalables de protection qui s’imposent….

    Et, si proposition faite in fine par Bernard TREMEAU me paraît intéressante, je pense que celle contenue (depuis des années, d’ailleurs) dans le programme économique du FRONT NATIONAL est préférable : elle consiste à placer ce que, de façon imagée, les auteurs de ce programme ont appelé des "écluses". Des écluses qui s’ouvrent et se ferment en fonctions des flux des marchandises. Une solution de pure sagesse, comme dans tant d’autres (notamment en matière d’immigration) du FRONT NATIONAL. C’est la preuve que, contrairement à ce qu’on ne cesse de nous répéter ad nauseam, LE FRONT NATIONAL, NON SEULEMENT POSE LES BONNES QUESTIONS, MAIS APPORTE AUSSI LES BONNES RE¨PONSES. Il suffirait d’avoir l’honnêteté d’analyser son programme.

    Oui, mais voilà, c’est le Parti des "fâchos", des "racistes", des "antisémites", des "xénophobes", des "anti-Europe", etc. qui la propose. Alors, coule le "FRANCE-TITANIC", périsse la FRANCE, plutôt que d’accepter la "Bête immonde" ! Et c’est avec la conscience sereine que les millions d’autruches, toutes cocues de la gauche comme de la droite depuis des lustres, s’apprêtent à voter sans la moindre culpabilité, qui pour l’UDF, qui pour le PS, qui pour l’UDF, trois des "partis gouvernementaux" qui ont mis la FRANCE dans le pétrin ! C’est ce qu’on appelle le "VOTE REPUBLICAIN", celui qui, entre les deux tours de la Présidentielle "2002" avait transformé la France en "REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE POPULAIRE" selon l’excellent mot d’Elisabeth LEVY ("marianne"). Ne sommes-nous pas en République, même si c’est devenue une République bananière comme l’a si bien  démontré François de CLOSETS dans son livre "ENCORE PLUS" qui vient de reparaître en Livre de Poche ?

    Cordialement, Jean-Claude THIALET

    RAPPEL : "SOUS LES 5ième REPUBLIQUE, VOTER POUR LA DROITE OU POUR LA GAUCHE REVIENT A CHANGER DE CABINE A BORD DU TITANIC"(1) Roger MINNE, ancien ministre, journaliste et écrivain, DE GAUCHE"

    (1) moi, j’ai emprunté il y a 13 ans l’expression "FRANCE-TITANIC" au regretté Jean DENIPIERRE !

    18/04/2007 à 9 h 25 min
  • zeu-ro! Répondre

    "Ce système a un immense avantage : il permet d’échanger capitaux, services ou produits … créant ainsi une merveilleuse unité en Europe. Mais la monnaie unique n’est qu’un système à parité fixe particulier et elle en a l’inconvénient majeur."

    Pour amener, quelques lignes plus tard seulement, à:

    "Une autre solution est possible… Isoler géographiquement la France du reste de l’Euroland par un strict contrôle des changes."

    Exit "l’immense avantage" cité quelques lignes auparavant. Un strict contrôle des changes, on sait comment ça marche. Enfin, on devrait savoir. Mais tout le monde n’a pas la chance d’avoir eu l’âge de raison quand le contrôle des changes fonctionnait à plein en France et ailleurs dans le monde. La mémoire courte, c’est bien pratique.

     "Taxer alors de 15 % tous les euros qui sortent de France et allouer 15 % à tous ceux qui y entrent."

    En clair: appliquer une distinction entre euros français et euros étranger. Alors, appelons carrément "franc" cet euro français. Mais… appeler un chat un chat et un euro français un franc… c’est difficile! parce qu’on voit tout de le passez-muscade sémantique et ce tour de passe-passe est révélé pour ce qu’il est: une arnaque.

    Eh bien tant pis. Appelons donc les choses par leur nom pour une fois et voyons voir.

    1 euro = 6,55957 francs

    Avec  le nouveau système, 1 euro (étranger) = 1 euro français plus 15% de boni, soit 1,15 euros (français). Soit 7,5435 francs (qui n’existent plus). Dites-moi, cela prête un peu à confusion tout ça, et si on l’appelait… tiens! "freuro" cet euro (français)?

    Nous avons donc une monnaie nationale, le freuro, dont la valeur est fixée à 6,55957 francs (on peut la fixer à n’importe quoi, ça ne mange pas de pain, puisqu’il n’y a plus de francs. Pratique, ça!). Il faut un 1,15 freuros pour acheter un euro. Mais attention, le change est strictement contrôlé!

    Mais c’est une excellente idée tout ça!  Et si on la généralisait?  En Bretagne on aurait le breuro, à Paris le parigo. Change strictement contrôlé, bien sûr.

    Pourquoi s’arrêter en si bonne route?  En Bretagne par exemple, on aurait le quimpeuro, le bresteuro, le plozévèteuro, et d’autres (change toujours strictement contrôlé); à Paris, ce serait plus facile, on aurait le I-euro, le II-euro et ainsi de suite jusqu’au XX-euro (change strictement contrôlé).

    Pourquoi s’arrêter en si bonne route?  La monnaie individuelle (change strictement contrôlé) la voilà la solution!  La reprise se fera alors immédiatement pour chacun aux dépens de tous les autres.

    Plus de quinze jour de retard pour approuver l’article de la Une du 1er avril, je ne fais pas mes compliments à la rédaction des 4 Vérités!

    18/04/2007 à 3 h 06 min
  • jacques Répondre

    "Une autre solution est possible. Le principe en est simple. Isoler géographiquement la France du reste de l’Euroland par un strict contrôle des changes. Taxer alors de 15 % tous les euros qui sortent de France et allouer 15 % à tous ceux qui y entrent. L’application pratique d’un tel principe est plus difficile… La reprise se fera alors immédiatement en France aux dépens du reste de l’Euroland. Une telle opération peut s’appeler une dévaluation de 15 %…"

    Et c’est pourquoi les allemands avaient bien raison de se méfier des français en acceptant de perdre le mark pour prendre l’euro!

    Il y a une autre solution, si simple

    Pourquoi TOUT SIMPLEMENT arrêter de s’entêter bêtement et ne pas faire les réformes si simples qui sont si évidentes et qui ont été faites sans difficulté ailleurs.

    A commencer par la réforme criante NO 1: le déficellement de la camisole de force de votre code du travail qui est complètement désuet et ainsi donc la libéralisation du travail et ipso facto la baisse du chômage et la reprise économique.

    18/04/2007 à 1 h 10 min
  • sas Répondre

    Pour relancer sainement et durablement l’economie, il faut dissoudre les chambres de commerce, mettre sous haute surveillance les tribunaux de commerce,auditer les administrateurs et liquidateurs et mandataires de justice…..INTERDIR OU RENDRE PUBLIQUE L APPARTENANCE MACONNIQUE de ces opérateurs……

    et radier ,interdir a vie de droits civiques et sanctinner lourdement au portefeuille ……ceux qui sont assuré d’avoir failli…..

    c’est à dire 80 % de ces professions de merde ……..

    mettre sous tutelle et controle accru…….tous les magistrats de ce pays….

    et vous verrez l’emploi redecoller…..l’economie se libérer ……et les mains mises exploser…

    c’est marrant hein pas un candidat n’ y a penser …..

    sas

    18/04/2007 à 0 h 13 min

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