Pour une vraie relance de l’économie

Pour une vraie relance de l’économie

Mardi 14 janvier, notre président a annoncé qu’il dé­sirait relancer l’économie. Et il a annoncé une diminution des charges pesant sur les entreprises françaises. Alors que, depuis plus de 50 ans, les responsables socialistes étaient persuadés qu’il fallait imposer les entreprises – ce qui permettait, selon eux, d’éviter d’imposer les consommateurs. Ce tournant à 180° fera date dans l’histoire de l’économie française. Bravo !

Cette mesure est accompagnée de nombreuses autres décisions qui vont dans le bon sens. Mais d’autres risquent, au contraire, de diminuer la compétitivité de nos entreprises. Et l’économie française se porte très mal.

Pour que l’économie européenne redémarre, il semble que 5 mesures doivent nécessairement être prises :

  • Modifier la parité fixe liant les anciennes monnaies de la zone euro ;
  • Réduire les charges pesant sur les entreprises françaises ;
  • Augmenter seulement la TVA ;
  • Simplifier la fiscalité ;
  • Soulager les entreprises.

Et François Hollande ne propose pas ces mesures.

1) Modifier la parité fixe :

Les prix allemands sont inférieurs de plus de 15 % aux prix français. Il faut donc que la modification des parités fixes corresponde à une « dévaluation » de 15 % de l’ancien franc par rapport à l’ancien mark. Cette mesure doit être prise très rapidement. Sinon la zone euro va exploser et le marché imposera alors cette dévaluation de 15 %.

2) Réduire les charges pe­sant sur les entreprises :

Quand les droits de douane sont supprimés, les entreprises d’un pays qui payent plus de charges que les entreprises d’un autre pays ne peuvent plus être compétitives. Elles sont donc condamnées à disparaître. Ce que font tous les mois des milliers d’entreprises françaises.

3) Augmenter la TVA :

Quand il faut remplacer la diminution des charges pesant sur les entreprises par une augmentation d’autres impôts, le seul impôt qu’il faut utiliser est la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée), car, contrairement aux autres impôts, la TVA taxe aussi les produits provenant de l’étranger et elle ne taxe pas les produits français exportés. Toute autre imposition est bien moins efficace pour rendre nos entreprises compétitives.

4) Simplifier la fiscalité :

La fiscalité française a plusieurs défauts. Des milliers de pages du Journal officiel, souvent très difficiles à lire, présentent cette fiscalité aux contribuables. Il faut donc ne plus ajouter de nouvelles lois fiscales, mais remplacer les anciennes lois par les nouvelles, comme font de très nombreux pays. Ce nouveau comportement serait une véritable révolution fiscale. Par ailleurs, il est nécessaire de simplifier les relations entre les différents échelons territoriaux qui lèvent l’impôt.

5) Soulager les entreprises :

Pour sortir de la crise, il faut augmenter la progression du PIB. Rééquilibrer le budget en donnant moins d’allocations ou en demandant plus d’impôts ne fait qu’aggraver le chômage. Relan­cer l’économie en créant plus de monnaie et en donnant cet argent aux consommateurs ne fait que créer plus d’inflation, ce qui oblige à prendre des mesures qui augmenteront le chômage. Par contre, diminuer les charges pesant sur les entreprises, en augmentant au besoin seulement la TVA, donne aux entreprises soumises à la concurrence les moyens d’abaisser leurs prix. Ainsi le pouvoir d’achat des consommateurs va augmenter. Les entreprises auront plus de clients et le PIB va augmenter.

Ce qu’annonce François Hol­lande va parfois dans ce sens. Mais le fera-t-il ? 

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(2) Commentaires

  • quinctius cincinnatus Répondre

    une  » relance  » ça ne se  » décrète  » pas !

    tout au plus peut on …  » en être ou ne pas en être  » William S.

    et pour en être, il faut être EN MESURE d’en être !

    27/01/2014 à 21 h 01 min
  • Roban Répondre

    « La bonne politique n’est ni de droite, ni de gauche. C’est celle qui marche. (Tony Blair) »
    C’est la pensée reprise sur l’hebdo papier des 4 Vérités que je vous conseille de souscrire pour ne pas subir le bourrage de crâne, au prix modique de 1,20€ par semaine.
    Précision : Je ne suis pas commissionné par le Directeur de la publication – Guillaume de Thieulloy, ni par Alain Dumait, et pas plus par le Rédacteur en Chef, Jean Rouxel.

    25/01/2014 à 0 h 17 min

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