Que faire sans plus-values ?

Que faire sans plus-values ?

Les économistes, de quelque bord qu’ils soient, ont beaucoup glosé sur « l’extraction de la plus-value de la force de travail des prolétaires ». Encore faut-il qu’il y ait « plus-value », bien sûr !
Les entrepreneurs et leur personnel ont, en général, bien compris maintenant que seule une bonne profitabilité est de nature à garantir à tous de bonnes rémunérations et à assurer l’avenir de la société, même si le partage de la plus-value pose toujours problème.
Mais dans les temps sombres où nous vivons, les plus-values se font rares et surtout l’État, le grand argentier de France, croule sous les déficits. La question qui se pose logiquement est alors « Quid des moins-values ? »
En toute rigueur, comme il est toujours possible de faire autrement et mieux, ce devrait être aux artisans des pertes de les assumer. Dans notre pays, pas du tout ! C’est à tout le monde de payer la casse, de façon à bien mettre en péril ceux qui ont encore le front de faire des bénéfices, pour creuser encore plus nos déficits globaux.
Curieux, non ? Et si l’on suit l’un des concepts centraux de Marx (un système de production donné ne produit pas seulement des marchandises, mais se reproduit lui-même, avec ses rapports de production, ses formes de légitimation idéologiques) on n’est pas qu’un peu dans la m… !
Mais tout le monde n’est pas perdant car, toujours sur des variations socialo-communistes, « l’éthique ne peut être comprise qu’en fonction des intérêts de la classe qu’elle sert ». Nous percevons que l’éthique actuelle sert surtout les intérêts des classes qui nous gouvernent. D’où leur attitude de plus en plus administrative, bureaucratique et despotique à l’égard des agents de « non-production » que nous sommes globalement devenus, puisque l’État est en quasi-faillite.
Mais pourquoi s’en soucier ? N’avons-nous pas encore assez d’argent pour aider les Grecs à faire encore moins bien que nous ? N’appartenons-nous pas à cette belle Union européenne qui sait régler tous les problèmes en créant de l’argent à partir de rien ? Mais peut-être ces railleries flairent trop « l’esprit bourgeois », voire « petit bourgeois » ?…

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(3) Commentaires

  • BRENUS Répondre

    A cette question très simple, une réponse encore plus simple : « que faire sans plus value » ? , réponse : RIEN. Et nous sommes bien partis pour.

    10/08/2015 à 18 h 45 min
  • DE SOYER Répondre

    Contrairement à ce que beaucoup d’ahuris proclamaient il y a 20 ans, le marxisme existe toujours en France, sous des formes parfois plus subtiles, mais il est toujours là.

    05/08/2015 à 19 h 26 min
  • DE SOYER Répondre

    Contrairement à ce que beaucoup d’ahuris proclamaient il y a 20

    05/08/2015 à 19 h 22 min

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