Réduire le coût des administrations

Réduire le coût des administrations

le-ministeres-des-finances-a-bercyAgnès Verdier-Molinié, directrice de l’Ifrap, affirme que le nombre des représentations électives est trop élevé. Elle donne des chiffres. Elle a raison.

Elle donne également quelques pistes pour résoudre cet important problème.

Elle propose notamment la suppression des départements, la fusion intercommunale et la revalorisation des indemnités des maires.

Là, je butte.

Si l’on veut que les décisions administratives soient efficaces, il faut qu’elles soient comprises et donc acceptées par les administrés.

Cette nécessité est d’autant mieux satisfaite que la distance entre les centres de décision et les administrés est courte.
La preuve a contrario est fournie par un exemple bien connu : Bruxelles.

Créer des entités de grande taille ne conduit pas à la diminution des effectifs d’élus, comme chacun peut le voir avec les intercommunalités qui ont introduit un échelon administratif supplémentaire, et avec le regroupement des régions vou­lu et réalisé par le pouvoir so­cialiste, qui n’a supprimé aucun poste – bien au contraire.

Augmenter les rémunérations des élus est un sport qui n’a été que trop pratiqué.

M. Sarkozy en a fait une dé­monstration, lorsqu’il s’octroya, à peine élu, une substantielle augmentation de son indemnité.

Les indemnités des maires servent à couvrir leurs frais de re­présentation et celles des petites communes, les plus nombreuses, sont réellement très modestes et cependant acceptées.

La vraie cause de l’inflation des postes électifs est la multiplication des partis dont chacun veut au moins un siège et, au mieux, un marocain.

C’est pour satisfaire et récompenser tout le monde qu’on crée des postes et des sièges.

La situation serait plus saine si les partis n’étaient financés que par leurs adhérents.

Nous aurions automatiquement moins de députés et moins de fonctionnaires…

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(7) Commentaires

  • BRENUS Répondre

    @CAPTIER : pourquoi pas un ministre « marocain » , nous en avons bien une « marocaine » agrippée à son maroquin qu’elle entend bien nous faire avaler.

    16/12/2016 à 19 h 42 min
  • BRENUS Répondre

    Mais souhaits sincères à Mme Molinier dont je lis les articles et que je respecte, mais je lui souhaite bien du courage. « Heureux les simples d’esprits car le royaume de Dieu leur appartient »

    16/12/2016 à 1 h 10 min
    • Gérard Pierre Répondre

      Brenus

      « « Heureux les simples EN esprit, …… » … ce qui, convenons-en, n’est pas tout à fait la même chose !

      17/12/2016 à 12 h 34 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

    réduire le coût DES Administrations ? et bien permettez moi de vous dire que c’ est loin d’ être gagné !

    lorsqu’ un pays a mis un doigt dans cette broyeuse tout le corps y passe … c’ est un monstre qui dévore toute espèce vivante : un Moloch !

    sans compter que les fonctionnaires et assimilés pensent être les seuls à servir le pays … de façon désintéressée

    amen et requiescat in pace

    15/12/2016 à 11 h 20 min
  • CAPTIER Répondre

    quand on veut être crédible dans ses argumentations,au
    moins faut-il parler correctement,pour un ministre on ne parle
    pas concernant son portefeuille de  » marocain  » mais de
    « maroquin »,un peu de sérieux.

    14/12/2016 à 22 h 50 min
  • Ralboliot Répondre

    Intercommunalité : pourquoi ne pas supprimer le niveau communal , et le remplacer par le niveau cantonal ?
    La proximité serait encore suffisante, et ça donnerait,au lieu de 36000 communes quelques 500 cantons.
    En éliminant également également les départements,dont la seule justification était d’être parcourables en une journée « à cheval »,ce qui,à notre époque est dépassé.
    Une administration régionale,ce n’est quand même pas un bureau de poste.

    14/12/2016 à 13 h 07 min
  • ernewein Répondre

    Vous avez quelques idées que je partage, trop de partis veulent des sièges, voire des maroquins, il faut moins de fonctionnaires parce que moins de fonctions de l’Etat qui doit abandonner progressivement mais rapidement son rôle de providence. Concernant les administrations, il faut aussi en terminer totalement avec les financements croisés qui sont sources d’augmentation des prix et de dilution des responsabilités. A chaque collectivité ses dépenses et ses recettes bien définies.

    13/12/2016 à 18 h 39 min

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