Seuls les individus paieront la note de l’épidémie !

Posté le avril 28, 2020, 12:13
6 mins

L’homme, depuis toujours, a dû affronter des épidémies, et celle-ci, dite du Covid-19, ne restera pas dans les annales comme l’une des plus meurtrières : 50 millions de morts, entre 1918 et 1919, avec la grippe espagnole ; un peu plus de 200 000, pour l’instant, avec celle-ci.
Compte tenu des possibilités de la médecine et des connaissances très réduites sur ce nouveau virus, tous les gouvernements du monde avaient un choix à faire : privilégier, malgré tout, le respect de la liberté des citoyens, ou bien opter pour l’ancestrale relégation, rebaptisée « confinement ».

Avec la première option, les pouvoirs publics devaient sans délai organiser le dépistage, isoler les personnes malades, retrouver leurs contacts récents, et inciter, sans obliger, à observer les règles de prudence (port d’un masque et distance physique), à rester chez soi. Ce qu’a fait la Corée du Sud, qui compte 240 morts à ce jour du fait de ce virus, pour une population de 52 millions d’habitants.

En France, nos dirigeants ont commencé par tergiverser, pendant deux mois.

Se livrant pendant cette période à toutes sortes de déclarations piteuses : les tests et les masques « ne servaient à rien » (on n’en avait pas !), et le confinement « aurait provoqué la circulation du virus » (dixit Olivier Véran le 9 mars) – avant qu’il soit imposé, uniformément, et sans délai, le premier tour des élections municipales du 15 mars étant passé.

Tout reposait alors, chez nous, sur un système de santé, dont les principales caractéristiques sont d’être centralisé (tou­te-puissance de la Direction générale de la Santé), et fonctionnarisé (1 150 000 employés à statut de fonctionnaires, dont 35 % d’emplois ni médicaux, ni para-médicaux). Nos voisins suisses, qui n’ont pas de fonction publique hospitalière, ont, proportionnellement, 70 % d’infirmiers de plus, et 20 % de médecins de plus que nous.

On a donc vu le résultat : ce fut « panique à bord » !

Il est vrai que repousser les murs de bâtiments souvent construits au XVIIe siècle n’est pas chose facile. Il est plus facile de construire à Wuhan, en 15 jours, un nouvel hôpital pour 2 400 malades, sur plus de 100 000 mètres carrés (avec le savoir-faire en modélisation de l’entreprise française Dassault systèmes !).

Comme souvent en France, les personnels, dans l’urgence, ont su se mobiliser et faire face, avec leurs moyens, et leur courage. Mais pas le Léviathan.

Au-delà des ravages humains, toute épidémie a des conséquences économiques d’autant plus graves, que le gouvernement a opté pour huit semaines, pour la solution du confinement strict.

Le gouvernement ayant fait le choix – d’abord dénoncé par lui-même ! – d’arrêter la vie économique du pays, il s’est, logiquement, désigné comme coresponsable de la catastrophe ainsi déclenchée.

Et comme, dans ce beau pays, l’épargne des ménages est depuis longtemps découragée, tandis que les entreprises, à faibles fonds propres, se financent à crédit, l’État, qui en temps « normal », finance déjà près du tiers de ses dépenses par de nouvelles dettes, a pris de nouveaux engagements, par centaines de milliards !

Avec des promesses plus mirifiques les unes que les autres : malgré la panne économique, il nous garantit qu’il n’y aura ni chômage, ni défaillances d’entreprises, fussent-elles moribondes.

Le bon sens oblige à penser que la note, salée, sera présentée plus tard. Que nenni ! Le ministre des Comptes publics a affirmé qu’il n’y aurait « pas de nouveaux impôts, en tout cas avant la fin du quinquennat ! » Nous étions gouvernés par des illusionnistes, nous voilà dans les mains de magiciens !

En vérité, leur « tour » est fort simple : l’invention des taux d’intérêt artificiellement faibles, et même négatifs (pour les banques depuis juillet 2019), permet en effet d’accroître considérablement la dette publique, sans trop augmenter la charge du remboursement.
Les miracles collectifs sont des mirages. Une dette perpétuellement croissante ne peut pas exister. Et les taux d’intérêt artificiellement bas, massacrent non seulement les épargnants, mais aussi la croissance économique, qui n’a aucune chance de reprendre avec une rémunération du capital proche de zéro.

Je sais bien que quelques bulles échappent encore à ce verdict : la bourse, l’immobilier, les affaires de croissance, les œuvres d’art, le luxe, etc. Mais ça, c’était avant – avant la nouvelle soviétisation, solution française au coronavirus !

5 réponses à l'article : Seuls les individus paieront la note de l’épidémie !

  1. quinctius cincinnatus

    29/04/2020

    rien de nouveau sous le soleil : l’ Economie , lorsqu’ elle ne répond pas uniquement aux besoins essentiels, de base, vitaux , est une chose totalement artificielle qui ne peut créer que de la  » richesse  » elle aussi … artificielle à laquelle les financiers vous disent de croire pour leur profit ; en somme c’ est le consumérisme de l’ inutile qui entraine l’ Economie des pays dits développés… ma parka et ma Lancia ont plus de 20 ans !

    Répondre
  2. OMER DOUILLE

    28/04/2020

    Qu’attendre d’un comédien entouré d’une bande de clowns à roulettes qui porteraient à rire si les situations n’étaient pas aussi sérieuses.
    Ces zozos ont tenté – tentent encore- d’envoyer ad patres tous les « vieux blancs » de plus de 70 ans (dont les 4v ne manquent pas) mais ne veulent pas s’interroger sur le nombre de retraités maghrebins plus que centenaires à qui nous envoyons sans controle des pensions valables pour l’éternité
    Ces nullités ont réussit à faire pire que le capitaine de pédalo, c’est peu dire !

    Répondre
    • quinctius cincinnatus

      29/04/2020

      oui on les [ les septuagénaires ] désigne même sous le vocable très respectable de  » vieux cons  » tant leurs idées sont innovantes à notre époque

      enfin vous reconnaissez quand même que M. Le P. et le R.N. sont une impasse c’ est déjà ça !

      vous voyez quelqu’ un d’ autre ? cela nous serait très utile , car c’ est bien la lucidité et le pragmatisme qui nous manquent et pas les délires idéologiques d’ un côté comme de l’ autre ; un  » trumpettiste  » peut être ?

      Répondre
  3. vozuti

    28/04/2020

    la seule industrie qui n’a pas été délocalisée est la planche à billets…

    Répondre
    • quinctius cincinnatus

      30/04/2020

      vous avez une autre solution dans une économie mondiale monétarisée ?

      bon d’ accord Weimar n’ est pas un exemple à suivre !

      Répondre

Laisser un commentaire

  • (ne sera pas visible)