Tous les emplois ne sont pas productifs!

Tous les emplois ne sont pas productifs!

Nos hommes politiques cherchent tous à réduire le nombre de chômeurs, leur seul objectif étant de faire baisser cette maudite «courbe du chômage» qui a été fatale à notre non regretté François Hollande.

Réduire le chômage à n’importe quel prix n’a pas de sens car, si on le fait sans réflexion, le résultat peut être catastrophique.

Je m’explique:

Il y a des employés dont le travail rapporte de l’argent, donc des impôts: il s’agit des emplois dans les entreprises industrielles et agricoles et celles qui y sont rattachées, comme certains services – dont le comptable, le juriste, la restauration et l’hôtellerie ou tout autre sous-traitant d’entreprise productive.

Ces employés rapportent de l’argent car ils participent à une économie «palpable», c’est-à-dire à la création de produits ou services à plus ou moins forte valeur ajoutée.

De l’autre côté, il y a les emplois sans plus-value, voire avec moins-value, qui consomment de la trésorerie, donc augmentent les impôts et taxes sur nos entreprises (dont notre pays est déjà en overdose). Ces entreprises se trouvent alors fragilisées et finissent par disparaître en très grand nombre, comme le prouve la perte de la moitié de notre industrie depuis le début des années 2000!

Ces employeurs sont de différentes catégories:

– Tout d’abord une grande partie des fonctionnaires et hauts fonctionnaires. Loin de moi l’idée de dire qu’il faut tous les supprimer, mais il faut en limiter le nombre au maximum.

En effet, la création de postes de fonctionnaires a trop servi dans le passé à compenser la hausse du chômage, sachant que l’embauche d’un nouveau fonctionnaire va coûter en moyenne à la collectivité, durant sa carrière et sa retraite, 3,5 millions € (source gouvernementale).

Par ailleurs, chaque nouveau fonctionnaire, par son incidence sur la compétitivité de nos entreprises, va détruire 2 à 3 postes dans le privé (selon la plupart des économistes).

Pour preuve, la prolifération de normes produites par une administration devant justifier son emploi: 400000 normes et décrets en France contre 80000 en Allemagne.

Cela fait grimper le prix de notre immobilier de 10 à 15% et cela se répercute sur les loyers (en moyenne 50% plus élevés chez nous qu’en Allemagne: vivant partiellement en Allemagne, je peux le confirmer).

– Ensuite, une majorité des 1,9 million d’emplois des associations, financées en majorité par l’État ou les collectivités locales et qui sont des dépenses souvent discutables et que l’on pourrait assimiler également à du «fonctionnarisme».

– On peut y ajouter un nombre impressionnant de «politiciens qui hantent nos territoires ou que l’on a «recasés» dans des institutions «bidons» avec un fort salaire.

Donc, le rapport entre le nombre de salariés productifs et le nombre de salariés «improductifs» est à maîtriser car il y a un seuil au-delà duquel l’économise va s’effondrer. Or, aujourd’hui, nous n’en sommes pas loin.

Un pays bien géré devrait se limiter à un ratio maximum de salariés «improductifs» de 15% de la population en état de travailler. Or, nous sommes en France entre 25 et 30%!

Ne cherchons pas ailleurs les raisons de notre déclassement, mis en évidence pendant la pandémie.

Pour réagir, deux mesures s’imposent:

– La première consiste à recréer un environnement entrepreneurial qui nous permettra de revenir à un niveau équivalent à nos concurrents européens.

– La seconde consiste à se poser la question, comme l’a fait le gouvernement suédois, de notre besoin réel en fonctionnaires en partant d’une feuille blanche et en ne retenant que ce qui est indispensable au bon fonctionnement de notre pays – c’est-à-dire les fonctions régaliennes et rien d’autre.

Pour le reste des missions actuellement exercées par l’État, si le besoin s’en fait réellement sentir, le secteur privé s’y précipitera – avec, à n’en pas douter, une efficacité plus grande que le public!

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(7) Commentaires

  • COLLIGNON Répondre

    « Par ailleurs, chaque nouveau fonctionnaire, par son incidence sur la compétitivité de nos entreprises, va détruire 2 à 3 postes dans le privé (selon la plupart des économistes) » : je comprends mal. Voulez-vous dire que son salaire augmentera les charges des entreprises, qui supprimeront un emploi ? Merci.

    24/03/2021 à 17 h 10 min
  • Gérard Pierre Répondre

    Est-ce à l’État, … pour le coup juge & partie, … de mener une réflexion objective sur l’utilité ou non de certains fonctionnaires ?

    Dans des pays où règne une Monarchie, et où l’exécutif n’est là que pour exécuter, le Monarque a la légitimité pour confier à un organisme, … qui n’aurait à rendre compte qu’à lui seul, … le soin de conduire une analyse fonctionnelle sur les fonctions dites régaliennes, … puis d’une analyse organique ayant pour but de définir clairement les moyens permettant de pourvoir à l’exercice des dites fonctions !

    En 1965, entendant parler à la radio du déficit de la SNCF, je crus judicieux de faire remarquer à mon père, … qui occupait un emploi intéressant au sein de cet organisme, … qu’il serait effectivement souhaitable que le « chemin de fer » soit un peu plus rentable, … car c’était l’argent du contribuable qui, chaque année, renflouait la boutique !

    Mon père me fit observer que la SNCF était une société de service public et qu’en tant que telle, si une société privée pouvait refuser un service non rentable pour elle, la SNCF, elle, ne le pouvait pas ! … Il lui fallait donc assumer tout ce que les entreprises privées ne prenaient pas en compte !

    Ainsi, par exemple, les petites gares restaient elles en service et des michelines desservaient elles, pour le plus grand bonheur de quelques « usagers » qui trouvaient grâce de recourir à ce moyen de se déplacer, … faute de quoi ! ! !

    Dès le premier mandat présidentiel du sieur Mitterrand, les choses furent envisagées différemment et ce sont ceux dont les électeurs avaient espéré  »plus de social » qui s’attaquèrent à la « rentabilisation » des services publics, … À COMMENCER PAR L’HÔPITAL PUBLIC, … avec ses fameuses lois Ralite, son numerus clausus et ensuite des séries de suppression de lits successives jusqu’à nos jours !

    … et aujourd’hui, « on » pleure sur le manque de moyens, … c’est-à-dire sur les conséquences dont « on » a tant chéri les causes durant quatre décennies !

    Comme quoi ! … Sous la Monarchie, les Rois avaient leurs fous pour les amuser ! … « On » a décapité le Roi pour instaurer la république. Le résultat est qu’aujourd’hui le Roi est mort et ce sont les fous qui gouvernent !

    14/03/2021 à 16 h 11 min
    • quinctius cincinnatus Répondre

      une remarque en passant :

      sous le quinquennat de Macron JAMAIS LA BUREAUCRATIE n’ a été AUSSI ENVAHISSANTE ont remarqué ceux qui s’ intéressent à l’ Administration du pays ( c.f. le site du  » Figaro  » ) … c’ est la fuite en avant d’ un système qui s’ écroule

      15/03/2021 à 7 h 37 min
  • HansImSchnoggeLoch Répondre

    TOUS LES EMPLOIS NE SONT PAS PRODUCTIFS!

    Prenons l’exemple de l’actuel hôte de l’élysée par qui tout arrive dans ce pays.
    Lui et sa charmante grand-mère habitent un palais de 365 pièces, tout confort payé par qui vous savez: le contribuable contrôlé 24/24 et 7/7 par les gentils organisateurs de Bercy.
    N’oublions pas tous les mignons désignés par le même individu pour organiser le racket: ses ministres, sous-ministricules, sécrétaires, gratte-dos et tutti quanti vivant sur la bête,
    Entre parenthèses la bête c’est la somme de tou(te)s les citoyen(ne)s lambda du pays.

    Si Mr.Goudron disposait d’une infime partie du pognon de dingue que coûte ce machin totalement improductif, gageons qu’il saurait le faire fructifier.

    11/03/2021 à 17 h 29 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

    c’ est vrai ça !

    par exemple que peuvent bien  » produire  » les gens du Media dans leur grande majorité à part pisser de la copie insane ?

    je ne parle pas  » que  » des journalistes de  » 4Vérités  » dont certains comme Monsieur Goudron sont assez honnêtes

    11/03/2021 à 16 h 58 min
    • ELEVENTH Répondre

      Merci à l’abruti de service de décerner un brevet d’honnêteté à Monsieur Goudron. Au moins nous avons un auteur qui trouve grâce à ses yeux.
      Tandis que Millière c’est caca boudin (histoire de relancer la machine à baffes qui manque d »activité ces derniers jours).
      Ne parlons pas de Joslain : honnie au possible.
      Ni de Lambert qui l’impressionne au point de lui clouer le bec.
      P.S. : cher vieux « Paul », R.I.P., : votre ennemi, qui vous a chassé du site, est contenu ( le « tenu est de trop, d’accord, mais…)

      12/03/2021 à 15 h 58 min
      • quinctius cincinnatus Répondre

         » caca-boudin  » donne un certain parfum et ajoute une note gastronomique à vos propos désordonnés

        12/03/2021 à 20 h 26 min

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