Un homme est plus qu’un travailleur

Posté le 16 janvier , 2008, 12:00
7 mins

Les idéologues socialistes et les dirigeants capitalistes des multinationales ont quelque chose en commun : ils ont de l’être humain une conception réductionniste, appauvrissante et aliénante. Pour eux, l’homme est avant tout un travailleur, un salarié, quelqu’un qui n’existe que par et pour un emploi ; c’est un instrument.

Bien entendu, si vous leur dites cela face à face, ils protesteront que c’est faux et qu’ils n’oublient nullement « l’humanité » de chaque travailleur. Ce disant, ils seront peut-être sincères, mais sincérité sans lucidité n’est que ruine de l’âme. Car ce ne sont pas les intentions qui font le monde, mais les actes. Or, dans tous leurs actes, leurs calculs et leurs décisions, les « chefs de file » socialistes ou capitalistes (aux très rares exceptions près de ceux qui peuvent avoir quelques préoccupations d’ordre philosophique), n’envisagent concrètement chaque individu que comme une « force de travail » anonyme, sans famille, sans culture, sans racines et, bien sûr, sans patrie.

Bref, ils se conduisent avec les humains comme les chimistes de la pharmaco-industrie se conduisent avec les plantes médicinales quand ils en recherchent le « principe actif », tenant tout le reste pour quantité négligeable. Or, ce « reste », c’est toute la complexité de la vie elle-même, qu’il s’agisse des plantes ou des hommes.

Cette vision réductionniste (et donc fausse) de l’être humain vient d’être mise en vedette par Jacques Attali, socialiste de haute volée capté par l’ouverture sarkozienne et chargé par le gouvernement de « réfléchir » (avec ses quarante collaborateurs) sur les moyens de « doper la croissance ». Et la principale trouvaille de M. Attali, c’est de vouloir favoriser l’immigration de travailleurs étrangers dans les secteurs où l’on manque de main-d’œuvre. Ce qui rejoint évidemment le concept d’« immigration choisie » mis en avant par le Président Sarkozy.

Autrement dit, pour Jacques Attali et, je le crains, pour Nicolas Sarkozy lui-même jusqu’à preuve du contraire, peu importe qu’un bipède musclé déboule de n’importe quel coin de la planète, la tête remplie de superstitions d’un autre âge et de coutumes archaïques inadaptables à notre culture française, pourvu que ses bras et ses jambes soient mécaniquement capables de faire ce qu’on ne peut pas encore demander à un robot.

Et ces messieurs qui pensent pour nous semblent incapables d’imaginer les conflits inter-ethniques, inter-culturels, inter-religieux qui vont ensanglanter la France et toute l’Europe dans vingt ou trente ans, simplement parce que les myopes de la politique et de l’industrie ne voient dans un être humain rien d’autre qu’un « travailleur » ou un « chômeur », et non pas ce qu’il est vraiment, c’est-à-dire une personne sensible aux neurones imprégnés de tout un passé ancestral dont il est l’ultime émanation, et qui, expulsé de son milieu originel, ne peut engendrer que le chaos. Car le vœu pieux de l’intégration se brisera sans cesse sur la tragédie du déracinement, de l’écartèlement culturel et de la perte des repères.

Dans un ouvrage publié en 1982 : « Mondes en marche » (Ed. Calmann-Lévy), l’économiste Alfred Sauvy s’inquiétait déjà du phénomène, lourd de catastrophes, des migrations massives et il posait en substance la pertinente question : Vaut-il mieux importer des hommes là où nous avons construit des usines ou exporter des usines là où se trouvent les hommes ? C’est évidemment la seconde solution qui pourrait seule préserver la paix du monde, et elle commence à se mettre en pratique – mais un peu tard – grâce au processus des « délocalisations ».

Celui-ci ne peut toutefois réussir qu’à deux conditions : a) que le pays exportateur d’usines et de procédés sache conserver l’excellence de sa créativité technologique et que ses propres travailleurs acceptent tous les emplois offerts sur le sol national, quels qu’ils soient, et b) que les pays de « main d’œuvre à bon marché » sachent réduire drastiquement leur natalité, faute de quoi les usines délocalisées ne parviendraient jamais à employer tous leurs descendants, la richesse produite ne servant qu’à entretenir une explosion démographique sans issue.

Si les politiciens du monde entier ne comprennent pas cela et n’agissent pas en conséquence, notre nouveau siècle baignera dans un fleuve de sang.

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9 Commentaires sur : Un homme est plus qu’un travailleur

  1. Luc SEMBOUR

    22 janvier 2008

     

    A Pierre LANCE, vous êtes sans doute une des rares personnes au monde à prétendre craindre pour moi. Je fais l’économie de ma reconnaissance car je ne parviens pas à en croire un mot.  

    Il n’y a pas une syllabe de votre petite sortie qui mérite créance. Ne jetez pas à la tête du lecteur la dénégation de sa dignité, de son honnêteté ou de son respect pour lui-même. Vous n’avez aucune qualification à en juger.

    Je n’ai pas de cause à faire valoir. Je suis (à votre différence) un scientifique qui juge sur pièces. Pour l’euthanasie par exemple, votre statistique est probablement fausse et en tout cas d’aucun intérêt sans sa source ni les paramètres exacts de son édification. En effet, selon la façon dont sont posées les questions, je pourrais peut-être figurer dans les 88% moi-même.

    Je n’ai pas encore le pouvoir d’imposer ma dictature à l’humanité souffrante…Je soutiens pourtant qu’il est gravissime de banaliser le VOLONTARIAT à mourir dont vous nous bassinez sur 4V, plus de 2 fois l’an. Il est criminel de laisser le moindre doute dans l’esprit d’un vieux ou d’un malade sur la quantité ou la qualité de son «humanité rémanente » ni sur sa «valeur  résiduelle». Nous ne sommes pas Sotheby’s estimant la valeur d’une automobile de collection, plus du tout cotée à l’argus.

    L’euthanasie en question est bien surtout celle que s’auto-inflige ou se laisse infliger l’intéressé, pour lequel il est évident que les idées et l’attitude de son entourage influeront beaucoup sur l’image qu’il a de lui-même et sur son désir de vivre et de survivre, alors qu’il se trouve en situation de faiblesse. Ceci est vrai même pour l’adolescent de 15 ans en pleine force physique mais qui soudain doute de lui-même en tout et, s’il y est « encouragé », finit entre 4 planches avant son 20-ième anniversaire.

    Ce qui est choquant dans vos articles est la grande pauvreté, voire l’absence de faits indubitables et la presque systématique manie que vous avez, de finir toutes vos argumentations sur une cassure de logique totalement "plaquée" et saugrenue pour apporter un peu d’eau au moulin de vos causes chéries (vous, vous en avez): professions de foi anti-religieuses, promotion des moyens de contraception les plus violemment controversés, et bien d’autres sujets, mais toujours avec rejet de la responsabilité des maux que vous dénoncez sur presque tout ce qui bouge et pense, sauf vous.     

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  2. Pierre LANCE

    21 janvier 2008

    A Jean-Claude Thialet : Je suis assez d’accord avec ce que vous dites, mais, de grâce, au nom de la culture française que vous affectionnez, quand vous donnez une citation, de surcroît entre guillemets, ce qui laisse supposer qu’elle est exacte, prenez soin de vérifier qu’elle l’est réellement. Chamfort a écrit textuellement : “En France, on laisse en repos ceux qui mettent le feu et on persécute ceux qui sonnent le tocsin.”, ce que vous avez passablement déformé. C’est ainsi que circulent des masses de citations faussées mises à toutes les sauces. Je me permets de vous rappeler que lorsqu’on veut citer un auteur mais que l’on n’est pas sûr de se souvenir des termes exacts, il est d’usage d’écrire : Comme le disait Untel en substance… et l’on ne met pas la phrase entre guillemets, car les guillemets impliquent la scrupuleuse précision. A Jaurès : “Le constat théorique de Lance est erroné” , dites-vous. Mais ce n’est nullement un constat théorique, c’est un constat pratique et concret. Je vous parle du socialisme tel qu’il est pratiqué aujourd’hui en France (notamment dans le rapport de Jacques Attali, qui ne propose pas des théories mais des mesures pratiques et concrètes). Vous me répondez par des citations de Marx. Parce que vous croyez vraiment que nos socialistes s’inspirent de Marx ? L’ont-ils seulement lu ? Je me permets de vous rappeler un fait très instructif sur le comportement des humains : les livres les plus achetés au monde (je mets à part le “Da Vinci code”) sont la Bible, le Coran et le Capital de Marx. La majorité des chrétiens n’a jamais lu la Bible, la majorité des musulmans n’a jamais lu le Coran et la majorité des marxistes n’a jamais lu le Capital. Pour ces gens-là, ce ne sont pas des livres, ce sont des fétiches. On les a, on les montre et on les laisse fermés. Certes, il faut reconnaître, à leur décharge, que ce sont des livres mortellement ennuyeux. Mais dès lors qu’on s’en réclame, c’est la moindre des honnêtetés que d’avoir mis un peu le nez dedans. Ne serait-ce que pour débusquer les nombreuses absurdités qu’on y trouve. Par exemple, Marx définit ainsi le communisme : c’est l’appropriation collective des moyens de production. Il n’a oublié qu’une chose : le seul et unique moyen de production, c’est l’homme. (Comme dit fort justement le philosophe Alain : “L’avion est tiré à bras.”). D’où il résulte que le communisme, c’est l’appropriation collective de l’individu. Et c’est exactement cela en effet que le communisme a volulu réaliser, ce qui en a fait une calamité historique. Marx ne l’a sans doute pas voulu, mais ce fut. A Luc Sembour : Hélas, ce que je craignais vous est arrivé : vous avez perdu toute dignité dans vos propos. La colère et le dépit vous poussent à dire n’importe quoi. Il ne peut pas exister de “gibier d’euthanasie”, car un gibier suppose des chasseurs, qui en l’occurrence n’existent pas. L’euthanasie que souhaitent 88 % des Français, auxquels vous voudriez imposer votre dictature, c’est l’euthanasie VOLONTAIRE, c’est-à-dire demandée par les intéressés eux-mêmes lorsqu’ils souffrent le martyre en fin de vie. En outre, je n’en parle pas “semaine après semaine”, mais à peine une ou deux fois par an. Croyez-vous donc servir votre cause en pratiquant le mensonge et la déformation des textes ? Critiquez tant que vous voulez mes écrits, mais restez honnête, au moins pour le respect de vous-même.

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  3. grepon le texan

    20 janvier 2008

    Jaures,

    En se specialisant, chaque personne devient plus productive, ainsi sa productivite augmentent au meme temps que chez son voisin et ainsi de suite pour toute la civilisation.  Donc il y a enormement plus de produit.  Quand son productivite augmente, la valeur de son travail dans le marche augmente aussi, grace a la concurrence entre boites pour produire et vendre au mieux leur produit au consommateurs libres dans leur choix de produits/services.   Avec cet argent, le specialiste participe dans sa vie prive (la grande majorite de son temps) dans la consommation de biens et produits et services(education, arts,voyages,  vie intellectuelle compris) grace a la salaire accru par sa specialisation =au travail=.  

    Bref, des que c’est un marche libre dans tous les sens, le specialisation professionel est le =choix= que prendrait le travailleur moyen pour ameliore sa vie et la vie de sa famille et proches.   Dans votre systeme a vous, evidemment, ses choix seraient tres limites, car vous et vos copains corrompu par votre pouvoir decideraient (mal) a sa place dans l’optique d’ameliorer votre situation.   Ou du moins ca c’est le socialisme reelle.

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  4. mallit

    20 janvier 2008

    Je suis entièrement d’accord avec l’article de Monsieur Lance qui a le mérite d’avoir une vision clairvoyante de l’avenir que nous sommes en train de mettre en place avec pour seule règle le profit.
    Je pense que lorsque l’on naît dans un pays déterminé, ce n’est pas le hasard, on a une mission à y remplir et l’on doit y rester en s’efforçant d’aider ses compatriotes, prendre la fuite n’a jamais été une solution à quoi que ce soit.
    Quand à Monsieur Jaurès dont le post est criblé de citations d’autrui, où sont ses idées à lui ? Et parler de  Marx comme d’un humaniste, je ne m’étonne plus  que la somme de petits cerveaux comme le sien ne donne le résultat d’une énorme connerie. Et où a-t-on vu que le socialisme avait un idéal ?

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  5. Jaures

    19 janvier 2008

    Le constat théorique de Lance est éronné. Le socialisme ne voit pas l’homme comme un simple agent économique. En 1844, Marx écrit " Le travail est extérieur à l’ouvrier. Il n’est plus son bien propre mais celui d’un autre…Travail forcé, il n’est plus la satisfaction d’un besoin, mais un moyen de satisfaire des besoins en dehors du travail."Pour lui, il s’agit d’une perversion du travail.

    Marx oppose le travail dans lequel on peut s’accomplir avec celui qu’impose la recherche du profit: le travail doit être, selon lui une activité proprement "humaine" dans le sens où l’homme, et lui seul, conçoit, alors que l’animal se contente de "construire" selon ce qu’imposent les comportements naturels." Ce qui distingue dès l’abord, le plus mauvais architecte de l’abeille la plus experte, c’est qu’il a construit la cellule dans sa tête avant de la construire dans la ruche" (Le Capital).

    Pour les théoricien libéraux, nous sommes loin de ces préoccupations: "Dans les progrès que fait la division du travail, l’occupation de ceux qui vivent de ce travail se borne à un très petit nombre d’opérations simples. Un homme qui passe toute sa vie à faire un petit nombre d’opérations simples (…) n’a pas lieu de développer son intelligence et son imagination(…) et devient généralement aussi stupide et ignorant qu’il soit possible à une créature humaine de le devenir". (Adam Smith, "La richesse des Nations").

    L’idéal socialiste (le mien) est donc que le travailleur se sente considéré ( par son salaire, sa formation, sa participation aux décisions), et non ravalé au rang d’un animal de trait corvéable à merci.

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  6. Jean-Claude THIALET

    18 janvier 2008

    18/01/08    – "Les 4 Vérités" –

    On pourrait, dans  le préambule (1) de Pierre Lance remplacer les "idéologues socialistes" par les "altermondialistes", et les "dirigeants capitalistes des multinationales" par les "mondialistes". Car, le résultat des idéologies alermondialistes" et les buts avérés(2) des "mondialistes" concourrent aux mêmes résultats : l’uniformisation, la "modélisation", l’acculturation, la robotisation, que sais-je encore ? des hommes que le Créateur ("le Grand Architecte", oi la Nature, pour ceux qui préfèrent !) dans sa grande Sagesse, a voulu chacun différent, unique….  Tout cela en voulant se donner, les uns et les autres, de grands airs "d’humanitaires" ou de "bienfaiteurs de l’humanité soufrfante.

    Je ne sais pas si, comme le craint Pierre LANCE, le tableau qu’il dresse d’une humanité transformée en travailleurs/consommateurs, à moins que ce ne soit en consommateurs/travailleuyrs (allez savoir !) ayant perdu non seulement ses racines mais aussi, tout simplement ses repères, se terminera en apocalypse. Mais, tôt ou tard, à force de voir leur "travail" partir vers des pays asiatiques, africains ou autres pays où la main d’oeuvre est sous-payée, et de recevoir en retour des populations faméliques que "fabriquent" aussi ces mêmes pays, incapables de "nourrir" et d’éduquer leur "surpplus" de population , il est à craindre que les peuples d’Occident ne finissent par se réveiller. Voire même par se révolter contre des dirigeants aussi imprévoyants qu’incompétents qui, par utopie ou par intérêt carriériste, matériel, ou autre, se sont faits les serviteurs de la finance et du négoce apatrides pour lesquels les êtres humains ne sont bons qu’à produire à leurs conditions, et à consommer des produits dont ils n’ont pas forcément besoin. Et, il est possible que confondant, les "causes" et les "effets",  les "responsables" et les "instruments", les "révoltés"  ne s’en prennent aux immigrés qui sont, eux aussi, d’une certaine façon, les victimes inconscientes du "système" auquel "altermondialistes" et "mondialistes" ("globalisateurs", si l’on  veut) concourrent, même si ces "immigrés" vont, chez nous, de moins en moins figures de "victimes".. Car, n’en déplaise à tous les "bien pensants", de plus en plus, les immigrés s’installent dans les pays occidentaux non plus pour contribuer à leur développement, comme jadis les "colons", mais, tout simplement à leur sous-développement en exigeant de partager des "richesses" de moins en moins abondantes à la production desquellles ils n’ont en rien contribué, et des avantages qu’ils n’ont en rien mérité tant par leur contribution personnelle que par celle de leurs géniteurs et de ceux qui les ont précédé…. Et quand j’aurais ajouté que, non contents de ces "exigences"de plus en plus arbitraires, une majorité de ces immigrés, sous couvert d’une religion "conquérante", veulent imposer aux pays d’accueil  leurs moeurs, leur cutture et leur Loi (au singulier, s’il vous plaît !), il est effectivement à craindre que cette "redistribution" du "travail", des "richesses" et des hommes à travers la planète n’aboutisse, comme le craint la conclusion de Pierre LANCE, à un "fleuve de sang" ! Et que l’hécatombe qui suivra ne soit pire que les guerres fratricides et suiidaires (pour l’Occident) qu’ont été les Première et Seconde Guerre Mondiales. Voulues, rappelons-le pour les autruches qui croient tout ce qu’on leur raconte dans les manuels d’Histoire ou dans les journaux, par la finance et le capitalisme internationaux qui ont financé les deux calamités que furent, au siècle précédent, le National-Socialisme et le Communisme Socialiste Soviétique….

    Mais à quoi bon essayer de tirer le signal d’alarme pour des gens qui ne demandent qu’à ne pas voir les grandes manipulations dont les effets de plus en plus apparents devraient alerter de plus en plus les Occidentaux qui savent réfléchir ? Il est vrai que les "autruches" encore gavées (pas seulement par les "bobardements" – je dis bien "bobardements") médiatiques) que sont devenus les prétendus "citoyens" de nos tout prétendues "démocraties" réagissent comme le notait en substance CHAMFORT à propos des Français" : "En France, on ostracise celui qui sonne le tocsin et on laisse en paix l’incendiaire !". Surtout quand les "incendiaires" sont confortablement installés dans des îles privées, voyagent dans des jets ou sur des yatches privés, font dans le mécénat, et savent répandre l’or aussi bien chez les altermondialistes, que chez les "défenseurs" de grandes causes humanitaires (du genre "réchauffement de la planète", "faim dans le monde", etc.) pour faire taire leur sale besogne, ou pour endormir les consciences…particulièrement celles des politiciens, et des médias !

    Dormez en paix, braves gens, Big Brother veille sur vous et vous prépare le Paradis sur la Terre, comme naguère le Communisme promettait (promet toujours !) des lendemains qui chantent …

                      Cordialement, Jean-Claude THIALET

    (1) "les idéologues socialistes et les dirigeants capitalistes (…) ont (…) en commun" d’avoir "de l’être humain une conception réductionniste (2), appauvrisssante et aliénante"

    (2) même si le mot "réductrice" eût suffi, dès lors que le "réductionnisme" existe, pourquoi ne pas accepter le mot "réductionniste" (plus "parlant") que Pierre LANCE utlise deux fois ?

    (3) des "buts" affichés par la déclaration de Percy BARNEVIE, du Bildenberg, que j’ai déjà citée plusieurs fois et à laquelle pas plus de gens n’ont réagi que, naguère, d’autres, à la lecture de MEIN KAMPF. Il y a des gens qui annoncent la "sauce" à laquelle ils comptent accomoder l’humanité, sans que cela serve à clle-ci pour s’en prémunir… 

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  7. Gérard Pierre

    17 janvier 2008
       L’ Homme est la variable d’ajustement naturelle de l’économie libérale. La productivité est un concept qui s’inscrit comme une obligation dans ce système, faute de quoi c’est tout le système qui est amené à s’effondrer. L’aboutissement logique de cette construction absurde qui contient en germe les éléments de sa disparition est le broyage de l’Homme. Au fur et à mesure qu’elle engrange les succès, l’équipe qui gagne est amenée à sacrifier non pas les plus mauvais de ses acteurs économiques, mais les « moins bons ».
     
       Le vocabulaire n’est pas innocent. A la rubrique « bilan » les salariés sont qualifiés de CHARGES. Ce mot est fortement connoté à la notion de fardeau, de poids, voire d’entrave pesante. Subconsciemment, l’idée d’alléger une charge s’impose comme une nécessité. Du ressenti à l’acte, il n’y a souvent qu’un pas parfois alertement franchi. Pourtant, à quel automobiliste viendrait l’idée de qualifier de « charge » le moteur de son véhicule qui transforme une matière première en énergie et confère ainsi à ce dernier toute sa raison d’être ?
     
       Pour atténuer la notion de domesticité contenue dans l’appellation « personnel », les adeptes du rewamping sémantique appliqué au monde de l’entreprise, sans doute des sociologues, l’ont rebaptisée « ressources humaines ». Etait-ce heureux ? L’ Homme fut ainsi assimilé à une ressource au même titre que le gaz ou le minerai de fer. Au passage, si l’on peut citer des gaz riches ou des minerais riches, la liste des salariés riches est sans doute beaucoup moins fournie.
     
       Lorsque la machine s’est substituée à l’homme, aucun économiste ne préconisa que l’on calcula le TEH (1) du travail fourni par un parc de machines afin de récupérer au moins le montant des cotisations qu’elles escamotaient. L’entreprise aurait limité ses gains au différentiel équivalent salaires tout en assumant son rôle social et citoyen. Les syndicalistes ont loupé là une occasion historique de faire preuve de génie. La question des retraites et de l’équilibre de la sécurité sociale eut été définitivement réglée.
     
       Le libéralisme s’écroulera de la même façon que le marxisme s’est effondré. Le fait que les deux phénomènes n’aient pas eu lieu simultanément peut donner à penser qu’un système a gagné parce qu’il était bon et que l’autre a perdu parce qu’il ne l’était pas. En réalité, les deux systèmes ne différaient que par leur capacité à duper les foules. Le marxisme était à tout le moins assez rustique. Le libéralisme a pu cultiver l’illusion du progrès en forçant sur l’étalage des avancées techniques de l’Humanité. Il laissait ainsi dans la pénombre les reculs de la civilisation. Il s’écroulera parce qu’il est foncièrement égoïste et que ses défenseurs ne se soucient même plus de faire croire qu’ils ont une éthique.
     
       Un monde dans lequel personne n’aime personne n’est pas viable. Il ne faut donc pas se battre pour lui prolonger la vie.
     
    ************
    (1) TEH = Travail Equivalent Hommes
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  8. grepon le texan

    16 janvier 2008

    Pierre Lance parle d’une geurre civile qui aura lieu en France dans 20 ou 30 ans.  Au moins ils est claire sur cela.   Perso j’aurais dit dans 10 a 20, mais qu’importe.   On differe sur les causes.  La cause sera moins l’erreur d’industriels ou elites du gouvernements passe que chez =le peuple francais=.   Les francais se sont laisse ecrase sous le poids enorme d’un gouvernment omnipresente, qui impose ou reglemente tout ce qui bouge, et qui est plein de parasites invirables qui vivent sur leur dos.   Cet etat des choses et la cause =principale= des taux de chomage ou encore pire le taux d’inactivite chez la population de l’Hexagone:  Le socialisme et la planifcatiion centrale generent des penuries de tout, y compris de boulot.  C’est vrai partout ou le socialisme ou le planification centralise a ete essaye.  A partir de la, qui dans la population se trouve sous-employes?   Ca depend de la culture du pays.  En France c’est clairement les gens les moins franchouille qui rament, ce qui nous menent a un autre constat peu surprennant:  La deuxieme cause, secondaire mais toujours important, du peu d’integration par les magrebains importe est la xenophobie sinon le simple ethnocentrisme ordinaire des =francais=.  

    Notez bien que la faute est mis sur le dos des =francais=.   S’ils ont cru dans la conte de fees socialiste ou tout le monde auraient tout ce qu’il a besoin d’avoir(vacances, assurance, education, retraite tres confortable, liberte) a condition qu’ils laisse tout dans les mains du gouvernement centrale..y compris un part enorme de leur salaires, c’est quand meme leur faute d’avoir cru dans de telles contes de fee. 

    Pierre Lance ne leur donne pas de cadeaux en occultant la causalite du "crise"..c.a.d. le trop de gouvernment…avec ses demandes a ce que le gouvernement fait ceci ou fait cela ou reglementente mieux ceci ou cela..que ce soit en France ou a l’etranger.   Les "conditions" a) et b) dans son article ci-dessous sont illustrative:   Ce n’est pas les individus qui seraient a l’origine de l’action dans ses "conditions"…ils sont dans les deux cas sense etre passif, des guignols de forces superieure qui leur bougeraient vers d’autres emplois, ou leur empecheraient d’avoir trop ou pas assez d’enfants.   Bref, Pierre semble vouloir une reglementation des choix les plus important que les individus normaux voudraient faire eux-meme, suivant leur propre capacites et opportunites et vouloirs.   Une dictature des gens intelligents, oui roi-philosophes, ou gouvernements, sur ces idiots d’humains si ordinaires.

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  9. Luc SEMBOUR

    16 janvier 2008

    Certes, à cause de "l’humanité de l’Homme" il vaut mieux délocaliser les usines que les populations. Mais P. LANCE est pire que J. ATTALI puisqu’il rappelle, semaine après semaine, qu’un vieux souffrant d’une maladie incurable (la vie), n’a plus suffisamment d’humanité pour être autre chose qu’un gibier d’euthanasiste.

     

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