Une dette de 281 000 milliards de dollars!

Une dette de 281 000 milliards de dollars!

Le chiffre du jour, diffusé dans les médias, est 355%.

C’est un chiffre ahurissant atteint fin 2020 et il correspond au pourcentage de la dette mondiale par rapport au PIB.

Cette dette est globale, c’est-à-dire que c’est celle des États plus celle des entreprises et des particuliers.

Rien que pour 2020, cette dette globale a augmenté de 24000 Mds$ pour atteindre la somme astronomique de 281000 Mds$ (281 suivi de 12 zéros).

Elle était de 40000 Mds$ en 2000; elle a donc été multipliée par 7 en 20 ans.

Y aura-t-il une limite à cet endettement ? La réponse est naturellement: oui.

On ne voit pas comment elle pourrait augmenter indéfiniment, sinon plus personne n’aurait besoin de travailler : il suffirait de donner à chaque citoyen du monde un carnet de chèque avec dépenses illimitées.

Quand «l’argent» sera plus difficile à gagner qu’à emprunter sans limite, ce sera la fin de l’économie!

Moi, je m’achèterais une Ferrari, une maison sur la Côte d’Azur, un avion pour y accéder plus rapidement et j’offrirais une montagne de bijoux à mon épouse.

Mais voilà, si on tend vers cette solution, il n’y aura plus personne pour travailler.

Donc j’achèterai une voiture qui n’existe plus, une maison qui ne sera jamais construite et je serai «heureux» seulement en rêve puisque notre monde deviendra virtuel!

Alors où se situe la limite?

Personnellement, je suis con­vaincu que nous l’avons largement dépassée et que la foudre peut nous atteindre d’un jour à l’autre, sans nous prévenir, mais de façon très violente.

Avant, la limite à l’endettement était fixée par les taux d’intérêt. J’ai connu la période où ils atteignaient 18% (achat de ma première maison dans les années 80). Je vous assure que ça limitait nos dépenses et nous incitait à travailler plus pour se l’acheter.

Aujourd’hui, le taux est proche de zéro, voire négatif dans certains cas. Lorsque la finance se réveillera, elle comprendra qu’elle ne peut plus gagner d’argent et fera donc tout pour que l’inflation revienne.

Quand? Je pense que, malgré les affirmations d’une majorité d’économistes prévoyant des taux bas pour une ou deux décennies, cette situation apparaîtra plus tôt que prévu et, alors, elle deviendra impossible à maîtriser.

Supposons que les taux d’intérêt atteignent 10% (je choisis ce chiffre qui simplifiera mes calculs).

Ce sera pour la France, avec une dette actuelle État +Entreprise +particuliers, qui s’élève à ce jour à environ 6000 Mds€, un coût pour notre société de 600 Mds€ par an.

Le budget de la France était en 2019 de 327 Mds€ pour des ressources de 254 Mds€!

C’est la raison pour laquelle il est urgent de réduire nos dépenses (notre État vit à crédit à partir de septembre de chaque année), ce qui permettra alors de baisser les taxes et impôts de nos entreprises – les seules en capacité de relever notre pays – à condition de leur offrir un environnement fiscal et normatif enfin favorable!

Il faudra donc bien que cette baisse des dépenses, ainsi qu’une efficacité retrouvée de nos administrations soit au programme de la campagne électorale présidentielle qui va commencer.

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