Une remise à plat de la fiscalité ?

Posté le novembre 27, 2013, 9:26
3 mins

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a annoncé, le 19 novembre 2013, une « remise à plat de la fiscalité française ».

Pour y parvenir, il a changé les directeurs du Trésor et du Bud­get. Deux hauts fonctionnaires proches du PS vont être responsables de cette réforme fiscale. Ils ont notamment tous deux travaillé avec Dominique Strauss-Kahn.

François Villeroy de Galhau est un polytechnicien de la promotion 1978 et un énarque de la promotion 1984. Il devient alors inspecteur des Finances De 1990 à 1993, il fut conseiller européen de Pierre Bérégovoy Puis, il occupe différentes fonctions à la direction du Trésor. Il devient directeur général des impôts en 2000. Enfin, à partir de 2003, il occupe des fonctions de plus en plus importantes chez BNP-Paribas, dont il devient le PDG.

Denis Morin est un ancien élève d’HEC, de l’ENA. puis de l’Insti­tut d’Études Politiques. Il a été directeur du cabinet de Martine Aubry en 2000. Il entre ensuite à la Cour des comptes, où il contrôle de très près l’action fiscale des gouvernements. Il travaille actuellement dans le cabinet de la ministre de la Santé, Marisol Touraine.

Ces deux énarques sont chargés par Jean-Marc Ayrault de mettre en forme la « mise à plat » de la fiscalité française. Ils ne con­naissent que le fonctionnement des grandes entreprises, pas les problèmes auxquels se heurtent les petites et moyennes entreprises.

Un premier point doit être souligné. L’évolution de la fiscalité doit accompagner l’évolution de l’économie. En France, quand une modification de la fiscalité est décidée par un gouvernement, cette modification ne remplace pas la fiscalité existante. Les textes sont souvent contradictoires. Depuis un an, le gouvernement continue à ajouter des textes, et même beaucoup de textes. Va-t-il brutalement cesser de le faire ? Nos deux énarques vont alors supprimer de très nombreux em­plois à Bercy. Adopteront-ils une attitude suicidaire ?

Un deuxième point doit être souligné. La France est, de loin, le pays qui impose le plus sa population. Nos gouvernements nous prennent plus de 56 % de notre argent, pour, en principe, le redistribuer. La France peut ainsi apparaître comme un pays où il fait bon vivre pour tout le monde. Mais la réalité est différente. Quand on compare la progression du niveau de vie des Français à celui d’autres pays, ce record d’imposition apparaît comme un excès insupportable qui freine notre développement. Cette surimposition nous maintient dans la pauvreté.

Enfin, signalons que, malgré ces charges fiscales énormes, la France continue à dépenser plus qu’elle ne gagne. Il faut donc trouver de nouveaux impôts, ce qui aggravera encore la situation de notre pays et celle de ses entreprises.

À quoi va ressembler cette « remise à plat » ?

5 réponses à l'article : Une remise à plat de la fiscalité ?

  1. Jaures

    28 novembre 2013

    Ah bon ?? C’est le taux de prélèvements obligatoire qui nous maintient dans la pauvreté par rapport aux autres pays ?
    Il est vrai que les pays qui nous entourent sont prospères de l’Espagne à l’Italie, du Portugal à l’Irlande, de la Belgique au Royaume-Uni, les richesses s’accumulent et la pauvreté recule, c’est évident !
    On peut a priori décréter que les énarques sont incompétents pour parler de fiscalité. Tremeau aurait sans doute préféré qu’on confie cette mission à Philippe Varin qui aurait j’en suis sûr d’efficientes propositions à formuler dans l’intérêt du pays et du peuple.

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  2. flicaille

    28 novembre 2013

    La montagne va accoucher d’une souris, comme toujours….

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    • quinctius cincinnatus

      28 novembre 2013

      d’une souris ?

      plutôt d’un … rat !

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  3. Oeildevraicon

    27 novembre 2013

    À quoi va ressembler cette « remise à plat » ?

    A tout ce qui a été fait jusqu’à présent: Un bordel pas possible!
    Après tout ce micmac, on s’apercevra que ce sont toujours les mêmes qui paient et qui plus est, paient de plus en plus
    et toujours sans savoir pour qui, pour quoi!

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    • Oeildevraicon

      27 novembre 2013

      J’ajouterai que les syndicats, qui eux sont associés à cette réforme ( à quel titre d’ailleurs), savent pour qui et pour quoi.

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