Vous ne comprenez rien. Tout va bien

Vous ne comprenez rien. Tout va bien

Un ami m’a confié que, candidat à l’élection présidentielle de 2012, son programme tiendrait en une seule ligne : Déficit et emprunt interdits. Remboursement de la dette. Bravo. L’ennui est que, si l’emprunt était interdit, la France s’arrêterait le 1er octobre, car, géré comme il l’est, notre pays n’a plus un soSans emprunt, les fonctionnaires de toutes catégories, les militaires, les magistrats, etc. ne seraient plus payés.u pour payer ce qu’il doit payer pendant les trois derniers mois de l’année.  Les entreprises publiques toutes en déficit ne recevraient plus d’allocations. Il n’y aurait plus de train, plus de RER, plus de métro, plus de poste, plus d’indemnités pour les 3 millions de chômeurs, plus de sécurité sociale, plus de sécurité tout court, plus rien. Ce serait dans les quinze jours la guerre civile et le grand soir du pillage général qu’attendent les immigrés depuis tant d’années.

Si j’évoque ce scénario jusqu’ici théorique, c’est pour souligner l’extrême précarité de la situation financière et donc politique de la France, malgré l’énorme racket fiscal qui assomme les Français. Comment a-t-on pu en arriver là ? Sommes-nous donc victimes d’une fatalité inexorable ?
Eh bien pas du tout. En 1974, le budget était en équilibre. Ce fut la dernière année. La dette publique était inexistante, impérativement proscrite par le général De Gaulle qui rejetait l’idée d’être le chef d’un État débiteur et mendiant. C’est dire qu’une saine gestion est tout à fait possible à la condition que l’on n’utilise pas les deniers de l’État qui viennent de l’impôt versé par les particuliers et les entreprises pour alimenter une démagogie électoraliste tous azimuts.

Le « lâchez tout » pour être élu a commencé en 1981. Depuis, par surenchère, cette politique n’a plus cessé, la gauche et la droite agissant de la même façon. On a aujourd’hui le résultat que chacun connaît : un pays en faillite, pas très éloigné de la cessation de paiement. « Mais non, m’a-t-on dit à Bercy. Vous n’y êtes pas du tout. Vous ne comprenez rien. La signature de la France est recherchée dans le monde entier. On se bouscule pour nous prêter. Comme emprunteurs, nous sommes classés AAA. » Comme les andouillettes ! C’est ce que racontent les fonctionnaires de l’Agence France Trésor (AFT), le très vital service du ministère des Finances, chargé chaque semaine d’emprunter à travers le monde auprès des fonds de pensions anglo-saxons, des Arabes, des Chinois… Un service qui est à Bercy un État dans l’État, hautement sécurisé.

On peut ainsi rembourser les emprunts précédents pour en solliciter d’autres. C’est ce qu’on appelle de la cavalerie, c’est-à-dire un procédé délictuel me semble-t-il, présentant de grands risques, aliénant l’indépendance de l’emprunteur et qui – c’est le pire – a un coût considérable. Nul n’ignore que les intérêts payés pour emprunter à longueur d’années représentent désormais la totalité de l’impôt sur le revenu, et même maintenant un peu plus ! En d’autres termes, si les gouvernements qui se sont succédé en France depuis 35 ans avaient été compétents, sérieux et honnêtes, on aurait pu supprimer l’impôt sur le revenu !

D’autres pays, m’a-t-on rétorqué, sont dans une situation encore plus mauvaise que la France : la Lituanie, l’Estonie, la Bulgarie, la Roumanie ont une dette supérieure à 100 % de leur PIB, sans parler de la Grèce, tous membres de l’Union européenne qu’avec raison et bon sens, on aurait dû faire attendre à la porte de l’UE. Pour autant, est-ce là un remède ? Faut-il se comparer uniquement aux plus incompétents en oubliant les bons sur lesquels on devrait prendre modèle ?

Conclusion de cette incurie démagogique : si l’on voulait rembourser la dette nationale (2 500 milliards d’euros, y compris les engagements de l’État), il faudrait prélever quelque 25 000 euros sur chaque Français du nourrisson au vieillard. Soit, pour une famille de 5 personnes, 125 000 euros. C’est évidemment irréalisable.

Alors que faire pour rembourser la dette et être enfin crédibles ? Vendre la tour Eiffel, le musée du Louvre, l’Alsace-Lorraine, l’Aquitaine, se mettre sous la protection de l’Armée du salut et chanter le De profundis ?
Mesdames, et Messieurs les politiciens, vous qui êtes très confortablement indemnisés avec l’argent du contribuable, peut-on vous demander ce que vous comptez faire devant ce bilan désastreux : créer une taxe après tant d’autres pour faire taire ceux qui voient clair ?

Ancien Ambassadeur de France

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(12) Commentaires

  • bil Répondre

    Bonjour à tous,

    Avant de proposer des solutions plus ou moins farfelues pour régler le problème de la dette
    il faudrait se concentrer sur son origine. Parmi toutes les solutions proposées dans les
    différents  commentaires aucune ne seraient véritablement efficaces car: LA PRINCIPE DE LA
    DETTE EST UN SYSTEME INSTITUTIONALISE AU NIVEAU MONDIAL PAR LA MANIERE DONT EST EMISE LA MONNAIE.

    Auparavant un pays souverain était libre d’émettre sa propre monnaie à un taux d’intérêt nul(comme le
    font actuellement les américains et les britanniques avec leurs politiques de "quantitative
    easing" ). En France depuis la loi Giscard Pompidou de 1973 cela n’est plus possible. L’état doit
    systématiquement emprunter aux banques privées l’argent dont il a besoin à un taux évidemment non nul .
    Cela mène le pays à un asservissement aux banques par l’argent. Il est à noter que c’est à partir de
    cette période qu’on commence à parler de dette. Auparravant, lorsque lae budget n’était pas équilibré
    le trésor se retournait vers la banque de France, cette dernière émettant la quantité d’argent nécessaire
    à l’équilibre du budget. Si le besoin d’argent était trop élevé cela était mécaniquement générateur
    d’inflation, inflation qui comme chacun sait "l’euthanasie des rentiers".
    Les vraies questions à se poser sont:
    -qu’est ce qui justifie le fait que les banques privées soient désormais unique détentrice
      du pouvoir régalien d’émission de la monnaie?
    -quel est l’intérêt de remettre un tel pouvoir soit entre des mains privées?
    -Pourquoi aucun responsable politiques ne s’offusque de l’aliénation du bien public
     à des intêrêts privés? Est ce par incompétence, ignorance bétise ou corruption?
     -A qui profite réellement ce système? Aux détenteurs de capitaux bien sûre grassement rémunéré
     à peu de risque au frais de l’état émetteur de dette et donc des contribuables ) 

    Je vous conseille vivement la visite du lien ci dessous ( et l’ achat pour approfondir le sujet )

    http://plumesdecureuil.canalblog.com/archives/2009/08/05/14651677.html

    Pour finir, je dirai que ces questions, concernant la gestion de la monnaie, sont au coeur de
    la crise de civilation que nous traversons actuellement. Tant qu’elles ne seront pas abordées dans
    le débat publique, les réforme(tte)s actuelles ne seront que des solutions cosmétiques n’aboutissant
    à rien, jusqu’à l’explosion finale du système qui est me semble se rapprocher inéluctablement…
    Elle se fera bien sûre dans la violence.

    PS au rédacteur de l’article: les immigrés n’attendent pas le grand soir du pillage général. En revanche
    en cas d’écroulement du système, les plus prompt à réagir violemment seront les plus défavorisés ( chomeur
    rmiste, personne en difficulté, jeunes à l’horizon bloqué sans perspectives, les catégories précitées incluant
    autant des immigrés que de français dit "de souche" ).

    24/12/2009 à 13 h 36 min
  • MERLE des ISLES Répondre

    La solution est à la fois facile et simple

    1/  Lancer une grande politique démographique et familiale ambitieuse

    2/  Faire un moratoire total sur l’immigration pendant 5 années complètes

    3/ Suprimer  l’ISF et toutes les taxes crées ces 2 dernières années

    4/ Refonder le système éducatif en totalité

    5/ Instaurer obligatoirement la proportionnelle intégrale

    Pour les détails voir le programme du FN sur son site

    23/12/2009 à 14 h 11 min
  • SAS Répondre

    a GERARD PIERRE…..

    Le FMI est à l économie ce que le CDR(consortium de ralisation des actifs) etait au credit lyonnais…….le remède pire que le mal…..OU LA PHASE TERMINAL ADMINISTRE PAR LE PRETENDU SAUVEUR.

     

    ardf,arf,arf……demandez à l argentine, madagascar,le gabon et tout les autres…..

     

    sas

    Brighelli l ecole des ânes……lorsqu’ un disfonctionnement est constaté et qu il prospère , ca s’appelle un "plan"……

    23/12/2009 à 12 h 40 min
  • THOMAS Répondre

    La seule et unique maniére d’enrayer la dette public sera de lâcher les chaînes de l’inflation. Attendons-nous à un mouvement galopant à 2 chiffres dans les mois, années à venir. Peu importe, la devise euro, tous les états sont concernés, même l’Allemagne !

     

    22/12/2009 à 14 h 22 min
  • Frank Répondre

    Il faudrait peut-etre taxer les bonus des hommes politiques et indexer leur salaire sur leur efficacite economique.

    21/12/2009 à 2 h 18 min
  • petitjean Répondre

    Sarko l’incompétent

    sur http://www.claudereichman.com

    Claude Reichman

    Sarkozy, l’homme qui ne sait pas gouverner

    Chapitre 2

    Une plongée dans l’aquarium

    Nicolas Sarkozy incompétent ? La question étonne et interpelle forcément l’électeur et le citoyen. Comment un homme parvenu au pouvoir après trente ans d’efforts incessants, de rivalités vaincues, de suffrages engrangés peut-il être incompétent ? Le principe de Peter apporte l’explication. Sarkozy a fait preuve d’assez de compétence tout au long de son parcours pour devenir président de la République. Mais arrivé à ce dernier poste, il s’avère qu’il n’a pas la compétence requise. Cela signifie simplement que le processus actuel de sélection d’un président de la République française qualifie le meilleur candidat, mais pas le meilleur président. Et qu’il n’y a souvent aucun rapport entre les deux.

    La vie politique en France peut se comparer avec la vie d’un grand aquarium où évoluent plusieurs espèces de poissons. Celles-ci se disputent constamment la nourriture et, bien sûr, ce sont les poissons les plus vigoureux et les mieux armés qui mangent le plus, se renforcent et deviennent dominateurs. A intervalles réguliers – qu’on appelle « élections » – un poisson dominant s’impose à tous les autres. La durée de son règne est normalement fixée par une règle biologique appelée « Constitution », mais il peut arriver que des perturbations dans la vie de l’aquarium surviennent, s’épanouissent en conflits, dégénèrent et finissent par écourter le règne. Après quoi un nouveau poisson dominant finit par se dégager et le cycle reprend.

    Tout cela se déroule sous le regard d’individus appelés « citoyens ». Leur seul droit consiste à observer l’aquarium, à applaudir la nage des poissons et à se laisser vider les poches par des employés zélés de l’entreprise piscicole – appelés « fonctionnaires des impôts » – afin d’acheter la nourriture nécessaire aux acteurs de la vie aquatique. Les citoyens peuvent aussi s’amuser à parier sur la victoire de tel ou tel poisson dominant, et cela s’appelle une « campagne électorale ».

    Le problème est que le poisson dominant a pour responsabilité principale, outre le fait de s’assurer constamment la nourriture la meilleure et la plus abondante, de diriger la vie non seulement du peuple de l’aquarium – son accession au rang suprême le qualifie automatiquement pour ce rôle – mais aussi celle des citoyens-spectateurs. Or il n’a aucune connaissance de ce milieu, auquel il est même totalement étranger. Il n’empêche que ses diktats ont force de loi pour la foule immense des citoyens et que le pays dont ils sont les habitants ne cesse d’être tiré à hue et à dia par des décisions le plus souvent inadaptées, voire carrément nocives ou même dévastatrices, et qui le conduisent lentement mais sûrement à l’abîme.

    Sortons à présent de l’aquarium et de la parabole et revenons au grand air afin de permettre au lecteur de retrouver les personnages de la vie politique sous un aspect plus familier. Nicolas Sarkozy est entré en politique à l’âge de vingt ans et n’en est plus jamais sorti. Il a connu, comme tout un chacun dans ce monde, des hauts et des bas, mais finalement les hauts l’ont emporté et il est parvenu à se faire élire président de la République. Ses qualités et ses défauts sont bien connus de tous. Il est très actif, intelligent, audacieux, aussi prompt à l’agression qu’à la plus basse flagornerie, prêt à trahir pour arriver, excellent orateur tout en laissant transparaître les grosses ficelles de ses démonstrations et affaiblissant par là-même son message, et finalement assez peu sympathique. Tout au long de sa carrière, il n’a jamais été vraiment aimé, sauf au cours de son ascension finale, de 2002 à 2007, où il n’a pas été aimé mais fanatiquement idolâtré par une partie des Français.

    C’est cette période d’ultime ascension qui doit retenir toute notre attention. Nicolas Sarkozy y a été presque constamment ministre de l’Intérieur, sauf pendant un bref passage de quelques mois aux Finances. C’est en tant que ministre de la sécurité qu’il a forgé sa réputation. Non parce qu’il aurait fait reculer l’insécurité (celle-ci n’a jamais cessé d’augmenter sous son règne), mais parce qu’il a su se mettre en scène constamment au moyen d’une méthode intitulée « Un évènement médiatique par jour ». La technique est des plus simples. Elle ne nécessite qu’un peu d’organisation et une formidable docilité de la presse. Ainsi qu’une incroyable passivité de son principal adversaire pendant cette période, le président de la République, Jacques Chirac.

    L’évènement peut prendre la forme d’une inauguration, d’un déplacement thématique, d’une cérémonie, d’une prise de parole, d’une remise de décoration. Compte tenu de l’organisation de la vie publique en France, il est très facile à un ministre de l’Intérieur de trouver 365 occasions par an de se mettre en scène. Son service de presse n’a qu’à convoquer les journalistes, qui ne manquent jamais d’accourir, et le tour est joué. L’impression produite est celle d’un ministre actif et décidé, porteur d’une parole forte, et dont personne ne se soucie de mettre les actes en regard avec les propos. Si quelque média s’y risque, sa direction est aussitôt assaillie de protestations du ministre et de son entourage et sommée de mieux apprécier la situation, faute de quoi …Les menaces sont le plus souvent sous-jacentes, mais parfois très clairement formulées. On découvre ici l’un des procédés de base de la méthode Sarkozy : l’intimidation. Et cela marche très bien avec la presse la moins indépendante et la plus soumise du monde civilisé.

    Ce qu’on ne s’explique pas, c’est l’apathie de Jacques Chirac. Certes il a été désarçonné par la condamnation judiciaire d’Alain Juppé dans l’affaire des emplois fictifs du RPR. C’est à Juppé que Chirac avait confié la direction de l’UMP, créée après sa victoire présidentielle de 2002. Juppé contraint de démissionner après sa condamnation, le président n’a pas su s’opposer à la prise de son parti par Nicolas Sarkozy et c’est à partir de là que ses malheurs ont vraiment commencé. Il faut dire que la méthode Chirac est directement responsable de ce hold-up. Le seul véritable talent de Jacques Chirac a consisté dans sa capacité à éliminer tout rival existant ou potentiel. Ayant fait le vide autour de lui, il ne bénéficiait plus, Juppé étant hors course, du moindre joker crédible pour s’opposer aux ambitions de Sarkozy. Il n’empêche qu’étant président de la République et disposant donc d’un des pouvoirs les plus absolus que la France ait comptés au cours de son histoire, il pouvait facilement « tuer » Sarkozy, ne fut-ce qu’en le privant de toute fonction ministérielle et donc des facilités médiatiques qui vont avec. Il ne l’a pas fait. Pourquoi ? Pas par affection pour Sarkozy, qui l’avait trahi en 1993 au profit de Balladur et qui avait en outre pénétré son intimité familiale, ce qui rendait la trahison encore plus douloureuse. Il n’y a pas d’autre explication que la fatigue et la faiblesse qui l’accompagne. En 2002, Chirac a derrière lui trente-cinq ans de vie politique, d’incessantes campagnes, de coups tordus appliqués ou reçus, de drames personnels, de repas pantagruéliques, de nuits écourtées, d’excitations et d’abattements … Bref, il n’en peut plus et son commentaire, à toute occasion, est le plus souvent : « Si vous saviez à quel point je m’en fous ! » A l’ombre du vieux lion fatigué, le petit fauve Sarkozy s’enhardit de plus en plus, même s’il sait qu’à tout moment un coup de patte magistral peut le renvoyer au néant. Le coup de patte ne viendra jamais.

    Ce qui se dégage de cette période décisive dans l’ascension de Nicolas Sarkozy, c’est qu’elle n’apporte aucune information sur ses éventuelles qualités d’homme d’Etat. Etre ministre d’un gouvernement ne signifie nullement qu’on est apte à la fonction suprême. De même, ferrailler, souvent victorieusement, avec le détenteur du pouvoir ne veut pas dire qu’on peut rivaliser avec lui pour la conduite de l’Etat. Nous reviendrons ultérieurement sur la compétence ou l’incompétence de Jacques Chirac à son poste de président de la République. Contentons-nous pour l’instant de dire qu’il n’est pas sorti vainqueur, entre 2002 et 2007, de son affrontement, avec Nicolas Sarkozy, dont l’enjeu était la candidature du président à un troisième mandat, à laquelle, au début de 2007, il n’avait toujours pas renoncé. Mais d’avoir contraint Chirac à ne pas se représenter – d’autres raisons y ont aussi fortement contribué, notamment l’échec du référendum de mai 2005 sur la Constitution européenne – ne vaut pas, pour Nicolas Sarkozy, brevet de compétence pour la fonction présidentielle, puisqu’à aucun moment son affrontement avec le président en exercice ne s’est fait sur des questions mettant en cause des aspects essentiels de la politique du pays auxquels Sarkozy aurait pu apporter des réponses convaincantes.

    Bien entendu, on ne peut pas pour autant affirmer, jusqu’au 6 mai 2007, date de son élection à la présidence de la République, que Nicolas Sarkozy n’est pas apte à la fonction suprême. Bien des hommes ont révélé des qualités insoupçonnées au moment – et seulement à ce moment – où ils ont été élevés au pavois. On a coutume de dire que la fonction peut transfigurer l’individu, ce qui oblige à la plus grande prudence concernant les jugements qu’on porte sur les impétrants. Force est donc de se référer aux actes de Nicolas Sarkozy depuis qu’il est devenu président de la République. Et là, c’est à un véritable feu d’artifice d’erreurs et de fautes graves qu’on va assister.

    20/12/2009 à 19 h 48 min
  • dbp Répondre

    pour se débarasser du probleme , " la droite" va passer son tour la prochaine fois , refilant le bébé avec l eau du bain aux socialo- communistes – khmers verts
    de la meme maniere que les republicains Us ont laisse passer leur tour  refilant le bebe et l eau du bain au messie universel

    19/12/2009 à 11 h 18 min
  • HansImSchnoggeLoch Répondre

    Extrait de l’introduction "Les effectifs de l’Etat 1980-2008 / Un état des lieux" de la cour des comptes:

    <<Avec un effectif total de 2,5 millions d’agents en 2008, soit la moitié environ du total des emplois publics (5,2 millions en incluant la fonction publique territoriale et la fonction publique hospitalière, et même 7 millions avec les personnels des opérateurs publics ou privés *) qui remplissent une mission de service public en lieu et place de l’Etat ou des collectivités territoriales

    http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RPT/Rapport-effectifs-JO.pdf

    ), le nombre des agents de l’Etat et de ses opérateurs constitue un enjeu social et financier de premier ordre. Les dépenses de personnel et de pensions de retraite de l’Etat ont plus que doublé entre 1980 et 2008 (+110 % en euros constants). Elles représentaient à cette date 47,5 % des dépenses nettes du budget général et15,5 % du produit intérieur brut (PIB).>>

    *) Le syndicaliste de service sur ce site faisant partie de ces 7 millions. Il n’est pas étonnant qu’il défende aussi virulemment ses droits acquis au détriment de toutes celles et de tout ceux qui n’ont que des devoirs à lui opposer. Mais il n’en a rien à cirer que des centaines d’entreprises privées coulent à cause de ce boulet pourvu que ses propres apanages restent maintenus.

    19/12/2009 à 10 h 18 min
  • Daniel Répondre


    " Alors que faire pour rembourser la dette et être enfin crédibles ?

    Mesdames, et Messieurs les politiciens, vous qui êtes très confortablement indemnisés avec l’argent du contribuable,… etc "
     
    Appliquer le principe du pollueur payeur.  Pourquoi cherchez vous  une seule fraction de seconde une solution autre?  Voyez à quel point vous même n’osez pas nommer la seule solution qui s’appelle justice!.   

    17/12/2009 à 21 h 59 min
  • vik Répondre

    Monsieur Christian LAMBERT,

    Le dernier budget de l’Etat français, en équilibre, remonte à M Raymond BARRE, Ministre des finances du Président Valéry Giscard d’ESTAING, (VGE) c’est-à-dire à 1976 ! Un pays endetté, voire superendetté, comme c’est le cas aujourd’hui de la France, n’est pas crédible, et cela, le général DE GAULLE, bien que n’étant, ni économiste, ni financier, l’avait bien compris ! De 1974 à 1981, c’est quand même VGE, Président de droite, et ancien Ministre des Finances qui était à la barre, et donnait les directives tout en assumant les arbitrages, comme il se doit ! Eh bien, c’est avec lui que les premiers déficits budgétaires ont vu le jour ! Il faut dire que son successeur, François MITTERRAND, en bon socialiste qu’il était, a ouvert toutes les vannes, pour s’attirer le chaland et en faire un assisté, fidèle à l’étendard socialiste, en tout occasion électorale ! Pour preuve, c’est sous son " règne " que la France a embauché, au travers des ministères, collectivités régionales ou locales, un maximum de fonctionnaires ! Aujourd’hui, l’on compte 20 % de fonctionnaires par rapport à la totalité de la population active, alors même  que ce ratio serait deux fois moins dans des pays comme la Grande Bretagne par exemple ! Je prends cet exemple, sciemment, parce que la GB a à peu près le même nombre d’habitants que la France, avec un budget  d’Etat qui est deux fois moins important !

    En premier lieu, pour récolter un maximum d’impôts, sans pour autant les augmenter, il faut passer par le passage obligé de la libre entreprise, de la libre embauche et débauche de personnels, sans que l’employeur ait à chaque instant, la trouille d’embaucher, alors même que la débauche, dans le cas d’une baisse d’activité économique, lui soit quasiment interdite,punitions pécuniaires aidant, et aussi  sous peine de se retrouver devant le Conseil des Prud’hommes, dont chacun sait que ces tribunaux font tout et n’importe quoi, du fait que ceux qui y siègent – représentants des employeurs et des employés – n’ont aucune formation juridique ! Et que de ce fait, des jugements aberrants sont rendus en toute quiètude, mais au détriment d’une logique, et juridique, et économique !

    A vouloir détendre le droit au travail, on finit tout simplement par le détruire, les lois sociales ayant été mises en place, quant à la ligne de fond, par un certain Maurice THOREZ, avocat de métier, idéologiste communiste convaincu, et ministre, il faut le rappeler du Général de Gaulle en 1946 !

    En second lieu, il faudrait privilégier le travail aux acquis sociaux, chers aux communo-socialistes ! En effet, pourquoi sauvegarder des " acquis" coûte que coûte, quand on sait qu’au plan économique, aujourd’hui, avec le marché mondial, RIEN N’EST ACQUIS !!! Donc, priorité au travail, et arrêt, du moins tant que l’économie n’est pas saine et ne peut le supporter à certaines prestations sociales !

    En troisième lieu, et une étude récente du Fisc le démontre, les sociétés du CAC 40, toutes confondues, paient aux environs de 8 % d’impôt, en ce qui concerne l’impôt sur les sociétés (qui équvaut à l’impôt sur le revenu pour un particulier) alors même que les petites et moyennes entreprises paient à elles seules aux environs de 30 % ! N’y a t-il pas quelque chose à faire de ce point de vue, et considérer par exemple que la vente à une marge zéro (c’est-à-dire sans prise de bénéfice brut au passage – ou valeur ajoutée – si vous préfèrez) serait considérée comme un abus de droit, et sanctionné en conséquence, en retenant comme prix de vente moyen, celui qui est pratiqué par la filiale qui revend le même produit avec un maximum de marge, celle-ci étant exempt d’impôt dans les territoires " off-shore " !

    En quatrième lieu, et concernant les frais médicaux, et les prises en charges dans les hôpitaux, peut-on accepter qu’un assuré social se rendant dans son pays d’origine puisse acquérir " un tas de médicaments " sur prescription médicale, pour les revendre ensuite dans son bled, se payant ainsi son voyage, et ses frais annexes, sur le dos de la princesse, c’est-à-dire de la France " compatissante " !

    En cinquième lieu, ne peut-on rien faire pour tous ces jeunes français qui sont l’avenir de la France,  qui quittent la France,la mort dans l’âme,  bardés de diplômes, pour l’Etranger, quand, pour les scientifiques par exemple, ils ont coûté par tête de pipe quelque chose comme 17000 euros par an ! Et qu’ils seraient forts utiles dans des labos universitaires ou de grosses entreprises, dans le cadre de la Recherche et du Développement ! On  a  pas de pétrole, mais on a de la matière grise qui a coûté très chère au contribuable, et au moment du retour sur investissement, si je puis dire, on laisse partir l’investissement qui profitera à la concurrence ! Et dont on devra payer les royalties sur les brevets  qui auront été déposés à l’Etranger, grâce à eux !

    Je terminerais en disant que la priorité des priorités, c’est la réforme du Droit du Travail en priorité, dont les grandes lignes fondatrices remontent à 1945,  avec comme autre priorité, la mise à la retraite dans les secteurs où l’on peut " dégraisser " d’un nombre croissant de fonctionnaires, dont le coût est impressionnant, à comparer avec des pays de la taille de la France !

    Enfin, il faudra changer les mentalités*, et ne plus faire passer l’entrepreneur pour celui qu’il n’est pas, c’est-à-dire pour un voleur, même si l’on compte quelques crapules parmi eux ! Mais ils sont de plus en plus râres ! Je peux vous l’affirmer, ayant été sur le terrain, et ayant côtoyé nombre d’entre eux , grands et petits, durant ma carrière professionnelle.

    * Est-ce-qu’à l’Ecole Nationale des Impôts de CLERMONT FERRAND, les professeurs enseignent toujours aux futurs inspecteurs des impôts que le commerçant est un voleur ?

    Vik

     

    17/12/2009 à 21 h 57 min
  • Gérard Pierre Répondre
    En lisant l’article de monsieur Christian Lambert, je ne pouvais manquer d’établir un parallèle inquiétant entre la situation financière de la France depuis 1981 et celle de la sidérurgie des années 1960 à 1984.
     
    Invité, en 1967, à assister à une conférence donnée par le directeur financier d’une importante société sidérurgique, j’entendis ce grand argentier nous décrire par le menu tous les méandres qu’empruntait l’argent pour sortir de l’entreprise.
     
    Je lui posai alors la question bestiale : « Et comment entre cet argent ? »
     
    Plaisantant alors sur ma « prudence », l’homme eut cette réponse qui me marqua profondément : « La sidérurgie française est un insubmersible ! …… Il faudra toujours de l’acier pour construire des voies ferrées, des voitures, des bateaux, des avions, de l’armement ou alimenter les industries de la conserverie, de l’électroménager, et bien d’autres choses encore ! …… Alors s’il advenait que nous n’eussions plus d’argent, l’état y pourvoirait ! …… Soyez donc rassuré ! »
     
    C’est exactement cet état d’esprit que, toutes proportions gardées, je retrouve aujourd’hui à l’échelon national ! …… Il n’y a plus d’argent, qu’à cela ne tienne, le contribuable y pourvoira !
     
    Comment s’est poursuivie l’histoire de la sidérurgie ? Certains s’en souviennent probablement. La situation des entreprises sidérurgiques françaises ne cessa de se dégrader, notamment après le premier choc pétrolier, jusqu’à la date fatidique de mars 1984 où l’évidence s’imposa ! …… TOUTE LA SIDERURGIE FRANCAISE SE RETROUVA EN SITUATION DE CESSATION DE PAIEMENT !
     
    C’est à ce même constat que nous ne manquerons pas d’être confrontés tôt ou tard pour nos finances publiques.
     
    Que se passa-t-il en 1984 ?
     
    Les pouvoirs publics concoctèrent un plan acier prévoyant des restructurations, des arrêts d’installations, des redistributions de cartes, des départs à la retraite anticipés, et surtout …… LA SIDERURGIE FUT NATIONALISEE !
     
    Un homme providentiel et particulièrement décidé, nommé Francis Mer (*), allia le talent et la fermeté pour remonter l’affaire. Ses proches furent certainement ceux qu’il épargna le moins. Il ne manqua notamment pas d’associer consciencieusement chaque salarié à la compréhension du problème et à la recherche de ses solutions. La sidérurgie totalement « dégraissée » et revampée put alors être rendue au secteur privé en remboursant l’état au-delà de ce qu’elle lui avait coûté. Francis Mer l’avait menée à la première place mondiale au début des années 2000, en une quinzaine d’années.
     
    Qui redressera la France le moment venu ? …… Le Fond Monétaire International ? …… Je l’ignore. Mais ce que je subodore en me remémorant le parallèle de la sidérurgie c’est qu’on évoquera souvent dans les chaumières des termes comme sacrifice, gisements de progrès, participation à l’effort de redressement collectif, …… et que cela s’étalera sur toute une génération.
     
                                                              ***********************************
     
    (*) Celui là même qui fut ministre des finances sous Chirac et que les politiciens professionnels disqualifièrent avec acharnement car il risquait de réussir à Bercy, là où les gens du sérail échouaient régulièrement depuis vingt ans, mais avec application.
    17/12/2009 à 21 h 28 min
  • SIMPLE CITOYEN Répondre

    Ce que comptent faire les politiques pour ce problème insoluble qu’est la dette de l’Etat ? Mais rien, mon Général. On accompagne comme on peut en sachant pertinement que l’inévitable va se produire mais en pensant que ce sera pour les responsables remplaçants, pas plus capables d’ailleurs. Et c’est tout. La majorité du bon peuple ne parvient même pas a se faire une réelle idée de la situation et combien vous diront "de toutes façons, je n’ai rien, donc cela ne changera rien pour moi".  Les fonctionnaires et autre stipendiés sont persuadés qu’ils sauront toujours préserver leur niveau de vie sans se soucier de celui des "productifs", qui le seront d’ailleurs de moins en moins.  Les égalitaristes de tous genres auront enfin gagné : nous deviendrons, nous aussi, un peuple de sous-développés économiques à l’instar de nombre de pays africains qu’ils encensent.  C’est tout, comme diraient les américains. Le plus dur sera que,nous, nous ne trouveront personne pour nous acueillir avec aides sociales et prises en charge tous azimuts.

    17/12/2009 à 20 h 09 min

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