Woerth : une déclaration anti-épargne

Posté le octobre 14, 2009, 12:00
5 mins

Il n’y a pas de raison que les revenus du travail soient soumis à cotisations sociales et que des revenus qui ne sont pas des revenus du travail n’y soient pas soumis, a expliqué Éric Woerth, ministre du budget, dimanche 20 septembre au soir. Déclaration largement reprise dans les heures qui ont suivi, et recueillie sans discussion ni contestation par les médias.

Le ministre a-t-il pour autant raison ? Son affirmation a l’apparence du bon sens. C’est la logique d’un système, où les cotisations sociales sont presque totalement déconnectées des prestations : il n’y a pas de raison qu’une catégorie de revenus y échappe.

Mais il y a revenu et revenu. Les revenus du capital sont en effet doublement différents des revenus du travail. Dans le plus grand nombre des cas, les premiers proviennent d’une épargne constituée préalablement à partir de revenus du travail, qui ont déjà supporté impôts et cotisations sociales.
Soumettre les revenus du capital aux cotisations sociales de droit commun, c’est donc leur faire payer deux fois la note, cela aboutit à faire payer des cotisations sur des cotisations, comme on fait payer de l’impôt sur l’impôt en fiscalisant les revenus du capital…

Tout se passe comme si, après avoir largement fiscalisé les revenus du capital, y compris les plus-values, puis le capital lui-même, avec l’ISF, le gouvernement voulait à la fois généraliser la chose (en supprimant l’abattement sur la résidence principale au titre de l’ISF et en supprimant la franchise à 25 000 E pour les plus-values) et appliquer ensuite à tous ces revenus, « qui ne sont pas des revenus du travail », des cotisations sociales de droit commun.

Excellente nouvelle… pour la Belgique !

Prenons le cas d’un ménage moyen. Il épargne pour acheter un appartement ou une maison. En attendant de pouvoir le faire il place ses économies sur un compte épargne ou achète des obligations. Il a payé impôts et cotisations sur ses salaires. Il paiera aussi sur les revenus de ses placements, sur les éventuelles plus-values de ceux-ci, puis sur le patrimoine constitué, puis sur la plus-value, s’il y en a une un jour, puis sur la succession quand elle viendra…

Non seulement c’est profondément injuste. Payer l’impôt une fois, avant constitution d’une épargne, devrait suffire. Mais encore, cela décourage tous les comportements vertueux :

– l’épargne, qu’il convient d’encourager, surtout en ce moment ;
– la mobilité des personnes, donc des biens, qu’il convient de ne pas freiner ;
– le maintien en France, plutôt qu’à l’étranger, des personnes et des biens qui contribuent concrètement à notre prospérité.

Un pays aussi voisin que la Belgique n’a ni impôt sur les plus-values, ni ISF, donc aucune cotisation sur ces soi-disant « revenus ». L’impôt sur le revenu y est très lourd. Le budget de la Sécurité sociale y est inscrit dans celui de l’État. Le niveau des dépenses publiques est à peu près le même que chez nous. Ce n’est donc pas un « paradis fiscal ». Il n’empêche que les déclarations de M. Woerth vont lui permettre de recruter de nouveaux immigrés… Est-il bien raisonnable de vouloir, en même temps, lutter contre les paradis fiscaux (comme la Belgique !?) et leur amener de nouveaux clients « sur un plateau » ? (en l’occurrence le plateau de BFM TV)…

20 réponses à l'article : Woerth : une déclaration anti-épargne

  1. Frédéric Bastiat

    19 octobre 2009

    <<<Jaurès>>>
    S‘il n’est pas réformé, notre système de retraite affichera un déficit global de 50 milliards d’euros en 2020, et de 125 milliards d’euros en 2040 (dont 46,7 milliards pour les salariés du privé et 57,3 milliards pour les seuls fonctionnaires). Si un disciple de Lénine prenait le pouvoir et imposait à 100% les dividendes du capital, cela ne rapporterait que 15 milliards par an à condition qu’une mesure aussi idiote ne détruise pas notre économie. Voilà donc une fable Cégétiste de plus. Il est difficile d’agiter des drapeaux à chaque promenade dans la rue et de faire fonctionner la comprenelle. Un retraité Smicard touchera bel et bien 500 euros de retraite par mois. Parallèlement le Smicard en sera lui à 500 euros. Gageons qu’à l’époque on parlera encore de « mur de l’argent » de « 200 familles" et autres foutaises. En France on plante des impôts et il pousse des socialistes…

    Comme je vous l’ai démontré ce n’est pas les gens de Neuilly qui financent l’usine à gaz socialiste mais la classe moyenne. Posons donc le problème démocratiquement et demandons aux contribuables imposables (et à eux seuls) s’ils veulent continuer les bouffonneries actuelles. Entre autres que Mouloud et ses 5 chiards puissent continuer à recevoir 4000 euros en liquide par mois du fonds social d’aide à l’enfance pour se financer une PS3.

    Au vu de votre cliché sur Neuilly je suppose que vous êtes un fan de navet « beurisé » genre « Neuilly ta mère ». Franchement je n’aime pas trop les gens un peu snob de Neuilly mais à choisir entre vous et eux…

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  2. HansImSchnoggeLoch

    19 octobre 2009

    <<je vous rappelle qu’ils avaient connu 2 guerres.>>
    Concernant cet intervenant qui n’était même pas encore né il y a 50 ans et qui en parle comme s’il y avait été, c’est un peu fort de café. Mais cela correspond bien à l’image que l’on se fait du syndicalisme collectiviste français. Ton péremptoire, allure hautaine, argumentation fallatieuse, bref la parfaite dialectique marxiste qui ne trompe plus personne. Pitoyable et ringard en même temps.

    PS: la  Régence d’Anne d’Autriche et du cardinal de Mazarin a suivi la mort de Louis XIII  si mes connaissances historiques françaises sont encore bonnes. Le règne de Louis XIV encore trop jeune n’est venu que plus tard.

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  3. Jaures

    18 octobre 2009

    Cher Fred, si j’étais imposé à 50% (donc protégé par le bouclier fiscal), c’est que je ferai partie des 15 000 foyers les plus riches de France. Je ne rechigne pas à payer mes impôts avec un revenu moyen, pourquoi donc ceux qui n’ont comme souci que de veiller à ce que leur collier de perles ne trempe pas dans leur velouté d’asperges auraient tant de réticences ? Le problème, ai-je déjà écrit, ce n’est pas l’impôt, mais sa destination.

    Vous avez raison, Neuilly e représente que 0,001% de la population. C’est pourquoi je m’insurge quand les mesures fiscales promulguées leur sont prioritairement destinées.

    Enfin, il faut, c’est vrai, réformer le financement des retraites en élargissant les cotisations aux revenus du Capital et aux formes de revenu éxonérées (comme les retraites chapeau ou les stock-options).

    "On peut se demander où se trouvait cet intervenant il y a 50 ans pour pouvoir en parler avec autant de certitude?" dit Hans. Je n’étais pas là non-plus quand Louis XIII est mort, mais je sais que c’est Louis XIV qui lui a succédé. Par ailleurs, je vous rappelle que la retraite, avant 1981, était à 65 ans. Quand les femmes élevaient leurs enfants, leurs parents, au moins leur père, travaillaient encore, quand ils n’étaient pas décédés ou trop fatigués (je vous rappelle qu’ils avaient connu 2 guerres).

    Mon Jean Pierre, je ne rechigne pour la solidarité ni avec mon temps, ni avec mon argent. Mes amis qui travaillent avec les personnes agées témoignent que, bien souvent, les plus désinterressés avec leurs parents ne sont pas les plus riches. Bien au contraire.

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  4. HansImSchnoggeLoch

    17 octobre 2009

    <<il y a 50 ans, mais les femmes qui ne travaillaient pas.>>
    On peut se demander où se trouvait cet intervenant il y a 50 ans pour pouvoir en parler avec autant de certitude?
    Les femmes qui ne travaillaient pas?? Que si elles travaillaient et durement, dans les champs, à l’étable, dans le potager, lavait le linge à la main au lavoir de la rivière locale *), faisait encore la popote. Et pendant ce temps, Dieu soit loué, c’était les les grands-parents qui s’occupaient des gosses. Et tout cela sans se plaindre et sans jamais faire grève. Lutte des classes, connaissait pas.
    À méditer…

    *) en été comme en hiver

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  5. Jean-Pierre

    17 octobre 2009

    On commence à être fatigués de la connaitre la générosité des jauresses,  généreux toujours avec l’argent des autres,  leur "solidarité" est à la "générosité" ce qu’une tournante est à l’amour.

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  6. Frédéric Bastiat

    17 octobre 2009

    <<<Jaurès>>> Bien sûr , il est toujours « juste » que les autres participent et pas soi-même. Gageons que si la piétaille socialiste (à commencer par vous) était imposée à 50% en impôts directs, on regarderait à deux fois à faire circuler des TER vides au nom du collectivisme, ou à construire des ronds-points à 1 Million d’euros en rase campagne ! Combien de couples mettent au monde le troisième (ou quatrième ou cinquième) enfant fiscal pour justement échapper à tout impôt ? La vieille antienne populationniste de gauche (Marx) ou de droite (Sauvy) ne conduit qu’à vivre aux crochets des autres. (Cf Bastiat : l’Etat cette fiction…).

    Cesser de nous abreuver de Neuilly qui ne représente que 0,001% de la population française. La facture sociale pèse surtout sur l’artisan, le commerçant et…le policier, le prof. C’est bien eux qui financent la lie de la société française ou les bas-fonds venus d’Afrique.

    Pour en terminer avec le smicard célibataire, à la retraite, il percevra au mieux 500 euros. En effet avec un ratio démographique de 1 cotisant pour 1 retraité (notre situation dans vingt ans), il faudra prélever 500 euros au « jeune » smicard.

    Cocu avez vous dit ? Les cornes socialistes sont loin de celle d’abondance !

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  7. Jaures

    17 octobre 2009

    Vous vous trompez, Hans, ce n’étaient pas les grand-parents qui gardaient les enfants il y a 50 ans, mais les femmes qui ne travaillaient pas. C’est pourquoi de nombreuses veuves ne vivent aujourd’hui qu’avec le minimum vieillesse, n’ayant pas assez cotisé pour avoir droit à une pension.

    Vous vous trompez encore quand vous dîtes que "ceux d’en bas n’utilisent pas les services publics". C’est évidemment le contraire, les services publics, quels qu’ils soient (sauf les Universités malheureusement) sont en grande majorité utilisés par les plus modestes.

    Fred, il est juste que les célibataires participent également à l’effort en faveur de l’éducation, d’une part parceque eux en ont profité, et d’autre part parcequ’un pays a besoin de jeunes. Ou bien, il faut que ce célibataire refuse de se faire soigner par un médecin qui aura suivi des études auxquels il n’aura pas participé et d’autre part oublier sa future retraite que les jeunes rêgleront avec leurs cotisations.

    Daniel, j’aurai du mal à convaincre le professeur des écoles ou le policier, dans leur appartement de banlieue, faisant leurs courses au Carrefour du coin, que les privilégiés ce sont eux et non le rentier bien né, propiétaire d’un 6 pièces à Auteuil, Neuilly, Passy, qui passe ses vacances sur un yacht ou dans sa villa de Saint-Trop et qui envoie ses enfants apprendre l’anglais en Australie. Ou que leur salaire est moins mérité que celui du trader, du garagiste ou du buraliste.

    Je vous laisse le soin d’essayer, je manque d’arguments.

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  8. Daniel

    17 octobre 2009

    La catégorie de citoyens répondant le mieux au titre de rentier dans un sens péjoratif comme dans un sens réel est à l’évidence celle des fonctionnaires. Leur rente est garantie par l’Etat même si le reste des citoyens sont exsangues.

    La catégorie de citoyens répondant le mieux au titre de propriétaires est celle des fonctionnaires qui sont de RICHES PROPRIETAIRES EN DROITS,   A VIE. A l’opposé,  la propriété privée (critiquée et méprisée ou enviée à gauche), est difficile et longue à mériter et acquérir,   aléatoire à conserver. Qui plus est, la propriété privée exige la responsabilité, l’entretien, voire la mise en valeur pour qu’elle en ait une.  

    Et quand on compte ce qu’il faut produire comme valeur de biens suffisants  pour produire une rente, avec des droits et avantages donnant une sécurité équivalente à celle d’un fonctionnaire, même celui de la base, cela démontre qu’une vie de travail acharné  dans des secteurs d’activité classique n’a quasiment aucune chance de dégager une rente équivalente en terme de sécurité assurée comme celle d’un fonctionnaire.

    Celui qui veut construire sa vie sans porter atteinte à ses concitoyens prend le risque d’y laisser sa santé bien avant d’être arrivé à un semblant de droit de vivre. Car c’est bien le droit de vivre qui est ainsi piétiné par l’Etat et ses collabo rateurs par le biais de l’impôt …   Un autre aspect:  L’impôt pourrait-il être un montant enlevé à un individu improductif, ou à un individu qui vient de le voler, y compris par le biais des impots??…  En fait, l’impôt est totalement à la charge des seuls individus productifs et méritant le salaire reçu dans le cadre d’un échange libre correspondant à des besoins librement choisis par chacun.  Et  leur nombre réel est très réduit si on enlève les escrocs légaux et illégaux.     

    Le vol et la malhonnêteté ainsi que la violence et la discrimination ne sont pas prioritairement du côté où Jaurès les imaginent.   Il faut un grand souci de justice et de vérité pour sortir individuellement des lieux communs et du formatage de l’éducation, qui plus est quand elle se prétend nationale.  En attendant, Jaurès, vous participez au crime anonyme qui ne peut exister que par votre collaboration et celle des immatures qui ont quand même  un droit de vote, lequel n’a même pas besoin d’être mérité.  Tous vos arguments sur le plan politique  ne seront entendables et recevables que lorsque vous aurez pris conscience de cette immense injustice que votre aveuglement permet depuis trop longtemps.

     

     

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  9. Frédéric Bastiat

    16 octobre 2009

    Le seul impôt profondément imbécile et confiscatoire est l’ISF (que ce soit en termes de seuil ou de taux). C’est uniquement pour plaire à quelques loosers haineux qu’une droite timorée le maintient, contre toute logique. A son sujet, je propose que cette recette fiscale soit affectée ( à l’exclusion de toute autre) à la charité fonds de commerce du Souk socialiste et que l’on dispense les autres (c’est-à-dire les pauvres) de payer (pour d’autres pauvres).
    Ceci étant dit, l’article me semble très simpliste. Le capital ne provient pas forcément d’une épargne préalable, il provient en fait le plus souvent de l’épargne des autres qui est rémunérée et qui à ce titre peut être imposée au même titre que le travail (autre source de revenu). Pour faire court la production de richesse mobilise trois facteurs (le travail, le capital et le progrès technique). La répartition des richesses idéale doit donc se faire en proportion de la productivité marginale de chaque facteur. Et là où il y a rémunération, il peut y avoir contribution fiscale. Même si on réduit le champ d’intervention de l’Etat, la théorie économique a montré que certains biens dit publics ne pourraient être produits faute de rentabilité (entre autres parce qu’ils ne sont pas divisibles).

    <<<Jaurès>>> Même si vous êtes hors sujet, je ne vais pas laisser passer l’occasion de vous répondre. Vous évoquez le cas des jardins d’enfants allemands à 400 € par mois et vous dîtes que peu de personnes peuvent les payer. L’école maternelle française revient en fait beaucoup plus cher mais ce n’est pas l’usager qui paye. Or, dans votre « analyse », vous semblez ignorer qu’un smicard célibataire paye des impôts pour financer en quelque sorte les enfants des autres (qui soit dit en passant ne sont souvent même plus ses compatriotes). Malheureusement les individus ne sont pas assez instruits (ou sont dans votre genre, roublards) pour comprendre ces évidences simples. La solidarité ne va pas des riches vers les pauvres (avec 6000 euros par mois un couple avec deux enfants se situe au delà du 9eme décile). La solidarité désigne le riche et fait payer celui qui est un peu moins pauvre. Or souvent « l’un peu moins pauvre » a fait beaucoup d’efforts, mais cela visiblement vous est étranger. Il n’est pas anormal que ceux qui prennent le train le payent, ni que ceux qui désirent avoir des enfants les assument, cela s’appelle être…responsable : à des années lumières de la gabegie ambiante.

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  10. HansImSchnoggeLoch

    16 octobre 2009

    <<De même, la privatisation des trains en Suède a conduit au doublement des tarifs.>>
    C’est excellent ce sont les utilisateurs qui paient et non les contribuables qui ne circulent jamais en train. Le traffic commercial en France se fait de toute façon essentiellement sur la route car personne n’a confiance en la SNCF. On sait ce que cela vaut.

    <<La privatisation ne fait pas gagner un centime de pouvoir d’achat, sauf à ceux qui n’utilisent pas, ou peu, les services public>>
    C’est encore excellent, beaucoup de gens d’en bas n’utilisent pas les services publics. Si ces services  disparaissent tant mieux cela permettra au privé de les racheter et d’en faire quelque chose de correct.

    <<on pourrait supprimer les écoles maternelles française et rendre aux Français l’équivalent en impôts>>
    Il n’y en avait pas dans le temps. C’était les grands parents qui gardaient les gosses et ils apprenaient autant à leur contact sinon plus. Il est vrai que cela se passait avant que les socialistes n’arrivent au pouvoir. Après leur passage la structure de la famille était totalement disloquée. Grâce à eux c’est maintenant la jungle!

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  11. Jaures

    16 octobre 2009

    "En privatisant les services publics on économiserait pas mal d’impôts ce qui dégagerait autant de pouvoir d’achat pour les citoyennes et les citoyens de ce pays." dit Hans. Air connu.

    Prenons un exemple que vous connaissez bien, les kindergarten en Allemagne. Ils coûtent environ 400€ par mois et par enfant. Alors, certes, on pourrait supprimer les écoles maternelles française et rendre aux Français l’équivalent en impôts, mais quels sont ceux qui pourraient verser 400€/ mois pour chacun de leur enfant ?

    De même, la privatisation des trains en Suède a conduit au doublement des tarifs.

    La privatisation ne fait pas gagner un centime de pouvoir d’achat, sauf à ceux qui n’utilisent pas, ou peu, les services public, c’est à dire, pour l’essentiel, les milieux les plus favorisés.

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  12. Lambda

    16 octobre 2009

    <<<<< La retraite par répartition est un acte solidaire: je paye par mon travail ou mon entreprise les retraites et, quand je serai agé, ce sont les jeunes générations qui paieront à leur tour. >>>>>>
    Argument tout à fait prévisible, aussi prévisible qu’un article de G. Millière sur Obambi…
    Enfin, une fois de plus le mot salvateur, le sésame qui ouvre toute les idéologies a été  lâché : solidarité !
    Je le dis et je le répète inlassablement car, jours après jours, nous avons la démonstration visible, bien réelle, de sa véritable vocation et de son horrible caratère destructeur. La "solidarité" est la plus grande escroquerie inventée par l’Homme, il n’y en a jamais eu de pire, et toutes les entreprises ou idéologies désirant escroquer les autres, toutes ont mis en avant la solidarité ! Et elles prônent la solidarité, sans remords, sans honte ! A la solidarité, "Solid Arnoche", solide arnaque ! Quoi de plus beau que de faire contribuer les autres pour vous, avec, en plus, le bonheur suprême de voir les autres se plumer volontairement et avec béatitude ! Moi, je trouve ça merveilleux ! Seulement voilà, je suis tellement anormal que je vois pas le besoin de donner aux autres ce qu’ils pourraient très bien acquérir par eux-mêmes ! C’est bête, mais c’est comme ça… Je veux bien faire occasionnellement un cadeau, j’ai horreur d’y être forcé, encore plus horreur d’y être contraint..
    Les retraités ne sont pas des rentiers : hélas, ils devraient l’être ! Pour l’heure, le système de retraite à la française fonctionne comme celui que tout le monde connaît depuis qu’un certain Mardof, l’a révélé au grand public : on prend aux entrants pour donner aux sortants ! Belle arnaque, que tout le monde dénonce, mais quand elle est appliquée concrètement et depuis de nombreuses années, dans un sytème "officiel", tout d’un coup, tout est net, tout est blanc ! Notez au passage (pour ceux qui sont encore dans la vie active) que les documents émanant du service de rretraite français, précisent bien la pensé que notre camarade écrit une fois de plus ci-dessus : grâce à notre système par répartition, vous êtes protégés, et la crise n’entame pas votre retraite.. Ah bon ? Parce que vous imagninez que la "crise" est sans incidence sur les retraités français ? Moi je veux bien tout admettre – je viens lire ici pour apprendre, mais il me semble difficile, avec un taux de chômage "officiel" qui explose (ne parlons pas du taux réel – bien caché), avec un endettement qui nous ruine, je ne vois pas comment le système de retraite pourra longtemps servir les retraités… Nous allons probablement avoir autant d’ actifs "inactifs" en France que d’actifs "actifs", je ne vois pas comment ça pourra fonctionner. La vraie question à se poser est simple : à l’heure actuelle, quelqu’un qui produit (vraiment – immédiat ou différé), fait vivre combien de personnes ? 5 ? 6 ? 7 ? Combien de personnes ne produisent plus rien (ou n’ont jamais rien produit) et doivent continuer à vivre aux dépens des ceux qui font "tourner la machine" ? Allez un rapide tour d’horizon : les vieux et les enfants en premier, 90% des immigrés (ou plus ou moins, je n’irai pas chercher des sources, discutables par ailleurs), les chômeurs (réels ou professionnels), tous les gens qui font partie d’une association plus ou moins bidon, et sont rémunérés par ladite, une bonne partie de fonctionnaires (et qu’on arrête de limiter les fonctionnaires aux enseignants, – beaucoup trop nombreux d’ailleurs, et aux infirmières – tout aussi en surnombre, le refrain est aussi éculé que lassant), liste à laquelle on peut encore ajouter tous les assistés de tous bords qui ne rentreraient pas dans les catégories ci-dessus. Comme le veut la formule, cette liste est non exhaustive… Alors et après tout ça, expliquez-moi comment un pays peut encore fonctionner bien longtemps ?…. Ah oui, taxer un peu plus les riches ! Ah c’est vrai, je n’y pensais pas… Sauf que, taxer les riches, cela revient à taxer les pauvres puisque les riches acquièrent leurs richesses en exploitant les pauvres, donc si on les taxe, ils vont devenir un peu plus exploiteurs, et les pauvres, encore un peu plus pauvres, donc, on  n’en sort pas…

    Je propose aux "productifs" de se réunir en groupes importants et de s’immoler par le feu. Aisni, toute création de richesse disparaissant, il n’y aura plus de carburant pour alimenter les riches, les pauvres et les assistés, et la médiocrité s’éteindra d’elle-même…
    NB : N’étant ni contraignant ni dictateur, n’ayant aucune référence, aucune célébrité ni renomée, ne faisant partie d’aucun cercle supérieur, personne n’est obligé d’dhérer à ma pourtant excellente proposition….

    Lambda, l’individu

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  13. HansImSchnoggeLoch

    15 octobre 2009

    <<je doute que les rentiers soient en rien complexés. Par ailleurs, rien n’empêche les riches de n’utiliser que des services privés: école, police, transports, pratiquement tout est sur le marché. S’ils ne payaient pas d’impôts, le feraient-ils ?
    >>
    En privatisant les services publics on économiserait pas mal d’impôts ce qui dégagerait autant de pouvoir d’achat pour les citoyennes et les citoyens de ce pays. Une fois privatisés ces services subiraient enfin les lois du marché et pourraient être fermés sans état d’âme s’ils ne sont pas rentables. Il y déjà assez de sangsues et de planqués qui se sucrent des fruits du dur labeur des travailleuses et des travailleurs. L’ennemi du peuple c’est définitivement le socialisme.  Françaises et Français jetez ce machin dans la poubelle de l’histoire.
    Vive le peuple d’en bas et vive la France.

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  14. Jaures

    15 octobre 2009

    Cher Lambda, un retraité n’est en rien un rentier: il ne récolte pas les fruits de quelques placements. La retraite par répartition est un acte solidaire: je paye par mon travail ou mon entreprise les retraites et, quand je serai agé, ce sont les jeunes générations qui paieront à leur tour.

    Ce système permet d’assurer les retraites de chacun en évitant les placements aventureux et les liens avec une seule entreprise. En pleine crise, les Français continuent de percevoir leur retraite alors qu’en Irlande ou en Angleterre, des retraités de plus de 70 ans doivent rechercher un job pour survivre.

    Si, comme vous dîtes, un salarié ne payait aucune cotisations, il devrait souscrire des assurances retraite, maladie, etc…qui lui coûteraient au moins aussi chères avec bien plus de risques. Par exemple, si un salarié avait placé 65000 € en bourse en 2000 pour sa retraite, il partirait aujourd’hui avec 38000 €.

    Vous avez raison de dire que l’on pressure les classes moyennes. Mais si l’on comprend que l’on épargne les pauvres, je comprends plus difficilement que l’on cajole tant les riches. D’autant que, contrairement au discours ambiant, les avantages fiscaux accordés aux riches n’apportent rien à l’économie: on se souvient qu’après paquet fiscal et autres cadeaux, le chômage a continué à grimper,et bien avant la crise.

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  15. Gérard Pierre

    15 octobre 2009
    La logique fiscale s’est toujours appuyée sur le socle de la vertu civique pour développer un raisonnement crapuleux.
     
    Ne nous y trompons pas !
     
    Quel a été, de tous temps, l’objectif de tous les « rois », …… qu’ils soient de droit divin ou d’émanation prétendue démocratique ?
     
    Réponse : Construire un système complexe d’impôts qui, …… APRES AVOIR FIXE LE MONTANT DES DEPENSES, …… consiste à mettre en regard une architecture permettant d’organiser les entrées correspondantes.
     
    A partir de cette problématique " sorties = entrées " …… (et non l’inverse) …… il s’agit alors pour le « chasseur d’impôts & taxes » de repérer les victimes à la fois les plus nombreuses et les plus maîtrisables, …… en s’assurant bien sûr, de surcroît, qu’elles sont solvables !
     
    1ère catégorie : les entreprises !
     
    Si elles sont facilement délocalisables, il convient de ne pas trop les « agacer » fiscalement. Dans le cas inverse, (l’hôtellerie/restauration …… un mauvais exemple au hasard !) la prudence commande de ne pas trop tailler dans la bête tant qu’elle est vivante. Pour rendre les entreprises patientes « On » leur promet une suppression de la taxe professionnelle …… qui sera effective lorsque « On » lui aura trouvé des appellations de substitution, …… correspondant à un montant AU MOINS équivalent !
     
    2ème catégorie : les revenus du capital !
     
    Comme ils sont volatils par nature, surtout depuis que les états ont eux-mêmes organisé la libre circulation de ces capitaux, il convient de les « choyer » ! …… voire …… (bon ! j’en ai déjà trop dit !)
     
    3ème catégorie : les salariés !
     
    « Clients » captifs par essence, ils représentent encore (mais pour combien de temps ?) le grand nombre.
    Ils sont une force de travail à laquelle il convient de laisser simplement de quoi reproduire une nouvelle période d’activité productive. Le reste ? …… ils n’en ont pas besoin !
     
    C’est qu’en plus, si « On » les écoutait, ils s’en foutraient de la société à laquelle ils doivent tant, … ces ingrats !
     
    Médiocratie, …… quand tu nous tiens, …… tu nous tiens bien !
     
    …… jusqu’à ce que ………………… !
     
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  16. Jaures

    15 octobre 2009

    Cher Hans, je doute que les rentiers soient en rien complexés. Par ailleurs, rien n’empêche les riches de n’utiliser que des services privés: école, police, transports, pratiquement tout est sur le marché. S’ils ne payaient pas d’impôts, le feraient-ils ?

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  17. Lambda

    15 octobre 2009

     mercredi 14 octobre 2009 20:34 de —.w81-49.abo.wanadoo.fr


    <<Cela serait d’autant moins juste que le rentier peut bénéficier des services publics alors qu’il n’y contribue pas. >>
    Il faut d’abord s’entendre sur le terme de rentier. D’abord, il y a le retraité, celui qui a travaillé toute sa vie, ensuite, il y a l’héritier, qui n’a rien fait ou pas grand chose, et enfin, il y a celui qui a amassé une fortune (en faisant travailler les autres pour lui – ce qui n’est pas indécent), et qui tient à la garder.
    Pour l’héritier, il est clair que, d’abord, ils ne sont pas si nombreux, ensuite, l’expérience montre que, dans deux générations – parfois une seule suffit, tout à été dilapidé. Donc, si il utilise les services publics, il dépense tellement (consomme) qu’il remet dans le système plus qu’il ne pompe. Et il faut ajouter qu’ils ne sont pas si nombreux. Pour la troisième catégorie, il est clair que si ces gens ont su bâtir un empire financier, ils vont être assez malins pour le mettre dans un endroit sûr, malgré toutes les esbroufes comiques des politiciens qui prônent une propreté qu’ils sont loin de s’accorder. Il est effectivement possible que cette catégorie sociale profite des services publics, mais il m’étonnerait qu’elle ne contribue pas, car de toute évidence les gens riches paient aussi leur sécu et le péages des autoroutes. Restent les retraités, qui eux, ne paient rien et bénéficient de tout : quelle horreur… Il ne faut quand même pas oublier que ces personnes ont travaillé, et ont été spoliées toute leur vie par tous les gouvernements successifs. Imaginons un instant que le travailleur moyen ait pu mettre de côté tout ce que l’état lui a pompé, il aurait, au moment de sa retraite, un bon capital – capital qu’il ne serait pas obligé de placer dans des produits vèreux comme certains "produits dérivés". Non, en fait  le retraité ne paie pas les services publics qu’il utilise car il les a déjà payés par anticipation ! Et alors, c’est bien là que réside la traîtrise : on voudrait les lui faire payer une seconde fois ! Car, et ne nous y trompons pas, le but de tout gouvernement – qui fait sa démagogie avec moult clins d’œil aux gauchistes égalisateurs de tous poils, cherche, d’abord, a exploiter les classes moyennes, celles qui participent concrètement à la vie de la société, ce sont ces classes moyennes qui font réellement vivre la société. Une société peut vivre normalement à partir du moment où elle a une classe sociale qui pense, qui travaille, qui a des idées constructives et réalisatrices, ce ne sont pas les pauvres demeurés qui apportent quoi que ce soit, par contre, ce sont les exploiteurs arrogants qui s’attribuent une partie importante de cette richesse pour la gaspiller impunément, prioritairement en se servant. Faites un jour l’expérience en vous promenant en ville (à pied..), à coup sûr, vous tomberez sur un bâtiment avec une superbe plaque : "service Machin", "Observatoire de cela", il en existe des milliers, qui ne servent à rien, mais qui coûtent une fortune, en pure perte naturellement. Déjà, en supprimant tous ces "machins", on pourrait presque récupérer assez pour mettre le timbre poste à un centime ! On encore, boucher le trou de la sécu ! Pour peu qu’on supprime l’AME, la sécu serait bénéficiaire et pourrait baisser ses tarifs !
    En conclusion, toutes ces taxes ne sont qu’un vol pur et simple, et vouloir imposer le capital, revient à dire imposer celui qui est le plus important, à savoir les économies des retraités, et le plus drôle, c’est que ce point de vue est martelé par les tenants inconditionnels de la théorie égalitariste !
    Vraiment ? Non merci, j’ai déjà donné…..

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  18. HansImSchnoggeLoch

    14 octobre 2009

    <<Cela serait d’autant moins juste que le rentier peut bénéficier des services publics alors qu’il n’y contribue pas. >>
    Il faut les privatiser ainsi ils ne seront plus publics et les rentiers ne seront plus complexés par des arguments fallacieux.

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  19. Jaures

    14 octobre 2009

    Ce raisonnement est totalement pervers. En effet, ce n’est pas le produit du travail, c’est à dire le capital placé, qui est imposé, mais son revenu. Ne pas imposer ce dernier serait décourager le travail et l’initiative. En effet, à revenus égaux, il sera plus interessant de se contenter de ceux de son capital plutôt que de travailler.

    Prenons un exemple: je suis salarié. Je gagne assez pour me constituer un capital qui, au bout de 20 ans, me permet d’obtenir un revenu égal à mon salaire. Si je m’arrête de travailler, et si on suit le raisonnement de Dumait, je paierai moins d’impôts en me contentant des revenus de mon capital qu’en poursuivant mon acrivité professionnelle. De plus, si ce revenu est égal à mon ancien salaire, je peux continuer à alimenter mon épargne qui accroitra mon revenu net d’impôts et ainsi de suite.

    Autre effet pervers, un jeune héritier pourra vivre de ses revenus sans payer d’impôts, lors qu’un autre issu de milieu moins favorisé, après avoir suivi des études, devra payer ses impôts sur son salaire.

    Cela serait d’autant moins juste que le rentier peut bénéficier des services publics alors qu’il n’y contribue pas. 

    Bref, Dumait nous propose une société de rentiers où l’argent va à l’argent et où le salarié paye pour le riche oisif. Cela sent l’Ancien Régime à s’y méprendre.

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  20. Lambda

    14 octobre 2009

    L’état est une entité fictive, mais qui sait s’imposer, en impose, et sait imposer…
    Cas concret : un prestataire de service après-vente, salarié.
    Pou remettre en état votre appareil ou votre machine, cette personne va utiliser son savoir, et éventuellement, du matériel de remplacement. Cette personne va donc percevoir un salaire, qui sera imposable. La prestation sera facturée au client, qui va payer la TVA y afférente. L’employeur va payer un impôts sur cette facture, car c’est pour lui un revenu. Le même employeur va aussi payer des "charges sociales" pour employer la personne, lesquelles devront bien entendu être "répercutées" dans la facture client. En définitive, le client aura  payé : la TVA sur le facture finale, une partie des charges de la société, une partie des bénéfices imposables de la société, une partie du salaire du prestataire et une partie de l’impôt sur le revenu du prestataire ! Et tout ça, c’est à partir du travail du prestataire ! Pas mal quand même ! Ceal dit, l’état s’y connaît en taxes sur les taxes : tout le monde connait la taxe TVA sur la taxe locale et la taxe de contribution de notre électricien national, tout le monde connaît la taxe TVA sur la TPP quand il passe à la pompe…

    Lambda, l’ndividu

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