Cinq mauvaises raisons de voter non

Cinq mauvaises raisons de voter non

Plusieurs lecteurs m’ont demandé de commenter l’analyse de M. Étienne Chouard, professeur de droit, qui s’est prononcé pour le “non” au référendum en publiant cinq “bonnes raisons” de le faire. La sincérité de M. Chouard semble évidente, de même que son désir de servir l’Europe et la démocratie et son argumentation est objectivement solide. Son analyse étant très longue, il m’est impossible de la commenter en tous ses détails dans les limites de cet article, qui paraîtra quelques jours avant le vote. M. Chouard reconnaît lui-même qu’il a mis six mois à l’élaborer, faute de temps disponible. Hélas, le temps nous manque à tous ! Je le ferai donc de manière très succinte, et je le regrette, car cela méritait mieux.
Première “raison” du “non” de M. Chouard : Cette Constitution est illisible. Je réponds : ce n’est pas une Constitution, mais un Traité. Donc un texte forcément plus lourd, compliqué, rebutant, soit, mais on peut le lire, à petites étapes. Je l’ai fait, M. Chouard aussi. Et je crois que beaucoup de Français l’ont fait ou vont le faire, même en se forçant. (Je signale en passant les explications très complètes données quotidiennement, article par article, sur France-Infos.)
2e raison : Ce texte est partisan, car favorisant le libéralisme. Je réponds : le libéralisme n’est pas une idéologie. Son principe est la liberté de l’industrie et du commerce, qui est le fondement même de toute civilisation, et sans laquelle aucune ne pourrait durer ni se développer. D’ailleurs le monde entier s’y est rallié, y compris les Russes et les Chinois, revenus des erreurs collectivistes qui faillirent les détruire. Et Tony Blair aussi. Certes, le libéralisme a besoin de règles, de lois et de contrôles, afin qu’il reste loyal, mais son principe ne peut pas être remis en cause et ne le sera jamais plus.
3e raison : Une Constitution est révisable; or ce texte est verrouillé. Je réponds : c’est inexact. Aucun traité au monde ne peut être verrouillé, pas plus qu’une Constitution. Celle-ci est difficile à réviser, certes, mais elle le sera chaque fois que nécessaire, sous la pression des événements ou des volontés, avec les tractations et les compromis inévitables pour obtenir un accord unanime, comme ce fut le cas pour ce texte-ci. Nous ne sommes plus au temps où Lycurgue prétendait fixer les lois de Sparte pour l’éternité. M. Chouard ajoute que le traité ne nous protège pas de l’adhésion de la Turquie. C’est une erreur. Je le renvoie à l’article I-1, 2 qui stipule : “L’Union est ouverte à tous les États européens…” et au préambule de la partie II : “Les peuples d’Europe, en établissant entre eux une union…” La Turquie n’étant pas un État européen et les Turcs n’étant pas un peuple d’Europe, le texte même de la Constitution les écarte. Et il écarte du même coup les États du Maghreb. M. Giscard d’Estaing avait d’ailleurs précisé le 24 mars que le projet de Constitution était “moins favorable à l’entrée de la Turquie dans l’Europe que le traité de Nice” (cela sans doute parce qu’il l’a voulu, puisque le président de la Convention est opposé à l’adhésion de la Turquie, ce qui est une pierre dans le jardin de Jacques Chirac).
4e raison : Il n’y a pas séparation des pouvoirs et le Parlement sera impuissant face à l’exécutif. Je réponds : c’est certainement ici la moins mauvaise des “raisons” de M. Chouard. Mais il est en retard d’un traité, car il y a progrès à l’avantage du Parlement par rapport au traité de Nice, qui se trouverait confirmé si le “non” l’emportait. Il n’est pas logique de refuser un progrès sous prétexte qu’il n’atteint pas d’emblée la perfection. Il est évident que les rédacteurs ont voulu à tout prix éviter à l’Europe le détestable “régime d’assemblée”, qui voua longtemps à l’impuissance nos IIIe et IVe Républiques françaises, entre autres. Ceux de ma génération s’en souviennent.
5e raison : Cette Constitution a été élaborée par des Chefs d’État, alors qu’elle aurait dû l’être par une Assemblée Constituante, élue pour cela. Je suis désolé, mais ici M. Chouard rêve debout. Sa théorie est belle mais sa pratique est inconcevable. Nous ne sommes pas dans un cadre national. Imagine-t-on plusieurs centaines de Constituants députés par 25 pays et parlant 21 langues différentes, donc entourés d’une nuée de traducteurs multilatéraux ? C’était l’enlisement assuré. Ce fut déjà un tour de force avec la Convention de 25 représentants de parvenir à une entente sémantique.
Je ne vois donc aucune bonne raison de voter “non”, et ce vote serait un désastre pour l’image et l’influence de la France. C’est pourquoi, en tant que patriote français et européen, je voterai “oui”.

 [Notre page Référendum sur la Constitution Européenne et intégration de la Turquie]

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(16) Commentaires

  • Josick Croyal Répondre

    Ouest-France en a encore rajouté dans son éditorial du 27 mai sous la plume de Didier Pillet. Si je comprend bien, les maires ne font pas parti de l’élite. Voici l’extrait : « Il faudrait citer encore ce méchant cliché savamment répété sur la coupure entre élites qui voteraient « oui » et la France d’en-bas qui dirait « non » (mais que sont donc ces maires de l’Ouest qui optent à 70 ou 80% pour le « oui », sinon d’admirables serviteurs quotidiens de la France profonde?). » Et touche-finale, le Pape Yves Horrutin en personne intervient dans un éditorial du 28 qui affiche « Nous voterons oui » et dont le contenu parle de « démocratie ». Belle démocratrie dans laquelle le Pape intervient pour conclure le débat en lieu et place des électeurs. A l’évidence, en Bretagne comme en Belgique, il n’y avait absolument pas besoin de référendum. Si les Belges ont leur Roi, nous nous avons notre Pape. C’est toujours le même principe pyramidal de Dieu ou ADN en haut. Le pauvre Beljanski qui a démontré le principe de la transcriptase inverse ne pouvait qu’être mis au placard. Les pères sont uniquement pères et n’ont plus l’Ecoute qui leur permettrait d’être à nouveau fils, permettant du même coup à leur fils de grandir en s’essayant père. C’est pourtant là toute la compréhension du monde de la marche, du véritable échange… Ce qu’à l’évidence la pseudo autorité-élite est loin d’avoir compris.

    28/05/2005 à 16 h 36 min
  • Josick Croyal Répondre

    Complément au tout premier commentaire de R.Ed qui a écrit : « C’est normal, « ils » ont la science infuse, ce sont tous des gens très instruit et qu’est ce donc que l’avis « du vulgus pecum ». » Et je constate que Ouest-France (26 mai) en rajoute dans son éditorial sous la plume de Jean-Yves Boulic : « Ils ont aussi envie de dire « non » à tous ceux, droite et gauche mêlées, qui détiennent un pouvoir ou une autorité quelconque. On sent vibrer dans ce pays, sans que ce soit une exception française, une pulsion anti-élites ». Si je comprends bien, J-Y Boulic assimile l’Autorité en place à l’Elite, raccourci pas si surprenant que cela pour un journal Papale. Dois-je comprendre, qu’en Bretagne, comme en Belgique, le référendum peut-être perçu inutile par des « Autorités » assimilées à « L’Elite » ?

    26/05/2005 à 10 h 40 min
  • Josick Croyal Répondre

    Et si voter Oui se résumait à donner un visage à l’Europe, à la délimiter. Ainsi l’Europe, magma rampant pour l’instant, de pouvoir se mettre debout et MARCHER… Au grand dam des Ouiistes conformistes !!!

    26/05/2005 à 9 h 23 min
  • Josick Croyal Répondre

    Les jeux ne sont pas encore fait. Mon apparent retournement m’a seulement remis au point zéro de ma position initiale. Les arguments externes ne font donc pas avancer les choses. Quand aux arguments internes !!!! Je viens de découvrir en parcourant quelques pages de « Dieu est-il mathématicien » de Georges Barbarin (page 97) que « C’est sous la forme d’un taureau que Zeus, maitre des dieux, féconde Europe, qui devient mère de Minos et de Rhadamanthe, et donne son nom à notre continent, durant que l’allégorie, transportée au ciel, devient la constellation du Taureau, ou 2e signe du Zodiaque ». Les hommes en profitèrent-ils alors pour le castrer, ce qui permis alors la naissance de l’agriculture ? On sait que celle-ci est « remise à zéro », retournement de la sacro-sainte prairie des pasteurs. L’Europe semble pour l’instant incontinente, semblant vouloir s’étendre sans fin… En faire un continent ? Est-ce que le TCE est comme une irruption déguisée du Père, père qui pose des limites et qui décline le Paire, couple de boeufs mis au travail ? Exit les couples batifolants, se roulant dans la prairie provoquant les alternances de vagues maritimes, niveau zéro de l’existence… Tout le monde debout ! Fin de la trace en continu, marque de ce qui roule ??? Curieusement Pierre Lance propose un projet de loi sur la définition et les limites de l’Europe. Pourquoi les arguments « internes », mythologiques, seraient-ils à laisser de côté ? Pourquoi leurs valeurs seraient moindres ? En tout cas, je continu de m’interroger sur le mode affirmatif (seul moyen d’avancer vraiment dans l’existence). Et je m’y risque publiquement.

    25/05/2005 à 16 h 57 min
  • Didier Répondre

    Sans prétendre répondre aux réponses, je souhaiterais souligner que l’entrée de la Turquie est décidée, dans le cadre de la diplomatie secrète. D’autres l’ont dit, la Turquie est co-signataire du traité, lequel ne peut donc l’écarter. De plus, la Turquie a 5 % de son territoire dans l’Europe géographique traditionnelle (Thrace orientale) et elle figure en Europe dans plusieurs classements internationaux d’Etats. Le Traité ne définit pas ce qu’il entend par « Europe ». Autant la question du traité est complexe, autant la perspective de voir les institutions européennes renforcées sous influence forte de la Turquie me conduit sans hésitation à dire non à ce texte. Que l’Union euro-turque devienne une simple zone de libre-échange me semble éminemment souhaitable. D’ailleurs, pourquoi les peuples européens et la France en particulier devraient-ils se soumettre à un Super-Etat dominant quelque 500 millions de sujets ? Dans quel but ? Avec quel projet crédible ? Beaucoup de pays sont prospères et bien gérés, avec une population moindre que la France. En économie, les petits Etats modestes ont souvent d’excellents résultats. Le rejet du TCE pourrait faciliter la remise en cause de l’euro, qui est selon moi une grave erreur. L’euro, c’est la fatalité d’une politique monétaire inadaptée pour des millions de citoyens. Les moyennes de la zone euro ont peu de sens économique. Notre défense est organisée, Union ou non, dans le cadre de l’Otan, alliance militaire très crédible à l’égard des pays non européens. Nous ne sommes pas menacés par nos voisins immédiats. Renforçons l’Otan. Le TCE n’est pas indispensable pour cela, il excite même certains à l’anti-américanisme. Pour la culture, le droit, les langues, l’environnement, nos pays sont si différents que le Super-Etat serait un carcan inadapté s’il surgissait. Renforçons des traités spécifiques pour ces sujets, dans un cadre européen ou même plus large. Pour la culture, par exemple, organisons les choses entre francophones… pour le droit, entre praticiens de droit romain, etc. Je ne vois aucune nécessité et peu d’intérêt à un Super-Etat européen.

    24/05/2005 à 16 h 01 min
  • Josick Croyal Répondre

    Monsieur Millière, Il est vrai que les argumentaires développés, le votre inclus, n’aide pas vraiment à se faire une opinion de vote. Je suis arrivé sur votre site avec plutôt en tête un « non ». Comme Pierre Lance est une connaissance de vieille date, je me suis dit : « Tiens, peut-être qu’il a raison », de me rallier -pour voir- à son point de vue. Vous, vous écrivez que l’on vit dans une société pré-totalitaire. J’ajouterais pour ma part, société incestueuse (optique Aldo Naouri) régie par des « eutrophisés du bulbe ». Donc quand Pierre Lance écrit que le texte même du TCE écarte l’entrée de la Turquie, il oublit que les magistrats en présence ne sont qu’une bande d’enrobés abrutis n’ayant aucune idée de ce qu’est vraiment la justice, remarque qui va dans le sens de votre « La justice est très largement gangrénée ». Ce n’est donc pas un texte supplémentaire qui améliorera les choses. Son intérêt ne vise peut-être qu’à installer une résidence doré pour ceux gravitant dans cette sphère européenne. Après avoir fait un tour du côté du oui, je crois bien que je vais revenir à mon idée initiale : « voter non ». Signé : une personne née deux jours avant le Traité de Rome

    24/05/2005 à 4 h 32 min
  • sas Répondre

    Tu as raison , ralph,un traité ou une constitution peuvent être dénoncée selon l’humeur du moment….he bien , moi je te fiche mon billet…que la france essaie par la suite de faire cessession ou de la résistance…et alors là tu verra se refaire un scénario déjà connu de l’europe avec la SERBIE…avec des enfoiré de british à l’intèrieur et les usa à l’extèrieur…tu peux être sure qu’ils n’hésiteraient pas une seconde à nous taper dans la tronche…aussi claire que 1+1=2 …le dénouement sera financier(nous sommes déjà a poil) ou militaire….en 1945 ils n’ont pas hésiter à nous dérouiller massivement pour chasser » les nazis »….et aujourd’hui tous disent que ce n’était ni utile ni intelligent. SAS

    23/05/2005 à 14 h 48 min
  • Josick Croyal Répondre

    Pensez-vous sérieusement que ceux qui ronchonnent constamment contre le Oui ont des chances d’être atteint de rhonchopathie ? On pose la question ? Ronfleurs, comptez-vous ?

    23/05/2005 à 10 h 11 min
  • LESTORET Répondre

    Mr LANCE, vous avez perdu beaucoup de votre temps précieux à essayer de « contrer » les arguments de Mr CHOUARD. En vous lisant je me disais que je ne perdrais pas le mien à démontrer le peu de fondement de vos propos. Permettez moi seulement d’attirer votre attention sur la récente déclaration faite à Nancy par Mr CHIRAC partisan s’il en est du OUI. Selon la propre déclaration du Chef de l’Etat,“chacun est allé à la limite de ce que son opinion publique peut accepter”. Qu’est-ce que ce la veut dire ? Que les uns et les autres et notamment la France, n’ont pu obtenir dans ces tractations que le strict minimum nécessaire pour ne pas provoquer une révolte de leur opinion publique ? Mais alors cela veut dire aussi que les intérêts des Etats Membres sont inconciliables ou en tous cas difficilement conciliables et par conséquent on peut se demander pourquoi essayer à tout prix de s’accorder. A profit de qui ? Qui est le grand gagnant de ces tractations, celui à qui les uns et les autres ont dû aller jusqu’à la limite de ce que pouvait accepter leur opinion publique ? Le Grand Capital et la Haute Finance ??? La lecture du texte semble bien donner une réponse affirmative. Et c’est probablement cela qui déçoit les peuples car ils sentent bien que la déclaration de Nancy de Mr Chirac est exacte et qu’elle illustre la volonté de nos élus de trahir leur opinion publique. Voyez le récent exemble de l’Allemagne: En Allemagne, c’est le Parlement dirigé par Gerhard Schöder et son parti le SPD, qui a adopté le projet de Constitution Européenne. A une large majorité et sans consulter le peuple. Mais le peuple allemand, lui, était opposé à ce texte et aurait répondu NON si un referendum lui avait été proposé. Il n’a pas eu cette chance , aussi a-t-il saisi la première occasion qui s’offrait à lui pour désavouer ses dirigeants et notamment Mr Gérhard Schröder. Celui-ci vient en effet d’essuyer une cinglante défaite dans son propre bastion de régional de Rhénanie-Nord-Wesphalie où le SPD a largement été mis en minorité alorts qu’il était majoritaire depuis 40 ans. Tant il est vrai que les peuples refusent ce texte approuvé par les technocrates de tous les pays. Fort heureusement, le peuple de France a la chance d’être appelé à donner son opinion sur ce même texte au referendum du 29 Mai. Le Parlement aurait lui, dit OUI à 80% mais le peuple souverain en votant NON dira clairement son désaccord et son refus de cette Constitution en son nom ainsi qu’au nom de tous les peuples européens qui n’ont pas été invités à voter. Nos dirigeants qui tremblent aujourd’hui en voyant le OUI s’effondrer en tireront-ils une conclusion ??

    23/05/2005 à 10 h 09 min
  • Chouard Claude-Henri Répondre

    Il me paraît important de signaler que Napoléon lui-même aurait sûrement voté OUI au Projet de Traité constitutionnel, car, avec les durs moyens de l’époque, l’Europe des peuples chantée par Beethoven serait bien évidemment née avec lui. Ainsi n’aurions-nous pas connu les 2 dernières guerres mondiales, si cette maladie, la Rhonchopathie chronique, <http://recorlsa.online.fr/ronflement/k1E4_Napoleon.html> qu’on ignorait alors, ne l’avait empêché d’y parvenir.

    22/05/2005 à 23 h 27 min
  • Raph Répondre

    « ce n’est pas une Constitution, mais un Traité ». vous jouez sur les mots. C’est sans doute un traité mais dans sont titre même il indique qu’il établie « une constitution pour l’Europe ». « le libéralisme n’est pas une idéologie. Son principe est la liberté de l’industrie et du commerce, qui est le fondement même de toute civilisation » Le fondement de toute civilisation moderne c’est le bonheur des êtres humains et rien d’autre. Les droits et devoirs de chacun sont établis par la loi en fonction de ce seul objectif. Lier celui-ci au libéralisme est une opinion politique, pas un principe fondateur. « ce texte est verrouillé. Je réponds : c’est inexact. Aucun traité au monde ne peut être verrouillé, pas plus qu’une Constitution » Vous vous contredisez puisque vous dites juste avant à propos du libéralisme « son principe ne peut pas être remis en cause et ne le sera jamais plus ». « M. Chouard ajoute que le traité ne nous protège pas de l’adhésion de la Turquie[…] La Turquie n’étant pas un État européen et les Turcs n’étant pas un peuple d’Europe ». Et pourquoi faudrait-il se protéger de l’adhésion de la Turquie ? Je ne dis pas qu’il faille l’intégrer telle quelle mais lier cette adhésion à de nécessaires progrès démocratiques et dans le domaine des droits de l’homme serait une formidable preuve que l’Europe force les pays à progresser et qu’elle n’est pas que la réunion des égos au relant nationaliste douteux de chaque état qui la compose. « Imagine-t-on plusieurs centaines de Constituants députés par 25 pays et parlant 21 langues différentes, donc entourés d’une nuée de traducteurs multilatéraux ? C’était l’enlisement assuré » Pourtant les députés européens qui sont plusieures centaines se réunissent déja régulierement au parlement européen et ça marche très bien. Je suis désolé mais une constitution doit être établie par les représentants directs du peuple et par personne d’autre. Et si on ne le peut pas le faire ça ne signifie rien d’autre que l’absence d’unité de l’europe et que donc la construction européenne n’a pas lieu d’être.

    22/05/2005 à 16 h 39 min
  • sas Répondre

    Moi je donnerais qu »une seule bonne raison de voter NON chirac insiste lourdement pour le Oui….chirac est un droit commun en attente de condamnation….chirac n’est pas en taule que grace à l’autre droit commun DUMAS…un ou des droits communs ne peuvent décider objectivement de l’avenir de notre pays… …c’est simple non sas

    22/05/2005 à 16 h 14 min
  • Jean-Claude LAHITTE Répondre

    Je me demande de plus en plus si Pierre LANCE ne prend pas ses lecteurs (ceux des « 4-Vérités, je ne précise) pour des imbéciles. Car, sans aller reprendre chacun des 5 points de son exposé, je ferai remarquer: 1°) si, effectivement, le texte soumis à referendum est un « TRAITE », il ne faut pas perdre de vue que ce « traité » abrite bel et bien en son sein pas seulement un « serpent monétaire », mais, surtout, une véritable CONSTITUTION. Et une constitution qui sera un véritable carcan pour les femmes et les hommes qui entendent conserver le peu de liberté dont ils disposent encore. De toute façon, « traité » ou « constitution », rien n’autorise des « démocrates » patentés (UMP, PS, UDF et autres verts) à livrer à notre verdict un texte dont Pierre LANCE reconnaît lui même qu’il est « lourd, compliqué, rebutant… », pas plus que cela ne devrait autoriser celui-ci à nous faire croire qu’en le lisant « à petites étapes » … en « se forçant », et en s’aidant quotidiennement des explications données sur « FRANCE-INFOS » (dont on connaît la partialité, à commencer par ses collaborateurs qui ont fait passer sur le « Net » une pétition pour s’en plaindre). Ce « traité » a été manifestement rédigé dans l’esprit des contrats d’assurance qui vous assurent en grands caractères des garanties mirifiques, lesquelles sont gommées par toutes sortes d’alinéas écrits en petits caractères. 2°) Certes, pour reprendre le propos de Pierre LANCE, le libéralisme n’est pas (ne doit pas être) une idéologie. Nul homme épris de liberté, surtout après avoir vu les dégâts causés par diverses idéologies, en URSS ou ailleurs, ne peut refuser a priori ce « libéralisme ». Mais que doit-on penser d’un « libéralisme » à tous vents qui favorise non pas les gens qui veulent vivre de leur travail, de leur créativité, de leur esprit d’entreprise, mais toutes les concurrences sauvages de pays immensément peuplés aux salaires misérables (que l’on ne me parle pas du Portugal ou de l’Espagne d’autrefois, ni même de la Pologne, de la Slovaquie ou de la Lithuanie d’aujourd’hui, mais bien de la Chine ou de l’Inde !)comme à toute la finance internationaliste*. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. L’UNION (je rappelle qu’il faut utiliser ce vocable, et non celui d’ « EUROPE »)avec les différents traités (MAASTRICHT, ROME, AMSTERDAM, NICE,mais aussi l’OMC) que des dirigeants (au premier rang desquels CHIRAC et JOSPIN ») ont signé en toute connaissance de cause est la porte ouverte non pas au libéralisme, mais à la loi de la jungle. EN ECONOMIE COMME EN MORALE, IL Y A DES BARRIERES QU’ON NE DOIT PAS ACCEPTER DE LAISSER FRANCHIR SOUS PEINE DE CHAOS. Un chaos qui permettra peut-être l’avènement d’une ère nouvelle, pourquoi pas celle du VERSEAU dont on nous rebat les oreilles? Mais que de dégâts, que de victimes innoncentes ou non, avant ! 3°) Bien évidemment, ce texte, contrairement aux assertions de P.L. est verouillé.Il n’y a qu’à se reporter à la procédure qui devrait permettre une quelconque révision…Autant dire, mission impossible ! 4°) là où vraîment notre ami se moque du monde, c’est lorsqu’il traite de la TURQUIE. Outre que CHIRAC II a maintes fois marqué sa volonté de faire entrer la TURQUIE dans l’UNION (après avoir ironisé à ce sujet en disant ! « POURQUOI PAS LE ZIMBBABWE ? »), il fait semblant de ne pas voir que la Turquie ayant un petit bout de territoire en Europe(sans parler des millions de TURCS qui se comportent en territoire conquis aussi bien en France qu’en Allemagne, entre dans le champ d’application du « Traité ». Et il est impardonnable qu’ayant été parmi les rares Français à avoir déchiffré ce traité, il n’ait pas eu le courage d’aller jusqu’à la page 165 du document que les électeurs référendaires ont reçu par la Poste. Page 165, il aurait pu CONSTATER QUE LA TURQUIE, outre qu’elle a participé aux discussions qui ont permis de rédiger ce traité, FIGURE BIEN COMME CO-SIGNATAIRE DE CE TRAITE. 4°) je passe sur la question de la non-séparation des Pouvoirs. Des Constitutionnalistes plus qualifiés que moi l’ont dénoncée… Et pour ce qui concerne la France, on sait ce qu’il en est lorsqu’on voit le poids que les gouvernants sur les Tribunaux (pas seulement celui d’un Ministre dans l’affaire Bruno GOLLNISH !) et, dans la campagne référendaire, l’intrusion de deux membres éminents du Conseil Constitutionnel gardien, précisément, de la Constitution. 5°) on pourrait dénoncer certaine incohérence chez Pierre LANCE quand, citant Etienne CHOUARD, il comment son 5°) parr « CETTE CONSTITUTION ». Semblant ainsi reconnaître qu’il s’agit bien d’une CONSTITUTION, alors qu’il avait fait remarquer dans son 1°) : « Ce n’est pas un constitution mais un traité ». Mais je ne lui jette pas la pierre. Je le sais trop occupé pour se relire attentivement, sans parler du fait que, sur une page, il n’avait pas la place de nuancer son propos. Bref, loin de me donner « cinq mauvaises raisons » de voter « NON », je suis au regret de lui dire que, ne lui en déplaise, il m’a donné au moins une bonne raison supplémentaire de voter « NON ». Antitraitéconstitutionnellement, et toujours cordialement vôtre, Jean-Claude Lahitte * que l’on me permette de citer, à l’appui de mon propos, cette déclaration de Percy BARNEVIK, membre du Groupe BILDERBERG (fondé sous l’influence de David ROCKFELLER et qui regroupe des financiers internationaux): « JE DECRIERAIS PLUTÔT LA GLOBALISATION (entendez l’internationlisation) COMME LA LIBERTE POUR MON GROUPE D’INVESTIR OU IL VEUT, POUR LE DELAI QU’IL VEUT, DE PRODUIRE CE QU’IL VEUT, DE RECHERCHER SES MATIERES PREMIERES OU IL VEUT ET DE VENDRE SES PRODUITS OU IL VEUT, EN S’EMBARRASSANT LE MOINS POSSIBLE DES DROITS DES TRAVAILLEURS ET DES ACCORDS SOCIAUX. » A bon(s) entendeur(s) salut! Et j’entends très bien l’inspirateur de cette « constitution », CHIRAC II soi-même (qui, avec son compère GISCARD s’et refusé, contre l’avis de certains de ses « partenaires » de l’UNION à accorder à ce qu’il appelle l’EUROPE des racines chrétiennes, cela pour mieux y faire entrer la Turquie), j’entends très bien CHIRAC II répondre superbement à un de ses conseillers qui lui faisait remarquer combien d’entreprises et de salariés de « chez nous » ce traité laisserait sur le carreau, à la manière de l’Homme de Colombey dont il se prétend le successeur (au point de le faire voter « OUI ») « Eh bien, ils souffriront ! ». Propos tenus par De Gaulle à l’égard des « pieds noirs » ! Les Français, dit-on, ont la mémoire courte. Je crains que les pieds-noirs qio voteront « OUI », le 29 mai l’aient tout aussi courte ! Et honni soit qui mal y pense !

    22/05/2005 à 13 h 43 min
  • Eric Répondre

    Cher monsieur Lance, je me dois de tempérer un peu votre enthousiasme, notamment quand vous affirmez que le cas de la Turquie n’est pas évoqué dans ce traité constitutionnel. Ouvrons ensemble ce traité. Diection la page 165, sur laquelle se trouve la liste des signataires de ce traité. Comptons-les… 28 signataires ! Pour une Europe de 25 états. Lisons les trois derniers (colonne de droite): – Le président de la Bulgarie – Pour la Roumanie – Pour la Turquie… Les deux premiers signataires ne posent pas de problème leur adhésion est programmée pour le 01 janvier 2007. Mais pour la Turquie, rien n’est prévu. Nos dirigeants affirment que les pays de l’Union seront consultés. Vraiment ? Avons nous été consultés pour l’adhésion des 10 pays d’europe centrale ? Pourquoi nous demander notre avis si nous avons validé un traité…déjà signé par la Turquie ? Permettez moi d’être sceptique ! Après le traité de 1992, qui devait nous apporter bonheur et prospérité, après celui de Schengen (1989) qui devait sécuriser nos frontières, j’ai du mal à croire Supermenteur et sa clique de climpants. Et en tant que libéral proche des néo-conservatives, je voterai non. Non, attendant un traité créant une vraie Europe fédérale et libérale. Avec toute mon amitié, Eric

    22/05/2005 à 11 h 55 min
  • Jean-Claude LAHITTE Répondre

    Je suis vraîment peiné de constater qu’un grand esprit comme Pierre LANCE non seulement se soit laissé embobiner dans le camp des « OUISTES », mais, surtout, qu’il continue à nous prendre pour des imbéciles. Sans avoir la prétention de répondre à chacun de ses « 5 points » (ne pas confondre avec certains « frères » !), qu’il me permette: 1°) si, effectivement, le texte soumis à referendum est un Traité consitutionnel, il abrite bien en son sein non pas un « serpent monétaire » mais bien le serpent d’une véritable constitution qui est un véritable carcan qu’aucune femme libre, qu’aucun homme libre, NE DOIT ACCEPTER LES YEUX FERMES. Et surtout pas à la façon d’un CONTRAT D’ASURANCE (contre le chômage, contre les guerres, contre la faillite de la France, etc. ?) où les « non garanties » sont inscrites en petits caractères illisibles. Mais où Pierre LANCE se moque visiblement de ses lecteurs c’est lorsque, après avoir admis (du bout de la plume ?)qu’un Traité dès lors qu’il est un Traité, peut être « lourd, compliqué, rebutant », veut nous démontrer qu’avec de la bonne volonté, du temps, en le lisant à dose homéopathique, en étant de surcroît à l’écoute quotidienne de « France-Infos », tout-un-chacun pourra en venir à bout… 2°) Pierre Lance nous fait le panégyrisme du « libéralisme ». Celui qui n’est pas une idéologie. Propos auquel ne peut qu’adhérer tout individu raisonnable auquel répugne la dictature du communiste. A condition, précisément, qu’il ne soit pas une IDEOLOGIE

    22/05/2005 à 11 h 51 min
  • R.. Ed. Répondre

    Et bien , moi, on a déjà dit oui à ma place, les supermen qui gouvernent mon pays n’ont que faire de mon opinion de « con ». Ils ont décidé à ma place, ces enfoirés. C’est normal, « ils » ont la science infuse, ce sont tous des gens très instruit et qu’est ce donc que l’avis « du vulgus pecum ». Le peuple, qu’est-ce que c’est sinon de la merde ! Bonjour chez vous, Monsieur le liquidateur de la nation française.

    22/05/2005 à 1 h 03 min

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