L’Europe ne veut pas du modèle social français

L’Europe ne veut pas du modèle social français

Le soir, à la veillée, dans toutes les chaumières de France, on parle actuellement de l’Europe sociale à l’occasion du vote de la constitution ou de l’arrivée de la Turquie. Chaque leader politique a sa propre position. Dans chaque parti, on ne sait plus qui a raison et ou qui a tort.
Avant de vouloir construire l’Europe Sociale, il faut d’abord remercier les Américains qui ont libéré l’Europe, détruit le nazisme et empêché, par leur présence, les communistes de prendre le pouvoir en France comme ils l’ont fait en Pologne ou en Allemagne de l’Est. Tout en respectant notre propre Liberté, ils nous ont évité 60 ans de démocratie populaire.
Il faut ensuite remercier Adenauer et De Gaulle, qui ont su utiliser l’abri du bouclier américain, pour mettre fin aux sanglantes guerres franco-allemandes et jeter les bases de la Communauté Européenne.
Merci enfin à tous nos hommes politiques européens, qui, depuis 60 ans, rendent volontairement nos économies interdépendantes en mettant toutes les entreprises européennes en concurrence entre elles. La même monnaie, l’euro, circule maintenant à Berlin, à Rome ou à Paris. Cette monnaie est le merveilleux symbole du lien économique qui unit profondément les ennemis d’hier. La Paix entre les peuples européens apparaît aujourd’hui comme presque définitive.
Dans cette belle et réjouissante évolution, les responsables politiques et syndicaux français sont malheureux. Ils veulent bien profiter des richesses qu’offrent la liberté d’entreprendre et la concurrence. Mais ils veulent en même temps maintenir sur les entreprises françaises les innombrables contraintes qu’ils ont édifiées depuis 60 ans. Ils exposent la Poste française à la concurrence de la poste néerlandaise, mais veulent maintenir en même temps le statut très favorable, mais très coûteux, des postiers français. Ce qui rend la distribution du courrier par la Poste française trois fois plus cher que par la poste néerlandaise. Ils veulent bien laisser le courant électrique anglais alimenter les Français, car on le paye bien moins cher, mais ils veulent en même temps conserver les solides retraites données à EDF. Ils ont ainsi été obligés de créer en France un impôt nouveau pour payer les retraites des agents d’EDF. Ils veulent bien importer des voitures de toute l’Europe, mais ils augmentent de plus en plus rapidement le SMIC en France. Peugeot installe ses usines en Tchéquie.
De ce fait, l’économie française se porte mal. Nos responsables sont parfaitement conscients du problème. Ils ont alors trouvé la solution miracle : construire l’Europe Sociale. La France maintient toutes les contraintes qui pèsent sur son économie, mais elle demande à tous les autres pays européens de faire comme elle. Elle veut exporter son complexe système de répartition des revenus. Elle veut construire l’Europe Sociale à la française, d’autant plus qu’en France la droite et la gauche croient que notre système est le meilleur du monde.
Nos partenaires européens nous écoutent de moins en moins et se moquent de plus en plus de nous. Ils voient en effet que notre système social fonctionne très mal, et ils n’en veulent pas pour l’Europe. La France a maintenant fait en Europe l’unanimité : aucun pays ne veut adopter le système français.
L’Europe Sociale, telle que la rêvent la gauche et la droite française ne sera pas. C’est une évidence politique. La France est maintenant au pied du mur. Ou elle maintient les contraintes qui rendent ses entreprises privées ou publiques non compétitives, et nous sombrons. Le chômage et la pauvreté vont nous envahir. Ou elle imagine une politique sociale reposant sur le dynamisme de ses entreprises, et nous gagnerons. Le plein emploi et la richesse suivront.

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Fabius

Pour se démarquer des autres prétendants socialistes à la course élyséenne, M. Fabius menace de voter non au référendum sur le traité de Constitution européenne. Les Français doivent savoir que ce chantage concerne le traité de Maastricht, dont il fut un fervent défenseur… Sans aucune honte, M. Fabius critique SA politique européenne. Il considère aujourd’hui que le pacte de stabilité et la libre concurrence économique sont pénalisants et il n’accepte plus son traité, car il remet en cause les services publics… Je ne crois pas que cet homme soit incompétent, je pense plutôt qu’il est opportuniste. La France a un besoin urgent de gouvernants avec une véritable vision pour l’avenir. Elle est fatiguée de ces carriéristes et de leurs pirouettes.
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(21) Commentaires

  • Christophoros. Répondre

    A T.Larger, trois observations rapides : 1. Votre observation est certainement valable pour votre activité, votre secteur d’activité mais de là à généraliser ? 2. Je pense qu’il faut se garder de sur-interpréter le PIB car a- on peut discuter ce qui est pris en compte pour son calcul b- dans certains pays, l’économie souterraine est si importante que le PIB officiel n’a pas vraiment de signification ( ex sud de l’Italie ) c – mécaniquement la seule augmentation du PIB peut induire en erreur ( exemple augmentation du PIB de la France après la tempête de 1999 du seul fait de la prise en compte des travaux de remise en état ). 3. Vous ne prenez en compte que le seul travail salarié. Certaines personnes « inactives » ont cependant un rôle majeur. Deux exemples : les mères de famille dites inactives qui s’occupent de leurs enfants ( output maximum à court et surtout long terme non pris en compte par les économistes ), les personnes qui se placent en pré-retraite pour aider leurs parents âgés, les personnes qui font du bénévolat etc…. Cordialement.

    7 octobre 2004 à 20 h 17 min
  • Adolphos Répondre

    Cependant la Poste touche des subventions pour des missions de services publiques. Donc elle est plus ou moins indépendante. De toute façon, tant qu’elle n’est pas rendu au peuple par la privatisation, une entreprise n’est pas indépendante.

    7 octobre 2004 à 13 h 36 min
  • larger Répondre

    christophoros, votre question se pose depuis le début de la révolution industrielle; la situation de la france actuelle dont le PIB par habitant montre qu’elle est moins performante qu’avant globalement est caractéristique du fait qu’effectivement le privé a amélioré sa productivité alors que le public a dégradé la sienne. celà fait un an que je suis en train de me réorganiser pour moins travailler, donc faire travailler une personne de plus, ça me coûte tellement cher en charges que je me demande si je ne vais pas etre obligé d’emprunter pour celà, ayant déjà absorbé toute ma trésorerie; c’est quasiment impossible à comprendre pour un salarié, mais c’est comme ça. Le système actuel oblige le privé à travailler de plus en plus afin d’absorber les baisses de rendement du public. C’est donc vrai qu’un allègement du public aboutira ineluctablement à une augmentation du chômage, et le défi sera d’absorber ces chômeurs rapidement à conditions que la politique économique ne pousse pas les emplois à s’expatrieri comme actuellement. il faut également bien garder en tète que outre le taux de chomâge nous sommes un des pays où on trouve le plus de gens qui ne travaillent pas pour diverses raisons (toutes cetainement très valables)

    7 octobre 2004 à 8 h 48 min
  • willis Répondre

    moi les bobos que je connais commencent de plus en plus à faire comme les anglais qui viennent ici…. « vivre à la campagne » et laisser les villes qui se transforment en zone de guerre ethnique, aux fans du voile islamique…

    7 octobre 2004 à 6 h 44 min
  • Christophoros. Répondre

    Juste une petite question, comme ça en passant. Etant donné que la productivité augmente du fait des avancées technologiques dans de nombreux secteurs qu’aurait-on fait des actifs en excédents s’il n’y avait pas eu de création de postes de fonctionnaires ?

    6 octobre 2004 à 20 h 09 min
  • eric dugas Répondre

    Pour continuer sur le sujet de la poste, un article tres interessant pulie sur libres.org, avec le lien suivant : http://www.libres.org/francais/actualite/reforme_poste_a2_4104.htm Qu’en pensent ceux qui sont pour le service public a la francaise ??

    6 octobre 2004 à 17 h 58 min
  • eric dugas Répondre

    De toute facon, qu’on m’explique pourquoi le nb de fonctionnaires a augmente de 900 000 en 20 ans, si ce n’est pour se creer une clientele electorale. Quant a la poste anglaise qui perd son courrier, il faudrait peut etre commencer par virer le PDG qui n’arrive pas a faire fonctionner sa boite. Apres tout, si j’utilise un service qui ne fonctionne pas, je vais voir ailleurs. Dans ce cas, si la poste britannique ne fonctionne pas, c’est que ce n’est peut etre pas une bonne idee de lui donner le monopole de la distribution du courrier. Soyons intelligent et creeons des postes concurrentes, il y aura forcement un patron qui saura faire marcher la sienne, et le jour ou elle ne marchera plus, j’irais voir la poste d’a cote. Quant au monsieur qui a termine sa carriere au smic en ayant travaille toute sa vie pour le meme patron, effectivement je trouve ca dur (pour lui). Mais moi, je travaille depuis 20 ans et actuellement je suis sans travail depuis 2 ans car j’ai aussi eu un patron « special ». Malgre tout je ne le fustige pas, il fait ce qu’il veut, mais s’il y avait du travail dans ce pays j’aurais deja retrouve depuis. Je critique ces pourris de politique qui font croire a chaque election qu’ils ont trouve la recette miracle, qui nous enfoncent toujours plus, et qui eux n’ont guere de problemes au quotidien (vous inquietez pas pour rafarin, quand il ne sera plus 1er ministre, il sera senateur). Certains politiques, meme en sortant de prison, ont deja des opportunites a leur sortie. Quelle honte !!! Le liberalisme ce n’est pas le patron qui s’en fout plein les poches, meme si tout etre humain a l’etat d’avidite en lui. Si mon patron est comme ca et que je ne le supporte pas, je vais voir ailleurs. Encore faut il le pouvoir. Moi, meme sans boulot depuis 2 ans, je continue a parfaire mes connaissances pour que le jour ou ca ira mieux je puisse etre operationnel. Je n’attends pas qu’on ait pitie de moi, je prends ma vie en main, comme un garcon intelligent. Ca c’est le liberalisme.

    6 octobre 2004 à 17 h 44 min
  • syl33 Répondre

    Pascal, Quelques réponses à votre post 1° Il n’y a pas que les anglais aisés qui achètent des maisons en France, il y a beaucoup de gens de la classe moyenne. 2° Quand on vous lit, on dirait qu’il n’y a pas de pauvres en France. Que faites vous de nos chomeurs, rmistes et exclus? 3° La répartition des richesses selon les mérites de chacun, oui, la spoliation de ceux qui travaillent par les parasites, non. 4°Le libéralisme, c’est la liberté pour chacun de faire ses choix comme il l’entend, en fonction de ses objectifs.Si vous ne faites rien, ou pas grand chose, il est tout à fait normal que vous gagniez peu. 4° Toujours les conceptions bobo de l’existence. Le vélo, le co voiturage, et les transports en commun ( sauf à Paris, et encore), c’est bon pour celui qui a le temps et qui travaille peu. En plus les pistes cyclables pour quatre blaireaux qui prennent leur voiture à la première goutte de pluie, ou les transports en commun ou la CGT dirige la maison, c’est payé par le contribuable qu’il en profite ou pas, et ça le libéral que je suis n’aime pas. 5° On est en général payé en fonction de ses compétences. Mais bon, admettons que votre père se soient fait entuber. S’il avait vécu dans un pays libéral, donc proche du plein emploi, il aurait pu changer de boite facilement, et trouver un meilleur salaire. 6° Il y a toujours eu des délocalisations, et c’est tant mieux. Si demain, les polonais ou les portugais ont un meilleur niveau de vie, ils achèteraont des produits plus chers importés de France, et cela créera des emplois. D’autre part, si avec notre système bloqué, nous savions fabriquer des boites innovantes au lieu de fabriquer des fonctionnaires, nous n’en serions pas là. 7° Le libéralisme n’a plus à prouver sa supériorité sur le collectivisme. Le socialisme a à peu près fonctionné tant que les économies des différents pays, étaient autonomes. Dès lors qu’il y l’euro et la mondialisation, il ne fonctionne plus car les parasites sociaux engorgent le système. Pour le communisme, je ne ferai aucun commentaire, l’histoire parle d’elle meme. Enfin, vous confondez libéralisme et capitalisme. 8° Vous avez des chiffres précis pour les USA? Ou vous vous contentez de répéter ce que vous disent les médias français? Vous ne trouvez pas curieux que des milliers de gens y émigrent alors que c’est un tel enfer social? Je sais qu’en France nous n’avons ni pauvres, ni délinquants, alors vous etes un tout petit peu gonflé car la comparaison n’est pas en notre faveur. Pour finir, vous etes révélateur de l’ignorance crasse de la société française en matière économique. Vous souffrez d’un complexe de supériorité alors que notre pays va tout droit à la faillite et à l’explosion sociale. Soit vous etes aveugle, soit vous etes de mauvaise foi, mais croyez moi, le systeme français est au bout du rouleau.

    6 octobre 2004 à 14 h 53 min
  • Pascal Répondre

    à T. Larger, Précision : je ne suis pas fonctionnaire, ne l’ai jamais été à ce jour. 1/ Oui il y a des pauvres en France. Beaucoup trop. Quand je cite l’Angleterre, ou les States, c’est pour souligner que ces pays dont on met souvent en avant le modèle libéral qu’ils incarnent, ont aussi leur cortège de pauvres. 2/ Je ne dis pas que tous les patrons exploitent leur salariés, je dis qu’il ne suffit pas d’être travailleur pour obtenir une juste gratification de son travail. Je dis aussi que le rapport de force est souvent nécessaire pour obtenir mieux. 3/ 8% de salariés syndiqués : ont peut être travailleur (courageux et honnête) et syndiqué. Ce n’est pas une infamie. Par ailleurs, je ne suis pas (encore) syndiqué, ne l’ai jamais été à ce jour, mais ça ne m’empêche pas de me reconnaître dans certaines actions syndicales. Si les syndicats n’avaient pas été là, c’est-à-dire s’il n’y avait pas eu un rapport de forces collectif, les enfants seraient toujours au fond de la mine et donc les mines françaises seraient toujours exploitées. Ce n’est qu’un exemple. 4/ Réduire ma vision au marxisme est un peu réducteur ! C’est comme si je réduisais la vôtre au libéralisme : à chacun selon ses mérites. La main invisible régule tout. La loi de l’offre et de la demande équilibre les facteurs du marché. Tout en équation. Les plus faibles servent de variable d’ajustement : normal, c’est eux qui ont le moins d’utilité. Le problème c’est que vous semblé persuadé que vos idées constituent la solution aux prblèmes de notre nation. Du coup, vous donnez facilement dans le jugement : on se retrouve vite catalogué. 5/ Vous percevez chez moi de la jalousie par rapport aux possessions d’autrui. Je ne prétends pas me connaître parfaitement, alors je veux bien admettre qu’il y ait un peu de jalousie nichée en moi. Toutefois, je ne pense pas que ce soit un sentiment dominant. Je le répète : je possède peu mais je suis satisfait de mon sort. J’ai un toit, une campagne magnifique autour de moi, (j’ai bien écrit campagne), je suis en bonne santé, j’ai quelques amis Si je peux augmenter mes possessions, je ne suis pas contre, mais pas à n’importe quel prix. Ca c’est mon côté éthique personnelle et collective. Encore une fois, à chacun sa conception du bien vivre. Tout de même vous avez des conclusions que je trouve bien hâtives. 6/ Il me semble que dans notre pays, il y a de la place pour ceux qui veulent entreprendre et essayer de gagner de l’argent. Je prendrais deux exemples (on ne pourra pas me reprocher d’être trop abstrait). Mes parents : père ouvrier qui termine au SMIC après 4 ans de dur labeur. Mère au foyer, trois enfants à élever, une basse-cour, puis famille d’accueil. Ni l’un ni l’autre ne sont syndiqués (l’un vote UDF, l’autre écolo-socialiste). Et bien ils vivent correctement, louent trois maisons qu’ils ont restaurées avec les aides de l’Etat et les artisans. Et ils sont satisfaits de leur sort matériel. Il faut dire que c’est pas le genre à se plaindre et à cracher dans la soupe. Mes voisins et propriétaires de mon (adorable) logement (qu’ils ont restauré à la sueur de leur front avec des aides de l’Etat): lui est salarié, elle l’a été avant d’ouvrir un commerce de lingerie chic voici six ans. Ils vivent bien, améliorent le confort de leur maison et soignent leur propriété (très jolie). J’entretiens avec eux des relations de voisinage discrètes mais cordiales. Ce sont des propriétaires plus que correctes et je ne manque pas une occasion de leur témoiger ma considération. Allez vive les valeurs de la France. C’est pas parfait, mais c’est plutôt pas mal.

    6 octobre 2004 à 9 h 57 min
  • Laurent Répondre

    A Aude: Bien sûr que je connais Goebbels….. Mais à force d’en parler je me demande si vous n’ètes pas une de ses fans…….. A Didier: Ayant travaillé comme saisonnier dans une administration publique, je peux vous assurer que, dans les bureaux que je voyais, c’était plutôt 40 à 50% de fonctionnaires à jeter!!!!! En prime, ceux qui se faisaient le plus souvent enguirlander étaient forcemment ceux qui bossaient!!!!!!!!!! Mais je ne pense pas que le même raisonnement s’applique à 100% à la poste….. Sinon, pour faire de vraies économies, autant baisser les salaires des ministres (vu les résultats!!!!!…..) et virer qqs planqués dans les directions à paris…..

    5 octobre 2004 à 20 h 40 min
  • T.Larger Répondre

    vous etes pollué par votre vision marxiste de l’économie: un patron exploite les travailleurs, un commerçant vole son client, et un syndicat veut forcément le bonheur des gens qu’il est censé défendre. Les syndicats représentent 8% des salariés, principalement des fonctionnaires, et l’emergence de nouveaux syndicats est rendue impossible par des lois issues de la libération, où est la démocratie?D’autre part vous ne supportez pas que quelqu’un gagne plus que vous, vous etes très représentatif de la mentalité française officielle. Si la démocratie c’est faire travailler les moins puissants au plan électoral pour nourrir les autres, je n’en suis pas. Tenez en démocratie, on devrait pouvoir choisir le système économique dans lequel on veut se mouvoir, ça serait interessant de faire coéxister les 2 systèmes dans le même pays, libéral et « social à la française que le monde entier nous envie mais ne copie pas », mais les tenants du second système ne voudront jamais, ils ont trop besoin de l’argent des premiers. Au fait à vous lire, on ne voit des pauvres qu’en Angleterre, parlez moi un peu du système de retraite des sdf, des rmi qui je crois bien ont augmenté de 10 % l’année dernière.

    5 octobre 2004 à 20 h 08 min
  • Didier Répondre

    A Pascal; Personne n’a jamais prétendu que tous les fonctionnaires étaient des parasites, j’en connais qui font honorablement leur travail. Certains autres sont planqués, tire au flanc car protégés par une recommandation et donc abusent de leur statut. Ceux là font du mal aux gens honnêtes. Et comme chacun se serre les coudes, alors c’est tout l’ensemble qui se trouve vilipendé. D’une manière générale toutes les études montrent qu’en France il y en a 25 à 30% de plus que dans d’autres pays, pour assurer des missions comparables, à efficacité égale. Ce qui revient à dire que notre service public n’est pas meilleur et nous coute bien plus cher. Il est évident que ce surcroit de dépense pourrait être consacré ailleurs. Il serait souhaitable et juste que vous ouvriez les yeux sur les pauvres de France, souvent de modestes retraités ruraux obligés d’arrondir leurs pensions en faisant la plonge dans certains petits bistrots de village, entre autres… Vous qui me semblez sensibilisé par la justice sociale, vous ne manquerez pas de trouver raisonnable de limiter le poids de la fonction publique et son cortège de gaspillages et d’égoïsmes divers pour donner un peu plus aux plus pauvres. C’est le moment de donner l’exemple…

    5 octobre 2004 à 18 h 06 min
  • Pascal Répondre

    Les Anglais qui achètent nos maison. 1/ J’habite l’Ouest de la France moi aussi. Et oui, les Anglais AISES trouvent qu’il fait bon vivre dans notre belle France fonctionnarisée. C’est pour cela que ceux d’entre-eux qui en ont les moyens quittent leur pays pour s’installer chez nous. 2/ Pendant ce temps, ceux de leurs concitoyens britaniques qui n’en ont pas les moyens restent au pays où leur retraite ne suffit pas bien souvent à payer un accès au soin. Pour leur éviter de vendre leur maison sur leurs vieux jours, le gouvernement envisageait cet été (message ci dessus) de mettre en place un système de prêt garanti par l’Etat et gagé sur le logement des bénéficiaires dudit prêt pour ceux qui ont la chance d’être propriétaire de leur habitat (40% maxi de la valeur dudit habitat). Les héritiers rembourseraient. Ces gens-là n’achètent pas de maison en France. 3/ A un moment donné, travailler dur ne suffit plus : il faut penser répartition de la richesse créée en travaillant. Malheureusement, je ne vois à ce jour qu’un moyen de procéder : rapport de forces dans un cadre démocratique. Cela passe par le débat. 4/ et vous quel est votre objectif Pascal? Je ne suis pas pour le TOUJOURS PLUS. Mais chacun sa philosophie. Je me contente de faire valoir la mienne. J’ai peu mais j’ai assez pour vivre somme toute assez heureux dans cette belle France (quand celle-ci n’a pas trop souffert du remembrement : j’ai de la chance le coin où je vis a été épargné). Il y a des gens qui possèdent 3, 4, 5, 10, X fois plus que moi et qui en veulent davantage. Sont-ils proportionnellement plus satisfaits de leur existence ? 4/ Le progrès. Certains vont considérer que les voitures 4 4 sont un progrès : plus sures (pas pour les autres), passent partout. D’autre vont considérer que les Formules 1 et les voitures de courses ont leur utilité. Pourquoi pas ? Moi j’ai une Opel Corsa bas de gamme (option 5 portes pour le bébé à l’arrière!) deux vélos, les transports en commun avec mon fils, et le co-voiturage bi-latérale (l’auto-stop : je suis demandeur et offreur). C’est sympa et c’est une forme de partage de la richesse qui ne coûte pas grand chose.) Personnellement, je considèrerai comme un progrès véritable en matière automobile la commercialisation de modèles propres alimentés avec des carburants renouvelables. Aux dernières nouvelles j’ai pas ouï-dire qu’il y avait des débordements d’enthousiasme sur le sujet chez nos industriels et politiques. Pourquoi donc ! ? Je considèrerai également comme un progrès le développement des formes collectives de transports. 5/ C’est ça l’enfer du libéralisme, les parresseux sont obligés de travailler… Peut-être, mais les courageux ne sont pas forcément récompensés. Mon père a beaucoup beaucoup travaillé. Il adorait ça. Les douze dernières années, le fils du patron a pris la succession. Il a bloqué son salaire. Il a fini au SMIC. Et pourtant jamais malade, jamais absent et pas un jour de chômage en 44 années de labeur. Et jamais une plainte. Il ne suffit pas de vouloir d’être courageux pour obtenir une contrepartie équitable. Rapports de forces!! C’est pour ça qu’il y a des syndicats, aussi imparfaits soient-ils. 6/ La menace des pays à la main-d’oeuvre meilleure marché : un sujet très intéressant qui appele des mesures à court terme et des objectifs à longs termes car gouverner c’est aussi prévoir. On nous dit on va fabriquer des voitures en Pologne, Roumanie car la main-d’oeuvre y est moins chère. Par la même occasion, nous allons contribuer à améliorer le niveau de vie de ces travailleurs de ces pays. Très bien. Mais où est le bénéfice si c’est pour faire chuter le niveau de vie des salriés français, allemands, britaniques ? Et nos paysans. Dans votre façon d’aborder les problèmes je trouve que l’Etat (avec ses fonctionnaires et ses impôts) a les épaules un peu trop large comme bouc-émissaire. A force de focaliser sur une seule cause vous risquez de perdre en crédibilité. 7/ J’avance une hypothèse : le libéralisme a prouvé sa supériorité dans l’art d’organiser la production de la richesse en exploitant les plus faibles. Autrefois les colonies, aujourd’hui les travailleurs du Monde d’en bas. Le Monde bouge. Indéniablement, il faudra que les plus faibles repensent leur situation de manière collective. Pas simplement en tapant sur ces privilégiés de fonctionnaires désignés à la vindicte populaire pour servir de boucs-émissaires à une catégorie de mécontents. Le communisme est une idéologie, le libéralisme en est une autre, même si il aime se présenter sous les atours avantageux du pragmatisme. Un pragmatisme pas si désintéressé. 8/ Faire croire aux gens qu’être fonctionnaire c’est être un parasite est forcément réducteur. Là comme ailleurs, les choses sont perfectibles. Mais qui croira que la solution miracle réside dans l’éradication de ce nids de nuisibles ? Les Etats-Unis constituent un exemple avancé des solutions souvent préconisées ici : à mes yeux, les States sont peut-être les plus riches, les Américains sont parait-ils des gens charmants, mais la pauvreté y est importante, la criminalité également, les jobs hyper précaires et mal payés hyper nombreux, le port d’armes autorisé, l’obésité est un véritable fléau national et les Américains sont, parait-il là encore, peu ouverts sur le Monde, ormis pour y faire des affaires. Non the American way of life ne me séduit pas. A ce propos un citoyen américain, Jeremy Rifkin vient de publier un bouquin où il affirme que l’avenir c’est le modèle … européen. « The European Dream » ou «comment la vision du monde de l’Europe éclipse tranquillement le rêve américain». Bon d’accord le débat n’est pas tranché, mais il ne saurait se résumer à vilipander le pouvoir de nuisance des fonctionnaires. Bien à vous.

    5 octobre 2004 à 13 h 11 min
  • Aude Répondre

    Je maintiens que cette phrase est de Goebbels (chef de propagande de Hitler, vous connaissez ?). Et comme là nous débattons d’un sujet ma foi fort intéressant pour les autres internautes, je vous suggère de sortir un dictionnaire ou alors d’en acheter un et de constater que trés s’écrit très.

    5 octobre 2004 à 9 h 20 min
  • bob slade Répondre

    Un des meilleurs systeme de poste est le systeme suisse

    5 octobre 2004 à 0 h 27 min
  • t..larger Répondre

    et vous quel est votre objectif Pascal? maintenir les privilèges acquis des fonctionnaires et assimilés sous pretexte de solidarité. Si la France n’a plus de curé, en matière de solidarité elle a encore des tartuffes et des jésuites en quantité, et leurs sermons sont largement aussi rasoirs. Je n’ai pas besoin de lire, j’habite dans l’ouest de la France et je peux vous dire que les anglais débarquent et achètent; ils font même monter les prix de l’immobilier; ils ont des sous eux, et ça je peux le constater moi même, je n’ai pas besoin de me laisser intoxiquer par les médias aux ordres. Et notre taux de chomage qui est un des premiers d’europe, notre PIB par habitant qui n’est plus un des derniers de l’europe grace à l’elargissement de cette dernière. Je ne suis pas capable de vous faire un cours magistral, mais je peux vous dire que mon objectif personnel est de me faire moins ponctionner par des gens qui sous pretexte de service public prétendent nous faire travailler un jour sur deux pour conserver leurs privilèges, alors qu’eux s’octroient toutes sortes d’avantages sur notre dos. J’ai déjà donné, ôtez votre main de ma poche, et si vous voulez plus,faites comme tout le monde dans le privé, travaillez! C’est ça l’enfer du libéralisme, les parresseux sont obligés de travailler…

    4 octobre 2004 à 20 h 43 min
  • Laurent Répondre

    A Aude: Merci de rendre à César ce qui est à César… Cette phrase est de ce dernier alors laissez donc vos sous entendus de trés trés trés bas niveau à la porte!!!!! A t;larger: je crois que le message de Pascal est assez explicite….. Pour ma part, je préfère payer plus cher et être sûr que mon courrier arrive à destination!!!!! Celà dit, je comprends que vous soyez énervé surtout si comme beaucoup d’usagers des postes vous vous êtes retrouvé dans une files d’attente avec des personnes aux guichets qui sont d’une amabilité digne d’une porte de prison du Moyen-Age!!!!! Mais bon, si le travail est fait correctement, je trouve que c’est le principal!!!!! Pour une fois, essayons de voir le positif dans ce que nous avons en France….. et aprés, voyons le négatif, il n’en sera que plus clair!!!!!

    4 octobre 2004 à 20 h 15 min
  • Pascal Répondre

    A propos de la Poste britanique, The Royal Mail, elle a inspiré un article au titre évocateur dans l’édition du 26 juillet du Daily Express : The Royal fail. Le problème : 14 millions de colis sont perdus chaque années, le courrier arrive fréquemment avec du retard, les vols sont nombreux. Explications : les postiers sont peu payés, ne parlent pas anglais parfois, travaillent à temps partiel, perdent un temps fou à se repérer dans des zones de plus en plus grandes car ils sont de moins en moins nombreux. Qui plus est le turn-over est très important. Ce qui ne facilite pas le repérage. Anecdote : l’auteur de l’article, Jonathan Maitland, parle de son propre vécu de résident. « My first inctinct was to call the police. It looked as if a gang of robbers were making of with three Royall Mails trolleys, ful of post, down the high street. They were unshaven, dressed like skateboarders and talking a language I didn’t recognize. Then I took a closer look. They weren’t thieves : they were official employees of the Royal Mail, entrusted with delivering our valuable post. » Conclusion : l’an dernier, après quatre années de pertes importantes, The RoyalMail a fait un bénéfice de 197 millions de livres sterling. A quel prix ? Commentaire du journaliste : « It looks suspiciously as if the Royal Mail has forgotten they are supposed to be running a service, not just a business. The Roayal Mail appears to have lost something more valuable than the 14 millions letters it mislays each year : its reputation. (…)It’s rapidly becoming a national disgrace. » Décidément, le modèle libéral britannique a bien des soucis avec ses services au public. L’Etat des chemins de fer n’est guère brillant, au point de pousser le gouvernement à s’en occuper de nouveau. Sans parler des retraites : pour permettre aux retraités les moins aisés propriétaires de leur logement de ne pas avoir à vendre celui-ci pour subvenir aux frais de santé (private health and residential care), le gouvernement étudiait cet été la possibilité de garantir un emprunt pouvant atteindre 40 % de la valeur du dudit logement. Ainsi, ces retraités ne seraient pas obligés de vendre leur demeure pour accéder aux soins dont ils pourraient avoir besoin. Ce prêt leur permmettrait d’améliorer leur retraite de base de 100 livres sterling par semaine (« Pensioners could pocket an average (livres sterling)100-a-week on top of their state pension and other benefits). Le prêt serait remboursé par les héritiers (qui pourraient vendre la maison). Personnellement je suis encore satisfait de la qualité de la Poste française, en particulier, et de nos services pubics en général. Quant aux prévisions à long termes, ça fait 20 ans que j’entends dire que la France va être larguée au niveau international (que je sache on ne l’est pas plus pas moins que nos voisins et amis européens) mais aussi que « les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain. » Cette devise permettant de justifier la non redistribution de la richesse créée. Je ne suis pas persuadé qu’elle ait été vérifiée par les faits. Les inégalités croissantes en matière de répartition de la richesse si (au cours des 20 dernières années, la part du revenu national attribuée aux salariés est passé de 80% à 70%, les 10% étant désormais attribués aux actionnaires des entreprises. Or, j’entendais dire ce matin que le FMI déplorait que la demande émanant des particuliers en Europe était trop faible. D’où une mauvaise croissance. Mais avec quoi ils vont consommer les particuliers ? Avec l’argent qu’ils vont récupérer en payant moins d’impôt. Oui, mais ceux qui n’en paient pas ou peu, ils sont nombreux, avec quoi vont-ils consommer davantage ? A moins que ce ne soit avec leur épargne abondante (la peur de l’avenir). Tout cela est bien aléatoire car si les gens épargnent en prévision d’un avenir incertain, c’est que : primo, ils peuvent épargner car ils ont assez pour suvbvenir à leur besoin, donc leurs besoins élémentaires sont satisafits. Dès lors pourquoi consommer beaucoup plus ? Deuxio, s’ils épargnent moins, ils contribueront à relancer l’économie, et donc à créer des emplois (et la croissance non créatrice d’emplois ?) et donc à améliorer les indices qui engendrent confiance ou méfiance ? Donc pour que l’économie libérale tourne, il faut moins d’impôts, moins d’épargne (aus States, ils vont même jusqu’à subventionner le crédit à la consommation pour faire tourner leur économie, d’où un endettement des particuliers assez élevé), toujours plus de consommation (pour faire quoi au juste) et donc vive le marketing et la pub pour sonder l’âme et le coeur des consommateurs et promouvoir ce qu’il est faut consommer pour rester tendance. Au fait quel est l’objectif poursuivi par le libéralisme ?

    4 octobre 2004 à 13 h 23 min
  • Aude Répondre

    Ou encore T. Larger, comme disait Goebbels : plus un mensonge est gros plus les gens y croient…

    4 octobre 2004 à 9 h 40 min
  • t;larger Répondre

    donc l’ouverture à la conccurence et l’élargissement européen sont une aubaine pour la poste qui va enfin trouver un marché à la mesure de ses compétences et faire rayonner dans le monde le savoir faire des entreprises de service public à la française ( prions pour qu’il n’y ait plus de grève… ) Vous vous moquez de nous M. husenau, je vous invite à lire l’article: Société civile de juin 2003: le paradis des régimes spéciaux et très spéciaux http://www.ifrap.org et http://www.sauvegarde-retraites. quand à la rentabilité de la poste, le marché jugera… un mensonge répété 100 fois devient une vérité

    3 octobre 2004 à 21 h 01 min
  • HUSENAU Répondre

    Ce discours très partisan au service des entreprises (avec un grand E) est truffé d’inepties….mais c’est un fait coutumier. Je tiens à rappeler à l’auteur de ces lignes que La Poste dispose d’un budget propre (donc La Poste n’est pas financée par l’impôt !) et qu’elle a la charge intégrale de la retraite de ses fonctionnaires. C’est donc bien le travail des postiers et postières qui crée la richesse qui contribue au paiement des retraites des plus anciens. Les postes allemandes, néerlandaises, anglaises, n’assuiment plus cette charge depuis longtemps. En comparant ce qui est comparable, on s’aperçoit que La Poste française est une des postes les plus rentables du monde.

    3 octobre 2004 à 9 h 12 min

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