L’Europe se dirige vers une union carolingienne

Posté le août 01, 2012, 12:00
7 mins

Charlemagne a encore de l’avenir, a pu dire Charles de Gaulle ! « Il ne faut pas moins d’Europe, mais plus d’Europe » a déclaré, de son côté, la chancelière Angela Merkel tout en appelant « à nous rapprocher dans une union politique ».

Dans l’immédiat, il est certain qu’avec « François, le cauchemar des entreprises » (titre d’un article dans le Süddeutsche Zeitung), l’Europe n’en prend pas le chemin.

François Hollande ne connaît pas suffisamment l’Allemagne et commence à réaliser qu’il va, lentement mais sûrement, à la capitulation pure et simple.
Mario Monti adhère sur le fond, aux thèses d’Angela Merkel. Les sociaux-démocrates du SPD se sont empressés de rallier le pacte budgétaire européen.

Le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle souligne qu’on ne peut pas combattre une crise des déficits avec de nouvelles dettes.
La croissance doit être le résultat de réformes structurelles qui améliorent la compétitivité.

L’Europe, dans son déclin actuel, tant politique, militaire, démographique, moral qu’économi­que, ne se dirige-t-elle pas à terme vers une union carolingienne, noyau dur d’une Euro­pe-puissance à construire pour survivre dans le monde multipolaire du XXIe siècle ?
Milton Friedmann a affirmé, à juste titre, que l’Europe, sans harmonisation budgétaire, fiscale et sociale, avait mis la charrue avant les bœufs en introduisant l’euro. Le laxisme socialiste français et des pays de l’Europe du sud aura également beaucoup contribué à l’intenable situation actuelle (rappelons que la France était légèrement plus compétitive que l’Allemagne en 1999).

Mme Merkel apporte cependant une réponse, qui rappelle les propositions de Karl Lamers et Wolfgang Schaüble à Édouard Balladur : « Nous devons créer une structure politique qui va de pair avec notre monnaie uni­que. » La France, orgueilleuse et hautaine, mais beaucoup plus forte économiquement à l’époque, avait refusé de les étudier sérieusement.
Guido Westerwelle souligne que l’Europe est notre meilleure garantie de prospérité dans un monde multipolaire, avec de nouveaux centres de pouvoir.

À la France de faire en sorte qu’une véritable préférence communautaire soit établie.
Elle doit reprendre l’idée allemande, mais aussi faire comprendre à l’Allemagne qu’avec des structures compétitives, on peut lutter entre Européens, à armes égales, mais certainement pas avec des salaires trente fois moins élevés, que ce soit en Chine ou au Maroc – comme vient de le prouver Renault en implantant une usine avec des salaires marocains, à quelques heures des côtes françaises, et cela sans aucune protection douanière européenne.

Pour survivre économiquement au XXIe siècle, il faut un marché minimum de 150 miIlions de consommateurs, ce qui permet des économies d’échelle avec des débouchés suffisants, des structures économiques et technologiques compétitives, et ce qui permet aussi de pouvoir financer des projets technologi­ques modernes d’avenir, publics ou privés.

Avec moins d’Européens véritablement unis dans une structure carolingienne, on peut donc faire plus qu’avec l’actuelle Union européenne anglo-saxonne, libre-échangiste, sous protectorat militaire américain
Il faut faire exactement le con­traire de ce que préconise Mi­chel Rocard et, tout en gardant la dissuasion nucléaire française, mettre en place une défense européenne crédible.

Le mythe de la France a toujours été de se constituer en unique héritière de Charlemagne. Le mythe de l’Allemagne a toujours été celui de la continuation de l’Empire romain. L’Euro­pe n’en finit pas de subir les conséquences du Traité de Verdun en 843…
Prenons en considération la proposition de l’Allemagne, mais sans nous laisser embarquer dans un monde libre-échangiste, qui convient pour l’instant surtout à Angela Merkel. Exigeons la mise en place d’une défense européenne et gardons en mé­moire ces paroles prophétiques du Général de Gaulle, le 29 mars 1949 : « Il faut faire l’Europe avec un accord entre Français et Allemands. Une fois l’Europe faite sur ces bases, alors on pourra essayer, une bonne fois pour toutes, de faire l’Europe tout entière avec la Russie aussi, dût-elle changer de régime. Voilà le programme de vrais Européens. Voilà le mien ! »

5 réponses à l'article : L’Europe se dirige vers une union carolingienne

  1. quinctius cincinnatus

    07/08/2012

    Monsieur Rousset joue à la marelle avec l’Histoire …  il est salutaire par exemple de rappeler que Charlemagne TRANFERA SA capitale de la Gaule à Aachen , abandonna le gallo-romain pour un parler germanique et débuta le " Drang nach Osten " ( " conversion" des Saxons et des Lombards " ) , les Serments de Strassburg en 842 établissant ensuite de nouveaux rapports entre un " Frankreich "   amputé de ses frontières naturelles et d’une partie de sa population et  un " "Deutchreich"  déjà en gestation et dont le premier enfant viable fut le triomphe de la puissance  prussienne contre ce qui restait de l’Empire Romain-Germanique  à Sadowa.. de là s’ensuivit 1870, puis les deux guerres mondiales qui saignèrent l’Europe à blanc ( c’estbien le cas de le dire ! )… et pour lesquelles nous payons TOUJOURS ACTUELLEMENT  les conséquences :
    une Allemagne démographiquement et politiquement morte , une France à l’agonie industrielle , commerciale et maintenant culturelle ( Noah !  !   ! )
    l’Histoire et la Géographie sont IMPITOYABLES !

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  2. TOTO

    03/08/2012

    les chiens traitres n ont ils pas déclarés que l europe serait irrévocable ?????

     

    aux armes citoyens…..

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  3. Anonyme

    03/08/2012

    Qui, aujourd’hui, peut renverser ce système et remettre la France dans le bon sens ? L’UMP, on ne voit pas ce qu’elle pourrait faire ; qu’elle soit dirigée par Fillon, Copé ou un autre. Marine Lepen a hérité de son père un parti, mais elle n’a pas l’envergure d’un chef d’État.
    Aussi, le seul capable de sortir la France de l’ornière c’est un homme qui a déjà fait ses preuves à la tête d’un territoire, un homme qui a anticipé, au moment de Maastricht, ce qui se passe aujourd’hui, un homme qui a eu le courage de montrer dans son livre « Les Mosquées de Roissy », les dangers de l’islamisation. Cet homme c’est Philippe de Villiers. Il faut le faire revenir au premier plan de la vie politique en signant la pétition ci-dessous et en la faisant signer en copiant ce lien et en l’envoyant à ses proches.
    http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2012N27352

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  4. océan

    03/08/2012

    Qui, aujourd’hui, peut renverser ce système et remettre la France dans le bon sens ? L’UMP, on ne voit pas ce qu’elle pourrait faire ; qu’elle soit dirigée par Fillon, Copé ou un autre. Marine Lepen a hérité de son père un parti, mais elle n’a pas l’envergure d’un chef d’État.
    Aussi, le seul capable de sortir la France de l’ornière c’est un homme qui a déjà fait ses preuves à la tête d’un territoire, un homme qui a anticipé, au moment de Maastricht, ce qui se passe aujourd’hui, un homme qui a eu le courage de montrer dans son livre « Les Mosquées de Roissy », les dangers de l’islamisation. Cet homme c’est Philippe de Villiers. Il faut le faire revenir au premier plan de la vie politique en signant la pétition ci-dessous et en la faisant signer en copiant ce lien et en l’envoyant à ses proches.
    http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2012N27352

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  5. ozone

    01/08/2012

    Des F R O N T I E R E S;;

    Est si l’urope n’en veut pas qu’elle aillent se faire fou…..

    Les tares de cette organisation sont dénoncées depuis des lustres et a chaque fois la réponse et la même,"au moins elle existe"

    Une plainte est déposée a l’encontre de Draghi pour conflit d’intérêt,ce "club" d’opportunistes s’octroie toujours plus d’avantages pendant qu’ils "massacrent" les peuples avec la complicité de leurs dirigents.

    CELA SUFFIT

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