L’Europe se disloque

Posté le 17 novembre , 2017, 11:36
9 mins

L’Espagne en apporte la démonstration. La Catalogne veut son indépendance. La Catalogne veut proclamer la république, et une république socialiste. Et, en effet, ce mouvement indépendantiste est formé en majorité de gens de gauche avec un noyau dur de communistes nostalgiques de la guerre civile de 1936, au cours de laquelle, je le rappelle, les Républicains se sont distingués par des atrocités bien connues : massacres de religieux catholiques, usage systématique de la torture et, pour agrémenter le tout, la profanation des sépultures.

La seule menace de l’indépendance catalane a déjà fait fuir banques et entreprises. À ce jour, 1 700 d’entre elles ont quitté Barcelone. Les gens sérieux n’aimant ni l’aventure, ni le désordre, il pourrait bien ne rester aux Catalans que leurs illusions, leur pays impuissant devenant la cible du terrorisme musulman, comme on l’a vu à Barcelone le 17 août dernier, ou, plus simplement, une base du djihadisme. La maire de Barcelone, Ada Calau, élue en 2015, est d’extrême gauche et se dit favorable à l’immigration et à l’islam qui compte déjà en Catalogne de nombreuses mosquées.

Qui reconnaîtrait une Catalogne indépendante, socialiste et favorable à l’islam ? La Corée du Nord, le Venezuela, et, dit-on, l’Algérie qui verrait d’un bon œil une Catalogne algérienne. Il n’empêche que ces péripéties affaiblissent l’Espagne et, partant, l’Europe.

Ce pays à l’histoire tourmentée a déjà connu l’indépendantisme basque et le terrorisme pratiqué pendant des années, qui a causé des milliers de victimes. Et pourquoi, demain, l’Andalousie, de plus en plus peuplée de Marocains, ne demanderait-elle pas aussi l’indépendance, sous la forme d’un émirat comme celui qui fut proclamé au Xe siècle, l’émirat marwanide d’Al Andalus sous le règne d’Abd Al Rahman III al Nasir ? En attendant, chaque camp cherche à gagner du temps et tout peut arriver.

La Grande-Bretagne, empêtrée dans le Brexit a commis la pire des erreurs que l’on puisse imaginer. Que va-t-il en résulter ? Dans la meilleure des hypothèses, des années de discussion avec l’UE ou, pire encore, une rupture brutale, un affaiblissement général, et déjà une diminution du niveau de vie. La note de la Grande-Bretagne a été abaissée par les agences de notation. En tout cas, à coup sûr, l’idée de l’indépendance de l’Écosse qui, elle, ne veut pas quitter l’UE, va se renforcer, de même que celle d’un rattachement de l’Irlande du Nord à Dublin. Le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord ne serait plus alors que le petit royaume d’Angleterre.

La Belgique, un peu comme l’Espagne, ne tient que par la monarchie. Les Wallons, francophones et volontiers socialistes, d’un côté ; les Flamands, dont la langue est proche des langues germaniques, peuple sérieux et travailleur, de l’autre. Seul le roi évite le pire.

L’Italie n’est pas menacée de partition. On n’en reviendra pas aux républiques de Gêne et de Venise. Il n’empêche que les Italiens du Nord, qui envoient chaque année 70 milliards d’euros au Sud, rechignent de plus en plus à payer pour ce Sud mafieux où le travail ne paraît pas être la première des vertus. Allez voir ce qu’il en est en Calabre et dans les Pouilles.

L’ex Yougoslavie, quant à elle, est une macédoine de peuple et d’ethnies qui se détestent. La guerre civile de 1991 à 1999 l’a démontré. Les Serbes qui ont dominé la fédération se sont comportés en staliniens génocidaires tuant et déportant tout ce qui n’était pas serbe. On se souvient du massacre des populations musulmanes de Srebrenica en 1993 et de la création par l’ONU d’un tribunal international pour juger les crimes de guerre commis par les Serbes. Ayant reçu sur place, ès qualités, le témoignage de malheureux libérés des camps de concentration serbes, j’ai pu rapporter ce qu’il en était à Paris et à Bruxelles, ceci malgré Mitterrand qui, lui, gardait toute sa sympathie à ses amis serbes et à la fédération yougoslave.

Il a fallu l’intervention de l’aviation américaine, à la demande de l’ONU, pour réduire cette ethnie dominatrice, à la fois communiste et orthodoxe. Pour autant, le problème yougoslave, Kosovo compris, n’est pas résolu, il est simplement écarté.

Ne parlons pas de l’Europe de l’Est aux populations sans ressources, dont le but est d’émigrer à l’Ouest et dont les représentants politiques corrompus espèrent recevoir les milliards d’euros de l’UE.

On serait évidemment incomplet si on ne citait pas la Corse où un certain nombre de politiciens élus et indemnisés disent souhaiter l’avènement d’une république indépendante. Dans un tel cas, la république de Corse deviendrait rapidement une dépendance de l’Algérie et, alors, la Corse perdrait, entre autres, les multiples privilèges que lui prodigue la république française et que de nombreux Français aimeraient recevoir.

On notera enfin qu’à toutes ces lignes de fracture entre les membres de l’UE s’ajoutent de profondes divergences politiques. La Pologne, la Hongrie, la Tchéquie, la Slovaquie sont fermement opposées à l’invasion de leur territoire par les vagues de migrants en majorité musulmans et les mesures prises ont, en effet, réduit l’invasion qui a pris le chemin de l’Allemagne et de la France. Mais ces mesures, pourtant dictées par le bon sens, sont jugées inacceptables par l’UE qui ne cesse de stigmatiser Varsovie et Budapest.

Pour être viable et efficace, l’Union européenne aurait dû se limiter aux six membres fondateurs, auxquels auraient pu se joindre l’Espagne, le Portugal, la Suède et la Finlande. Il aurait fallu en rester là. Aujourd’hui, l’énorme machine qu’est l’UE risque de périr de son ambition, de ses prétentions et de sa complexité.

Tous ces facteurs négatifs sont encore aggravés par l’exaspération des classes moyennes exploitées par l’Etat et de plus en plus déclassées, à qui est laissé la seule liberté de constater le bilan global de l’Europe : immigration massive, terrorisme, insécurité, désindustrialisation, chômage… Les pouvoirs en place en Europe de l’Ouest mènent depuis des décennies une politique inspirée par une gauche sociale. Le vote « populiste », comme on dit, prouve qu’on ne veut plus être gouvernés par des profiteurs, des marchands d’illusions et des fabricants d’échecs.

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12 Commentaires sur : L’Europe se disloque

  1. quinctius cincinnatus

    23 novembre 2017

    Najat Belkacem … ” prête à prendre la … tête du P.S. ”

    le P.S. sera donc un canard sans tête que plus rien n’ empêchera de courir !

    quant aux quelques socialistes encore dans la basse-cour ils se prendront la tête !

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  2. Marie-José TRIVIDIC

    22 novembre 2017

    L’UE dictatoriale se disloque ? Bonne nouvelle !

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    • quinctius cincinnatus

      23 novembre 2017

      l’ U.E. …. soliloque ! mais elle n’ est pas encore en … loques ! lock the door please !

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  3. COUTAND

    21 novembre 2017

    Ce n’est pas qu’un peu inquiétant, tout çà ?

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    • quinctius cincinnatus

      23 novembre 2017

      heu ! vous trouvez ? pouvez vous nous expliquer ” pourquoi ” ?

      ce qui est inquiétant ne serait ce pas plutôt la colonisation de l’ Europe par les Lumières ” allogènes ” et la colonisation de notre Economie par les ” yeux bridés ” et les financiers de tous poils ?

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  4. Bistouille Poirot

    20 novembre 2017

    “La Corse deviendrait rapidement une dépendance de l’Algérie ?”
    Vous nous avez habitué à autre chose mon cher Lambert. Je n’ai aucune attache dans cette île sinon l’amour que je porte à son peuple et à la nature qui l’anime.
    Depuis 1964, j’en suis à mon 19 ème séjour en Corse dont deux de six mois à caractère professionnel. Je connais donc cette province française qui date du jour de la naissance de Napoléon. Ce ne sont pas deux départements mais tous les terroirs que j’ai pu parcourir. Et si nous faisions un référendum to day en sur l’Île de Beauté vous seriez étonné par son attachement à la Nation.
    J’ai eu affaire au “Conservatoire du Littoral” dont vous connaissez les programmes liés à la défense des côtes. Il se plaint régulièrement des difficultés de sa mission pour protéger l’intégrité de son territoire vis à vis de la rapacité des promoteurs immobiliers, mais voyez vous, me disaient ils, en Corse, nous avons un allié d’importance: ses habitants, les meilleurs protecteurs de leur patrimoine naturel. Dans 50 ans, ce patrimoine merveilleux sera le dernier de la Méditerranée…
    Hasardez-vous à en contrarier les dispositions et vous connaîtrez immédiatement votre contribution à l’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère. Ces gens sont profondément attachés à leur région elle même provoquée par leur insularité et une “Continuité Territoriale” que j’avais taxé de “discontinue” à l’occasion d’une intervention à peine musclée dans une des 163 petites communes inférieures à 500 habitants, de la Région Corse, lesquelles vivent dans le plus profond dénuement.
    Allez dans un hôpital marseillais et vous serez étonné du teint blafard et de l’accent des patients, tous originaires de Corse, fraîchement débarqués dans le port et qui viennent soigner ici, des maux que l’insuffisance des moyens de leur région ne leur permettent pas de traiter. Rien ne les contrariera pas même les excès d’une administration métropolitaine,… les irriter, oui c’est sûr !
    Essayez également d’aventurer votre épouse “voilée” sur une de leurs plages immaculées et vous saurez pourquoi cette souillure leur est inacceptable, pourquoi un arrêté municipal interdit l’accès aux “barques à voile” comme ils disent. Saurez pourquoi cet arrêté n’est pas remis en cause par leurs deux préfectures quand il est régulièrement contrarié sur les quelques communes méditerranéennes du Continent, dont les maires avaient courageusement décidé d’ignorer le “Vivre Ensemble” et surtout…. le “nager”!
    Saurez pourquoi, vous serez arrêté TROIS fois par la gendarmerie entre Ajaccio et Bonifaccio, principale voie d’accès d’une immigration qui transite par la Sardaigne et les îles Lavezi, saurez enfin que les corses du coin vous diront qu’en assurant eux mêmes cette fonction, ils n’auront qu’à regarder les flottes du Sud passer au large pour aller jeter l’ancre “Porte de la Chapelle” dans l’espoir d’en faire une mosquée. Vous ignorez le rempart que constitue la Corse et qu’il serait temps de voir les “Pinnsouts”(surnom donné aux continentaux), le copier. Et surtout ne commettez pas l’erreur fatale en quittant la Corse, de dire que vous retournez en FRANCE. Ils vous répondront:
    – Retourner, Monsieur ? mais…vous y êtes !!!!!!!!!
    C’est facile à dire, Monsieur Lambert mais je n’aurai pas la muflerie de contrarier vos articles dont je suis un fervent lecteur. Vous êtes trop peu nombreux à défendre notre cause. “Forza Christian ! “

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    • honoré Pelissier

      20 novembre 2017

      Cher Bistouille Poirot,
      Méfiez vous quand même d’une volonté gouvernementale qui poussée à bout par les contrariétés que lui prodigue les Corses, décidait de prendre une disposition particulière à la manière de celles appliquées en Nouvelle Calédonie qui pour “réussir” son indépendance ne peut compter que sur les voix canaques à la condition que les français habitant sur l’archipel y résident depuis plus de 10 ans.
      Pour la Corse, il pourrait être décidé de voter une indépendance que par les seuls français de la métropole ( les Pinnssouts comme vous dîtes ). Bien “travaillés” par les médias, ils seraient capables d’accorder l’Indépendance. Après tout il a bien été interdit aux français d’Algérie de voter pour l’autodétermination de 14 département, français depuis 1860 et bien avant ceux du comté de Nice et la Savoie. Un perpétuel recommencement vous dis-je.

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      • quinctius cincinnatus

        24 novembre 2017

        pinzutti

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  5. HOMERE

    18 novembre 2017

    La Corse dépendante de l’Algérie ? bigre !! la France l’est de facto vis à vis de l’Allemagne…et çà s’aggrave !! l’Empire Germanique est quasi reconstitué….faisons en sorte qu’il se disloque,au besoin par la force…on à l’habitude….çà urge vu les diktats inadmissibles de Merkel et sa clique de patrons toujours prêts à en découdre…comprennent pas les consensus ces gens là…le consensus ? c’est eux !!

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    • BRENUS

      21 novembre 2017

      C’est beau comme de l’antique cette déclaration d’amour à la Corse et ses habitants. En parlant d’habitants, j’entends les natifs et pas les les pinzutti que nous sommes, nom dont nous ne tardons pas à comprendre le sens réel dans l’esprit des corses lorsque nous nous aventurons même pour quelques jours sur l ‘Ile de Beauté. Je ne suis allé qu’une semaine il y a quelques années au pays des fiers à bras et cela a suffit à ma dissuader d’y retourner tant la supposée chaleur humaine et l’hospitalité même basique ne me sont jamais apparues. Vous me direz sans doute que j’en suis coupable, faute d’efforts insuffisants de ma part et d’acceptation d’attitudes hautaines et méprisantes parfois de certains crétins. Pour ma part, ci ce territoire tellement jaloux de son indépendance prenait le large avec pour conséquence de nous faire économiser des milliards chaque année en subventions deguisées ou non non, je n’en pleurerais pas. Peut être même qu’alors, les autochtones feraient un petit effort envers les pinzutti vacanciers au lieu de se foutre de leur gueule. Ah oui, il reste Napoléon , mais pas pour longtemps : certaines assos veulent le gommer des mémoires suite à son comportement avec les ultra marins d’alors.

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  6. HOMERE

    18 novembre 2017

    La Catalogne indépendante….c’est l’Andalousie restituée avec un El Andalus de gauche !! le couscous remplaçant la paëlla….
    La revanche de Podemos grandeur et décadence locale….
    Olé,Ola…dans le baba….

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  7. quinctius cincinnatus

    17 novembre 2017

    Vive le Saint Empire Romain Germanique !

    à bas le jacobinisme … européen !

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