Les 80 ans du Parti communiste français

Posté le 20 décembre , 2010, 12:00
7 mins

Le parti communiste français « fêtera » ses 80 ans le 30 décembre. Voici son histoire très résumée.

Le 30 décembre 1920, au congrès des socialistes réunis a Tours, des militants décident de quitter la SFIO (la Section Française de l’Internationale Ouvrière) pour fonder un nouveau parti, la SFIC (la Section Française de l’Internationale Communiste). Ils veulent s’affilier à l‘internationale communiste fondée en 1919 en Russie par Lénine. Le futur PCF est ainsi inféodé au parti communiste d’URSS.

Les communistes ont lu Marx. Ils sont donc persuadés que la « classe ouvrière » est « exploitée » par la « classe bourgeoise ». En effet, ce sont les ouvriers qui travaillent et produisent ce que nous consommons. Alors que les actionnaires, les « bourgeois », ne font rien, fument de gros cigares en bavardant assis dans de bons fauteuils. Les communistes croient donc à la « lutte des classes », qu’elle soit démocratique ou révolutionnaire.

La première lutte est démocratique. Il faut prendre le pouvoir à l’occasion d’élections et intervenir ensuite sur l’économie. En 1936, avec le « Front populaire » (15 % des voix vont au PCF), en 1945 (26,2 % des voix) et en 1981 (16,2 % des voix), le PCF, allié à la SFIO et aux Radicaux, prend le pouvoir.

Les gouvernements dans lesquels des communistes agissent interviennent alors de deux façons. Soit ils nationalisent les entreprises. Soit le gouvernement fait peser sur les entreprises non nationalisées des contraintes économiques favorisant les « travailleurs ».

La deuxième lutte est non démocratique : c’est la prise de pouvoir par la violence à l’occasion de troubles sociaux,
comme en Russie ou en Chine. Pour les communistes, cette violence est justifiée, puisqu’elle permet de corriger des injustices évidentes. En 1944, à la Libération, la tentation a été très forte pour le PCF : il possédait des armes parachutées pendant la guerre. Il n’en a rendu qu’une partie, en échange de l’amnistie donnée à son chef Thorez. (Les communistes russes et les nazis allemands étaient devenus des alliés le 23 août 1939 avec le pacte germano-soviétique. Les communistes français ont donc déserté et fui en URSS.)

L’échec économique des mesures mises en place par les communistes en France est évident. Dans les mois qui suivent leur promulgation, une forte inflation survient. Elle a été de 29 % en 1936 et de 52 % en 1945. On augmente d’un côté le pouvoir d’achat, et l’inflation qu’on déclenche le réduit de l’autre. On appauvrit finalement le pays…

Par ailleurs, les bénéfices des entreprises nationalisées disparaissent comme neige au soleil. Et pratiquement, au bout de quelques années, toutes les entreprises doivent être aidées par l’État pour survivre. Au lieu de procurer de l’argent, les nationalisations obligent les Français à payer plus d’impôts.

L’échec économique des communistes dans les pays où ils ont pris le pouvoir par la violence est encore bien plus massif. Signalons les dizaines de millions de morts qu’a provoquées la nationalisation des agriculteurs dans l’Ukraine de Staline ou dans la Chine de Mao. La pauvreté y est dramatique.

En 1956, le PCF obtient encore 26 % des voix. Puis, il chute à 19,2 % en 1958 avec le retour du général De Gaulle au pouvoir. Il se maintient ensuite de 1969 à 1973 aux environs de 21 % des voix.

En 1974, l’Archipel du Goulag, le livre d’Alexandre Soljénitsyne est publié en France.

En 1976, à la mort de Mao, Deng Xiaoping prend le pouvoir en Chine communiste. Il installe alors en Chine l’économie de marché et le pouvoir d’achat des Chinois augmente de 10 % tous les ans.

En 1989, le mur de Berlin tombe et la France découvre l’immense pauvreté de l’Allemagne de l’Est. Le 20 décembre 1991, l’URSS s’écroule comme un château de cartes.

Tout le monde est persuadé de la nocivité des idées marxistes. Il est donc normal que le Parti communiste français qui y croit encore ait de moins en moins d’électeurs ; en 2007, Marie Georges Buffet a obtenu 1,93 % des suffrages !

Pour regagner des voix, le PCF a un excellent moyen : proposer ce qu’a mis en place le parti communiste chinois. Bon Noël ! 

11 Commentaires sur : Les 80 ans du Parti communiste français

  1. Anonyme

    6 janvier 2011

    A Jijow :

    Bonjour,

    Pourriez vous développer ce que vous entendez par :
    "
    la dérive de la civilisation vers un retour au moyen âge"
    C’est une idée que je trouve très intéressante, mais j’aimerais savoir ce que vous entendez exactement par cela

    Quand à dire que le communisme est mort, je ne suis absolument pas d’accord
    Regardez les idées défendues par les médias et les hommes politiques (y compris Sarko) : toujours plus d’égalitarisme, toujours plus de protection sociale quelle qu’en soit le coût, toujours plus de démagogie contre les "riches" versus les gentils pauvres exploités
    Incapacité à s’attaquer aux héritages directs du PCF : SNCF, sécu, éducation nationale, retraite par répartition non provisonnée et laissée intégralement au bon vouloir des actifs
    Le front populaire a été la cause directe de la débâcle de 1940
    Mai 68 sera la cause d’une débâcle d’une plus grande ampleur encore car le gouffre économique est immense et la population sera absolument incapable de réagir 

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  2. IOSA

    26 décembre 2010

    Le PC fête se 80 balais……Pas étonnant puisqu’il existe des idiots.

    Et l’ Islam prolifère en France, mais là ce n’est pas la faute des idiots, c’est celle des cons !

    IOSA

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  3. Gérard Pierre

    25 décembre 2010
    Ce qu’on ne dit jamais, c’est qu’au temps de sa splendeur le parti communiste français avait son propre tribunal interne, notamment à l’époque d’André Marty, un fou furieux. Quoique Jacques Duclos, sous son apparente truculence, ne valait pas mieux. Il arrivait que ce tribunal condamne à mort certains militants en délicatesse avec la ligne officielle du parti. Aussi le parti communiste comptait-il dans ses rangs un certain nombre d’exécuteurs chargés de l’application de la peine capitale : étranglement ou balle dans la nuque selon les circonstances.
     
    Aussi, le fait que ce parti de gangsters fête ses 80 ans n’a rien de glorieux. J’espère ne pas rater son enterrement. Nous serons sans doute nombreux à aller ensuite « pisser » sur sa tombe !
     
     
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  4. IOSA

    24 décembre 2010

    J’ai eu dans une autre vie, un beauf communiste et descendant direct d’un communiste tatoué durant la guerre.

    Lorsque ce beauf voulut se marier avec la soeur de mon ex, le papa de celui-ci exigea de la future mariée, un contrat de mariage stipulant sa renonciation aux biens (la maison qu’il venait de revendre à son fils) si aucun enfant n’était issu du mariage et le contrat fut signé…..

    Voilà donc défini le communisme famillial….les mêmes que vous retrouvez partout en France et ailleurs.

    IOSA

     

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  5. françois

    23 décembre 2010

       Au palmarès des " jeux olympiques"  des génocides toutes catégories ( c’est à dire toutes époques) confondues, on peut citer les lauréats:
           – Médaille d’or, Staline ( communiste)
           – Médaille d’argent, Mao ( communiste)
           – Médaille de bronze, Hitler ( socialiste)
     
     

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  6. Moroco

    23 décembre 2010

    Le parti des assassins rouges de 100 millions d’innocents allié aux socialos-collabos-antisémites nazi français  , voila la gauche française.

    Combien de temps  y aura-t-il encore des "imbéciles utiles"  pour porter les valises de cette racaille. 

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  7. Philippe

    22 décembre 2010

    A lire et à faire connaître autour de soi, l’excellent ouvrage de Roger Holeindre : Trahisons sur commande, histoire du parti communiste français (éditions d’Heligoland).

    Où quelques vérités historiques, largement passées sous silence ou falsifiées par les gros médias français, sont relatées avec brio.

    Philippe.

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  8. alf007

    22 décembre 2010

    Un partis totalitaire de gauche, une arnaque sanglante qui a fait cent millions de morts, peut-on etre ,le totalitarisme de droite sans etre  contre celui de gauche.(et vice versa)

    Les communistes Français n’ont pas de leçons a donner, ils furent soutenus par l’URSS, et les pitres politiques qui servirent ce partis , et n’ont pas encore reconnus leurs erreurs.

    On n’oubliera pas la repression dans les pays de l’Est, que pensent-ils la bas des 80 ans du PCF.

    Un Nuremberg devrait régler le compte de ses assassins, mais la l’Occident manque de courage! et Sarko cultive le "pas de remous"

    J’ai une pensée pour nos soldats morts en Indo, qui se battaient contre le communsime,  et la venue plus trad d’un Pol-Pot, et non pas pour défendre les interets de Michelin dans les plantations, la aussi une intox du PCF.

    En Algérie ils furents de tous les combats contre la France  et son armée, content ou pas ce fait a existé.

    Comble de la honte Mélanchon et le facteur, veulent d’un partis qui s’inpire encore de ses assassins:

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  9. Anonyme

    22 décembre 2010

    Philippe, je dirai que votre commentaire est brillant et qu’il fait montre d’une bonne analyse à mon sens.
    Je souhaiterai qu’il soit largement diffusé.

    Car nos chers compatriotes ont  oublié l’histoire (ou elle ne leur a pas été enseignée plutôt, par ces mêmes communno-socialo-ecolo…).

    Rester accro à ces valeurs dramatiquement dangereuses et d’arrière garde relève de l’amnésie politique et mérite ce qui est en train d’arriver : la dérive de la civilisation vers un retour au moyen âge.

    Il faudra du temps pour que la raison reprenne le dessus et je ne serai plus là.
    Quel gâchis !

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  10. WatsonCorsica

    22 décembre 2010

    croire au communisme en 2010 relève de la psychiatrie lourde !

    Sauf de le considérer comme une stratégie de prédation sur le bien d’autrui…

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  11. Philippe

    22 décembre 2010

    Même si le communisme avait été une "bonne" solution économique pour la France, il est totalement inacceptable de par sa nature totalitaire.

    Non seulement partout où il a été appliqué selon les principes marxistes-léninistesses les résultats économiques furent désastreux, mais il n’y a pas que l’aspect économique dans la vie ai-je envie de dire à l’auteur de l’article.

    Le communisme est une idéologie mortifère et de haine qui a fait des dizaines de millions de morts, d’abord et surtout par visée politique (de l’holodomor au génocide cambodgien en passant par les goulags et les laogaï).

    En France, ses adeptes sont encore idéologiquement très puissants. L’erreur à ne surtout pas commettre c’est de croire que parcequ’ils sont tombés à 2% à la présidentielle, ils ne représentent plus rien et que leur capacité de nuisance serait quasi-nulle. Grave erreur…Déjà parce qu’il y a le communisme trotskyste qui a opéré un transfert des électeurs depuis le vieux communisme stalinien du PCF. Si l’on compte tous ces communismes et crypto-communismes, on est souvent plus proche des 10%, ce qui est presque une exception en Europe et vraiment une honte pour la France. Ensuite, malgré sa chute en nombre de voix, le PC"F" gère de nombreuses villes (et notamment dans les banlieues de Paris et Lyon où il est un très bon co"allah"borateur), a des députés et des milliers d’élus locaux dans les communes, départements et régions. Tout ça grâce à notre système démocrasso-ploutocratique,ses magouilles d’entre-deux tours et ses tripatouillages excluant quasiment toute proportionnelle véritable, qui fait qu’avec trois fois moins de voix que le Front national, le PC"F" a vingt fois plus "d’élus".

    Mais ce n’est pas pour cela qu’il faut s’abstenir, car les grands démocrates du verbe qui nous gouvernent seraient trop contents de continuer à avoir un boulevard pour eux. Et de voir les résultats des gauchistes les plus extrêmes progresser ne gêne absolument pas les ténors de l’UMPS, nul front "républicain" en vue ni indignation orchestrée dans ce cas-là. Alors qu’à partir d’un certain seuil de vote patriotique, la situation serait intenable pour eux et aménerait les choses à bouger.

    Ensuite, il ne faut pas oublier que l’influence communiste reste énorme sur notre société à travers les syndicats qui s’en réclament et agissent directement dans la vie politique et pas seulement socio-économique (voir le cas des immigrés clandestins qu’on appelle faussement "sans-papiers"). Mais aussi que l’idéologie communiste est très forte à l’éducation (anti-)nationale et dans les gros médias de la presse, de la radio et de la télévision. Les ex-maoïstes non repentis, comme le grand-inquisiteur Gérard Miller par exemple, sont nombreux et ont pignon sur rue dans les médias.

    La lutte des classes étant devenue obsolète et surtout peu rentable au niveau électoral, le communisme français au sens large a trouvé un nouveau dada idéologique depuis mai 68. Il s’agit du pseudo-anti-racisme et de l’immigrationnisme le plus débridé qui va avec. D’où la présence de communistes ou assimilés dans toutes les assoces parasitaires (subventionnées avec nos impôts) qui sont là pour faire croire que la France serait un pays raciste et culpabiliser les Français d’origine européenne. D’où le désir de Besancenot de rallier les islamistes (et même une femme voilée sur ses listes…) pour gagner des voix, etc.

    Non, le communisme est très loin d’être mort en France, il a évolué et son influence reste très nuisible pour le pays, et j’ai même envie de dire plus qu’avant. Car les haines qu’il développe contre la liberté d’expression, contre le patriotisme, contre les traditions et l’identité française, contre les valeurs familiales, sont en réalité beaucoup plus fortes que du temps des Thorez et Duclos où le parti faisait des gros scores électoraux.

    Partout où il est présent, il faut combattre le communisme et dénoncer sans relâche ses nouvelles idées "alter-mondialistes" attrape-gogos et ses nouvelles têtes médiatiques comme l’excité Mélenchon : il faut faire un véritable Front patriotique!

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