Réponse à M. Lacourt sur le christianisme et notre civilisation

Posté le janvier 04, 2012, 12:00
11 mins

« La République est laïque, mais la France est catholique » (de Gaulle). Ce n’est pas une erreur, ce devrait être sa fierté. Quand j’arrive en Europe, je vois les cathédrales, et je les préfère aux tours de la Finance.

La réponse de M. Lacourt à la chronique de Christian Lambert me semble faire mentir le titre de votre journal : il y a dans ce court libelle une série d’erreurs factuelles qui retirent à cet article toute crédibilité. Il me paraît nécessaire de préciser au moins quatre points.

1) Contrairement à ce que dit M. Lacourt, la civilisation occidentale doit beaucoup au christianisme.
Dire qu’elle doit tout au christianisme, c’est sûrement faux, mais nier qu’elle a été grandement fertilisée par le christianisme est une erreur encore plus grave. À propos des éminents auteurs cités par M. Lacourt, je constaterai tout d’abord qu’ils ont été élevés dans le christianisme, et qu’ils s’y sont opposés par la suite. En d’autres termes, ils voulaient rejeter ce qu’ils étaient, comme certains prêtres défroqués se sont révélés les plus ardents ennemis du christianisme (voir Combes). En outre, j’estime – mais c’est une opinion toute personnelle – que leur apport à la vie collective s’est beaucoup plus traduit, depuis deux siècles, par une série de défaites et par une réduction de l’influence de la France dans le monde, que par son rayonnement. Certains n’hésitant pas à aller jusqu’à travailler avec, et valoriser, ceux qui seraient nos ennemis (en particulier Voltaire qui a compris à la fin de sa vie l’erreur de sa sympathie pour la Prusse).

2) M. Lacourt affirme, par ailleurs, que « l’Église a eu tort de s’opposer depuis toujours à la science ». Je le renvoie à un livre époustouflant de sagesse et de connaissances : « Historiquement incorrect » de Jean Sévillia. La démonstration est éloquente. De fait, M. Lacourt enfourche tous les poncifs de notre époque, totalement contraires à l’histoire et surtout, beaucoup plus grave, ignorant totalement le contexte de l’époque. Comme beaucoup de nos compatriotes, M. Lacourt juge l’Église de Galilée à l’aune du XXIe siècle. Je ne reprendrai pas les arguments de M. Sévillia, mais je citerai une seule phrase : « L’Église ne s’est pas intéressée tout d’un coup aux sciences parce qu’il y a eu le problème Galilée : c’est parce qu’elle s’intéressait aux sciences que Galilée, qui était catholique, est devenu un problème. »

Suit toute une série de grands savants catholiques qui ont fait progresser la science beaucoup plus sûrement que leurs adversaires. N’est-ce pas le chanoine Georges Le­maître qui a été le concepteur de la théorie du big-bang, au début ridiculisée par les savants athées, souvent avec des arguments philosophiques ou religieux qui n’étaient pas intervenus dans la réflexion du chanoine Lemaître qui plaçait foi et savoir sur deux registres différents nullement opposés, mais complémentaires.

Aujourd’hui, Benoît XVI a accueilli Stephen Hawking au sein de l’académie pontificale des sciences, alors qu’il est foncièrement incroyant. Le pape Benoît XVI rappelle régulièrement qu’il n’existe aucune contradiction entre la création et la science, entre la foi et la raison, mais que ces deux dimensions ne sont pas de même nature et ne se confondent pas. C’est le principe fondamental aujourd’hui, qui était déjà connu par saint Augustin – principe dont l’application, je le concède à M. Lacourt, n’a pas toujours été de la plus grande clarté au long des siècles.

3) Contrairement à ce que dit M. Lacourt, l’Église ne s’oppose pas aux recherches diverses sur la biologie humaine
. En revanche, elle rappelle en permanence que la dimension de l’homme est supérieure à celle des animaux, et qu’on ne peut pas traiter du problème de la vie des hommes et de la vie tout court sans avoir un minimum de respect pour ce que nous sommes.

4) Je renvoie enfin M. Lacourt à la lecture du livre de Jean-Christian Petitfils, sur l’historicité de Jésus
. Parler des Évangiles et des Actes des apôtres comme de contes et légendes du temps d’Hérode, relève de l’ignorance la plus totale.
Je ne reproche pas à M. Lacourt son athéisme militant, je ne lui reproche pas de croire que la religion chrétienne est sans intérêt. En revanche, je lui reproche de croire que l’athéisme a été source de progrès, alors qu’au travers de toutes les crises, au moment où tout semblait désespéré, ce sont des catholiques, là où ils étaient, qui ont permis à notre pays de retrouver l’espoir. Depuis que la république laïque existe, notre pays a été envahi trois fois : sous Napoléon Ier, sous Napoléon III, et en 1940. Il s’en est fallu de peu, en 1914, qu’en raison de la ségrégation anti-catholique dans l’armée au début du XXe siècle, nous soyons envahis pour la troisième fois (et que 1940 soit la 4e). Et nous n’avons dû de pouvoir redresser la situation qu’à des officiers très souvent catholiques, ainsi qu’à la sagesse de Clémenceau (certes laïc, mais surtout épris de justice et d’efficacité), capable de se sortir du modèle étroit de la République des fiches du Général André (la même république qui condamnait Dreyfus).
De même, la Révolution française porte la responsabilité de la défaite de Trafalgar, en ayant procédé à l’élimination de tous les cadres de la Marine majoritairement catholiques.

En 1940, les Français libres n’étaient pas tous catholiques, mais une grande partie l’était (voir le livre d’Élisabeth de Miribel)…
Je ne reproche pas à M. Lacourt d’être en désaccord avec la démonstration claire de Christian Lambert. Je lui reproche de ne pas voir au-delà de l’air de notre époque, empuanti par les faux-semblants et les affirmations dépourvues de sens.

Jean-Pierre Gérard
Ancien membre du Conseil de la Politique Monétaire
Ancien président du club des N° 1 mondiaux français à l’exportation

11 réponses à l'article : Réponse à M. Lacourt sur le christianisme et notre civilisation

  1. AE

    9 janvier 2012

    A RALEBOL. Je crois que vous avez tort de mettre les malheurs de l’humanité au compte des religions monothéistes, elles ont été civilisatrices même si l’on peut toujours trouver en plus de deux mille ans des exemples du contraire. Etait-ce mieux chez les Aztèques, les animistes africains, aux Indes, en Asie, au temps des Romains et des Assyriens, au néolithique (lisez le livre du préhistorien Jean Guilaine sur la guerre) ?

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  2. Jaures

    8 janvier 2012

    Homère, vous m’avez bien lu: toutes les théocraties sont nuisibles, sans exception.

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  3. isocrate

    8 janvier 2012

    Il est vrai que   "Ecclesia abhorret a sanguine"   c’est pour cela qu’elle a fait arracher la langue de Giordano Bruno avant de le livrer au bûcher….. (juste un détail en passant)

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  4. HOMERE

    8 janvier 2012

    Es ce à dire Monsieur Jaurès que les pays du Maghreb et autres autocraties islamistes seraient des nuisibles étant dirigées par une religion idéologique d’état ?

    C’est aussi mon point de vue….

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  5. Jaures

    6 janvier 2012

    Quinctius, je n’ai jamais considéré la foi, chrétienne ou autre, comme un obstacle à la science. La religion n’est nuisible que quand elle est une idéologie d’Etat, quand elle déborde de la sphère privée ou des lieux de cultes.
    Cependant, admettons (bien que ce soit faux) que la République laïque soit responsable de tous les maux français depuis 1789. Est-ce à dire que tous les massacres qui l’ont précédé sont à mettre au passif de l’Ancien Régime chrétien ?

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  6. IOSA

    5 janvier 2012

    ralebol [email protected]

    C’est con à dire, mais je pense comme vous !

    Si Dieu existe, il jugera l’homme sur ses actes et non pour sa foi en lui(1).

    (1) Je doute réellement que les croyants soient à même de comprendre la signification de cette phrase.

    IOSA

     

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  7. quinctius cincinnatus

    5 janvier 2012

    @ shadok
    effectivement la foi chrétienne , lorsqu’elle est privée ,  n’ a jamais été  un obstacle à la science comme semble le penser  @ Jaurès le Rouge qui devrait avoir en mémoire l’affaire Lyssenko
    il en va tout autrement  du " Biblisme"  tel qu’il s’exprime  chez les électeurs américains et chez les prétendants à la fonction présidentielle  ( républicains et démocrates confondus )
    ce qui est politiquement et philosophiquement inquiétant pour la pensée occidentale

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  8. RALEBOL HENRI

    5 janvier 2012

    Oui je suis de culture chrétienne,je trouve jésus comme type formidable, ( à par lui ,les autres sont des brigants ) , mais tous les tordus qui se dise son représentant sur terre,et qu’on appelle " l’église catholique " avec un grand chef……..pape,,,,,,,bonjour les dégas…….juif,chrétiens,musulmans,sont les mèmes,,,des dictatures,,,à égalité avec le communisme,ce système de domination des peuples ne peut fonctionner qu’avec  des peuples incultes,primates et sous développeés,mais dés que ceux là,mangent à leur faim,s’avent lire et écrire et comprènne qu’ils sont sous une forme d’ésclavagisme perfide,menteur,violent,dominateur,avec la " famme " comme soufre douleur,,,,,,j’ai la haine de ces 3 religions monothéiste ,avec l’idéologie des cocos……..je les met dans un grand sac ,ET A LA MER .  Depuis des millénnaires on massacre,viole,pille,brule,torture,,,,au nom d’un sois disant dieu,,,,,,,il paraît qu’il pardonne tout !!!!!!!! les musulmans……tous les autres ……infidèles  :   on tu,on élimine,on viole….etc….etc…….Et LES COCOS……identique aux 3 AUTRES,,,,,,DANS LE MEME SAC…….A LA MER . Moi je me sent faire parti de la planète terre et de l’ensemble de l’univer,et je veux pas imposer ce que je pense à personne,et pour cela jamais je me soumétrais à ces idées esclavagistes,,,,,JE SUIS UN HOMME LIBRE . RALEBOL .

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  9. Shadok

    4 janvier 2012

    Quelques grands scientifiques chrétiens ou catholiques pratiquant. Jérôme Lejeune. 1926 – 1994 Généticien Français. Il identifie le caractère génétique de la trisomie 21. « S’il y a un seul témoignage que je peux vous laisser, c’est que nous sommes dans la main de Dieu. Louis Leprince-Ringuet 1901 – 2000 Physicien, Français. Dans son livre, Foi de physicien, il écrit « Le ferment de ma foi a été et demeure la puissance du message d’amour du christ dans les Évangiles ». « Science et christianisme, loin de s’exclure, se vivifient et se confortent l’un l’autre» Il réservait chaque semaine le mercredi matin à la méditation spirituelle. Membre de l’Académie pontificale des sciences. Louis de Broglie. 1892 – 1987 Français, Physicien, il est un des grands maîtres de l’optique moderne. Il à l’origine de la théorie ondulatoire de l’électron et de la dualité onde/particule. Prix Nobel de physique en 1929, Catholique pratiquant. Philosophe, il fut membre de l’Académie des Sciences, de l’Académie Française et de l’Académie Pontificale des Sciences. Niels Bohr 1885-1962 Danois. Né à Copenhague, il voyage beaucoup. Au début de la 2° guerre mondiale, il va travailler aux EtatsUnis. Il peut être considéré comme le fondateur de la mécanique quantique. En 1922, il reçoit le prix Nobel de physique. Père de six enfants, il est luthérien pratiquant. Face à Einstein, il eut cette phrase célèbre: « Ne dites à Dieu ce qu’il doit faire ». Guglielmo Marconi 1874 – 1937 Italien. Physicien, Prix Nobel en 1909. Inventeur des liaisons par ondes hertziennes. « La Science seule est incapable d’expliquer beaucoup de choses et entre toutes, le plus grand des mystères – le mystère de notre existence. Je déclare avec fierté que je suis croyant. Je crois à la force de la prière. J’y crois non seulement comme catholique pratiquant, mais aussi comme scientifique » Alexis Carell. 1873 – 1944 Français. Bien connu comme chirurgien, il est aussi biologiste. C’est le pionner des techniques de conservation d’organes à fin de transplantation et greffes. Prix Nobel de physiologie et de médecine en 1912. Il devient catholique militant après avoir assisté à une guérison miraculeuse à Lourdes, son engagement catholique est important. Max Planck 1858 – 1947 Physicien allemand, un des créateurs de la mécanique quantique, Prix Nobel 1928. « Aussi profondément que nous pouvons porter notre regard, nous n’apercevons nulle part une contradiction entre la religion et la science,mais bien plutôt concordance sur les points essentiels. Religion et science ne s’excluent pas, comme certains le croient ou le craignent, mais se complètent et se conditionnent. Pour le croyant, Dieu se trouve au début, pour le physicien, au terme de toute pensée. » Louis Pasteur 1822 – 1895 Français. Biologiste et chimiste, professeur et directeur de laboratoire à l’Ecole Normale Supérieure c’est l’inventeur du vaccin. « Quand cette notion (de l’infini) s’empare de l’entendement, il n’y a qu’à se prosterner… On se sent prêt d’être saisi par la sublime folie de Pascal. » « Un peu de science éloigne de Dieu,beaucoup de science y ramène » André-Marie Ampère 1775 – 1836 Français. Physicien. A la fois théoricien et expérimentateur. Fondateur de l’électro-dynamisme et inventeur des lois de l’électromagnétisme. Grâce à l’amitié qui le lie à Frédéric Ozanam, Ampère a de fortes convictions spirituelles et, après des périodes de scepticisme et d’indifférence, est animé d’une foi intense jusqu’à sa mort. Par exemple, il demande à Ozanam « Je ne trouve que des vérités, enseigne-moi la Vérité » et écrit dans une lettre à un de ses amis « tenir les spéculations scientifiques et philosophiques pour de pures vanités.» Sources Association des Scientifiques Chrétiens http://scientifiques-chretiens.sup.fr/

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  10. Shadok

    4 janvier 2012

    M. Lacourt affirme, par ailleurs, que « l’Église a eu tort de s’opposer depuis toujours à la science » ? De tout temps,des religieux,des prêtres,des moines,des abbés, se sont passionnés pour les sciences et la philosophie, ils sont même à l’origine de l’exceptionnel développement des sciences en Occident et en Europe. QUELQUES GRANDS SCIENTIFIQUES CHRETIENS Cette liste, nullement exhaustive,a seulement pour but de rappeler certains éléments peu connus du grand public et le plus souvent occultés, par mensonge et manipulation,l’idéologie dominante préférant associer religion chrétienne ou catholique à obscurantisme. Dietrich (Thierry ou Theodoric) de Freiberg. 1250? -1311 Dominicain. Il vit d’abord en Saxe, puis il étudie à Paris. Il sera supérieur de la province d’Allemagne des Dominicains. Il connaît la réflexion et la réfraction de la lumière, fait des études expérimentales sur la réfraction (déviation d’un rayon lumineux traversant une demi-sphère remplie d’eau). C’est le premier à donner une explication convaincante de la formation de l’arc-en-ciel dans son œuvre De iride et radialibus impressionibus il affirme que lors de la réfraction de la lumière dans les gouttes, l’angle de déviation dépend de la couleur. Nicolas d’Oresme. 1325-1382 Vivant à Paris, il a été grand maître du collège de Navarre, chapelain et conseiller du roi, puis évêque de Lisieux. Il s’illustre notamment en maths (en particulier, géométrie analytique) et il émet l’hypothèse que la terre puisse être en mouvement ; il remet en cause complètement la théorie aristotélicienne des « lieux naturels ». Il écrit en français un ouvrage d’astronomie Nicolas de Cues (cardinal). 1404-1464 Originaire de Rhénanie, il étudie à Heidelberg, puis il vit à Rome. En astronomie il émet des hypothèses d’un Univers illimité en contradiction avec Aristote en affirmant que « la machine du monde a son centre partout et sa circonférence nulle part » Nicolas Copernic. 1473-1543 Vivant en Prusse orientale, étudie à Cracovie et à Bologne. Chanoine. Astronome, inventeur de l’héliocentrisme. Dès 1533, le cardinal Schönberg lui demande de publier sa théorie. Son livre de revolutionibus orbium qui révolutionne la vision de l’Univers est achevé vers 1540 et publié en 1543. Il est un des personnages influents de l’Eglise de son temps et est sollicité par le pape pour la réforme du calendrier Johannes Kepler. 1571 – 1630 Né en Wurtemberg. Astronome, père de la mécanique céleste (il introduit la notion d’orbite elliptique),physicien. Il se destinait à être pasteur et était animé d’une foi ardente. Marin Mersenne. 1588 – 1648 Religieux Minime Français. Il fut le centre d’un réseau d’échange d’informations, comme en témoigne sa très volumineuse correspondance (en latin et en français) avec les scientifiques de son temps comme Descartes,Gassendi, Pascal, Fermat, Torricelli et Galilée (dont il reste ami après 1633). Il fut à la cheville ouvrière d’un groupe de savants comprenant aussi C. Huygens et R. Descartes qui fut à l’origine de la création de l’Académie des Sciences de Paris en 1666. Dès la fin de 1633, il publie les mécaniques, manifestement progaliléennes. Il publia de nombreux auteurs grecs. Outre, les mathématiques (les nombres premiers de Mersenne sont universellement connus), son œuvre fut également notable en physique : étude de l’intensité du champ de gravitation au moyen du pendule, télescope à miroir parabolique, acoustique, vitesse de propagation du son, étude du vide. Pierre Gassendi dit Gassendi. 1592 – 1655 Prêtre, Théologien, Mathématicien, Physicien, Gassendi était un astronome contemporain de Galilée avec qui il correspondait. Il étudia entre autres le mouvement des comètes, les éclipses de Lune et l’évolution des taches solaires. En 1621, il est le premier à décrire scientifiquement le phénomène lumineux atmosphérique qu’il nomme « aurore boréale » en observant une aurore polaire exceptionnelle. En 1631, il observe un passage de la planète Mercure devant le Soleil (un transit). Anasthasius Kircher 1601– 1680 Prêtre (Jésuite) Allemand. Appelé Maître des cents savoirs, polyglotte, il voyage beaucoup (Avignon, Aix, Vienne, Coblence, Münster, Malte et Rome). Il étudie et publie sur : le magnétisme, les mathématiques,l’astronomie, l’acoustique et la musique, l’archéologie, l’ethnographie, la chimie, l’optique, la médecine, les langues orientales, la volcanologie, la géologie. Il serait aussi l’inventeur d’un microscope, de la lanterne magique, d’un mégaphone et d’une machine à écrire. Francesco Grimaldi. 1618-1663 Prêtre. Il vit à Bologne. Il est le premier à découvrir le phénomène de diffraction de la lumière (PhysicoMathesis de Lumine 1665) mais ses idées ne seront reçues de son temps. Jean-Félix Picard, dit l’abbé Picard, 1620 -1682 Français. Astronome, pionner de la science de la géodésique. Il fut l’un des 16 membres fondateurs de l’Académie des Sciences en 1666 ; il participe aussi avec Huygens et Cassini à l’Observatoire de Paris. Il fut le premier à calculer le rayon de la Terre de façon précise, en mesurant un degré de latitude par triangulation le long du méridien de Paris. Il contribue à la construction des grandes lunettes de l’Observatoire. A la demande de Colbert il supervise aussi le système des grandes Eaux de Versailles Blaise Pascal. 1623 – 1662 Paris. Philosophe, son œuvre en tant que mathématicien et physicien est immense (arithmétique, probabilité,thermodynamique, etc…). Son engagement catholique est entier. Homme de prière, ses écrits sont un monument de la littérature spirituelle. « C’est le cœur qui sent Dieu, et non la raison ». « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas. » Nicolas Malebranche 1638 – 1715 Prêtre de l’Oratoire, philosophe, physicien. Il étudie notamment le caractère vibratoire de la lumière. «Ainsi,lorsque l’esprit connaît la vérité, il est uni à Dieu, il connaît et possède Dieu en quelque manière. » Nicolas-Louis de Lacaille. 1713-1762 Prêtre. Il fut un astronome de grand renom en nommant 15 des 88 constellations du ciel. Il étudia de 1750 à 1754 les étoiles de l’hémisphère Sud à partir du Cap de Bonne Espérance. Il participa au calcul de la méridienne. Il eut, entre autres, Lavoisier comme élève. «La nature a des perfections pour montrer qu’elle est l’image de Dieu, et des défauts pour montrer qu’elle n’en est que l’image ». Joseph Fourier. 1769-1821 Il est moine à St-Benoit-sur-Loire jusqu’en 1789. Son mémoire présenté à l’Académie des Sciences, Théorie analytique de la chaleur (1822) est une étape importante de la physique moderne. En mathématiques ses travaux sont aussi fondamentaux (série de Fourier) Gregor Mendel. 1822-1884 Autrichien. Moine, il fut nommé prélat en 1868. Dans le jardin de son couvent, il faisait des expériences de botanique et il fut le premier à proposer une explication de la transmission aléatoire des caractères héréditaires. Sa théorie était tellement en avance sur la culture de son époque que ses travaux ne furent pas compris et qu’il fallu attendre 30 ans pour que ses résultats soient redécouverts. Pierre Teilhard de Chardin 1881 – 1955 Prêtre jésuite et Paléontologue Français (membre de l’Ac.des sciences). Il participe aux fouilles de Choukoutien et y travaille sur l’Homme de Pékin, un sinanthrope. Il émet l’hypothèse d’une origine africaine de l’homme avec l’Homo Sapiens, ce qui est largement reconnu aujourd’hui. Il a laissé derrière lui une grande œuvre, empreinte de lyrisme, où il développe une vision personnelle du cosmos où le Christ a la place centrale,mais qui intègre les découvertes de la physique (expansion de l’univers) et de la biologie (évolutionnisme). Georges Lemaître. 1894-1966 Chanoine Belge. Astrophysicien et mathématicien. Ce scientifique affirme dès 1933 que notre Univers est en expansion. Il est le premier à formuler la loi de proportionnalité entre la distance et la vitesse d’éloignement des galaxies ; il pense que l’Univers s’est construit à partir d’un atome primitif : le Big-Bang. Georges Lemaître illustre parfaitement la cohabitation réussie de la foi, la religion et de la science. Mais, il ne veut cependant faire du concordisme. Ainsi, lorsqu’en 1951, Pie XII déclare que les avancées scientifiques sont une voie pour prouver l’existence de Dieu, Lemaître n’hésite pas à faire part de son désaccord. Membre de l’Académie pontificale des sciences. Source: http://scientifiques-chretiens.sup.fr

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  11. HOMERE

    4 janvier 2012

    Avec les athés c’est toujours pareil…..on serait un corps consommateur de biens et de jouissances sans entité métaphysique.La création humaine ne serait elle que d’inspiration matérialiste ? les principes ontologiques seraient ils restreints aux seuls aspects factuels ?

    Bien sûr que non !! alors déduisons que le génie créateur de l’individu inspiré par les forces spirituelles infuses par Dieu est le vecteur (!) essentiel de la créativité humaine…notre civilisation en est le plus accompli des effets.

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