14 juillet et sécurité nationale française

Posté le juillet 20, 2011, 12:00
7 mins

Le défilé du 14 juillet a bien montré le rôle essentiel de l’armée qui doit assurer, dans des conditions parfois dangereuses, la sécurité de nos vies. Cette nécessaire mission a un coût.

Depuis l’Union européenne, puis l’effondrement de l’URSS, la France n’a plus à redouter l’attaque d’un pays ennemi. Sa force de frappe atomique dissuasive est pratiquement devenue inutile. On l’abandonne donc progressivement.
Mais les fusées lanceuses de bombes atomiques peuvent être utilisées par des pays, comme l’Iran qui ne respecte pas ses engagements. Il faut donc que notre armée fabrique et perfectionne les missiles anti-missiles.

De plus, la conquête de l’espace apporte aux pays qui y participent de nombreuses retombées économiques et l’armée ne peut pas rester inactive dans ce domaine.

La France ne vit pas isolée du reste du monde. Au contraire, elle importe de plus en plus de produits provenant de l’étranger et, aujourd’hui, plus de 50 % de ce que nous consommons n’est plus français. Nous avons aussi, dans tous les pays du monde, des entreprises françaises qui nous fournissent les produits dont nous avons besoin, comme le pétrole ou l’uranium.

Il faut donc que l’armée protège d’une façon ou d’une autre nos ressortissants travaillant à l’étranger,
pour s’opposer en particulier à ce qu’on les attaque, ou qu’on les prenne en otage. Parfois, un accord existe entre la France et les responsables de ces pays : l’armée installe un contingent permanent. Parfois, ce sont des entreprises privées qui assurent cette protection, mais elles ne peuvent le faire que sous la protection éventuelle de l’armée française. L’armée est parfois obligée de passer des contrats avec ces entreprises.

En 1996, Oussama Ben Laden prend le pouvoir en Afghani­stan. Il s’appuie sur les talibans, « étudiants en théologie ». Ceux-ci y installent une dictature militaire islamique qui apporte une certaine stabilité au pays. Et ils décident aussi de lutter par la violence contre les Améri­cains. Les attentats du 11 septembre 2001, tuant plus de 3 000 civils, homme femmes ou enfants, sont revendiqués par le mouvement terroriste Al Qaïda installé en Afghanistan.

Immédiatement, les Américains réagissent sur le plan diplomatique et sur le plan militaire. L’ONU condamne sans hésiter Al Qaïda. Sur le plan militaire, les Américains décident, dans le cadre de l’OTAN, d’envahir l’Afghanistan et plusieurs pays leur fournissent un contingent, dont la France.

Les talibans sont rapidement renversés et Hamid Karzaï devient président. Mais il est à la tête d’une administration très souvent corrompue qui n’arrive pas à imposer sa volonté sur l’ensemble du territoire.

Et, depuis plus de 10 ans, les 30 000 soldats américains, aidés par 4 000 soldats français, sont toujours là, incapables de faire cesser les guerres opposant entre elles les différentes tribus de ce pays très montagneux. Cette semaine, l’armée française vient de perdre 6 hommes.
Américains et Français ont décidé de se retirer progressivement d’Afghanistan.

Dès 2002, la France essaye d’éviter la guerre civile en Côte d’Ivoire. L’armée française intervient durement à partir du 6 novembre 2004. Elle est obligée de tirer sur ceux qui l’attaquent. Elle perd des hommes.

Ensuite, à plusieurs reprises, l’armée française est obligée de protéger, voire de rapatrier, les ressortissants français et étrangers.
Le 28 novembre 2010, Laurent Gbagbo est élu président, mais il le doit à une fraude électorale, confirmée dans les semaines qui suivent. Son opposant Alassane Ouattara reprend militairement le pouvoir et arrête finalement son rival le 11 avril 2011. L’ar­mée française doit intervenir massivement.

Le 17 mars 2011, les Nations Unies décident de s’opposer au colonel Kadhafi,
qui utilise son armée contre les Libyens de Benghazi révoltés. Les pays occidentaux décident de s’opposer à cette action par l’intervention de leur aviation. L’avia­tion française intervient et de nombreux raids sont effectués contre les troupes de Kadhafi.

Finalement, que ce soit en France pour s’opposer aux actions terroristes, ou à l’étranger pour protéger nos ressortissants, l’armée française intervient en permanence.

Il était bon que le défilé du 14 juillet mette en valeur sa nécessaire action qui nous protège.

5 réponses à l'article : 14 juillet et sécurité nationale française

  1. sas

    1 août 2011

    Roland Dumas : « Les Israéliens en font à leur guise en France… »

    Dans son dernier livre intitulé « Coups et blessures : 50 ans de secrets partagés avec François Mitterrand », l’ancien ministre des Affaires étrangères Roland Dumas parle de ses souvenirs auprès de l’homme, mais dénonce également l’ingérence israélienne dans les affaires françaises…

    « Les Israéliens en font à leur guise en France, et manipulent les services de renseignements français (DST) comme bon leur semble », dénonce-t-il, non sans courage. Il évoque les circonstances qui ont entouré la visite du chef de l’Organisation de la Libération de la Palestine (OLP) Yasser Arafat en France à la fin des années 80, assurant être lui-même l’architecte des relations avec le leader palestinien. Selon Roland Dumas, Mitterrand n’était pas contre l’idée de le rencontrer mais craignait la réaction du lobby juif : « Le lobby juif, comme l’appelait Mitterrand, œuvrait ardemment. Les pressions étaient très fortes lorsque j’ai annoncé que je comptais rencontrer Arafat durant sa visite au parlement européen en septembre 1988. J’ai obtenu du président Mitterrand, après de pénibles tractations, la permission de l’accueillir. Après m’avoir répété ses mises en garde, il m’a dit : "bon d’accord, mais tu en assumeras la responsabilité…" Peut-être voulait-il insinuer par-là ma démission si les choses tournaient mal ». M. Dumas ajoute : « Je ne suis pas d’accord avec la politique israélienne, j’ai toujours été fidèle au principe d’équilibre instauré par le général de Gaulle au Moyen-Orient. Les peuples arabes ont droit au respect. La politique israélienne actuelle, inspirée des activités proches des sionistes, ne suit pas le bon chemin ».

    Dans son livre paru au mois d’avril dernier, le diplomate Dumas estime que les révolutions arabes sont l’événement le plus important après la fin du colonialisme et la chute du mur de Berlin. Leur impact sur Israël sera formidable. Selon lui, l’Égypte est en train de payer le prix de l’humiliation qu’elle a fait subir au peuple palestinien, et ce, par son laxisme avec les Américains et les Israéliens. L’ancien ministre des Affaires étrangères s’est aussi longuement attardé sur la Syrie. Il révèle avoir rendu visite à l’ancien président syrien Hafez al- Assad en 1992, sur une suggestion de Shimon Perez qui était alors chef de la diplomatie israélienne. Il rapporte leur longue discussion sur le Liban, durant laquelle Hafez al-Assad s’est attelé à lui expliquer que le Liban est une terre syrienne et que les problèmes sont dus aux Britanniques et aux Français qui ont opéré un partage injuste. Dumas affirme qu’il sentait qu’Assad voulait le taquiner sans aller pour autant jusqu’à remettre en question les frontières léguées par le colonialisme. « Bien au contraire, c’est une chose qu’il a refusée, lorsque certains leaders maronites la lui ont suggérée, comme l’a rapporté Karim Bakradouni », un ancien responsable des Phalanges libanaises (Kataëb). Dumas dit aussi avoir connu le président syrien actuel Bachar al-Assad. Il le qualifie d’ « homme charmant qui détient un esprit plus ouvert que celui de son père, un esprit pétillant, qui ne récuse pas les questions embarrassantes », estimant que les israéliens se trompent de ne pas négocier avec lui.

    Dans son ouvrage, Roland Dumas consacre tout un chapitre à l’Iran qu’il a, par ailleurs, visité plusieurs fois et où il a rencontré son ancien homologue Ali Wilayati et l’ancien président Ali Akbar Hachemi Rafsandjani. « La bombe nucléaire iranienne est, à mon avis, à l’instar des armes de destructions massives de Saddam Hussein, c’est-à-dire que je n’y crois pas. Tout ce qui se passe n’est que de l’intoxication. Les tergiversations de la politique française sont dues à des immixtions aux origines connues », a-t-il précisé, signalant que la présence d’Israël aux portes rend toute analyse différente suspecte. Dumas défend le point de vue iranien selon lequel il est nécessaire d’édifier des réacteurs nucléaires pour ses besoins énergétiques puisque son stock en pétrole devrait se tarir dans 60 ans. « Ce qui est vrai est que les Iraniens veulent poursuivre leur programme nucléaire civil et que tous les rapports indiquent qu’il n’y a pas d’armes nucléaires », conclut-il.

    et ouis même les socialistes aveugles et stériles s en apercoivent…c est un signe…! ! !

    sas

     

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  2. IOSA

    24 juillet 2011

    Bon allez j’en remet une couche sur les antimissiles de M.Trémeau:

    Imaginons un bref instant que les attaquants ne nous attaquent pas avec des missiles, mais tout bonnement par la route, par bateau ou en charrette à boeufs avec des arquebuses, des arc et des flèches ou même des bombes humaines….

    Que peuvent bien faire des antimissiles contre une attaque de ce type ?

    Et si Israël lors de son bombardement par l’ Irak ( juste avant la première guerre du Golf) avait eu le "droit" de riposter et non se contenter de laisser les antimissiles américains détruire les missiles irakiens…..On n’aurait surement pas eu besoin de faire la deuxième guerre du Golf !!!

    IOSA

     

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  3. IOSA

    21 juillet 2011

    Fabriquer des missiles anti-missiles pourquoi faire ?

    Celà va t’il faire cesser les attaques ? ABSOLUMENT PAS !!!

    Autant leur balancer le paquet et je suis sur que là au moins, ils seront calmés

    IOSA

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  4. Magny

    21 juillet 2011

    L’histoire de la France est celle de son armée comme le disait le grand Charles ( De Gaulle ) .

     Ce que ne comprendrons jamais les troupeaux bêlants pacifistes qui sont prêts à donner leur laine au premier berger qui promet de les protéger des loups , mais quand le loup porte des habits humains …

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  5. ozone

    20 juillet 2011

    En fin de comptes que le Monde est simple vu par la lorgnette de mr Trémeau 

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