À propos de « l’amitié » franco-américaine

À propos de « l’amitié » franco-américaine

Dans le numéro 1314 du 8 octobre, M. Myard rappelle que les États-Unis, contrairement à une idée très répandue en France, ne sont pas et n’ont jamais été « nos amis ».

Ce qui est parfaitement exact, nullement exagéré.

D’une part, les États n’ont pas d’amis : ils n’ont que des intérêts.

Certes, les USA sont entrés en guerre contre l’Allemagne deux fois à nos côtés.

C’est vrai, mais ce n’était pas pour nos beaux yeux.

En 1917, c’est sous la contrainte de l’opinion publique américaine que le président Wilson déclara la guerre à l’Allemagne.

Parce que le Kaiser Guillaume II avait tenté de convaincre le Mexique d’attaquer les USA, lui promettant par écrit, avec son immédiat soutien militaire et financier, des territoires américains après la victoire commune (« télégramme Zimmermann », ministre de la Guerre de l’empire allemand en 1917).

Encore fallut-il qu’une « fuite » de ce télégramme déclenchât dans l’opinion publique américaine une vague germanophobe de grande ampleur, que leur président, M. Wilson, ne put ignorer.

Puis, en 1919, à Versailles, le retour de l’Alsace-Lorraine à la France nécessita de présenter à ce M. Wilson la lettre manuscrite de Guillaume Ier, roi de Prusse à l’ex-Impératrice Eugénie, datée d’octobre 1870 (cf. Archives Nationales) dans laquelle Guillaume Ier reconnaissait explicitement que l’Alsace était pleinement française et nullement allemande et que l’annexion avait pour seul but de créer un glacis face à la France, évitant ainsi des dommages en Allemagne lors de la prochaine guerre franco-allemande.

La fameuse escadrille Lafayette ne doit pas faire illusion.

Elle ne se composa que de pilotes volontaires, venus en fraude et s’engageant dans notre aviation en infraction absolue avec les lois américaines qui interdisaient formellement aux citoyens américains de combattre pour un autre pays.

D’autres engagements se sont produits, notamment dans les services de santé, mais tous strictement individuels.

Dès 1941, Roosevelt avait tenté d’envahir militairement Saint-Pierre et Miquelon, dont le gouverneur et les habitants s’étaient ralliés à de Gaulle contre Pétain.

En décembre 1942, c’est l’attaque japonaise de Pearl Harbour qui provoqua l’entrée en guerre des USA contre le Japon.

Dans le Pacifique d’abord, mettant ensuite l’immense puissance industrielle américaine à la disposition de la Grande-Bretagne, grâce à l’amitié personnelle qui liait MM. Churchill et Roosevelt.

Puis, ce fut Hitler qui déclara la guerre aux États-Unis, et non pas l’inverse – ne l’oublions pas.

En 1944, les Américains avaient créé l’Amgot (gouvernement militaire allié dans les territoires occupés) qu’ils voulaient installer en France à la Libération au mépris des Français.

C’est le Général de Gaulle qui fit capoter l’entreprise, en désignant des Commissaires du Gouvernement dans les différentes régions, chargés de rétablir une administration française en s’opposant simultanément aux communistes et aux Américains qui, tous les deux, voulaient s’emparer de notre pays.

Ce qui aurait sûrement déclenché une guerre civile atroce.

Au Vietnam, les Japonais avaient interné les civils français.

À leur arrivée en 1945, après la capitulation japonaise, les Américains se sont entendus avec Ho Chi Minh, abandonnant les Français, femmes et enfants, qui restaient enfermés et maltraités dans des camps sous la garde armée de la gendarmerie japonaise de sinistre mémoire, que « nos amis » américains avaient oublié de désarmer.

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(2) Commentaires

  • quinctius cincinnatus Répondre

    où es tu Jefferson ? où es tu  » 12 ième amendement  » ?

    23/10/2021 à 19 h 06 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

    Guy Millière va en faire une crise d’ urticaire aigüe
    ce qui est  » bon  » pour les Américains , pour leurs dirigeants assujettis au monde financier , c’ est uniquement le business

    23/10/2021 à 8 h 45 min

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