Boris Johnson, Premier ministre des «wokerati»

Boris Johnson, Premier ministre des «wokerati»

Dans l’attente d’un miracle possible (ou non) au Congrès fédéral le 6 janvier à Washington, tournons-nous vers un autre théâtre d’opérations de la guerre que mènent les élites mondialistes contre les peuples.

Le Royaume-Uni a éclipsé l’imposteur Biden et le Covid dans les médias le 23 décembre avec l’accord de la 11e heure conclu avec l’UE, puis le 30 avec la ratification par les deux chambres dudit Traité (1200 pages approuvées, sans avoir été lues!), suivie de l’apposition du sceau royal qui le fait loi.

Faut-il s’en réjouir et en féliciter le Premier ministre ? Oui et non.

Oui, parce que, 47 ans après que le pédophile Edward Heath eut unilatéralement décidé de faire entrer le Royaume dans ce qui n’était encore qu’une union douanière, sans passer par le Parlement ni par un référendum, nos amis anglais sont enfin sortis du bunker.

Et aussi parce qu’il est appréciable qu’il n’y ait ni droits de douane entre le Royaume et le Bloc, ni limites dans les marchandises échangées dont le volume représente 100 milliards d’euros.

Non, parce que la souveraineté de facto est loin d’être acquise. L’exemple le plus probant, c’est que le traité marchand avec les États-Unis, vital pour la Grande-Bretagne post-Brexit, se trouve à présent compromis.

Non, parce que ce traité bâclé fait des victimes. À commencer par les pêcheurs anglais, les grands sacrifiés sur l’autel de l’hubris de Boris Johnson qui s’est vanté d’avoir «repris le contrôle de notre argent, de nos lois et de nos côtes».

Or, les chalutiers européens peuvent toujours «légalement» jeter leurs filets dérivants à 6 miles des côtes anglaises ! Rappelons que l’industrie de la pêche anglaise fut la première à souffrir de la duperie initiale de 1973 et la raison pour laquelle feu Sir James Goldsmith créa dès 1975 un Referendum Party, prolongé à sa mort en 1997 par le UKIP Party de Nigel Farage.

BoJo, vaguement conscient du tort infligé aux pêcheurs, leur octroie 100 millions de livres de dédommagement mais «destinés à moderniser le secteur pour le rendre durable».

Il prouve par là qu’il ne comprend rien à la fierté naturelle des gens, qu’il a le plus grand mépris pour les doléances «populistes», et qu’il est bien désormais un enragé des politiques écologistes mondialistes. Il se plie à tous les caprices de sa fiancée Carrie Symonds, non élue mais militante écologiste influente.

Non, parce que le traité se trouve rejeté par l’Écosse, l’Irlande du Nord et le Pays de Galles, ce qui augure mal de l’unité future du Royaume. Sans compter que les européistes espagnols se voient proches du but ultime qui est de faire retomber Gibraltar dans leur giron.

Non enfin, parce que l’Angleterre est toujours soumise potentiellement aux cours européennes, au moindre litige, et que la souveraineté soi-disant recouvrée est susceptible d’être «guillotinée dans les clauses cachées» du Traité, comme le souligne l’ex-Secrétaire au Brexit, David Davis, dont on pense qu’il aurait fait un bien meilleur PM que Johnson.

Le Bow Group, un think tank véritablement conservateur, s’inquiète à juste titre de la dérive à gauche galopante du parti conservateur de John Major à BoJo.

BoJo n’a jamais été un véritable conservateur, mais un opportuniste et le vent est en poupe pour les mondialistes et les adeptes du Great Reset.

Boris Johnson, ou BoJo, est de plus en plus souvent appelé Bozo (un nom de clown) car il a déçu ceux qui croyaient en lui en 2020 et confirmé les méfiances à son égard de tant d’autres.

2020 l’a vu lamentable sur plusieurs fronts: en plus de sa soumission à l’écologisme forcené, BoJo s’est révélé pitoyable dans sa gestion du Covid. On ne l’a pas vu défendre le patrimoine culturel anglais lors des assauts des émeutiers acharnés à «abolir l’héritage culturel européen». Au contraire, il a trouvé des excuses aux vandales qui ont fait tomber la statue de Churchill!

Johnson apparaît chaque jour davantage comme le Premier ministre des Wokerati, ces nouveaux Illuminati qui ne jurent que par la culture «woke» (argot pour «éveillé», «sensibilisé» aux souffrances, réelles ou plus souvent imaginaires, des «minorités»).

Les Brexiteurs avaient pour but d’être libérés de Bruxelles et de toutes les pathologies bruxelloises. Pour BoJo, le Brexit n’était qu’un moyen comme un autre d’accéder au pouvoir.

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(2) Commentaires

  • ELEVENTH Répondre

    Si BOJO est « woke » , que dire de notre Jupiter qui, non seulement se bat la coulpe en notre nom, mais fournit l’instrument pour, depuis l’étranger de surcroit.
    Appelons le « woke 1° »

    06/01/2021 à 17 h 38 min
  • HansImSchnoggeLoch Répondre

    BoJo est ce qu’il est mais le RU est sorti de l’EU.
    C’est là l’essentiel!
    Il y aura certainement un appel d’air et d’autres candidats seront prêts à sortir de cette union infernale.

    05/01/2021 à 18 h 06 min

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