Castro part, le parti communiste cubain reste

Posté le février 27, 2008, 12:00
8 mins

À 81 ans, après 49 ans de pouvoir, Fidel Castro quitte le commandement en chef de l’armée, et la présidence de Cuba. Il met ainsi fin à l’ambiguïté qui régnait depuis qu’il avait provisoirement délégué ses pouvoirs à son frère cadet, le 31 juillet 2006, à la suite d’une intervention chirurgicale. Raul, 76 ans, lui succède.

Le « Lider maximo » s’en va-t-il vraiment ? Difficile à dire, vu l’opacité de ce régime. Le vieux tyran marxiste restera sans doute enkysté dans le paysage politique cubain, intervenant sur les sujets les plus importants. En tout cas, le Parti communiste reste en place. 240 prisonniers politiques croupissent dans les geôles. Les indicateurs et la police, omniprésents, sont bien mieux payés qu’un professeur ou un chirurgien.

Aussi les Cubains évitent-ils de parler aux étrangers qu’ils ne connaissent pas. Le régime a fait des dizaines de milliers de morts, en matant les révoltes par des procès et des purges « staliniens ». Des multitudes de Cubains ont fui sur des embarcations de fortune. L’Internet est contrôlé. Il est interdit d’avoir une parabole pour capter les chaînes étrangères, sous peine de se voir confisquer son logement et d’être jeté en prison. Le peuple cubain n’a pas le droit de fréquenter les hôtels pour touristes ou de voyager à l’étranger…

L’oligarchie communiste s’appesantit sur un pays économiquement exsangue. Jusqu’en 1990, l’économie cubaine fut perfusée par l’Union soviétique. En échange, La Havane s’aligna sur la politique étrangère de Moscou, envoyant ses forces armées dans plusieurs pays d’Afrique – dont l’Angola – et soutenant les mouvements révolutionnaires d’Amérique latine. La chute du régime soviétique a privé l’économie cubaine de cette aide vitale, la plongeant dans un marasme profond. Alors, à plusieurs reprises, le pouvoir tenta des réformes économiques, mais de façon heurtée, revenant chaque fois en arrière.

Dans un environnement politique et légal aussi instable, l’économie privée n’a jamais pu se développer. Seuls ont prospéré le secteur touristique – dans des enclaves interdites aux Cubains – et quelques poches d’activité, alimentées par les étrangers ou par la diaspora cubaine qui envoie des subsides à la famille.

Les caciques de l’État et du Parti communiste envisagent de promouvoir une évolution à la chinoise. Deng Xiaoping, consolidant son pouvoir après la mort de Mao Tsé-Toung en 1976, lança sa politique de « réforme et ouverture », disant aux Chinois : « Enrichissez-vous ». Cette stratégie a été bénéfique au Parti communiste chinois, resté très puissant de nos jours, malgré les bouleversements sociaux engendrés par une croissance économique prodigieuse.

De la même façon, les dirigeants cubains songent à une ouverture économique progressive après la disparition de Castro, pour désamorcer les velléités de révolte populaire, et ainsi, conserver le monopole du pouvoir politique. Mais Cuba n’est pas la Chine. La diaspora chinoise accepta le nouveau contrat social de Deng et ses capitaux ont afflué dans la mère patrie, consolidant le pouvoir du Parti communiste. La prospère diaspora cubaine, très présente à Miami, n’entend pas en faire autant avec le Parti communiste de La Havane. Et les États-Unis, tout proches, feront leur possible pour hâter la chute de ce régime, qu’ils avaient voulu abattre par le débarquement de la Baie des Cochons en 1961.

Dans cette perspective, les milieux dirigeants américains se posent la question du maintien, ou non, de l’embargo économique instauré en 1962.

Castro bénéficie toujours de la mansuétude de la plupart des médias français, qui voient en ce vieux despote aux mains couvertes de sang un grand humaniste contraint de sévir contre les forces réactionnaires pour offrir l’éducation et la médecine aux couches populaires. La comparaison avec le traitement médiatique réservé à Augusto Pinochet montre qu’il y a deux poids, deux mesures. L’esprit marxiste et tiers-mondiste exprimé par le « Monde diplomatique » domine. Il cultive la nostalgie du romantisme révolutionnaire, incarné par le visage angélique de Che Guevara, qui fut pourtant, lui aussi, un impitoyable tueur.

Déjà privée de ses idoles soviétiques, chinoises, vietnamiennes, cambodgiennes… par les révélations sur les horreurs qu’elles commirent, la gauche peine à renoncer à ses héros cubains. Mais, à l’instar des archives de Moscou, celles de La Havane finiront par s’ouvrir, livrant à la curiosité des historiens les dossiers noirs du communisme cubain. Alors, le Panthéon de la gauche achèvera de se dépeupler de ses figures les plus marquantes du XXe siècle.

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8 réponses à l'article : Castro part, le parti communiste cubain reste

  1. jerome

    17/11/2010

    au vu de tout ces commentaires ,visiblement vous n’etes jamais allé a cuba ,les cubains discutent volontiers avec les étrangers sans gènes dans la rue ,même pour critiquer raoul castro ou bien le systeme du pays.
    Il y a encore beaucoup de problèmes a cuba ,mais la propagande liberale pro-americaine des expatriés de miami resté coincé dans l’epoque guerre froide ,les projets d’évolutions crédibles ne seront pas audibles.
    Reste que l’illetrisme quasi inexistant ,le systeme de santé le plus accompli du continent americains (les ecoles de medecines cubaines fournissent chaque année des dizaines de medecins cubains aux hopitaux d’haiti ,du venezuela et de beaucoup de pays sud americains), aucune depenses de soins n’est payé par les cubains ,il me semble que c’est loin d’etre le cas aux etats unis !!

    Jerome
    Lyon France

    PS: desolé mais je n’ai pas votre facilités d’ecriture

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  2. Jean-Claude THIALET

    02/03/2008

    02/03/08    – "Les 4-Vérités" –

    Même si c’était une gageure que de vouloir condenser 49 ans d’un règne aussi épouvatable que celui de Fidel CASTRO, Laurent Artur du PLESSIS y aura paraitement réussi. Mais il n’a pu évoquer la cruelle déception de celles et ceux qui lassés du régime de corruption et de licence (pas poétique !) du régime BATISTA avaient cru qu’avec le Lider Maximo allait s’installer un ère de liberté, de justice, de solidarité, de progrès,  et de juste répartition des richesses. Si je devais résumer d’une simple formule "l’avancée" réalisée en près d’un demi-siècle de castrisme, je dirais que CUBA s’est transformé de "bordel pour touristes américains" en "bordel pour les tourises d’Europe et d’Amérique du Sud" ! En même temps que son économie s »effondrait, et que ce qui avait fait la splendeur de LA HAVANE (pour ne parler que de la capitale) est tombée en ruines. Des ruines rapetassées à la Potemkine pour les touristes ! Aujourd’hui, CUBA est livré au dollar (avec les trafics que cela recèle !), à la prostitution, à la drogue ‘(de "Lider Maximo", le nom de CASTRO est devenu "Dealer Maximo !). Et sa première source de revenus (celle aussi d’une bonne parti des pays d’Afrique noire !) est constitutée par les dollars envoyés par les exilés. Ce qui me fait me demander ce qui se passerait si le blocus s’étendait à cette envoi de devises !

    Du temps du dictateur  BATISTA, l’île était florissante (elle était "le troisième pays d’Amérique latine en richesse") dans de nombreux domaines (ce qui n’empêchait certes pas une certaine misère endémique comme partout dans ces régions) et, surtout,  le peuple (je ne parle pas des politiciens qui intriguaient pour prendre le pouvoir) se sentait libre. Pas seulement  de s’expatrier. Quand on sait que CUBA (outre ses prisons qui regorgent de prisionniers politiques) est devenue une prison à ciel ouvert.

    Dès l’origine du castrisme, les Cubains ont senti le joug du communisme s’abattre sur eux. Ainsi, "le 25 juillet 1960, à Santiago de Cuba, un barbudo déçu espliquant à Léo SAUVAGE (1)" : "Notre rêve à nous tous était une république libertaire d’où toute opression serait bannie à jamais et que guideraient les principes de José MARTI (2). CE QUI NOUS AVONS EU A LA PLACE, C’EST UN ETAT TOTALITAIRE JOUISSANT DE MOINS DE LIBERTE QUE LA POLOGNE…" . Lui, au moins avait compris (de l’intérieur) à quoi avait mené la Révolution castriste, contrairement à un Jean-Paul SARTRE ou à un René Dumont (il fut candidat "écolo" à la présidentielle de 1974) qui mirent du temps à comprendre. En mars Mars 1960, le premier dont je rappellerai qu’après avoir publié et fait jouer sous l’Occupation, il avait été un épurateur forcené à la "LIBERATION", déclarait à ce même Léo Sauvage : "Je suis partisan de la suppression de journaux (cubains indépendants) tels que le Diario de la Marina. Il s’agit là d’organes aux tendances périmées et dont les attaques font perdre du temps au gouvernement révolutionnaire. Les libertés bourgeoises doivent être sacrifiées aux intérêts de la Révolution …". (fin de citation). Cinq ans plus tard, revenu de ses illusions, le même SARTRE, appelé au secours d’ intellectuels cubains en exil à Paris (dont Juan ARCOCHA (interpète de Castro et de Sartre lui-même!) répond qu’il préfère "garder vivant le souvenir de la lune de miel de la Révolution" (sic) Une Révolution dont Simone BEAUVOIR ne s’était pas désentichés !.  De même, René DRUMONT, après avoir déclaré à l’EXPRESS (22/09/1960) "On peut dire dès maintenant qye la révolution cubaine est en train de rattraper, sur le plan économique, le niveau très élevé qu’elle avait déjà sur le plan politique" (sic). Trois ans plus tard, l’apôtre de l’Ecologie (3) publiait un violent réquisitoire contre le Castrisme sous le titre "CUBA EST-IL SOCIALISTE ?". La seule à le croire encore semble être Danielle MITTERRAND…

    Maiis  l’article de Laurent Artur du PLESSIS mérite un rappel et une infomration.

    Un rappel : celui du Protectorat (autre forme du colonialisme) exercé sur CUBA par les ETATS-UNIS de 1898 à 1934 après qu’ils eurent évincé l’ESPAGNE grâce au "coup monté" du croiseur MAINE. Protectorat qui avait permis aux ETATS-UNIS D’AMERIQUE une main mise économique totale sur l’Île.

    Une information, et même deux.  La première, c’est que la CIA avait aidé Fidel CASTRO   –  l’avocat "démocrate "(encore un !) qui devait restaurer la "démocatie" de cette dicature d’opérette qu’était celle de BATISTA. La seconde c’est que, en organisant  la désastreuse équipée de la Baie des Cochons(4) (dont JF KENNEDY dût porter le chapeau !) où "1400 nostalgiques de BATISTA" furent décimés, cette même CIA a contribué à redorer pour des lustres le blason de CASTO, faisant de lui à jamais le "héros du peuple cubain".

    Quoiqu’il en soit il est difficile de prévoir comment, sous la férule de Raul CASTRO (que continuera sans doute à "driver" dans les coulisses son "grand frère" jusqu’à ce que mort s’ensuive) comment va évoluer CUBA, si tant est qu’elle évolue vers un mieux. Deux journalistes, CUMERLATO et ROUSSEAU, dans¨un livre au titre évocateur, "L’ïle du Dr CASTRO" proposent six scenarii possibles : – Une transition menée par Castro (scénario chilien) La révolution de Palais (scenario tunisien) Le chaos (scenario haïtien) le pacte de transition (scenario espagnol) Le scenario politico militaire.

    Dans les pays latino-américains, toutes les surprises sont possibles. A commencer par la mort inopinée de Raul CASTRO dont on sait qu’il est porté sur la bouteille. Et pourquoi pas des deux frères en même temps. Ce qui laisserait orphelins des Cubains peu préparés à la liberté, et nostalgiques les intellectuels de France qui croient encore en la Révolution cubaine, comme d’autres au Père Noël.

                                Cordialement, Jean-Claude THIALET

    (principales sources : l’excellent article de Patrick GOFMAN (un ancien du "LIBRE JOURNAL", dans "RIVAROL" du 29/02/08. < http://www.rivarol.com

    (1) in "Autopsie du Castrisme (Flammarion, 1962)

    (2) José Marti (1853-1895) franc-maçon, jounaliste, poète, chef de la Guerre d’Indépendance contre l’Espagne. Le régime castriste et ses opposants s’en réclament ! On voit où mène les utopies maçonnes ! Les autres aussi …

    (3) René DUMONT, en tantr qu’écologiste, aurait dû s’en prendre à Fidel CASTRO qui, pour briser la monoculture sucrière qui faisait la richer de l’Île, après avoir imposé la constitution d’une "ceinture de café" autour de La Havane, avait mis quatre ans pour s’apercevoir que les caféïers dépérissaient sur les plaines calcaires qui les empoisonnaient. Il est à noter que, depuis que la fin URSS  ("la chère et puissante Russie" de De GAULLE !) n’achètent plus son sucre et ses autres productions, et depuis le blocus sévère imposé par les ETATS-UNIS, l’agriculture cubaine a dû se diversifier en revenant à la polycuture, et que, privée des engrais chimiques (le blocus !), elle est devenue pratiquement 100% bio. A toute chose malheur est bon … 

    (4) opération qui me rappelle le débarquement des troupes royalistes à QUIBERON (téléguidée par les Anglais !) pendant la Révolution française, opération qui, elle aussi, s’étairt traduite par un désastre pour les troupes … royalistes !

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  3. Gérard Pierre

    29/02/2008
    J’espère, par pur humanisme, que les révélations du contenu des archives cubaines seront épargnées le moment venu à madame Danielle Mitterrand.
     
    Pensons à ce que fut la triste vie de cette inébranlable mystique de la religion socialo marxiste. Bafouée par un époux entre les mains duquel elle avait déposé tous les espoirs idéologiques de ses chers parents militants, elle n’a retrouvé un fragile équilibre que dans une affection publiquement démontrée au « lider maximo. »……………….. " Ah ! …… mon maximo, …… ce que tu sens bon la poudre et le bouchon allumeur ! "
     
    Il faut dire que l’homme en impose par son exemplarité. Pour inciter ses concitoyens à ne pas se montrer dépensiers, il s’est laissé pousser la barbe, économisant ainsi le prix d’un blaireau, de la mousse à raser et de lames onéreuses. Ses costumes sont sobres. Il s’habille en confection quand d’autres chefs d’état arborent avec ostentation des costumes de bonne coupe, réalisés chez les meilleurs tailleurs. Il ne fume que des produits du terroir, afin d’encourager l’artisanat local. Il a su faire accéder son peuple à un niveau qualitatif de soins et de pratiques sanitaires enviables par les Etats-Unis eux-mêmes. C’est Michaël Moore qui le dit, donc c’est forcément vrai, puisque la gauche française l’a objectivement proclamé EINSTEIN DE LA GEOPOLITIQUE DU MONDE OCCIDENTAL. Et puis, enfin, prendre sa retraite à 81 ans, sans passer par la case préretraite, ça en jette, …… tout de même ! …… on est loin des trente cinq heures et des retraites de nos régimes spéciaux.
     
    Au fait, comment procède-t-on habituellement lorsque le dernier exemplaire d’un genre particulier est sur le point de disparaître ? …… on prévient un taxidermiste ? …… avec les archives, ça peut garnir un grand musée à La Havane, instruire les touristes, et commencer enfin à rapporter un peu d’argent aux Cubains.
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  4. Jean-Pierre

    29/02/2008
    Pour Fabrice,
     
    Merci pour ces infos !  J’irai lire les textes dont vous parlez… Je me demandais simplement ce que Mr Duplessis pense actuellement de l’évolution de la question Iranienne, et surtout des échéances de temps qu’il envisageait quant à la venue du conflit. Ce dernier n’a pas éclaté (et il faut s’en réjouir !) et ce malgré les excellents arguments que donnait Mr Duplessis pour plaider son imminence. Il me semble donc que pour ce qui est des évènements internationaux majeurs, il existe des paramètres cachés qui échappent aux analyses les plus pointues, et que tenter des prédictions est un art bien difficile.
     
    Bien Cordialement
    Jean-Pierre
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  5. Brice

    28/02/2008

    Pour Jean-Pierre,

    Je voudrais rebondir sur le petit rappel "de la question iranienne" ; cela me rapelle un article que l’on peut trouver très facilement sur le net ; il suffit de taper "la 3ème guerre mondiale", on tombe sur le dossier rédigé par un certaind Mike Withney où l’on pouvait lire il y a quelque mois "Pourquoi la crise iranienne va conduire à la 3ème guerre mondiale". Effectivement, il s’agissait d’un des matériau de base du travail de Mr Du Plessis. Mais cher Jean-Pierre, j’ai également en ma possession d’autres livres de lui, je ne vais pas les lister, ce serait fastidieux. Au total 4. Je ne sais pas si Mr Du Plessis connaît par ses livres Guillaume Faye ou Jean-François Susbielle, ou ceux d’Anne-Marie Delcambre et de Louis Chagnon, laliste pourrait être longue. Mais cela pourrait compléter son matériau.

    En particulier, le livre de Faye "Le coup d’état mondial : essai sur un nouvel impérialisme américain".

    salut.

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  6. Annika

    28/02/2008

    Excellent article Mr. Du Plessis.  C’est bouche cousue dans les media françaises sur les conditions de vie des cubains sur leur île – y compris les conditions dans les prisons.  Soit dit en passant, si ces pauvres bougres incarcérés sur l’île pouvaient comparer leur existence a ceux incarcérés a Guantanamo, ils pâliraient d’envie.  Je n’ai pas besoin d’ouvrir les dossiers noirs du communisme cubain pour apprendre la condition cubaine, je n’ai qu’a questionner les milliers de rescapés qui jonchèrent en leur temps nos plages floridiennes ; ils sont nos amis, nos voisins, nos frères. Les reporters français pourraient faire de même si la recherche de la vérité était leur but (pas vous bien sur Mr. Du Plessis !). Communism is dead folks, deal with it. Les idoles ont la vie dure et Che Guevara trouva refuge en Europe ; mais n’essayez pas de ramener une de ses effigies a Hialeah, Floride ou les descendants des gens qu’il a massacré vivent – vous vous feriez lyncher.

    Annika – Floride du Sud

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  7. Jean-Pierre

    27/02/2008

    Excellent article frappé au coin du bon sens, et qui dit l’essentiel…

    Mais, par ailleurs, plus aucun commentaire de votre part sur le dossier Iranien… qui constituait pourtant la colonne vertébrale de votre travail ces dernières années. Que deviennent toutes vos prédictions personnelles sur le sujet… Se pourrait-il que la marche des affaires humaines soit plus complexe qu’il n’y paraît, et qu’elle échappe à toute analyse prospective digne de ce nom…?

    Merci.

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