Charlottesville et l’inculture médiatique

Posté le 21 août , 2017, 4:48
5 mins

L’affaire de Charlottesville, en Virginie, marquera, sans doute, un tournant dans la présidence Trump. Mais dans un sens très différent de ce qu’en disent les médias français.

De quoi s’agit-il ?

Au premier abord, de manifestations opposant, le 12 août, des suprémacistes blancs (y compris des membres du Ku Klux Klan) à des militants antiracistes, l’un des premiers ayant tué l’un des seconds.

Comment ne pas donner tous les torts aux assassins et toutes les raisons aux victimes ?

Pourtant, la réalité est plus complexe.

Les manifestations ont été déclenchées par la volonté de déboulonner une statue du général Lee, commandant des armées confédérées durant la Guerre de Sécession.

Cette manie de détruire les symboles sudistes se répand depuis quelques années. Et elle est bien dans l’esprit dans la gauche amatrice de repentance sur la coulpe des autres.

Pourtant, il est aisé de constater, en se penchant sur cette page tragique de l’histoire des États-Unis, que le général Lee fut, non seulement adulé des Sudistes mais aussi profondément respecté de ses adversaires.

Grand chef militaire, il fut le contraire d’un boucher. S’en prendre à lui est absurde.

C’est rallumer une guerre civile sans autre bénéfice prévisible que de former volontairement des jeunes générations à la mémoire hémiplégique.

Je note d’ailleurs que la gauche bien-pensante n’a jamais imaginé de retirer de la Place Rouge « la charogne de Lénine », comme disait Soljénistyne. Or, Lénine est un monstrueux criminel, incomparable avec Lee.

Ajoutons encore que l’attachement au camp Sudiste dans la Guerre de Sécession est rarement lié à une défense de l’esclavage.

Ce dernier était d’ailleurs en forte régression lorsque la guerre éclata, en 1861. Quant au racisme, il était autant partagé au Nord qu’au Sud.

Bien des raisons expliquent la guerre civile, de l’économie (industrielle d’un côté, rurale de l’autre), à l’art de vivre, en passant par les relations au pouvoir central (les États confédérés estimant que ce dernier était au service de l’autonomie des États ; les Unionistes considéraient que les États étaient subordonnés à Washington).

Le bon droit n’était certes pas intégralement du côté du Nord.

Peut-être peut-on encore rappeler aussi aux médias que le Ku Klux Klan ne fut pas fondé pour défendre la suprématie de la race blanche (ce n’est que la troisième et actuelle version de ce groupuscule peu recommandable). Il fut fondé pour défendre la « pureté » anglo-saxonne et protestante contre l’arrivée d’immigrés juifs et catholiques, dont beaucoup combattirent avec le Sud.

Bref, la lecture de la Guerre de Sécession gagnerait à être nuancée et il me semble difficile de trancher la question des responsabilités dans l’affaire de Charlottesville (même s’il est beaucoup plus simple de condamner l’idéologie raciste et de dénoncer l’assassin).

De ce point de vue, Donald ­Trump a eu raison, me semble-t-il, de ne pas se ruer à la suite des médias imprécateurs qui le sommaient de condamner sans connaître tous les tenants et aboutissants.

Mais cette affaire a fait éclater son équipe et ses principaux soutiens. Ainsi Julius Krein, fondateur de l’excellente revue « American Affairs », et l’un des principaux soutiens intellectuels de Trump, vient-il de prendre publiquement ses distances. Et Steve Bannon, le talentueux patron du site « Breitbart », vient de quitter la Maison blanche.

Bien des scénarios sont envisageables, de la « normalisation » de la présidence Trump à l’impeachment, mais il est certain, du moins, que cette triste affaire marque un tournant.

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7 Commentaires sur : Charlottesville et l’inculture médiatique

  1. BRENUS

    26 août 2017

    D’ici peu vous verrez que les soit-disants “anti-racistes blacks” vont ériger, à la place des statues de Lee, des stèles en hommage à leurs grands hommes d’une très haute qualité morale : AMINE DANA, ROBERT MUGABE, etc. Pour le coup, ils pourront amplifier leurs récriminations anti-blancs. Vous pouvez ajouter cet immense écrivain bonzé ultra marin, adulé des connards, qui clamait à qui voulait l’entendre qu’il se torchait avec le drapeau . Sans oublier, bien sûr, de réclamer son traitement et sa retraite de fonctionnaire de cette p..ain” de FRance. Sans laquelle il ne serait resté qu’un merdique parmi tant d’autres, d’ailleurs.

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  2. BRENUS

    21 août 2017

    Honneur à Robert Lee, dont les sacs à merde veulent déboulonner la statue! Il fut un homme droit, adulé de ses hommes et sa seule erreur fut d’avoir commandé la triste “Picket charge” qui , saignant comme jamais les troupes du Sud sans avantage, a précipité la fin du Sud qui a tenu vaillament tête aux envahisseurs yankees durant des années malgré une infériorité de tous ordres. Si les gauchistes, basketteurs blackos et autres crétins crachent sur lui, qu’il en fassent autant du général yankee Sherman, tueur, incendiaire, qui, de nos jours, serait passible de la court pénale internationale pour avoir tenté de provoquer le génocide des gens du Sud – tous sexes et âges confondus- Ne parlons même pas de cette saloperie de général Cluster (un de ses sbires) qui a massacré le peuple amérindien ( femmes et enfants compris) . Et ce n’est pas sa mort honteuse méritée à Little Big Horn qui pourra racheter sa mémoire. Que les descendants (rares) de ses exactions aillent pisser sur sa tombe! Hugh !

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  3. vozuti

    21 août 2017

    Peut-être que les américains vont se lasser de l’hystérie anti-trump de leurs journalistes qui cherchent continuellement de quoi ils vont bien pouvoir se scandaliser,et qui ressemblent à des idiots qui ne décolèrent jamais,sans raisons logiques.
    Quant aux gauchistes qui voient des racistes partout,et qui voudraient bruler sur un bucher tous ceux qui ne déclarent pas publiquement qu’ils sont tombés amoureux des africains et des musulmans,ils souffrent juste d’un trouble obsessionnel compulsif:la phobie du racisme qui les poussent à agresser sans relâche,physiquement ou verbalement, tous ceux qu’ils considèrent suspects.De nos jours,le racisme est un problème mineur,voir inexistant,qui ne nécessite pas de lancer une inquisition générale pour épurer les pensées interdites.
    il serait beaucoup plus utile de soigner les gauchistes pour leur trouble du comportement qui dérange tout le monde.

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    • BRENUS

      22 août 2017

      Il est parfaitement faux de parler de “racisme”. Ils faudrait parles “des racismes”. Car si l’on ne peut nier que certain soient racistes par crainte de se faire bouffer par d’autres zozos, on ne peut également nier que nombre de noirs soient racistes anti-blancs. Même ceux n’ayant fait que recevoir leur pitance des dits blancs qu’ils détestent et qui sont assez cons pour se flageller inutilement.

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      • vozuti

        23 août 2017

        exact,si le racisme est quasiment inexistant chez les blancs(qui ressemblent de plus en plus à une espèce en voie de disparition),il est très vivace chez les musulmans qui nous considèrent comme une race inférieure (des infidèles ),et aussi chez une partie des noirs qui veulent leur revanche.

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        • souvenirs

          23 août 2017

          une partie des noirs qui veulent leur revanche?
          quelle revanche, la faute de l’exclavagisme revient
          aussi bien auxnoirs qu’aux blancs.
          Lss blancs achetaient le betail humain vendus par leur
          propre famille ou par les chefs de tribus(ce qui m’a ete
          explique en 1950 a Dakar par un erudit noir.
          Rappeler egalement que les peuples europeens ont ete
          excaves de leurs maitres.Ne pouvons nous vivre ensemble
          malgre nos differentes couleurs (je suis tannee) et que
          chacun s’accoquine avec qui bon lui semble.en respectany
          le voisin?

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