Contre la russophobie

Posté le septembre 03, 2008, 12:00
5 mins

La campagne antirusse n’en finit plus. Tout le monde a pris parti pour la Géorgie quand elle s’en est prise aux Ossètes chers à Dumézil, et qu’elle battait le rappel des troupes de l’OTAN pour déclencher la prochaine guerre mondiale dont les néocons se montrent si friands.

Il faut taper sur l’Iran ou la Russie, peut-être un beau jour sur la Chine. Mais cette obsession antirusse devient insupportable, odieuse, permanente et bien sûr dangereuse. Et le journal le Monde a le culot imbécile de dire que la bourse russe a baissé et que c’est une punition. Peut-être, chers idiots du village médiatique, que le dollar n’a pas souffert de la politique des bushmen ? Car, s’il est une juste observation d’Emmanuel Todd, c’est bien l’idée que la gesticulation militaire est une marque agonique.

Je viens de voir la dernière mouture des X-Files, encore plus abjecte que les épisodes des années 90. Mais ce qu’on y trouve, ce sont des trafiquants russes d’organes américains que l’on va vendre sur le marché russe à Moscou… Les Russes cannibales ? Mais jusqu’où n’ira-t-on pas ? On pourrait écrire un livre sur la russophobie hollywoodienne et le racisme anti-russe de nos médias. Le crépuscule occidental me fait penser au nain Grincheux. Il ne supporte plus rien, et cherche noise à tout le monde, au nom des droits de l’homme de mauvaise humeur.

Et pourtant… Comme le rappelle notre ami conservateur Pat Buchanan, la Russie n’a pas constitué après la guerre froide un cordon protecteur anti-américain avec le Mexique, le Guatemala, le Canada, les Bermudes et j’en passe… Ce sont les Américains, au contraire, qui ont retourné tous les anciens alliés soviétiques pour encercler la Russie éternelle. La victime est le coupable ? On se croirait toujours dans un manuel de géopolitique de MacKinder. Le Heartland contre le Rimland… Superman contre le comte Zaroff et ses cosaques aux dents trop longues… La Géorgie membre de l’Otan ? Allons bon ! Et les Kirghizes ! Et les Tadjiks ! Et les extraterrestres ! Une politique startrekienne contre la Russie de Poutine, promue empire du mal pour l’éternité !

Dire que le vieux de Gaulle parlait de l’Europe de l’Atlantique à l’Oural, et que le grand Kerillis remarquait que la France perdait toutes ses guerres modernes chaque fois qu’elle se chamaillait avec la Russie… Alors que l’Amérique va devenir une terre à moitié ruinée, nous ne trouvons rien de mieux que de nous en prendre à la Russie, dernier pays blanc et éternel rempart de l’Orient. Après tout si l’occident veut crever, c’est son affaire. Ce que je ne voudrais pas, c’est que la géopolitique américaine mise au point par la sorcière Albright dans les années 90 n’aboutisse à une vraie crise, à côté de laquelle les génocides bienveillants de nos démocraties en perdition paraîtront des garden-parties !

28 réponses à l'article : Contre la russophobie

  1. Marina

    27/05/2013

    Merci!
    Ah! Un russophobe de plus à en juger par le commentaire précédent . Un de plus pour la liste établie par Sergey Selyunin que l’on peut utiliser comme référence pour juger de l’objectivité(!) de certains médias occidentaux.

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  2. FoxRenard

    09/09/2008

    A Aregundis…

    Vous reprochez a chabadiou d’avoir ses opinions dictees par l’ideologie plus que par l’objectivite, or moi je trouve plutot votre texte dicte par une fascination pour Poutine plus que par l’objectivite.

    Je connais tout ce blabla qui consiste a dire que la Federation de Russie n’a plus rien a voir avec l’URSS communiste, …sauf que ce sont les communistes du KGB qui ont pris le pouvoir en Federation de Russie, alors evidemment le systeme de retorsion et d’exploitation du peuple russe par le pouvoir a change dans sa forme, mais ca reste de l’extorsion et de l’exploitation. Au lieu d’aller chez les voisins recalcitrants avec des tanks, on leur coupe le gaz dans la nouvelle version. La difference n’est que semantique, ou la couleur de la peinture. Regardez la Tchetchenie qui comme l’Ossetie voulait son independance. Et n’allez surtout pas me comparer la Tchetchenie avec l’Irak, car la ou l’armee russe passe, il ne reste plus rien, sans parler des viols a la chaine pratiques par les soudards de Poutine. Un observateur attentif regardera les faits, les resultats, les produits plutot que l’etiquetage qu’on veut donner pour eviter d’appeler ca une dictature. Quand vous dites si Poutine avait ete un vrai dictateur comme Staline, il aurait fait ceci ou cela, et c’est comme dire que si Bonnie & Clyde avaient ete de vrais gangsters, ils auraient tue autant de monde qu’Al Capone et sa bande.

    Vous parlez des elections ‘libres’ ou ‘democratiques’ en Russie, ce qui est une farce j’espere ! Vous devriez parler d’elections democratiquement confisquees par le Kremlin plutot, et de l’opposition etouffee et menacee, ce qui serait beaucoup plus juste, au profit du seul Poutine. Toujours les memes methodes archaiques de l’URSS avec le vernis d’une plus grande sophistication. Normal, l’opinion publique internationale est beaucoup plus reactive que dans les annees 70, les moyens et la rapidite de communications ayant tellement evolue –pas grace a la Russie en tout cas– qu’on ne peut pas se permettre de faire la dragee trop grosse quand meme, sans compter les Etats-Unis dont la puissance a decuple depuis — peut-on imaginer la Russie avec la meme puissance que les USA ? Pauvre de nous ! — Poutine, s’il etait un vrai dictateur se serait elu a vie, dites-vous ? Trop gros justement, face a la communaute internationale ! Mais qui se representera et gagnera a votre avis a la fin du mandat ou des 2 mandats de Medvedev ?

    Je n’ai pas le temps de faire une these, la, et je voudrais terminer par dire ceci. Le meilleur moyen de ne rien changer dans le monde est de dire que le monde n’est pas noir et blanc. C’est le meilleur moyen qu’ont trouve certains pour tout justifier, tout excuser et ne rien changer, surtout le mauvais. Avec cette philosophie, on trouvera toutes les excuses a Hitler et on fera passer Staline ou Poutine pour Mere Theresa. De mon point de vue, le monde est noir ou blanc. Tout le reste entre deux n’est que poudre aux yeux et blabla servant a justifier l’injustifiable.

    Vous etes mort ou vous etes vivant. Vous etes en bonne sante ou vous etes malade. Une entreprise va bien ou mal. Vous dites vrai ou vous mentez. Dire un quart de verite, c’est dire un mensonge, la verite n’etant pas corruptible –sinon, ce n’est plus la verite–.

    Je sais que ca gene beaucoup de monde, mais c’est comme ca. Le bilan de la Russie, est-il noir ou blanc ? Avec un produit quasi zero, un age moyen de duree de vie de 56 ans pour les hommes, un probleme generalise d’alcoolisme, un decroissement de la population, je dirais que le bilan est noir.

    Alors, surtout rien changer. Caresser Poutine dans le sens du poil comme vous dites…

    Quant aux missiles anti-missiles en Pologne, a la ‘frontiere’ russe, demandez aux Polonais leur avis (vous nous faites bien demander aux Russes leur avis sur les ‘elections’ russes). Vous savez surement que la Pologne n’a pas de vrai frontiere avec la Russie. Elle a une frontiere commune avec une ENCLAVE russe qui est en fait une partie du territoire polonais qui a ete volee par les Russes en 1945 et ne leur a jamais ete rendu. Donc que pouvez-vous reprocher aux Polonais d’avoir chez eux des missiles anti-missiles ? Vous dites vous-memes que Poutine est un homme dangereux ! Alors ?

    Mais on sait aussi que vous, vous voulez le caresser dans le sens du poil…

    .

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  3. grepon le texan

    09/09/2008

    " La Russie n’apprécie pas les rampes de missiles installées en Pologne pratiquement sous son nez."

    …Rampes de missiles purement defensives, vous avez oublie de preciser…. dessiner pour detuire q’une poigne de ogives nucleaires et pas plus lances par des petits etats, voir des unites foux de l’ex URSS.  

    Ce cas est bien sur tres different du cas des missiles installe a Cuba.   Les missiles en Cuba ont ete des missiles ballistique offensives, avec ogives thermonucleaires, installe sur les cotes, le mieux pour arriver dans tres peu de temps sur des villes et/ou sites ICBM americains(pour detruire la capacite des USA a repondre).   C’etait hautement destabilisant.   Installer quelques missiles defensifs aujourdhui entre l’Europe et le reste du monde est au contraire plutot stabilisant, mais ces missiles n’empecheraient pas la Russie d’envitrer L’Europe et le reste du monde avec leurs milliers d’ogives qu’ils possedent.  Russie n’a rien a craindre, en principe…a moins qu’ils aimaient bien voir des petits etats comme l’Iran venir menacer l’ouest crediblement.

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  4. Anonyme

    09/09/2008

    bande d’ignorants et de russophobes

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  5. ozone

    08/09/2008

    A quoi vont servir une base OTAN a Sébastopol ou les missiles en Pologne? Impossibles a défendre en cas de gros pépin,peut étre a cela,provoquer le gros pépin,il est bien certain que dans quelques "boites a idées" Gringas des scenarios se preparent le plus sérieusement du Monde,peut étre ont’elles déja envisager la phase une,l’éléction par tous les moyens du "bon" president.

    Alors,les va’ten guerre,soyez pas préssés,ça va venir……

    Quand on pense qu’il y a quelques années a peine il etait prévu que des oligarches cédent les richésses de la Russie a des pétroliers US……..

    Bon Dieu,mais d’ou ils sortent ces farfelus (pour rester poli)

    Cher Frank,siou plait…regardez d’un peu plus prés l’immigration et l’avancée de l’Islam en Europe…..C’est trés instructif..

    En toute cordialité,croyez moi….

     

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  6. Anonyme

    08/09/2008

    Les Russes sont assez rustres tout en étant des mélomanes avertis.  Il y a une certaine tendresse sous la peau de l’ours kodiac.  Mais c’est un animal dangereux car dès qu’il vous voit, il veut vous tuer. Il ne faut pas le piquer ni le réveiller, encore moins l’énnerver.

    On dirait que la menace Russe revient presque comme au temps de la guerre froide, sauf que tous les adversaires ont rangé leurs armes, voire en ont jeté, et se retrouvent tous nus devant la gueule de l’ours grande ouverte par son rugissement qui vient de les rappeler à l’ordre de son existence : il vient de sortir de son hibernation (commencée à la chute du mur).  Le Russe aime bien montrer sa force, sa puissance, sa richesse… et Poutine est un loup (faciès de loup sibérien, regardez bien).  Il attend que l’Europe soit à point.  Slurp !

    En face de lui, l’Europe des poules mouillées et son vieux bouclier "OTAN" qui est hors d’âge et n’est plus à propos.

    Si on y songe, Reagan a tué l’URSS avec la course aux armements, maiiiis la Russie renaissant comme un phénix est en train de se renforcer par l’argent….  Et son armée améliore sérieusement son matériel….au moment où la France, par exemple, a liquidé son armée et où les USA sont éreintés par l’Irak et l’Afghanistant….  pas bon, ça.

    Des temps étranges se préparent qui rappellent les craintes d’antan…

    Plus ça change, plus c’est la même chose.

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  7. Aregundis

    08/09/2008
    A Chabichou, bonjour
     
    D’abord je vous dirais que citer en vrac tous ceux qui ne sont pas de votre opinion n’est pas un argument en soit. Et les épithètes malveillantes sont tout-à-fait inutiles. Quand il m’arrive de citer Debray, Emmanuel Todd, Revel, BHL, et bien d’autres pour approuver ou désapprouver leurs propos c’est, primo : que j’ai acheté et lu leurs bouquins ; secundo, je les cite dans le contexte ; tertio, je dis pourquoi. Il n’y a rien de tout cela dans votre intervention.
     
    Les textes que vous rapportez d’Alain Besançon et de Madame Françoise Thom, sont les bienvenus. Je partage leur analyse géopolitique, laquelle est d’ailleurs fort proche des écrits de JF Revel pour ce qui concerne l’ex-URSS et le communisme. Mais pas en ce qui en ce concerne la Fédération. Les fonctions universitaires et les diplômes s’ils sont un gage de sérieux, n’ont jamais constitué la moindre garantie de détenir la vérité. Je n’en suis pas dépourvu. Sartre et Bourdieu en étaient couverts. Cela ne les pas empêché de bâtir des monuments d’insanités.  
     
    Là où je diverge, c’est le parallèle abusif établi entre l’actuelle fédération russe dont les dirigeants ont été élus par le peuple, et l’ex-empire communiste qui était une dictature. Et c’est ce qui a fait l’objet de ma critique au papier de Bernard Henri Lévy dans le Point. Il m’a fait l’honneur de prendre en compte mes objections, ou ce que j’ai pu en comprendre. Ce qui m’a amené à une seconde intervention où j’ai argumenté en citant mes sources et le contenu de ces sources. Je dis bien « argumenter ». Ce que vous ne faîtes pas. Vous avez le droit de critiquer Nicolas Bonnal. Mais pas comme vous le faites, en vrac, de manière globale. Si vous n’êtes pas d’accord avec lui, expliquez pourquoi avec précision. Si vous le pouvez.
     
    Est-ce que cela fait de moi un approbateur de l’interventionnisme russe en Géorgie ?  Il me semble m’être clairement exprimé sur ce sujet. Est-ce que cela fait de moi un suppôt de la stupide agression géorgienne contre l’Ossétie ? Est-ce que le président géorgien Mikhaïl Saakachvili est un noble chevalier Bayard sans peur et sans reproche, un doux démocrate ?  Il faut s’informer. Je vous renvoie à E. Universalis qui indique qu’en 1990, des milices géorgiennes assiégèrent Tskhinvali, capitale de l’Ossétie du Sud. Bilan : 800 morts. Deux ans plus tard, l’armée géorgienne occupa Soukhoumi, la capitale de l’Abkhazie. A défaut vous avez Wiki. Mais informez-vous, que diable, avant de criailler n’importe quoi !
    Depuis la débâcle de 1991 et le refus géorgien d’intégrer la CEI (Communauté des États indépendants), Géorgiens, Abkhazes et Ossètes n’ont cessé de guerroyer, avec ou sans intervention de la Russie aux lourdes pattes aux côtés des uns ou des autres.
     
    Rien n’est plus détestable que le parti pris idéologique. De voir le monde en noir et blanc, de le partager entre bons et méchants. Il faut nuancer son vocabulaire en fonction de la réalité et non de son humeur. Si W. Poutine est un tyran, alors comment faut-il qualifier Kim Jong Il ? La Russie n’apprécie pas les rampes de missiles installées en Pologne pratiquement sous son nez. Nos amis américains n’apprécieraient pas davantage qu’on installât de telles armes dans la zone des Caraïbes.
     
    C’est une spécialité des gauchistes que de se fabriquer des ennemis. C’est l’ennemi imaginaire (le capitalisme) qui alimente la logorrhée des Besançenot et consorts. Si W. Poutine était le tyran qu’on dit, il n’aurait pas succédé à Boris Eltsine en 1999, pour être élu dès le premier tour l’année suivante. Son parti remporte les législatives en 2003, puis en 2007. Lui-même est réélu en 2004. Les électeurs russes sont masos ? Je pense que les Russes savent mieux que nous ce qui est bon pour eux. Quand cesseront-nous de donner des leçons aux Russes, à la Chine, à l’Italie de Berlusconi, à la terre entière ? Un vrai dictateur sur le modèle stalinien aurait fait modifier la constitution pour se maintenir président à vie. D’ailleurs sous une dictature, il n’y pas d’élection du tout. Au lieu de quoi, en 2007, il laisse la place à Dimitri Medvedev. Drôle de dictateur! Castro, lui, est au pouvoir depuis un demi-siècle. S’il était l’abominable tyran qu’on prétend, il aurait fait partie des conjurés putschistes de 1191 au lieu de discuter avec eux pour qu’ils se plient aux nouvelles règles.  S’il était le dictateur qu’on dit, il se serait abstenu de rencontrer le pape Jean-Paul II, artisan de la chute du communisme, en 2001 et 2002, et le pape Benoît XVI pour une troisième fois en 2007. S’il était vraiment le sale type qu’on dit, il lui suffirait de fermer le robinet du gaz dont sommes dépendant à près de 35% de nos approvisionnements, ce qui est énorme. Cela suffirait pour plonger l’Europe dans la tourmente économique et industrielle. Et nous ne pourrions rien faire d’autre que de protester. Staline, lui, n’aurait pas hésité. Mais si on veut que je dise que Vladimir Poutine est un type dangereux, je dis oui, Vladimir Poutine est dangereux et peut se révéler plus dangereux encore si on continue à le caresser à rebrousse poil. Alors, réfléchissez un peu, s’il-vous-plaît, avec de crachoter des invectives et essayez d’être plus personnel. D’ailleurs ces remarques je pourrais les adresser à bien d’autres dans ce forum. Si c’est pour retrouver dans un forum de la droite libérale les mêmes stupidités que dans la presse de gauche, alors, vraiment, je me demande parfois ce que je fais là. Bonne journée à vous et à tous.
     
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  8. UN chouka

    07/09/2008

    @ Papiche,je crois bien que tout le monde se rappéle le vieux temps avec dégout et colère.ou peut meme imaginer  la  nouvelle ambiance fraichement remaniée?

    Mais je crois que la quèstion posée en ce moment, c’est un peut comment choisir un voisin, lorsqu’il est chez lui ?(faut faire avec ou déménager ?) ,et en plus il vend du bon gaz et du bon petrole,et il fabrque tout plein d’armes comme des sousmarins ,des jolis avions de chasse etc…………………..

    De quoi imposer ses belles et juste  lois comme les autres surement ?

    Comme "entre nous", dans la vie, c’est chacun pour sa pomme,je me demande si une bonne crise finacière mondiale,ne donnerait pas de l’assurance a ce monde fort ? 🙁

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  9. chabadiou

    07/09/2008

    Merci à FoxRenard pour ces utiles rappels et oui à papiche pour son petit post, pamphlétaire mais tout à fait pertinent. Concernant l’article de "l’ami" Bonnal, ce pseudo-rebelle – qui raconte régulièrement n’importe quoi sur les Etats-Unis – nous ressort les mêmes clichés rabachés depuis des années dans les milieux de la droite souverainiste et/ou nationale et/ou identitaire ("l’Europe-puissance") – entre autres ! (voir Le Monde Diplomatique, Rue89, etc.). Et toujours ce mythe de la "russophobie" et celui du "racisme anti-russe" (il y a quelques décennies, c’était celui du "fascisme" pour désigner tous ceux qui s’opposaient au communisme…). Pitié… Tout ça se base implicitement sur les analyses tordues/mensongères/délirantes (selon le cas) de la cohorte de géopolitologues et assimilés qui pullulent sur Radio-Courtoisie depuis une quinzaine d’années (Pierre-Marie Gallois dit "le général Gallois", Aymeric Chauprade, Jean-Paul Bled, Pierre Hillard, John Laughland, Christophe Réveillard, Charles Saint-Prot, Alain Chevalérias, Philippe Christèle, Xavier van Lierde, Michel Blanzat, Jean-Pierre Arrignon, etc., etc. A gauche on peut citer aussi Régis Debray, Emmanuel Todd, Richard Labévière et bien sûr Jacques Sapir. Et c’est sans parler de tout ce qui traîne sur le Net évidemment…). D’ailleurs, au passage, le fait que le "mondialiste" et "sioniste" Marek Halter soit depuis longtemps d’une extrême complaisance avec Poutine doit être quelque peu troublant pour les schémas préétablis de certains de ces gens-là… (j’ai bien dit certains, pas tous) Vrais collabos de la politique poutinienne (dans la mesure où elle correspond à leurs valeurs et/ou à leurs intérêts) ou "juste" idiots utiles, dupes de la propagande russe, on s’y perd… Pour se remettre les idées à l’endroit, voici des textes récents des deux plus grands spécialistes français de la Russie, qui, en plus d’être spécialistes de la Russie, savent ce qu’est la Justice, c.à.d. savent reconnaître un voleur et un assassin (http://fr.liberpedia.org/Justice_naturelle) :

    http://docs.google.com/Doc?id=dc2m8p62_267gznsqjg5
    Le déjà vu

    Alain Besançon, Membre de l’Institut

    C’est toujours la même chose.

    La Russie prépare longuement le terrain par une campagne de propagande.  Elle se démocratise,  fait-elle savoir,  progresse à pas de géant vers l’Etat de droit.  Elle se développe à toute allure  et se présente comme un terrain d’investissements  pour les entreprises occidentales. Une occasion à saisir !  Les libéraux, les pro-occidentaux arrivent….les technocrates…les pragmatistes… les colombes… les occidentalistes…  la nouvelle génération… les classes moyennes…  La nouvelle Russie est déjà là.

    En politique extérieure,  la stratégie est simple et constante.  Elle est de séparer l’Europe de l’alliance avec les États-unis.  De séparer  l’Allemagne de ses partenaires,  en lui promettant certains avantages  en échange d’une position plus « amicale ».  De  neutraliser la France  en lui offrant les satisfactions de vanité  dont elle est friande.  De profiter de l’indifférence italienne, espagnole,  des complaisances serbes,  hongroises,  bulgares.  De pousser à la dissolution de ce qui reste de l’Union européenne en préférant systématiquement les accords bilatéraux avec ses membres.

    La tactique est de choisir le moment opportun, le mois d’août, par exemple,  quand elle sent les États-unis affaiblis, embarrassés ailleurs,  les Européens particulièrement divisés. 

    C’est alors la frappe surprise.  Alors nous nous apercevons soudain que nous somme mat.

    La Russie se présente comme faible : il faut l’aider, se garder de l’humilier, consolider ses progrès. Elle se présente en même temps comme redoutable par son immensité, son armée, son arsenal atomique, son pétrole.  Elle fait planer une vague menace.  Elle fait peur.  Elle pourrait être encore pire :  apaisons la.

    Cela a commencé depuis Khrouchtchev. On peut dire depuis Staline, depuis son virage « antifasciste »,  depuis son virage  patriotique,  avant,  et après la guerre. Voire depuis Lénine et Rapallo.  Et cela continue : Brejnev et la "détente", Gorbatchev et la "perestroïka", Poutine et la "remise en ordre".

    Nous avons pourtant  eu le rideau de fer, le blocus de Berlin, la crise cubaine des fusées,  l’écrasement de la Hongrie, l’occupation de la Tchécoslovaquie, l’Afghanistan, l’attentat contre le pape,  l’état de siège en Pologne,  le demi- génocide tchétchène. Aujourd’hui l’invasion de la Géorgie.

    Cette répétition est lassante,  mais moins encore que la répétition de nos réactions à nous, les Occidentaux.  Le mensonge russe est si gros  qu’il est toujours à  moitié cru. Nos diplomates,  à qui la diplomatie russe ment en pleine figure,  en subissent la sidération. Ils n’osent pas dire :

    « Vous mentez.  Vous êtes au fond un tigre de papier. Votre économie est misérable, votre démographie en ruine.  Retirez vous tout de suite  et rentrez chez vous ».

    A la place, nous élevons des protestations feutrées,  nous appelons au dialogue, à la négociation. La Russie garde sa proie.  Et puis c’est oublié  jusqu’à la prochaine fois.

    «  Nous n’allons pas revenir à la guerre froide »,  dit on, comme si elle avait  jamais cessé.

    En effet,  que veut la Russie de Poutine ?  Pour commencer,  reconstituer l’URSS.  Elle est en contentieux de frontières avec l’Ukraine,  l’Estonie,  la Lettonie,  la Moldavie,  le Kazakhstan, la Géorgie.  Elle a soin d’entretenir ces contentieux, de les faire suppurer et,  quand l’occasion se présente, de l’enflammer, comme aujourd’hui.

    Or ce but est aussi inepte  que l’obsession de Hitler pour des « terres à l’Est ».  Au lieu de s’occuper de l’épouvantable niveau sanitaire,  de l’école à la dérive, elle construit des sous-marins,  des porte avions,  développe des systèmes d’armes,  pratique la menace et le chantage tous azimuts.

    Nous saluons : «  la Russie a retrouvé sa fierté ». En fait, elle court à sa ruine.  Elle ne peut concevoir la négociation  qu’en terme de victoire.  Qui aura qui ? (кто кого?)  Qui dominera  qui ?  Ce sont de fausses victoires,  des dominations picrocholines  inutiles,  autant d’obstacles au développement sain et normal  de ce malheureux pays,  depuis si longtemps malade physiquement et moralement,  et que nos complaisances enfoncent dans sa maladie. La domination plutôt que la liberté,  la domination plutôt que la prospérité :  le peuple russe, hélas, en est intoxiqué.

    Qu’au moins nous ne soyons pas intoxiqués pareillement !  A force de répétition,  de crise en crise, cet appétit pour l’agrandissement finit par nous paraître naturel. C’est comme un vieux travers de la Russie,  presque un élément du folklore, comme le samovar.  C’est leur habitude et nous nous y habituons. Notre jobardise, notre crédulité, notre naïveté sont, avec la domination, l’autre grande satisfaction de l’État russe. 
     

    http://docs.google.com/Doc?id=dc2m8p62_279ghttggdz
    Point de vue

    Pusillanimité occidentale face à la Russie

    par Françoise Thom,  Le Monde,  20 août 2008

    L’invasion de la Géorgie par la Russie a révélé la démoralisation profonde dans laquelle se trouvent les Occidentaux. C’est d’ailleurs la conscience de cette démoralisation qui a enhardi Moscou et a poussé les dirigeants du Kremlin à agir avec un total mépris de la communauté internationale.

    Or les nuages qui s’amoncellent sur la scène internationale laissent présager que bientôt nous pouvons être acculés à l’action, à moins d’accepter une vassalisation complète, au moins pour ce qui nous concerne, nous autres Européens. Quoi qu’il nous en coûte, nous allons devoir sortir du cocon politiquement correct dans lequel nous avons vécu tant d’années, retrouver la lucidité et le courage dont les générations post-soixante-huitardes croyaient pouvoir faire l’économie à jamais. Nous devons cesser d’être pleutres, et pour cela nous avons d’abord besoin d’appliquer une claire intelligence aux événements qui nous ont mis KO. Car le doute et la confusion nous paralysent.

    L’une des causes de ce désarroi doit être cherchée dans la guerre psychologique que Moscou mène contre les Occidentaux depuis l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine.  La Russie a su nous instiller une culpabilité corrosive  pour avoir gagné la guerre froide.  Elle s’est constamment posée en victime,  au point que le refrain de la diplomatie française a été pendant des années  qu’"il ne fallait pas humilier la Russie".  Au nom de ce principe,  cette dernière a bénéficié d’une indulgence exceptionnelle,  dont elle a usé et abusé.  Quel autre pays au monde peut en effet se permettre de raser des villes, de spolier les étrangers, d’assassiner les opposants hors de ses frontières, de harceler les diplomates étrangers, de menacer ses voisins, sans provoquer autre chose que de faibles protestations ?

    La raison en est  que la Russie se pose constamment en victime,   et elle a réussi à persuader les Occidentaux qu’ils étaient responsables de la débâcle des premières années de l’après-communisme, alors que la cause de ce fiasco tenait à l’héritage du communisme et aux caractéristiques de la nouvelle élite qui a émergé sur les ruines de l’État soviétique. De même que Hitler jouait à fond sur la culpabilité suscitée en Europe par le traité de Versailles, de même les Russes paralysent notre volonté en nous faisant endosser la faute de leurs déboires pendant les années Eltsine. Ainsi tout est bon : nous avons élargi l’OTAN, nous avons fait la guerre à la Yougoslavie,  nous avons organisé l’indépendance du Kosovo. En réalité, le tournant de la Russie vers ce qui allait devenir la dictature poutinienne a été pris avant ces événements. Il remonte à la crise de l’automne 1993, lorsque Boris Eltsine a donné la troupe contre la Douma et fait adopter une nouvelle Constitution qui mettait un terme à la séparation des pouvoirs et fermait à la Russie la voie de la démocratie libérale à l’européenne, – et cela, dès cette époque, au nom d’un renouveau impérial.

    Les propagandistes du Kremlin ont parfaitement assimilé la phraséologie occidentale et ils la manipulent en maîtres. Encore une fois, le précédent de Hitler, qui sut jusqu’en 1938 dissimuler ses projets de conquêtes sous le slogan du "droit des peuples à disposer d’eux-mêmes" et du "droit du peuple allemand à l’autodétermination", est particulièrement instructif : les régimes autoritaires savent concentrer le mensonge en un rayon laser dévastateur qu’ils braquent sur les centres nerveux des démocraties pétrifiées.

    Aussi devons-nous avant tout nous débarrasser de cette culpabilité débilitante, à tous les sens du terme. Nous devons nous rappeler comment Vladimir Poutine est arrivé au pouvoir, par la provocation   et une guerre menée contre des citoyens de la Russie. Nous devons nous rappeler ce qu’il a réalisé en quelques années : la mise au pas totale du pays, la redistribution de la propriété au profit de son clan, l’organisation d’une propagande systématique de haine contre les Occidentaux, l’occultation des crimes du communisme, la réhabilitation de Staline, un lavage de cerveau quotidien des citoyens russes visant à leur inculquer la paranoïa, le culte de la force et l’esprit de revanche.

    La Russie que nous voyons agir aujourd’hui en Géorgie atteste du succès de cette entreprise de création d’un homme nouveau qui n’a rien à envier à son précédent bolchevik. C’est devant cette Russie dangereuse que nous nous trouvons. Cessons de nous accuser et de trouver à la Russie mille excuses, qui ne servent qu’à justifier notre lâcheté. Elle nous dit qu’elle défend ses intérêts légitimes en envahissant un pays indépendant  dans les chancelleries occidentales, nombreux sont ceux qui sont prêts à lui reconnaître implicitement une "sphère d’influence", pour la "rassurer, apaiser" son complexe d’encerclement (c’est par les mêmes arguments que les Anglo-Saxons ont justifié l’abandon de la Pologne à Staline en 1944-1945).

    A ceux-là il faut rappeler que,  une semaine avant de lancer l’opération d’annexion de la Géorgie,  la Russie avait discrètement cédé à la Chine  les territoires contestés  qui avaient failli mener à une guerre entre les deux pays en 1969.  Et dans ce cas les patriotes russes de service, toujours prêts à revendiquer les terres des pays voisins,   sont restés muets  La conclusion est simple : la Russie poursuit de sa vindicte les Occidentaux   et les pays qui s’orientent vers l’Europe et les États-unis.  Elle se prétend encerclée par l’OTAN et ne se soucie nullement d’une Chine autrement agressive, dynamique et dangereuse pour sa "sphère d’influence". Ce qu’elle hait et redoute, c’est la liberté. Elle guette avidement chez nous les signes de faiblesse, d’aveuglement, de corruption et de capitulation préventive – et elle n’a que trop d’occasions de se réjouir. Or chaque démission en appellera d’autres plus grandes.

    Tant que demeurera une Europe indépendante alliée aux États-unis, la Russie se sentira encerclée. La réalisation des prétendus intérêts de sécurité russes  passe par l’asservissement par cercles successifs de tous ses voisins occidentaux et méridionaux. Le plus tôt nous verrons clair dans cette logique paranoïaque de Moscou, le plus tôt nous pourrons imaginer des remèdes. Mais encourager le malade dans sa folie ne sert à rien. Et croire qu’il guérira sans une épreuve de réalité est illusoire.

    Françoise Thom, historienne, maître de conférences en histoire contemporaine à l’université Paris-IV-Sorbonne

    Autres textes d’intérêt :
    http://docs.google.com/View?docid=dc2m8p62_256dkr6w8f7
    http://docs.google.com/View?docid=dc2m8p62_272fg5jq8f7
    http://docs.google.com/View?docid=dc2m8p62_292665bdhds

    Répondre
  10. papiche

    06/09/2008

    Belle diarrhée verbale visant à blanchir le cosaque.

    Mais in fine, revenons aux fondamentaux :

    1. les russes ont assassiné des millions de personnes en 1 siècle, sans parler des pogroms de jadis.
    2. les actionnaires permettent de faire bouffer la planète globalement à sa fin, chose que n’ont jamais réussi vos russes multi-assassins, et affameurs.
    3. les russes sont des rentiers à peine plus évolués que les saoudiens, grâce à leurs ressources, mais même les chinois valent mieux qu’eux, car ils n’ont pas peur de bosser, d’ailleurs les asiatiques n’ont pas manqué d’envoyer chier ces ivrognes quand ceux-ci leur ont demandé de reconnaitre l’Ossetie.

    Bref, je comprends que l’état de délabrement mental et la perte de courage en Europe et en France vous fasse bander sur des régimes autoritaires, mais attention à ne pas vous fourvoyer totalement, l’ami !

    Votre article s’appelle une masturbation stérile

    Répondre
  11. jean-luc Fontaine

    06/09/2008

    Pour répondre à Aregundis,

    Je me suis sûrement mal fait comprendre. Le parallèle entre Géorgie et Liban  n’est évoqué que pour ce seul point commun: Israel -sur le papier- devait facilement défaire les milices du hezbollah, et l’armée géorgienne devait l’emporter dans sa guerre éclair, parce que l’hypothèse d’une intervention rapide de la 58e armée du Caucase (les Russes) avait été écartée. On devait penser cela "à juste raison" (sinon ile ne s’agissait rien moins que d’une opération suicide). Mais les évaluations faites sur le potentiel de réponse dans l’ immédiat de l’armée russe se sont donc révélées fausses. De même que les évaluations israéliennes sur la capacité opérationnelle du hezbollah étaient manifestement fausse.
    Dans les deux cas, cela montre une incapacité à apprécier correctement la valeur d’un adversaire, ce qui témoigne d’une difficulté à percevoir la réalité objective (A cause du poids des perceptions subjectives ou idéologiques: un arabe ne sait pas se battre, nous avons la meilleure armée, il suffit de voir ce que les Russes ont été incapables de faire durant la guerre en Tchéchenie, etc…).

    Quant aux risques d’une "vraies" guerre, ils ne sont pas à négliger. On peut le mesurer en consultant les analyses de George Friedman, directeur de l’institut Stratfor dont on dit qu’il s’agit d’une CIA bis (seule partie du site en accès gratuit).
    http://www.stratfor.com/weekly/friedman_on_geopolitics
    Ce qui est plutôt rassurant, c’est que personne ne s’est préparé à faire une (vraie) guerre contre les Russes. Sans parler de l’opinion publique occidentale pour qui cette éventualité est purement inimaginable. En revanche 90% des Russes approuvent la reconnaissance de l’Ossétie et Abkhazie.
    Dans une confrontation où l’une des parties se refuse à user de la force, l’autre partie à plus de marges de manoeuvre. Medvedev a mis sur la table les 5 principes qui désormais guident la politique étrangère de la Russie, on sait donc déjà la taille des couleuvres que l’on va devoir avaler.
    L’image n’est pas forcément bonne. Il n’est pas dit que les Européens ne trouveront pas avantageux de s’éloigner de l’orbite américaine. Mais les Américains, eux, sont-ils prêts à renoncer à leur influence sur l’Eurasie, alors même que leur influence sur l’Amérique (du sud principalement) a été fortement mise à mal ces derniers temps.
    Bref, la tension internationale est devenue tout d’un coup acrobatique. Attention aux funambules de bien rester les pieds posés sur la corde…

    Répondre
  12. Frank

    06/09/2008

    La Russie, comme avant elle l’URSS, est un pays qui veut dominer par le chantage, l’intimidation, la guerre et la prédation.

    Pendant la guerre froide, les subversifs russes ont détruit les valeurs de l’Europe, ont développé le terrorisme et le jihadisme dans le monde musulman et ont poussé les arabes à faire chanter les européens pour qu’ils admettent des immigrants arabes en échange de l’approvisionnement en pétrole.

    Etre russophobe est donc tout à fait normal quand on est francophile.

    Répondre
  13. MAGNE

    06/09/2008

    Bonjour . Loin de moi l’idée de faire de l’antiaméricanisme , mais la russophobie n’a aucune chance de prendre , même si les médias s’acharnent .

    Mis à part la piètre aventure de Napoléon en Russie , nous avons toujours été en trés bon termes avec les Russes et leurs classiques font partis des nôtres . Casse – Noisette qui ne l’a pas vu et revu .

    L’Europe ne se fera peut-être pas de l’Atlantique à l’Oural , mais peut-être de l’Oural à l’Atlantique .

    Nos destins sont à jamais inséparables . MAGNE

    Répondre
  14. nicolas bonnal

    06/09/2008

    ou alors pour faire plaisir a tout le monde , on dra les choses comme cela : Poutine c’est Hitler mais avec la bombe et le pétrole. Avec l’homme à la joue qui tombe aux manettes, on aura encore droit à de belles saisons boursières. Félicitations.

    Répondre
  15. UN chouka

    05/09/2008

    J’ai oublié de dire qu"a mon avis, ça resemble a une guerre des gangs 😀 

    Répondre
  16. VITRUVE

    05/09/2008

    AVE

    à FOX renard

    concernant les kalashnikovs, RPG, et autres bibelots qui inondent le tiers monde…et les terrorissses

    excellent article ce jour dans "Courrier International" n°931 sur les "petits trafics d’armes entre amis" où l’on apprend que c’est une société US : AEY Inc. basée à Miami dirigée par un zozo de 22 ans : Ephraïm E. Diveroli qui, en plus des républiques bananières d’Afrique, alimente les armées régulières afghanes et irakiennes ( vos alliés) avec des munitions et du matériel chinois, albanais, bulgare, etc … complètement pourri ( quand même pour plus de 500millions de  dollars!) je ne puis que vous recommander la lecture de cet article trés documenté qui fleure bon la corruption et les habitudes familiales communautaires …

    A ce jour , il semblerait que AEY soit poursuivie en justice avec cette question:" Comment une entreprise dirigée par un PDG de 22 ans et un masseur professionnel a-t-elle pu décrocher auprès du Pentagone un contrat ultrasensible de 300 millions de dollars pour équiper les forces afghanes?" le tout tiré du New York Times (encore des journalistes pro-Obama et communistes! bien sûr!)

    VALE

    ergo glu capiuntur avis

    Répondre
  17. UN chouka

    04/09/2008

    Tout le monde sait que les vilaines armes ,sont celles détenues par nos ennemis, mais que les notres sont normales  et parfaitement propres :-D))))))

    Bon, comme c’est chacun pour sa poche, voir chacun pour sa peau a chaque fois ,je dirais que quelque soit les bélligérants, ce sont des gens qui oeuvrent pour leurs intérets en essayant d’aniller leurs ennnemis rèspèctifs?

    Ce qui m’ennui dans ce commèrce, c’est que ce sont toujours ceux qui sont démunis de tout qui se font massacrer en priorité ?

    Les ententes aux sommets rèstent mystèrieusement  cachées a la piétaille pourtant.

    Chacun pour sa peau encore une fois 😉 

    Répondre
  18. Aregundis

    04/09/2008

     

    Bonjour, Pour dédouaner les Russes de leurs responsabilité, Nicolas Bonnal donne quelque peu dans le cliché rabâché d’une Amérique « impérialiste » ad vitam aeternam. Si je suis d’accord avec lui pour déplorer ce qu’il appelle "l’obsession antirusse", l’idéologie n’a rien à voir dans mon propos. C’est bien plus simple : croyant être soutenu à l’ouest, le président Mikhaïl Saakachvili, qui n’a pas grande jugeote, s’est tiré une balle dans le pied. 

     Bernard-Henri Lévy – dans son édito (Le Point, du 28/08) – décrypte l’affaire à sa façon. D’abord, il parle de « L’extraordinaire brutalité du pouvoir russe à l’ère postsoviétique ». Et c’est vrai que dans la riposte les forces russes n’y sont pas allées de mainmorte. Mais sa formulation laisse entendre qu’il n’a pas de différence entre la démocratie russe d’aujourd’hui et le totalitarisme soviétique d’hier. L’amalgame est flagrant. Plus loin dans la même veine, il dénonce « l’inimaginable culot idéologique » des Russes et (je le cite toujours) : « Leur façon, par exemple, de brandir le ‘’précédent’’ du Kosovo : comme s’il y avait commune mesure entre le cas d’une province serbe harcelée, martyrisée, brisée par une purification ethnique abominable (dit-il) et la situation d’une Ossétie victime d’un ‘’génocide » qui, aux dernières nouvelles (rapport de Human Rights Watch), aurait fait… 47 morts ! » (Les guillemets sont dans le texte cité).  Et j’en dis que « seulement » 47 morts dans cette agression de la petite Géorgie contre la minuscule Ossétie du sud sont des morts de trop, des morts absurdes.

    Le fait est que le précédent kosovar met les journalistes et les intellectuels mal à l’aise. Car on ne peut nier : 1) que l’Otan dans son intervention contre la Serbie s’est fort bien passée du feu vert de l’ONU ; 2) que la déclaration d’indépendance du Kosovo fut unilatéralement prise, à la fois contre la Serbie et contre la volonté de Moscou. Tant va la cruche à l’eau… comme on dit.

    « On sait aujourd’hui, ajoute BHL, que l’armée russe avait multiplié, dès avant le 8 août, les préparatifs de guerre. On sait qu’elle avait massé, à la ‘’frontière’’ de la Géorgie et de l’Ossétie, une logistique militaire et paramilitaire considérable. On sait qu’elle avait méthodiquement réparé les voies de chemin de fer où devaient passer les trains à plates-formes transporteurs de troupes et on sait que 150 chars avaient, au matin du 8, traversé le tunnel Roky qui sépare les deux Osséties. Nul ne peut ignorer, autrement dit, que le président Saakachvili ne s’est décidé à agir que parce qu’il n’avait plus le choix et que la guerre était déjà là. »

     Oui, cela a été confirmé. Car en effet, l’invasion armée d’un pays avec de gros moyens et toute la logistique nécessaire ne se réalise pas en vingt-quatre heures. Il faut nécessairement préparer son coup. Mais c’est vrai aussi du côté géorgien ! Mikhaïl Saakachvili avait bel et bien prémédité son agression (appelons un chat un chat), espérant que les forces russes s’en tiendraient à une simple gesticulation à la frontière, et surtout escomptant, avec beaucoup de naïveté, que l’Europe le soutiendrait activement. Et Bernard-Henri Lévy déplore que : « cette accumulation de faits qui auraient dû crever les yeux de tous les observateurs de bonne foi, un grand nombre de nos médias se sont rués comme un seul homme sur la thèse du Géorgien fauteur de guerre, provocateur et irresponsable. » Ce que le président Saakachvili semble bien qu’il soit, en effet.  Un pousse-au-crime doublé d’un imbécile. Bernard-Henri Lévy se montre t-il intelligent quand, au final, il en appelle à « se porter, plus que jamais, au secours de l’Europe à Tbilissi » ? Ah oui ? Comment ? Et à quel prix ?

     C’est peu dire aussi que le spectacle des chars russes nous rappelle des temps et des tragédies qu’on croyait révolus. L’Union soviétique n’est plus, mais la Russie est une puissance. Une redoutable puissance. L’avait-on oublié ? S’imaginait-on que la Russie allait supporter éternellement nos verbiages condescendants et nos rodomontades ?

    Tout bon démocrate s’est réjoui de la chute du Mur. Mais que n’a-t-on raconté suite à la débâcle du communisme ! Les plus zélés à tirer sur le corbillard n’étaient-ils pas les mêmes qui l’avaient adulé pendant quarante ans ? Dans les années qui suivirent ce furent des sarcasmes sans fin, indécents, sur l’impéritie de la bureaucratie soviétique, Tchernobyl, les épaves des sous-marins nucléaires achevant de pourrir à Mourmansk et ailleurs, l’encadrement déficient des armées, les oligarques et les mafias russes (conséquences présentés comme « évidentes » du « libéralisme sauvage »), Eltsine titubant en direct, « l’autocratie » de Wladimir Poutine, les propos droits-de-l’hommistes en faveur du terrorisme tchétchène, etc….

    Nos intellos brûlaient ce qu’ils avaient adoré. Qui s’est avisé de modérer des propos désobligeants et humiliants pour le peuple russe ? Il n’y en eut qu’un à ma connaissance : Alexandre Adler fut sans doute le seul intellectuel à ne pas se prêter à cette logorrhée. En leur temps le président Chirac et le chancelier Schröder tinrent eux aussi des discours plus responsables. Le peuple russe, qui a sa fierté, a soutenu sans désemparer ses gouvernements successifs. Des gouvernements élus.

    Alors, que valent les réactions européennes ? Rien. La baudruche s’est dégonflée aussitôt. Les menaces de sanctions non suivies d’exécution sont dangereuses. Elles portent atteinte à notre crédibilité, et n’ont pas plus d’effet sur la Russie de Mikhaïl Fradkov qu’elles n’impressionnent l’Iran d’Ahmadinejad. Donc, nous n’interviendrons pas mieux pour Tbilissi qu’on ne voulut jadis mourir pour Dantzig, ou qu’en dépit des verbiages nous réinstallerons à Lhassa la théocratie féodale de Tenzin Gyatso. Est-ce que les États-Unis ne jouent pas avec le feu dans leur prétention à installer des bases militaires en Pologne ? Pourquoi faire ? Qui nous menace ? Le gouvernement russe n’est-il pas fondé à les considérer hostiles ? Alors, indépendamment des intérêts en jeu dans cette histoire : gazoducs, souhait de la Géorgie d’adhérer à la communauté européenne, velléités séparatistes diverses aux limes de la fédération russe, il faut en revenir à une vision réaliste, dépassionnée, des choses.  Cessons, par prudence, de nous inventer des ennemis virtuels, bien trop gros pour nous, surtout si nous en avons besoin pour notre approvisionnement énergétique. Des ennemis qui pourraient bien devenir réels. Et tout ça pourrait bien nous retomber sur le nez. Une confrontation armée étant hors de propos, il suffirait aux russes de fermer le robinet du gaz pour plonger l’Europe dans le chaos économique et industriel.

     PS : J’ai repris ici l’essentiel de mon post à Bernard-Henri Lévy dans Le Point sous pseudo O.K.

    Jean-Luc Fontaine dit des choses intéressantes. A deux réserves près : a) à mon avis la situation russo-géorgienne n’a rien de commun avec celle du Liban, et je ne vois pas en quoi, ni comment, la Russie aurait mis une "raclée" à l’hyper je ne sais quoi, vu que lors de l’affrontement Israël-Hezbollah, la Russie qui avait d’autres soucis avec ses propres terroristes – notamment avec la Tchétchénie – est restée prudemment à l’écart ; b)  le jeu de domino évoqué qui conduirait à une conflagration mondiale est pur fantasme.

    Répondre
  19. Qeni

    04/09/2008

    Il n’y a pas de problème de "russofobi", il y a ceux qui n’y connaissent rien,  et ceux qui savent de quoi ils parlent :  plus les gens connaissent les Russes,  et plus ils les détestent et les méprisent.
    Alain Besançon a cette formule vertigineuse pour résumer son demi-siècle d’expérience :
    "Le Russe déçoit toujours".
    Ce qui veut dire que, quelque dégueulasserie que vous puissiez imaginer de sa part, celle-ci sera toujours pire.

    La Géorgie aux Géorgiens!
    L’Estonie aux Estoniens!
    L’Ukraine aux Ukrainiens!
    La Moldavie aux Moldaves!
    La France aux …

    Quant aux Russes, à l’évidence, ils ne savent pas où ils sont chez eux et où ils n’y sont pas.
    C’est pour ça que c’est à nous de le leur faire savoir.
    Y compris par la force, le seul langage qu’ils comprennent.

    Répondre
  20. ozone

    04/09/2008

    "Alors, si aujourd’hui l’Occident essaie de briser la Russie ou de l’encercler, je pense qu’il y a de bonnes raisons. Peut-etre les Russes veulent ils proteger la ‘blancheur’ de leur nation, mais ca ne les empechent pas d’armer nos ennemis."

    Comme le firent les USA avec les talibans dans les années 80,,???

    Répondre
  21. EIFF

    03/09/2008

    Déjà en 1917 certains banquiers américains avaient financé la révolution bolchevique pour précipiter le chaos mondial, avec l’enchainement terrible, les goulags, crise de 29, Hitler, 1940, la guerre froide, aujourd’hui la logique américaine n’a pas évolué, encerclement, armement de gouvernements corrompus, politique de rétorsion et d’intimidation, propagande du divertissement et du politiquement correct pour endormir les masses. Et au milieu les dindons de la farce, les zeuropéens, incapables de créér un bloc atlantico-eurorusse.

    Répondre
  22. jean-luc Fontaine

    03/09/2008

    tout a fait d’accord pour s’inquiéter de la russophobie ambiante.
    d’abord parce que ce travers -qui voudrait que la Russie d’aujourd’hui ne soit qu’un décalque grossier de l’URSS d’hier- est à l’origine de tous les contresens récents à propos de la Russie. Par exemple, cette assurance repue que Poutine allait se succéder à lui-même au prix d’une réforme constitutionnelle, et se prolonge aujourd’hui dans la certitude que Poutine prévaut sur Medvedev. Or regardons-y: hormis la phase critique des 24 premières heures, Poutine est retourné s’occuper des tâches d’un premier ministre. C’est à dire essentiellement l’économie, les nouvelles technologies (notamment il vient de parler des nanotechnologies en fixant un objectif de croissance) et bien sûr l’énergie puisqu’il vient de terminer le verrouillage de l’Asie centrale -avec des offres de coopérations autrement substantielles que ce que propose l’Occident  et alors même que l’Occident propose très peu en définitive, sinon l’assurance de profiter de la Pax Americana, ce qui, chacun peut désormais le comprendre, est loin d’être rassurant…-
    Si on veut comprendre la réalité de la Russie d’aujourd’hui, il est impératif de comprendre comment désormais s’y exerce le pouvoir, en risquant cette hypothèse: la Russie (et avec elle la Chine, l’Inde, le Brésil et beaucoup d’autres sans oublier l’Iran et Cuba) est bien plus ancrée dans la réalité du XXIe siècle que toute la sphère atlantiste.
    Car il faut admettre que la perception que nous avons de la réalité du Monde, appliquée à la réalité géorgienne et son armée dopée au centralisme informationnel, ne devait conduire qu’à un succès fulgurant des forces de Tbilissi réinstallant ses fameux gouvernements en exil en Ossétie et Abkhasie dans un grand élan victorieux des forces de la Liberté. Mais la réalité est têtue: après la victoire du Hezbollah -incompréhensible mais tout autant réelle- contre Israël, la Russie a mis une raclée à l’hypermodernité guerrière (conçue et conseillée par les Américains et Israeliens), ce qui laisse encore perplexe la plupart des exégètes de la chose militaire. Puisque le vainqueur n’a pas été celui promis par tous nos savants modèles de perception du monde, il faut peut-être se poser la question de la pertinence de notre perception du monde à travers cette modélisation (grossièrement l’unilatéralisme globalisé, piloté par l’omniscience DU marché).
    Certes on peut choisir de rester avec nos certitudes sur la Russie (et nos fantasmes sur l’Union soviétique) mais ce sera indubitablement au prix d’une 3e guerre mondiale. Cette guerre-là pourrait même faire l’économie des destructions énormes des deux précédentes mais au prix d’une défaite cuisante de toutes nos plus solides positions géostratégiques (ne serait-ce qu’à l’ONU). Le monde -multipolaire- qui en résulterait ne serait sûrement pas à notre avantage.
    Sur cette 3e guerre mondiale, on a déjà un scénario sérieux: juste avant l’entrée de l’Ukraine dans l’Otan (courant 2009, puisqu’on nous dit qu’il faut accélérer les choses, pour la sécurité (???) de l’Europe), la République autonome de Crimée proclame son indépendance, largement soutenue par le peuple et son parlement local. La Crimée en appelle à la Russie, l’Ukraine en appelle à L’Occident. Libre à chacun d’imaginer la suite…

    Répondre
  23. VITRUVE

    03/09/2008

    AVE

    Allons, les Russes ne sont pas si mauvais, la preuve: ils n’ont pas/ encore/ installé de bases de missiles anti-missiles au Vénézuela comme les y invite Chavez ( vous savez , ce type de fusées que les yankees installent en Pologne pour contrer les fusées iraniennes bourrées de pistaches radioactives( Iran 1er producteur mondial) et de versets du Coran au Césium( 1er producteur mondial) qui sont pointées sur Chicago… )

    Quand à Hollywood qui conchie allègrement les Russes, c’est un phénomème classique de rejet par le meurtre symbolique du père que la plupart des producteurs de cinéma originaires de Russie et Pologne utilisent pour pouvoir exister réellement (une attitude qui se voit souvent chez ceux qui changent de nom et de culture…)

    ergo glu capiuntur avis!

    VALE  

    Répondre
  24. FoxRenard

    03/09/2008

    Vous semblez de pas voir qui si la Russie n’a pas encercle les USA apres la chute du mur, c’est qu’elle n’en avait pas les moyens. La preuve, c’est que des que les finances se sont assainies recemment grace aux carburants et au gaz, c’est exactement ce qu’elle essaie de faire.

    Vous semblez oublier que la Russie a envahi et  pille l’Europe de l’Est pendant plus de 50 ans. Vous semblez oublier que la Russie a travaille pendant plus de 50 ans a desinformer et a manipuler nos institutions occidentales pour en faire des fabriques de lobotomises (Yuri Bezmenov).

    Vous semblez oublier que si l’Europe, que vous haissez pour son desir de ‘disparaitre’ ou de ‘suicide collectif’, en est arrivee la, c’est justement grace a la Russie qui avec sa machine a manipuler, a desinformer, le KGB, a contribue activement au pourrissement de nos valeurs, de nos institutions, de notre systeme d’education, et les resultats ‘encore plus spectaculaires que prevus’ (Yuri Bezmenov), non seulement n’ont pas encore atteint leur apogee, mais ne vont aller qu’en s’amplifiant.

    Vous semblez oubliez que l’on doit tout le remodelage du Moyen-Orient et sa haine de l’Occident en general et  d’ Israel et des USA en particulier grace de nouveau a Moscou et son KGB qui n’ont jamais cesse de desinformer les populations musulmanes avec "Le Protocole des Sages de Sion" –fabrique encore une fois de toute piece par Moscou– pour les monter contre l’ogre juif et americain (Ion Mihai Pacepa, lieutenant général, ex-responsable des services secrets roumains)

    Il est probable que la Russie soit le principal gagnant dans la guerre du Liban. Israël a été attaqué avec des Kalashnikovs, des Katiouchas, des missiles russes Fajr-1/3, des missiles russes anti-tank Spandrel AT-5 et Kornet. Les arsenaux russes sont aujourd’hui ouverts à tous les terroristes du monde, et tous les voyous du monde savent où trouver ces armes ! Les caisses prises au Hezbollah portaient ces inscriptions Client : Ministre de la défense de Syrie- Fournisseur : KBP, Tula, Russie.

    Le terrorisme d’aujourd’hui a été conçu à Loubianka, quartier général du KGB, dans les années qui ont suivi la Guerre des six Jours. J’ai assisté à cette naissance, lors de ma précédente vie, lorsque j’étais un général communiste. Israël venait d’humilier l’Egypte et la Syrie dont les gouvernements bellicistes étaient dirigés par des agents du KGB, conseillers expédiés par le Kremlin, qui avait également décidé d’armer les Palestiniens, pour les amener à un conflit terroriste contre Israël. Le général Alexandre Sakharovski, qui a créé la structure du Renseignement en Roumanie et qui a fini par diriger tout le Renseignement extérieur soviétique, me faisait souvent la leçon « dans ce monde que nous vivons, quand les armes nucléaires rendront obsolètes les forces armées, le terrorisme deviendra notre principale arme ».

    Entre 1968 et 1978, l’année où j’ai rompu avec le communisme, les forces de sécurité roumaines expédiaient chaque semaine aux terroristes palestiniens au Liban deux avions cargo pleins d’armes. Après la chute du communisme, les archives de la Stasi (Allemagne de l’Est) ont révélé qu’en 1983 seulement, ce service de renseignement avait envoyé des AK-47 pour près de 1,9 millions $. Selon Vaclav Havel, la Tchécoslovaquie communiste a expédié plus de 1000 tonnes d’explosif Semtex-H (qui ne peut être repéré par des chiens renifleurs) aux islamistes, les approvisionnant pour 150 ans de terreur.

    La guerre de la terreur proprement dite a commencé à la fin de 1968, quand le KGB a transformé le détournement d’avions en une arme de guerre. En 1969 seulement, il y eut 82 détournements dans le monde, menés par une OLP financée par le KGB. En 1971, lorsque j’ai visité A Sakharovski dans son bureau de la Loubianka, il a attiré mon attention sur une mappemonde plantée d’une myriade de petits drapeaux rouges, se vantant d’être l’inventeur de cette nouvelle arme, le détournement d’avions.

    Le succès politique obtenu par le détournement d’avions israéliens a encouragé le KGB [2] à organiser des exécutions publiques de Juifs à travers le monde, dans les aéroports, les gares, et les places connues. En 1969, Dr Georges Habach, une marionnette du KGB, expliquait : « Tuer un seul Juif très loin du champ de bataille est plus efficace que tuer des centaines de Juifs sur le champ de bataille, car cela attire plus l’attention ! »

    A la fin des années 60, le KGB était impliqué jusqu’au cou dans le terrorisme de masse contre les Juifs, opérations menées par diverses organisations palestiniennes clientes. Voici quelques opérations terroristes sous l’égide du KGB, alors que j’étais encore en Roumanie.

    nov 1969 : attaque armée contre un bureau d’El Al à Athènes, 1 mort 14 blessés

    30/05/72 : attaque à l’aéroport Ben Gourion, 22 morts 76 blessés

    déc 74 : bombe dans un cinéma de Tel-Aviv, 2 morts 66 blessés

    mars 75 : attaque dans un hôtel de Tel-Aviv, 25 morts 6 blessés

    mai 75 : bombe à Jérusalem, 1 mort 3 blessés

    04/07/75 : bombe au squ Zion à Jérusalem, 15 morts 62 blessés

    avril 78 : attaque à l’aéroport de Bruxelles, 12 blessés

    mai 78 : attaque d’un avion d’El Al à Paris, 12 blessés…

    En 1971, le KGB lança l’opération « Typhon » dans le but de déstabiliser l’Europe Occidentale. Le groupe Baader-Meinhof et la Faction Armée Rouge et d’autres organisations marxistes parrainées par le KGB ont fait déferler une vague de terreur anti-américaine qui ébranla la région. L’agent de la CIA à Athènes, Richard Welsh a été assassiné le 23 décembre. Le général Alexandre Haig, commandant de l’OTAN à Bruxelles a été blessé lors d’une explosion de sa voiture blindée en juin 1979. Le général F J Kroesen, commandant des forces armées en Europe a à peine survécu à un missile lancé en septembre 1981. Alfred Herrhausen, le président pro américain de la Deutshe Bank a été assassiné à la grenade en novembre 1989. Hans Neusel, le Secrétaire d’état de l’Allemagne Occidentale a été blessé lors d’une attaque visant à le tuer en juillet 1990.

    En 1972, le Kremlin décida de retourner le monde islamique contre Israël et les Etats-Unis. Comme le président du KGB Youry Andropov me l’a confié, « un milliard d’individus montés contre l’Amérique peuvent faire plus de mal que quelques millions. Nous devons instiller dans le monde islamique une haine du Juif comparable à celle des nazis, afin de transformer cette arme de l’émotion en un bain de sang terroriste contre Israël et les Etats-Unis. Personne dans la sphère d’influence américano-sioniste ne doit se sentir en sécurité ! »

    Selon Andropov le monde islamique était un humus en attente de fertiliser la haine de l’Amérique, nourri de la pensée marxiste-léniniste et de l’antisémitisme islamique. Les Musulmans avaient le goût du nationalisme (au sens de l’oumma, la nation musulmane – ndlr), du chauvinisme et surtout de la victimologie. On pouvait exciter leurs foules opprimées et illettrées jusqu’aux dernières limites. Il me disait que « la terreur et la violence contre Israël et son maître, le sionisme américain, allaient couler naturellement de cette ferveur religieuse. Il suffit de répéter nos thèmes à l’infini, que les Etats-Unis et Israël sont des états fascistes et impérialistes, financés par des Juifs riches. L’Islam est obsédé par l’évacuation de sa terre par les Infidèles et il est ainsi réceptif à nos accusations d’un Congrès américain rapace et vendu aux Juifs, cherchant à judaïser le monde ».

    Le nom de code de cette opération était « SIG », ou « gouvernement sioniste » et se trouvait dans ma sphère d’influence roumaine, du fait qu’il incluait la Libye, le Liban, la Syrie. SIG était à la fois l’affaire de l’Etat et celle du parti. Nous avons construit avec ces pays des hôpitaux, des logements et des routes, et nous leur avons envoyé des médecins, des ingénieurs, des professeurs et même des spécialistes de la danse. Le but était de prêcher la parole que les Américains étaient arrogants et hautains, judaïsés par de l’argent juif et menés par des politiciens juifs, dans le but d’asservir tout le monde musulman.

    Au milieu des années 70, le KGB, a donné ordre à mon service le DIE, et à d’autres services analogues de l’Europe de l’Est de ratisser le pays pour trouver des activistes de confiance dans le parti, appartenant à divers groupes ethniques musulmans. Le but était de les entraîner à la désinformation et aux opérations terroristes pour les infiltrer ensuite dans les pays de notre zone d’influence. Il s’agissait bien d’y implanter l’horreur du sionisme américain, en s’appuyant sur la haine ancestrale du Juif. Avant que je ne quitte la Roumanie pour de bon en 1978, ma DIE avait déjà envoyé 500 agents émissaires dans les pays islamiques. Selon une estimation reçue de Moscou, l’ensemble du bloc soviétique avait infiltré plus de 4000 agents d’influence en Islam.

    Au milieu des années 70, nous avions commencé déjà à inonder l’univers islamique de livres « Les Protocoles des Sages de Sion » en arabe [3]. On aussi parsemé les pays d’une documentation « fabriquée » en arabe racontant qu’Israël et son soutien les Etats-Unis étaient des pays sionistes cherchant à convertir par leur culture le monde islamique en une colonie juive… En fait on cherchait à conquérir les esprits, incapables de les conquérir militairement. On ne peut pas connaître les véritables retombées de l’opération SIG. Mais la masse d’une fausse littérature de propagande distribuée dans le but de diffamer ne peut pas être sans effet.

    La Russie actuelle n’est plus la même, mais la croyance que le funeste héritage soviétique a disparu à la fin de la guerre froide est utopique. Dans les années 50, alors que j’étais le chef de l’antenne du Renseignement Roumain en Allemagne Occidentale, j’ai été le témoin de la destruction du 3ème Reich hitlérien, police, armée, idées tout a été démoli. Alors que la dénazification a sévi en Allemagne, il n’y a pas eu de « désoviétisation » en Urss. Il n’y a pas eu de procès pour juger ceux qui ont assassiné des centaines de millions de gens. Toutes les institutions soviétiques ont été laissées en place, avec des nouveaux noms, et toujours dirigées par les mêmes personnages communistes. En 2000, les anciens dirigeants du KGB et de l’Armée soviétique ont pris d’assaut le Kremlin et le gouvernement de la Russie. L’Allemagne n’aurait jamais été une démocratie si la Gestapo et les officiers SS continuaient à gouverner.

    Le 11/09/01 Vladimir Poutine a été le premier chef d’état à exprimer sa sympathie au président G W Bush, pour « cette terrible tragédie due aux attaques terroristes ». Pourtant aussitôt, il réengageait son pays dans « les affaires » du terrorisme. En mars 2002 Poutine a réadmis la vente d’armes à l’Iran et lui a vendu un réacteur nucléaire de 1000 mégawatts à Bushehr, avec la conversion possible de l’uranium pour des armes nucléaires. Des centaines de techniciens russes ont commencé à aider l’Iran à développer le missile Shehab-4, ayant une portée de 2000 km, pouvant emporter une charge nucléaire ou bactériologique.

    Aujourd’hui, le président Iranien Ahmadinejad persiste dans sa volonté d’enrichir l’uranium, malgré des années d’efforts verbaux pour l’en empêcher, diffamant Israël à toute occasion, le traitant de « tache laide au milieu du monde islamique qu’on doit éliminer ». Rappelons que lors de la 2ème guerre mondiale 405 399 Américains sont morts pour éradiquer le fascisme nazi et sa terreur antisémite. Aujourd’hui nous sommes face à un fascisme islamique et un terrorisme nucléaire et antisémite. L’Onu ne donne aucun espoir, elle n’a même pas été capable de définir le mot terrorisme.

    Un proverbe dit qu’un feu élimine un autre feu. Le Kremlin pourrait être notre meilleur espoir.

    En mai 2002, les ministres des affaires étrangères de l’OTAN ont accepté un partenariat avec la Russie, un ancien ennemi. Le reste du monde a cru que l’ère de la guerre froide était close. Kaput ! Aujourd’hui la Russie veut entrer à l’Organisation du Commerce Mondial (OCM). Avant de l’accepter on pourrait lui demander de cesser « les affaires » du terrorisme. Et l’aider à comprendre qu’il ne va pas de son intérêt qu’Ahmadinejad ait une bombe nucléaire, car même la Russie pourra un jour être considérée comme un ennemi. Et comme l’a dit le président Bush, « le jour où l’Iran aura l’arme nucléaire, ce sera un problème pour tous, même pour la Russie ».

    Par Ion Mihai Pacepa, lieutenant général, ex-responsable des services secrets roumains dont le livre « Horizons rouges" a été publié dans plus de 27 pays.

    Alors, si aujourd’hui l’Occident essaie de briser la Russie ou de l’encercler, je pense qu’il y a de bonnes raisons. Peut-etre les Russes veulent ils proteger la ‘blancheur’ de leur nation, mais ca ne les empechent pas d’armer nos ennemis.

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  25. Clem

    03/09/2008

    En ce qui concerne la vision des trafiquants russes dans le dernier X-files, je tiens à préciser que cette histoire d’expériences sur des chiens se base sur des faits réels, commis par des russes. Ce n’est donc en rien une attaque contre la Russie, ce qui serait assez idiot étant donné que le pays représente un marché important pour le film lui-même. Ce n’était peut-être certes pas très judicieux mais en aucun cas une volonté d’attaquer les russes qui, il est vrai, continuent de souffrir d’une mauvaise image dans les film américains.

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  26. grepon le texan

    03/09/2008

    Probleme:    La Georgie a reagit a une guerre encouragee et lancee par les Russes(par des insurgents qu’il ont arme et coordine), et non pas le cas contraire..celui presente par la plupart des medias, ou c’est la Georgie qui a attaque en Ossetie avant que les Russes repondaient par une invasion massive et des bombardements severes.   Ce que nous voyons ici, c’est les Russes semant la division et la terreur chez leur voisins, dans un coin ou ils voudraient developper et controller les ressources petroliere et gaziere eux memes.   La Russie n’a pas cesser d’etre une kleptocratie avec le fin de l’URSS.   Tout au contraire.   Tout est organise pour maintenir le pouvoir et les richesses des haut places du regime et leur amis.  Rien de bien nouveau.    Intimidation, Subvention du terrorisme, bombardements de pays souverains sans aucune discussion diplomatique avec le reste du monde, invasion de pays souverain sans aucune recherche serieuse meme de presenter le probleme a un instance internationale.   Voila les Russes agissant comme des Russes dans ce recoin qu’il declare ainsi comme etant leur chasse gardee.   Ils peuvent le faire seulement du fait que les USA veulent le support de la Russie dans l’affaire des programmes d’armes nucleaires en developpement par l’Iran.    Si la Russie aide les iraniens avec leur programmes d’armes nucleaires, les efforts des pays de l’union europeen et des EUA seront encore plus inefficaces, et il il faudrait aller detruire les installations iranienne directement.   Personne ne voudraient enflammer le nationalisme iranien ainsi, a un moment ou la populace iranienne est largement degoute avec l’actuel regime totalitaire de leur pays.   Mais qu’importe aux elites Russes.  Leur jeux continuent au depense et en depis.

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  27. UN chouka

    03/09/2008

    Pour moi,la situation est tres claire,puisque c’est la clique des actionaires taxeurs ou a peut prés ça qui  veulent toujours plus monopoliser ,anfin de  se passer des surnuméraires poluants , inutiles et couteux,tout autant que  dangereux,lorsque l’on veut les effacer  ouvèrtement comme d’hab ?  

    Et oui, il y a l’énorme masse de gens moyens qui se débrouille comme elle le peut ,et surement ces quelques surdoués qui ne veulent pas d’un monde naturel qui n’en fait qu’ a sa tête ?

    Gèstion de la population par l’eugénisme drastique ,comme les "jolies lois" qui ne sèrvent que ceux qui sont désignés ?

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