Les dessous du « deal » avec l’Iran

Posté le janvier 30, 2018, 11:12
14 mins

Il existe des think-tanks européens entièrement dédiés à la construction européenne, tout comme d’autres sont spécialisés dans l’écologisme militant.

Ils doivent fournir des rapports conformes aux directives des dirigeants et des technocrates, tous liés aux gros intérêts industriels et financiers. Leur survie dépend des rapports qu’ils produisent. Et on utilise les rapports des homologues américains conservateurs, mais pour présenter les mêmes faits avec un argumentaire diamétralement inversé.

C’est le cas des informations déformées qui furent utilisées pour passer, puis justifier l’accord avec l’Iran conclu en septembre 2015.

Le Congrès américain n’a jamais ratifié cet accord en entier. Ce n’est donc pas un traité et l’actuel Président est parfaitement dans son droit constitutionnel (qui a préséance sur le droit international) de vouloir s’en retirer.

Cet accord est fondé sur la méconnaissance des faits et sur des promesses fallacieuses. On fait l’impasse sur le passé de l’Iran depuis 1979 et sur les motivations d’Obama.

Or, il y a continuité dans le projet national, de l’Ayatollah Khomeini à l’Ayatollah Khamenei. Hostilité fondamentale à l’occidentalisation du pays et un même but : un ordre mondial islamique. La seule différence entre la République islamique d’Iran et l’État islamique, c’est que le califat mondial est une visée à très long terme pour la première, tandis que le second était pressé.

Au cours des 39 années du régime, les deux ayatollahs ont successivement aidé tous les groupes extrémistes et terroristes : Al Qaïda, les Talibans, les Frères musulmans, le Hezbollah, le Hamas et la kyrielle de leurs nouvelles ramifications.

L’Iran n’a jamais combattu l’État islamique, en Syrie ou ailleurs. C’est une illusion des Européens de croire que le schisme chiite-sunnite a une importance dans l’entreprise terroriste ou encore que les terroristes impliqués dans les attentats sur notre continent sont « tous exclusivement sunnites ». La solidarité prime contre les « gens du samedi » et les « gens du dimanche », encore plus contre les athées.

Obama, pour des raisons jamais explorées, a orienté toute sa présidence à répondre aux désirs des musulmans des deux branches. En 2009, il regarda le pouvoir iranien écraser les révoltes sans ciller. En 2011, on le vit favoriser les Frères musulmans, présentés comme « modérés », et laisser l’État islamique se créer et terroriser la région et le monde.

Dès 2013, il agissait en secret avec Ahmadinejad, jugé non présentable par la « communauté internationale ». Il put négocier au grand jour à l’arrivée du président Rouhani, « modéré » et « si bien sous tous rapports », tout en faisant surveiller le personnel de l’Agence de la Sécurité Nationale et ordonnant des « fuites » dans le but de faire passer les agents américains inquiets de ses agissements pour des taupes au service d’Israël.

Dans le même temps, il étouffait le « Projet Cassandra » qui révélait les activités maffieuses agressives du Hezbollah envers les États-Unis : trafic d’armes, drogues, humains et organes d’humains.

Parallèlement, son ministre des Affaires étrangères, John Kerry, ne pouvait cacher ses liens avec le lobby iranien, pas plus qu’Hillary n’avait pu cacher les siens avec les lobbies des Frères musulmans. On vit Kerry agir en lobbyiste zélé auprès des banquiers européens pour faire réintégrer l’Iran dans le système SWIFT.

Sans aucun avantage pour les États-Unis, Obama, unilatéralement, passant outre au Congrès, abolit les sanctions contre l’Iran, dégela ses avoirs pour 150 milliards de dollars et ajouta 1,7 milliard en liquide.

Le peuple n’en a rien reçu : il se révolte car l’argent va directement aux Gardes Révolutionnaires Iraniens qui « policent » le pays et à leurs forces armées qui soutiennent toutes les guerres de la région.

Ce qui est insupportable pour Trump, et devrait l’être pour de véritables alliés, c’est que conformément à la soumission d’Obama, les agents de l’AIEA ne visitent que les sites désignés par les mollahs eux-mêmes.

Les sites militaires sont interdits, tout comme les centres où le programme nucléaire continue d’avancer sans entraves, et une partie des 20 % d’uranium vendu aux Russes par Hillary Clinton et Obama (acte illégal et de haute trahison) a été revendue aux Iraniens pour poursuivre leur coupable industrie.

Personne ne sait ce que sera l’Iran dans 10 ans. On sait qu’il est dangereux maintenant.

 

La version longue de cet article est disponible ci-dessous pour les abonnés :

Pour lire la suite vous devez être abonné au 4 Vérités Hebdo.

Se connecter Inscription

Voir les derniers ouvrages proposés par les4verites-diffusion ici

Laisser un commentaire

  • (ne sera pas visible)