Et si le coronavirus était une chance pour l’Angleterre…

Posté le mai 05, 2020, 1:31
4 mins

Depuis quelques semaines, tout le monde y va de son « monde d’après ». En général pour espérer qu’il soit débarrassé de ce qu’il n’aime pas. Les réchauffistes des avions qui sillonnent le ciel, et les sceptiques des normes écologistes qui plombent l’économie.

Une chose est sûre, des milliards sont engloutis par cette crise, et la question de savoir si les mesures de confinement étaient ou non justifiées ne changera rien au bilan. L’économie va être durablement affectée par la richesse qui n’aura pas été créée, et par l’argent public qui, lui, aura bien été dépensé (savoir s’il a été bien dépensé est un autre problème …).

Devant cette situation, plusieurs stratégies sont possibles :
– Une « révolution libérale », conjuguant une simplification du Code du travail, un allègement de la fiscalité, et une purge des diverses normes et réglementations qui entravent la vie économique. Cette solution, qui serait bien évidemment la meilleure, est malheureusement peu probable.
– Un déluge de création monétaire, pour inonder d’argent l’économie. Et même s’il s’agit de fausse monnaie, et que cela se paiera un jour, c’est malheureusement très probable.
– La création de nouveaux impôts qui, même s’ils viennent encore alourdir le fardeau fiscal, est une perspective, elle aussi, malheureusement, fort probable.

Devant le niveau déjà très élevé des différentes fiscalités européennes, les gouvernements vont vouloir se réfugier derrière une stratégie communautaire, et il risque fort d’émerger un consensus autour d’un « ISF européen ». Au nom d’une solidarité de crise, ce dispositif constituerait en réalité un premier pas vers une fiscalité fédérale.

Dans ce contexte, le Royaume-Uni dispose d’un atout majeur. Son indépendance retrouvée lui offre la possibilité de devenir un refuge pour les capitaux européens.

Le pragmatisme et la culture politique et économique des Britanniques devraient les pousser à développer une politique fiscale attractive. Ils pourraient ainsi, grâce au Brexit, profiter d’une aspiration historique de capitaux vers Londres.

Cette crise révélerait ironiquement la logique profonde du Brexit qui est double. Profondément souverainiste, bien sûr, mais aussi profondément libérale.

Cette dimension de la décision britannique n’a sans doute pas été suffisamment considérée.

Après avoir été critiqués pendant des années pour ne jouer le jeu que d’une Europe économique, les Anglais ont fini par prendre acte, par le départ, de leur méfiance vis-à-vis du projet unioniste et de son parfum bureaucratique et réglementaire.

Je n’ai pas pour habitude de me réjouir des victoires anglaises, mais il faut reconnaître qu’il y aurait un certain panache à ce que, sur le champ de ruine d’une pandémie mondiale, le Brexit devienne la planche de salut de nos voisins désobéissants.

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5 réponses à l'article : Et si le coronavirus était une chance pour l’Angleterre…

  1. quinctius cincinnatus

    08/05/2020

    les épidémies de peste ont elles été des  » chances  » pour l’ Humanité ? certains historiens le pensent en particulier pour ce qui concerne la Grande Peste Noire qui , selon eux et par réaction intellectuelle, fit  » basculer  » la Civilisation du Monde Chrétien du Moyen Âge européen vers ce qu’ on appelle maintenant les Temps Modernes … mais le Covid 19 n’ a rien à voir avec la Peste , c’ est à y regarder de … loin de la  » roupie de sansonnet « 

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  2. OMER DOUILLE

    07/05/2020

    Il m’est d’avis qu’il soit possible que le R.U. mette en place une sorte de grande zone à fiscalisation particulièrement attractive, ne serait ce qu’avec des finances internationales en vue de les capter, pour remplir sans problèmes ses caisses, au détriment de ses voisins. Pour le coup le brexit qui permet désormais aux Britanniques d’agir sans aval de « l’europe » et de ses diktats et de l’envoyer se faire voir ailleurs pourrait se révéler une très bonne affaire pour eux. Même si les autres, dont nous sommes, peuvent considérer ce genre de pratique comme déloyale, parasitaire et tout ce que vous pouvez imaginer.
    N’oubliez pas l’hymne : RULE BRITANNIA !
    Et puis, le R.U., comme la France doit prendre en charge les millions de descendants muzzs et autres immigrés qui ont parfois des avantages qui sont refusés aux « natives », dont les violeurs, et ça coute cher. Alors, comme dirait l’autre : il faut les comprendre….

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  3. tb62

    06/05/2020

    Le RU encore une fois instrument de la mondialisation, malgré ou avec l’Europe rien ne change.

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    • quinctius cincinnatus

      07/05/2020

      le R.U. relocalise AUSSI ses outils de production essentiels à son  » autonomie « 

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  4. quinctius cincinnatus

    06/05/2020

    oui, c’ est cela, tirons des plans sur la comète , cela a au moins l’ avantage ( ? ) de nous distraire des réalités présentes et … à venir qui seront d’ ailleurs les mêmes !

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