États-Unis : vers un accord sur les finances publiques

États-Unis : vers un accord sur les finances publiques

Après la Grèce le 21 juillet, c’est au tour des États-Unis d’afficher leur soulagement : le 31 juillet, républicains et démocrates ont trouvé un accord pour permettre au pays d’éviter le défaut de paiement, en relevant le plafond de la dette de 2 100 milliards de dollars, comme le réclamaient les démocrates, mais sans hausse d’impôts, et avec des coupes budgétaires d’au moins 2 500 milliards de dollars sur 10 ans.

À première vue, malgré la différence de poids économique entre Grèce et États-Unis, ces deux accords sont assez similaires. Et tous les commentateurs, des médias jusqu’à notre ministre de l’Économie François Ba­roin, ont effectivement tracé un parallèle entre les deux.
De fait, il y a bien des similitudes : des États irresponsables et fraudeurs (l’État fédéral américain, comme la Banque centrale européenne, ont manipulé de façon éhontée les cours monétaires et les taux d’intérêt, soi-disant pour « soutenir la croissance ») s’aperçoivent – enfin ! – des limites de leur spoliation (voir l’article d’A. Dumait en p. 8).

Et cette prise de conscience a un double effet sur les marchés : elle les rassure, mais elle ne les convainc pas.
Cependant, les différences sont encore plus frappantes que les similitudes.

Tout d’abord, l’accord américain est un accord entre tendances politiques et non entre représentants de la « gouvernance économique mondiale ». Et, avant le vote du Congrès, il n’est pas certain que cet accord obtienne la majorité : les élus républicains proches des Tea parties veulent davantage de coupes budgétaires et contestent le principe même du relèvement du plafond de la dette, tandis que les plus socialisants des démocrates veulent « faire payer les riches ». Or, nous approchons des élections et les candidats sont bien plus surveillés aux États-Unis qu’en France…

Par ailleurs, il y a de solides raisons de penser que les coupes budgétaires seront réellement effectuées aux États-Unis, alors que personne ne croit que les pays de la zone euro vont honorer leurs engagements. En effet, les élus républicains ne vont certainement pas accepter d’être payés en bonnes paroles !

Ces différences entre États-Unis et Grèce ont une portée générale. Certes, tous les États ont une tendance naturelle à enfler démesurément. Mais, si vous êtes politiquement responsable de votre économie (ce qui n’est plus le cas des pays de la zone euro), vous pouvez réagir, et réagir efficacement. Ce qui devrait imposer pour la zone euro soit le choix du fédéralisme politique, soit le retour aux monnaies nationales !

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Comments (13)

  • Anonyme Répondre

    SAS : " JE DIT DONC QUAND LES USA S ENRHUME LA FRANCE TOUSSE ET CRACHE…"
    –          Tu parles, ça fait cinquante ans qu’on entend ça! Meme écrit en lettres capitales, ça ne fait pas un scoop, crois moi.
    Quand au CAC détenu a 80% (donne ta source, svp, que je vois de combien tu exageres) par les Fonds de pension US, et bien, ou est le problème? Ils ne les ont pas trouvées dans des pochettes surprises, ces parts, n’est-ce-pas? Ils les ont bien achetées et elles ont bien été vendues par les Franchouilles, comme ils ont vendu tout l’Acier et la Métallurgie française a l’Indien Mittal (tiens, si tu veux offrir des jolies robes a ta femme, Megha Mittal, 33 ans, est aussi proprio de la boite de couture allemande Escada; simple et chic), comme les franchouilles ont aussi vendu toute la Marine de commerce française (a la santé du Normandie et du France, des Messageries et de la Transat!) a l’Arabe libanais Saadé (CMA-CGM, qui a construit sa tour a Marseille (la plus haute), mais curieusement pas de mosquée. Zut alors, et l’Islam alors? Mahomet ne va pas être content!) et tout le reste qui a aussi été bradé a des étrangers, meme des petites choses, comme les bureaux de Tabac aux Asiatiques, et meme des postes a responsabilité publique ou au Gvt. La encore, un peu d’étrangers, c’est normal et c’est bien, mais trop c’est trop! Et on a déja dépassé le "trop".
    Alors mon gros, si tu vends tes affaires a ton voisin, ne va pas te plaindre apres qu’il en profite… Cette fois, c’est Vae victis ET mort aux cons.
    Et en plus, en plus, il y en a meme qui refilent leur femmes aux autres.  J’ai les noms… j’ai aussi les adresses des nanas.

    Best,

    Mancney

    08/08/2011 à 14 h 58 min
  • SAS Répondre

    QUELQUES VERITEE ENCORE….

    Qui paie pour les notations des Etats?

    Le débat qui fait rage sur la nature, la responsabilité et l’opportunité des notations souveraines peut être avantageusement éclairé par une analyse réaliste du mode de rémunération de ces notations.

    Au départ, les notations visaient les obligations des entreprises et des banques. Dans les années 70, Moody’s en particulier a développé un activisme visant à  étendre cette notation aux Etats souverains et aux nombreux émetteurs publics d’euro-obligations, tels la Banque Mondiale ou la Banque Européenne d’Investissement.

    J’étais à l’époque en charge du consortium des émetteurs des obligations du Royaume de Belgique. Je me souviens de la démarche, qui fut abondamment critiquée, et à laquelle bon nombre d’Etats ont hésité à souscrire.

    Pour convaincre les Etats, les agences de notation ont exercé une forme de chantage visant à dire aux récalcitrants qu’elles iraient de l’avant quelle que soit leur décision et qu’il était de l’intérêt de ceux-ci de « coopérer » plutôt que de se voir imposer une notation.

    La théorie veut que cette notation était requise par les investisseurs. Ce n’est pas entièrement faux, mais les vrais commanditaires des agences de notation sont les banques qui dirigent ces émissions. Pendant des décennies, les investisseurs se basaient sur les estimations des banques qui effectuaient d’ailleurs un examen approfondi du crédit de l’émetteur. La notation était un  moyen facile de ne plus devoir effectuer ces analyses onéreuses.

    Lors de la crise financière, on se souviendra que les banques d’affaires se sont basées sur des notes AAA pour des obligations qui rassemblaient des crédits hypothécaires, notamment des subprimes. Dans ce cas, elles sont allées jusqu’à « fabriquer » des actifs financiers dont elles savaient qu’ils étaient défectueux, et ce petit ménage à deux a envahi les marchés de produits… jusqu’à faire exploser la crise financière, dès 2007. La Bank of America vient de transiger avec ses clients pour 8,3 milliards de dollars.

    Dans le cas des risques souverains, ce sont ces mêmes banques d’affaires qui se sont mis en les agences de notation auprès des Etats leur précisant que, sans notation, le coût de leurs emprunts serait supérieur.

    A la clé de cette manipulation et de ce chantage des banques, on aurait pu croire que les investisseurs, ou à tout le moins les chefs de file des émissions, paieraient pour ce service qui leur permet de ne pas se préoccuper du crédit des Etats et de le confier aux agences de notation, trop contentes d’obliger.

    C’est compter sans les moyens de pression de ces banques. On a donc réussi à faire payer par les Etats des notations en leur vendant le fait que cela réduisait leurs coûts d’émission.

    La collusion entre l’absence d’analyse de crédit par les banques et les bénéfices des agences de notation a produit le système parfait que nous connaissons aujourd’hui.

    Avant même d’imaginer des réformes de fond, il serait intéressant que le G7 décide que les Etats qu’il représente cessent de financer un système qui les prend au piège d’évaluations dont la nuisance est établie depuis plusieurs mois. La Commission européenne, en la personne du commissaire français Michel Barnier, pourrait ajouter cet élément à la directive qu’elle prépare.

    Comme les investisseurs institutionnels ne paient jamais pour ce genre de service et, même pour des analyses financiers, rémunèrent les auteurs en leur transmettant des ordres de transactions (les « soft dollars », devenus illégaux aux Etats-Unis), ce sera aux banques d’affaires dirigeant ces émissions de prendre en charge ces dépenses. Nul doute que cela amènera une reforme du système qui mettra bon ordre à la débâcle actuelle.

     

    SAS

    08/08/2011 à 12 h 32 min
  • HansImSchnoggeLoch Répondre

    Qui rembourse ses dettes s’enrichit. C’est ce qu’on disait dans le temps.

    Il est assez surprenant de constater que ceux qui empruntent aient des mots très durs contre ceux qui ont prêté. Personne ne les a obligé à emprunter, il fallait rester sage et ne dépenser que ce qu’on avait. Surtout quand l’argent emprunté doit être remboursé par d’autres.

    À la refexion il ne faut jamais prêter à des états, plutôt se torcher le c..avec les billets ou acheter du tangible.

    07/08/2011 à 15 h 42 min
  • sas Répondre

    80 % du cac 40 est détenu par les fonds de pension ricain…A L INSUE DU PEUPLE FRANCAIS donc quan la france fait des profits c est les yankee’s qui se goinfrent….

    JE DIT DONC QUAND LES USA S ENRHUME LA FRANCE TOUSSE ET CRACHE….et que ce sont les autres qui casquent le train de vie des usa….MEME LES CHINOIS COMMENCE A GUEULER….

    1 000 milliards de dette americaine au jaunes…..ET LE RESTE RACHETE A GRAND FRAIS PAR LA FED ELLE MËME …qui refacturera l opération aux couillons contribuables ricain…..

    c est pas ca aussi la pyramide de ponzo ?????

    comme dit poutine ,ils parasitent l economie mondiale et nous emmerdent sérieusement…

     

    j ai dit

    sas

    07/08/2011 à 12 h 56 min
  • Anonyme Répondre

    SAS : J’ai dit : " CE SONT DONC PAS LES USA QUI SAIGNENT ET MORFLENT."

    –           Apparemment, Ton Altesse, ou bien ceci est ton voeu pieu, ou bien ça fait longtemps que tu n’as pas mis tes pompes aux States : T’en fais pas, ça déguste pas mal ici aussi, – et certains en sont réduit a piquer des rails de Chemin de fer et des Air Conditionning units pour en revendre les métaux – et si la moitié des Ricains – ainsi que 90% des Franchouilles – ont souhaités avoir "Obama et son "Change", et ben ils les ont aujourd’hui, ils les ont bien!
    Quand a l’Europe, elle n’a pas fini de "payer" pour la connerie étatique et socialiste qu’elle s’est construite. Et cela est normal, cela est l’ordre des choses pour ceux qui ont accueillis et installé
    le socialisme et ceux qui ouvrent leurs portes aux étrangers en surnombre et les accueillent chez eux au lieu de les décourager!
    Le socialisme ET l’invasion étrangere induite SONT les problemes, et ce sont les Franchouilles qui les ont laissés naitre et croitre dans leur patrie. Vae Victis!

    Mancney

    06/08/2011 à 16 h 06 min
  • SAS Répondre

    ……….eux sont les débiteurs profiteurs….

    CE SONT DONC PAS LES USA QUI SAIGNENT ET MORFLENT……….c est l europe et l euro qui racke la petite sauterie qui trinque….

     

    j ai dit

    sas

    06/08/2011 à 12 h 50 min
  • Clément Répondre

     

    C’est cela: ‘un accord sur les "finances publiques"! Quelle finance? La caisse est vide! Quelle finance publique? Les achaht de bons américains par la fédérale réserve? QE3? Qu’est-ce qui est "public" là dedans?

    Il faut nettoyer les écuries d’Augias, ou comme le disait le vieux Caton "deletere Carthaga"

    04/08/2011 à 20 h 03 min
  • SAS Répondre

    oUI C EST CA……….creusons encore un peu plus….

    LA TOMBE DE L ECONOMIE MONDIALE…..c est l euro et l europe qui entretient les ricain et paye la croissance chinoise….sont pas pressé de faire autrement, "ils " n ont pas encore trouvé de cons p)ayeurs pour prendre la relève…

    ……unn cancer, que dis je des inutiles, des PARASITES……faut les éradiquer a eau bouillante + 100 ° PENDANT 1/2 heure comme tous mauvais microbes…..

    Et louis ferdinand celine lui savit qu il n existe pas de bons microbes…..que tous microbes méritent largement l upérisation salvatrice…

     

    j ai dit

    sas

     

    04/08/2011 à 13 h 28 min
  • Anonyme Répondre
    04/08/2011 à 12 h 12 min
  • Anonyme Répondre

    Daniel : " Mais vous mêmes, connaissez vous le poids de l’injustice dans votre chair, le poids qui donne le vrai sens aux mots et qui évite d’utiliser des mots essentiels en les vidant de leur sens?"
    –       Superbe. Merci pour la poésie. Un peu de fraicheur… Mais vous etes a des années lumieres du forum, et la réponse est "non", évidemment… ils ne connaissent plus, depuis longtemps, la valeur des mots, pas plus que celle du mot "responsable".

    Best,

    Mancney

    04/08/2011 à 12 h 12 min
  • Anonyme Répondre

    Daniel : " Mais vous mêmes, connaissez vous le poids de l’injustice dans votre chair, le poids qui donne le vrai sens aux mots et qui évite d’utiliser des mots essentiels en les vidant de leur sens?"
    –       Superbe. Merci pour la poésie. Un peu de fraicheur… Mais vous etes a des années lumieres du forum, et la réponse est "non", évidemment… ils ne connaissent plus, depuis longtemps, la valeur des mots, pas plus que celle du mot "responsable".

    Best,

    Mancney

    04/08/2011 à 11 h 49 min
  • grepon Répondre

    Certes, tous les États ont une tendance naturelle à enfler démesurément.

    Notre Constitution a ete, dans ce sens, contre nature, et pour cause:

    D’origine le but a ete de guarantir un etat de liberte par moyen de limiter l’Etat, pour toujours.    Les Etats-Unis actuels, ou plutot le gouvernement centrale des Etats-Unis, ne ressemble pas au plans  d’origine merci a des entorses repetitives faite a la Constitution par une successions de decisions du "Supreme Court", une des trois branches du gouvernement decrit dans la Constitution.   Comme resultat nous avons une quatrieme branche permanente, une bete devorante, l’Etat administratif.

    La solution saine a nos problemes actuelle demanderait d’elliminer pour de bon une bonne dizaine de departements du gouvernement centrale, coupant par un tiers ses depenses.

    La risque le plus important que le monde libre encoure est assez obscure, mais je vous dis que c’est la composition du Supreme Court des Etats-Unis, et la decision emminente sur Obamacare.    Le reste du monde libre ne peut pas survivre un Etats-Unis devenu economioqueent et DONC MILITAIRENENT moribond, mais nous y vont a grande vitesse.   Un conservateur ou un represantant pur et dur du T.E.A. Party doit mettre Obama et pas mal de senateurs demoncrat au chomage en novembre l’annee prochaine.

    04/08/2011 à 5 h 44 min
  • Daniel Répondre

    "si vous êtes politiquement responsable de votre économie (ce qui n’est plus le cas des pays de la zone euro), vous pouvez réagir, et réagir efficacement."

    Etre politiquement  responsable de son économie?..  Etes vous sûr que le mot "responsable" puisse encore vouloir dire ce que vous suggérez?  c’est à dire être tenu à réparer les fautes qu’on a commis pour le tort qu’elles ont produit sur autrui… En faire le choix est une preuve d’intelligence et d’honnêteté, de curiosité et de confiance en la Vie.

    Et "politiquement" responsable ?  N’y a t-il pas une erreur puisque ces 2 mots s’opposent?
     Les politiques s’occupent de leurs intérêts personnels et non de l’économie du pays pour l’intérêt commun  parce qu’ils ont fait le choix de ce métier précisément pour l’irresponsabilité qui le caractérise… tout en permettant d’afficher les plus belles intentions humaines que ces simples d’esprits se sentent bien incapables d’honorer au point de prendre le risque de ne pas gagner à tous les coups une sécurité accrue . 

    " Ce qui devrait imposer pour la zone euro soit le choix du fédéralisme politique, soit le retour aux monnaies nationales !"   
    Hé non!. Il faut commencer par le commencement: faire payer les erreurs à ceux qui se survoient au point de se prendre pour l’élite. Il faut  installer une culture de la responsabilité avec les sanctions que ces fausses élites imaginent en permanence pour faire payer les soi disant mauvais comportements des citoyens qui travaillent et qui produisent…. pour compenser les irresponsabilités politiques.
    Autrement présenté, il faut donc appliquer les lois sur le racisme et la discrimination à ceux qui les ont imaginées.
    Mais vous mêmes, connaissez vous le poids de l’injustice dans votre chair, le poids qui donne le vrai sens aux mots et qui évite d’utiliser des mots essentiels en les vidant de leur sens?

    03/08/2011 à 22 h 49 min

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