Face aux crises tant nationales qu’internationales, demandons d’abord des analyses objectives

Posté le 30 décembre , 2011, 12:00
4 mins

Tant les médias que les politiques semblent surpris du désarroi de leurs opinions publiques, mais comment en serait-il autrement, alors que l’actualité médiatique n’est remplie que de nouvelles plus déconcertantes les unes que les autres.

Jugeons plutôt :

  • L’Iran a inauguré sa centrale nucléaire de Bouchehr et certains commentateurs ont estimé qu’Israël disposait de quelques semaines pour intervenir militairement ! Or chacun sait qu’une telle action aurait des conséquences apocalyptiques. Même jeu de dupes concernant la rencontre voulue par le président Obama entre Netanyahou et Mahmoud Abbas. « Un an pour résoudre toutes les question » déclare Hilary Clinton, alors qu’Israël ne veut transiger, ni sur la colonisation, ni sur Jérusalem !

  • Du côté de la Chine autre perplexité : elle est devenue la deuxième puissance économique devant le Japon avec sa croissance annuelle de 10 % ; mais elle pose deux questions :

Avec ses 10 % de croissance, que fera-t-elle demain de ses excédents commerciaux qui financent les déficits occidentaux ?

Que signifie la mise en service d’un nouveau missile anti-porte- avions, ? Ces porte-avions qui sont les symboles de la puissance extérieure des USA… ?

Autre perplexité, économique cette fois-ci : l’agence Moody’s met en garde les USA, l’Allemagne, la Grande Bretagne et la France menacées de perdre leur note AAA, si leurs déficits ne sont pas réduits rapidement. Certes Moody’s sonne l’alerte, mais comment tous politiques confondus, ont-ils pu accepter 25 ans de laxisme ?

Seule l’Allemagne trouve le succès dans une rigueur qui porte ses fruits avec un excédent commercial continu et une réforme des retraites énergique.

Et la France ? Elle vit dans une guerre politique continue et un irréalisme géopolitique qui lui affait perdre 1,5 million d’emplois industriels en vingt ans, qui la place en tête des prélèvements, mais qui la voit se tétaniser devant les réformes nécessaires.

Crise et déclin ne sont pas irréversibles, tant au niveau national qu’international, mais il fait avoir le courage d’effectuer de vrais diagnostics sources de vrais réformes.

La démagogie et les campagnes médiatiques outrancières finissent toujours par se retourner contre les politiques qui s’y prêtent. Le courage et la lucidité restent la seule voie pour les politiques qui cherchent la vraie voie de l’avenir.

3 Commentaires sur : Face aux crises tant nationales qu’internationales, demandons d’abord des analyses objectives

  1. quinctius cincinnatus

    1 janvier 2012

    Il est bien évident que c’est CE rôle que les banquiers veulent faire jouer ( et font déjà jouer ) à la B.C.E. la courroie de transmission étant dans le cas qui nous intéresse un ex-avocat d’affaire …. et qui le redeviendra en 2012

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  2. quinctius cincinnatus

    1 janvier 2012

    Voici un avis … objectif  ,  tellement objectif qu’il ne passe pas la barrière des modérateurs du blog du premier candidat gaulliste ( N. D-A. ) :
    " la F.E.D. n’a été crée et ne continue d’exister que pour FAIRE de la DETTE …  par laquelle les spéculateurs les plus habiles parce que les mieux "introduits" accumuleront les profits …"
    Les hommes politiques ne sont donc que les hommes de paille des banquiers ….
    Moralité : en 1789 on pendait les aristocrates ( et les fermiers généraux ! ) en 2012 ce sont d’ABORD les BANQUIERS  qui doivent être accrochés à la …  Lanterne ( sans vilain jeu de mots versaillais ! )

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