Immigration : changeons de politique !

Immigration : changeons de politique !

Nous partageons tous l’humanisme, valeur consubstantielle de notre civilisation et clé de notre vouloir vivre ensemble. Personne ne peut rester de marbre face au désespoir des migrants qui tentent de fuir et le payent souvent de leur vie.

Mais le propre du politique n’est pas d’apporter une réponse à ce terrible défi dans l’immédiateté de l’émotion, sans prendre en compte tous les éléments de la situation qui sont en cause et qui sont de nature à dépasser et amplifier par leurs conséquences les événements actuels.

Les réticences de très nombreux Français et Européens à ac­cueillir les migrants et qu’expriment avec force certains États de l’est de l’Europe ne peuvent pas être balayées d’un revers de main, au nom du politiquement correct et du devoir de solidarité, par ailleurs compréhensibles et légitimes.

Il est évident que le défi des flux migratoires ne fait que commencer en raison des guerres, mais aussi du déséquilibre démographique nord-sud.

« Le Camp des Saints » de Jean Raspail n’est plus un roman ; il est devenu une réalité !

Dans ces conditions, afficher, comme le fait l’Allemagne, une politique d’accueil ne fera qu’empirer la situation et la rendre encore plus incontrôlable. Cette politique créera un appel d’air sans précédent ; c’est une politique de gribouille que nous payerons cher !

Alors, quelles solutions ?

Pour les migrants venant de Libye, seule la construction d’un État peut permettre une stabilisation et la mise hors la loi des trafiquants et passeurs.

La communauté internationale ne pourra ignorer cette nécessité, qui passe sans doute par une sorte de mise sous tutelle de la Libye pour bâtir une administration et une armée capable de sécuriser le pays.

Pour la Syrie, il faut traiter le flux migratoire au plus près des sources d’émigration, en organisant l’accueil des réfugiés dans les pays voisins et en offrant une aide massive à ces États.

C’est là une mission que l’Union européenne peut prendre en charge avec l’ONU : le Conseil de Sécurité doit se saisir de cette question et un accord de la communauté internationale est possible.

En 1939, la France a procédé ainsi lors de la fin de la guerre d’Espagne.

Mais il y a une autre réponse : il faut impérativement mettre un terme à la guerre civile et internationale en Syrie, qui est la cause de ce drame humain. Il convient de poser la seule question qui vaille :

– doit-on soutenir en leur livrant des armes des insurgés prétendument « modérés » et « démocrates », mais qui ne comptent pas sur le terrain militaire et qui, en définitive, amèneront à Damas Abou Bakr al-Baghadi, calife auto-proclamé de l’État islamique,

– ou garder Bachar el-Assad, certes dictateur, mais protecteur des minorités religieuses ?

Au vu des événements récents en Irak et en Syrie, à Palmyre et Alep, poser la question, c’est y répondre.

Nous devons changer radicalement de politique étrangère, afin de terminer un conflit meurtrier dont nous subissons désormais toutes les dramatiques conséquences.

Mais, comme me le disait un ami franco-syrien chrétien : « à qui la faute ? »…

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(8) Commentaires

  • Seppidalsace Répondre

    Alain Juppette veut que la France, contrairement à Roccard, que la France récupère la misère du Monde. Normal, il est FM !

    13/09/2015 à 13 h 08 min
  • Sylvain Drey Répondre

    Réfugiés ? C’est un complot contre l’Europe ! Et des « négriers » s’en mettent en même temps « pleins leurs poches ».

    13/09/2015 à 4 h 48 min
  • banro9840 Répondre

    Comme je l’ai déjà dit, on ne m’enlèvera pas de l’esprit qu’il suffirait que tous les pays occidentaux (y compris la Russie) mobilisent, ne serait-ce qu’un dixième de leur puissance militaire pour combattre Daesh, non pas depuis les airs mais au sol, pour mettre fin à la crise migratoire et sauver des millions de personnes.

    10/09/2015 à 23 h 21 min
  • Sylvain Drey Répondre

    Après Sadda, Kahdafi, Bachar est le » dernier »(?) qui gêne le lobby parano et dominateur. (plateau du Golan)

    09/09/2015 à 9 h 40 min
  • brndenburg Répondre

    Bavardages insipides: »La tolérance et l’apathie sont les signes de la mort d’une civilisation »-Aristote.La société « lacrymale » après avoir versé des fleuves de larmes versera des fleuves de sang!Sur erlande.wordpress.com et tantampotestantamaude.erlande.com: »migrations »:après il sera trop tard.

    08/09/2015 à 21 h 56 min
  • DESOYER Répondre

    Garder Bachar el Assad: qui d’autre que Monsieur Myard le propose chez les Républicains?

    08/09/2015 à 20 h 08 min
    • quinctius cincinnatus Répondre

      Monsieur Myard the Dandy nous parle aussi de …  » NOTRE VOULOIR VIVRE ENSEMBLE  » … cela a du échapper à votre perspicacité !

      08/09/2015 à 23 h 15 min

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