Immigration, émeutes et riposte républicaine

Posté le décembre 17, 2014, 4:53
5 mins

À l’initiative de gouverneurs républicains, 17 États intentent un procès à l’État fédéral en raison de la décision d’Obama de suspendre toute application de la loi en matière d’immigration.

Notons bien que l’instruction ne traite pas du sujet de l’immigration, pour lequel Obama dit qu’il « n’a jamais fait que changer la loi », mais de l’abus de pouvoir que son « amnistie », ou légalisation massive, représente.

Les États avancent les atteintes à l’état de droit, mais aussi les inévitables restrictions de ressources, puisque la naturalisation massive d’illégaux se traduit par l’obligation d’accorder aux « invités » du président tous les services : santé, éducation, services juridiques…

Rien que l’invasion d’illégaux de l’été dernier, directement causée par les appels d’Obama, a déjà coûté au Texas 38 millions de dollars en déploiement de gardes nationaux supplémentaires aux frontières et une protection renforcée pour 1,3 million de dollars par semaine aux habitants.

Le but du procès est, bien sûr, de faire reconnaître l’inconstitutionnalité et donc la nullité de la décision d’Obama.

Le procès devrait être moins long, et surtout moins dommageable pour les républicains, qu’une procédure de destitution (impeachment).

Ce n’est pas qu’Obama et son ministre de la justice ne méritent pas amplement d’être destitués. Toutefois, tous deux sont noirs et bénéficient donc d’un privilège de couleur dans l’Amé­rique actuelle. Toute tentative de destitution serait impitoyablement sabotée par la gauche politico-médiatique au pouvoir comme « raciste ».

Nous en sommes à cette aberration : tout ce qui est légal, mais républicain, ne passe pas et tout ce qui est illégal, mais vient de la gauche, passe.

N’oublions pas que tout ceci se déroule sur fonds d’âpres dé­bats budgétaires et d’émeutes anti-police et anti-blancs en général, dans un climat de tension raciale inconnu depuis les années 50, tension savamment attisée par Obama et tous les professionnels de l’agitation.

Dans son dernier quart de mandat, Obama se montre tel qu’il est : organisateur de communauté, c’est-à-dire destructeur professionnel de la cohésion sociale dans un but politique.

En tout cas, la première riposte au coup d’État exécutif d’Oba­ma vient des gouverneurs, preuve d’un fédéralisme actif qui fait honte à la direction républicaine du congrès. John Boehner vient, une fois de plus, de complaire à Obama en racolant assez de démocrates (les socialistes) pour voter tous les crédits dont le président a besoin pour appliquer sa loi scélérate, soit 1 100 milliards de dollars de plus alors que la dette nationale a passé les 18 000 milliards ! Ainsi, Boehner et les républicains si­gnataires sont-ils, à présent, aussi responsables qu’Obama de cette « légalisation » faite contre le vote du peuple.

John Boehner, le speaker de la chambre, 3e responsable de l’État, propulsé là où il est par la vague Tea Party de 2010, a choisi d’oublier qui l’a fait roi.

Il est tétanisé, non par la transformation fondamentale et irréversible de son pays qu’Obama est en passe de réussir, mais par toute perspective d’une fermeture, même partielle, du gouvernement ! Curieux personnage qui accepte toutes les humiliations d’Obama et semble se défouler sur ceux auxquels il doit tout. Parfaite illustration de la trahison des élites.

Mais Boehner ne craint-il que la mauvaise foi des médias américains prêts à tout pour protéger l’idole ou sent-il une menace plus large ? Après tout, l’étranger n’est pas en reste : on a entendu une « ministre française de la justice » condamner par principe la justice « blanche » américaine. Il y a aussi le « messager du pape François en Amérique », l’archevêque de Chicago, fief d’Obama, qui, sans connaissance élémentaire de l’économie, exhorte le congrès à voter l’amnistie.

Nous, à droite, ne tombons pas aisément dans les théories du complot, mais constatons qu’il y a des correspondances troublantes…

Évelyne Joslain

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