Iran : une ambassade de trop

Posté le janvier 14, 2020, 3:10
16 mins

Depuis sa naissance, il y a 1 400 ans, l’islam livre une lutte implacable au monde entier et tout spécialement à l’Occident judéo-chrétien.

Depuis 1979 et ce prodigieux accélérateur pour l’islam politique que fut le coup d’État qui a renversé le Shah, la République islamique d’Iran impose l’idéologie du djihad, dans le but avoué de parvenir au califat mondial.

Seul feu l’État islamique a osé lui faire de la concurrence en ce domaine. Car, si sectaires que soient ses voisins, aucun ne prétend exterminer Israël ni accéder au nucléaire militaire.

En novembre 2019, l’Iran a pu fêter ses 40 ans de crimes et de terreur, en partie grâce à l’étau répressif à l’intérieur, mais surtout grâce à la dissimulation envers les étrangers niais et naïfs. Soit 40 ans d’apaisement des Occidentaux envers l’Iran.

En 1979, l’Iran de Khomeini défia le droit international élémentaire en mettant à sac l’ambassade des États-Unis à Téhéran. 52 otages américains furent retenus pendant 444 jours.

Carter le Niais ne défendit ni le Shah, allié de son pays, ni ses compatriotes. Il fallut un vrai président, Reagan, pour libérer les otages. L’Iran et les États-Unis sont depuis dans un état de guerre larvée.

Et voici que Trump fait mieux que Reagan : « Si l’Iran ne se conduit pas en pays civilisé ou ose tuer encore un seul Américain », ce seront 52 sites iraniens, symboliquement, qui seront visés.

Car Trump hérite des legs calamiteux de trois présidents démocrates : Carter, Clinton, Obama, tristement célèbres pour leur faiblesse coupable envers le régime des ayatollahs.

Il serait fastidieux de rappeler toutes les attaques lancées par l’Iran sous Clinton et Reagan. Reagan répliqua dûment à chacune de ces attaques, mais l’Amérique avait d’autres priorités à l’époque, l’URSS et la guerre froide. L’Iran en profita pour se livrer à l’expansionnisme dans la région du Golfe.

Clinton, qui, lui, n’avait pas d’excuse, assista passif à la création de milices chiites iraniennes dans plusieurs pays et à des agressions répétées, par procuration ou directes, contre les États-Unis : notamment les attaques à la bombe, d’abord contre le World Trade Center en 1993, puis contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie en 1998. Année où il eut Oussama ben Laden dans sa ligne de mire, mais préféra le laisser filer.

Avec Obama, on passe du laissez-faire à la quasi-collaboration envers le terrorisme islamique, celui des Frères musulmans sunnites comme celui de l’Iran chiite, car Obama les aime tous éperdument.

En 2011, Sarkozy, Cameron et Merkel voulurent « une guerre humanitaire » contre Kadhafi (pourtant mis au pas par Bush et même devenu utile). Ils n’eurent aucun mal à obtenir l’aide militaire d’un Obama qui voulait systématiquement défaire ce que son prédécesseur avait fait.

Or, Bush 43, « W », eut au moins le mérite d’avoir voulu combattre les islamistes, en tout cas chez eux. Rappelons une fois encore que la déclaration de guerre à l’Irak fut obtenue du Congrès qui avait les mêmes informations secrètes que Bush et Blair. L’idée était de neutraliser l’Irak d’abord, puis de s’occuper de Téhéran ensuite. L’enlisement en Irak fut le fait d’erreurs militaires, mais plus encore de l’interférence constante des milices de Soleimani.

Malgré cela, Bush finit par réussir la pacification de l’Irak avec l’apport massif de troupes en 2007. Obama n’avait plus qu’à laisser les troupes américaines en place pour solidifier la situation. Au lieu de cela, à la demande de Soleimani et pour plaire à l’ayatollah Khamenei auquel il voulait offrir « une place dans le concert des nations » avec l’infâme traité de dupes (signé en 2015, sans l’aval du Congrès), Obama retira les troupes d’Irak et créa le vide où al-Qaïda se réinventa aussitôt en « État islamique ».

L’histoire est pleine d’ironies : le 2 janvier 2020, après une attaque d’ambassade de trop, celle de Bagdad, Soleimani a fini aplati comme une punaise.

Le message est clair pour les terroristes qui détalent, mais aussi pour tous les pays totalitaires dont les présidents « élus à vie » narguaient Trump, en pleine année de réélection, et tablaient sur les faiblesses et les divisions occidentales.

Face aux Iraniens rendus imprudents par la complaisance des ennemis de l’Amérique, Trump a pris des risques calculés et a complètement changé la donne au Moyen-Orient.

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6 réponses à l'article : Iran : une ambassade de trop

  1. vozuti

    20/01/2020

    après l’élimination du général iranien,les médias affolés nous expliquaient que la vengeance de l’ran serait terrible et que contrairement au génial obama qui voulait laisser l »arme atomique à l’iran,trump était un fou qui venait de déclencher une guerre mondiale.
    en réalité,les iraniens ont seulement réussit à détruire…un avion de ligne,remplit d’iraniens et de canadiens.
    depuis cette piteuse réaction des mollahs,silence radio des merdias sur l’iran,trump et sa sainteté obama,les merdias préférant se concentrer à nouveau exclusivement sur la rengaine des retraites.

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  2. fournet.arnaud

    16/01/2020

    L’Iran est notre meilleur allié dans la lutte contre les islamo-mahbouls financés et armés par les USA, l’OTAN et leurs laquais, en Syrie, en Iraq et ailleurs.
    dixit: « Il serait fastidieux de rappeler toutes les attaques lancées par l’Iran sous Clinton et Reagan. » On n’en voit aucune.
    => calomnie gratuite et sans preuve aucune.

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  3. quinctius cincinnatus

    16/01/2020

    des bienfaits de la culture et de l’ intelligence :

     » les Etats Unis sont nos amis pas notre suzerain  »

    François-Xavier Bellamy

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  4. BAINVILLE

    14/01/2020

    L’observateur candide reste confondu devant tant de joyaux journalistiques:

    « …l’Iran a pu fêter ses 40 ans de crimes et de terreur,
    … rappeler toutes les attaques lancées par l’Iran sous Clinton et Reagan.
    …à des agressions répétées, par procuration ou directes, contre les États-Unis :… Oussama ben Laden dans sa ligne de mire
    …la déclaration de guerre à l’Irak fut obtenue du Congrès qui avait les mêmes informations secrètes que Bush et Blair. L’idée était de neutraliser l’Irak d’abord, puis de s’occuper de Téhéran ensuite…
    …avec l’infâme traité de dupes (signé en 2015, sans l’aval du Congrès), …

    Conclusion de toutes ces « perles » :
    …Trump a complètement changé la donne au Moyen-Orient

    La joaillerie, en politique, a trouvé une immense artiste.
    « L’infâme traité » est un des sommets de cet art, le maussade peut s’esclaffer.

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    • quinctius cincinnatus

      16/01/2020

      c’ est à déplorer, mais un grand nombre de  » journalistes  » des  » 4 Vérités  » ne sont pas des  » joyaux » ; seulement ils permettent l’ attachement indéfectible à cette publication, somme toute assez confidentielle, d’ un petit nombre … d’ indignés assez peu  » réfléchis  » et éternels cocus

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      • BRENUS

        18/01/2020

        « Eternels cocus » dont tu fais partie Q.Q. Sinon pourquoi venir déverser ton fiel sur les 4v . « Oumma.com » te tend les bras : un joyau comme toi c’est inespéré pour eux. Vite ! Arouaménachouillabarka….
        Brenus, pas plus con que toi!

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