La Chine, un régime dangereux

Posté le mars 17, 2020, 4:42
6 mins

La pandémie de coronavirus continue à se disséminer sur la planète entière. Les conséquences sanitaires sont dramatiques.

Les conséquences économiques le sont aussi.

Des effets en cascade prennent forme.

Les dépôts de bilan vont sans doute se multiplier. Les morts vont, effroyablement, continuer à s’accumuler.

Les chiffres de la croissance mondiale étaient peu reluisants avant que la pandémie se déclenche. Ils vont bientôt l’être infiniment moins encore.

Les pays d’Europe occidentale affichaient une croissance oscillant entre 0 et 1 %, certains étaient tout au bord de la récession.

Toute l’Europe va sans doute être en récession très bientôt, voire en dépression.

Les États-Unis étaient en croissance et tiraient l’économie mondiale : leur croissance va fléchir, voire disparaître.

La croissance de la Corée du Sud aussi.

Le pays le plus sévèrement touché restera la Chine.

Et c’est logique, puisque tout est parti de Chine. Des entreprises qui faisaient fabriquer en Chine discernent enfin que la Chine est un pays présentant des risques et envisagent de relocaliser ailleurs sur la planète ce qu’elles faisaient produire en Chine.

Les autorités chinoises menacent les entreprises concernées et menacent aussi les chefs d’État ou de gouvernement occidentaux.

On peut imaginer que c’est pour ne pas froisser la Chine que certains d’entre eux évitent d’en parler. Il importe néanmoins de dire ce qui est.

La Chine a une écrasante responsabilité dans ce qui se passe. Le coronavirus a, disent divers spécialistes qui ont pu se rendre sur place pour étudier la situation, commencé à sévir à Wuhan et dans sa région fin octobre ou début novembre.

Les autorités chinoises l’ont vu. Elles ont caché l’information.

Au bout de quelques semaines, un jeune médecin chinois a osé parler et a voulu avertir le monde. Il a été arrêté, emprisonné, très vraisemblablement en compagnie de gens infectés. Il a été lui-même infecté. Il en est mort.

Il a fallu attendre la fin du mois de janvier pour que, face à l’ampleur du désastre, les autorités chinoises parlent enfin.

À ce moment, des Chinois et des étrangers avaient déjà été touchés et étaient partis ailleurs sur le territoire chinois, ou en d’autres endroits de la planète, et ce n’est pas un hasard si c’est là où des Chinois ou des non-Chinois venus de Chine sont arrivés que des foyers d’infection ont émergé.

En ayant caché l’information pendant des semaines, les autorités chinoises ont fait qu’une épidémie qui aurait pu être circonscrite et éradiquée assez vite, sans sortir de la ville de Wuhan et sa région, est devenue une pandémie planétaire.

La Chine est coupable de la pandémie, des morts que la pandémie dissémine par centaines, des conséquences sanitaires et des conséquences économiques qui découlent.

Il importe de le souligner. La Chine présente effectivement des risques graves, depuis longtemps, et les autres pays du monde ont été très imprudents en faisant confiance aux dirigeants chinois et en imaginant qu’en ouvrant à la Chine les marchés mondiaux, celle-ci allait se démocratiser, et respecter les règles du commerce et de la concurrence et les droits de propriété.

La Chine ne s’est pas démocratisée. Elle reste un pays de dictature totalitaire.

Elle n’a cessé de violer les droits de propriété, et en particulier les droits de propriété intellectuelle. Elle se conduit de manière prédatrice.

Elle est, on vient de le voir une fois de plus, un pays vecteur de risques sanitaires très importants (quiconque s’est rendu en Chine et a pu sortir des grandes villes et des quartiers fréquentés par les étrangers a pu s’en rendre compte).

La Chine totalitaire est dangereuse pour le monde. Si la pandémie pouvait conduire non seulement à une relocalisation de sites de production de la part d’entreprises occidentales, mais à une attitude plus ferme, plus lucide et moins servile des dirigeants occidentaux, ce serait très salubre. Des exigences d’ouverture et de respect des règles et du droit devraient être présentées à la Chine. Si ce n’est pas le cas, le pire restera à venir, et d’autres pandémies se produiront.

Pour l’heure, quand Donald Trump parle d’un virus venu de Chine, les dirigeants européens le traitent de xénophobe. Lamentable. Absolument lamentable.

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2 réponses à l'article : La Chine, un régime dangereux

  1. quinctius cincinnatus

    21/03/2020

     » Les Agences de Renseignements ont fait remonter des informations depuis la Chine dès les premiers jours de janvier . Donald Trump a préféré les ignorer  »

     » Washington Post  »

    alors Monsieur Millière : Donald Trump ? un type toujours aussi génial ?

    Répondre
  2. quinctius cincinnatus

    19/03/2020

    le discours habituel de Guy Millière

    devrait se renouveler

    Répondre

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