La refondation néo-conservatrice

La refondation néo-conservatrice

 
Le néo-conservatisme est un humanisme En cette période de décomposition, où des hommes politiques à bout de souffle ressassent, comme des autistes, les mêmes idées stériles, les conditions se préparent où des choix devront se faire. Ou bien nous continuerons à glisser vers le vide et l’insignifiance, et les débris de ce qui fut la France seront dispersés au vent par des civilisations plus fermes, plus sûres d’elles, moins décadentes, ou bien nous prendrons le chemin du sursaut.
Pour que cette seconde possibilité survienne, il faudra que se dégagent des chefs capables de s’élever au-dessus des médiocres combines d’appareil; il faudrait un Ronald Reagan, une Margaret Thatcher, un Winston Churchill, un George Bush ou, au moins, un Tony Blair. Nicolas Sarkozy est-il de cette étoffe ? Il m’arrive d’en douter. Je souhaite ardemment que le principal intéressé me montre que je me trompe.
Il faudrait aussi que des idées cohérentes, précises, lucides, courageuses puissent être proposées. Ces idées existent. Si elles ne sont pas entendues aujourd’hui, elles ne le seront plus jamais; cela voudra dire qu’il est sans doute définitivement trop tard.
Quelles sont ces idées ? Tout d’abord, celles du libéralisme classique. Elles sont la matrice de toutes les révolutions démocratiques sur la planète depuis la « glorious revolution » de 1688 au Royaume-Uni, la matrice aussi de la revendication planétaire du respect des droits naturels des êtres humains et des immenses avancées vers la prospérité rendues possibles par la liberté d’entreprendre et de commercer. Elles ont été préservées, défendues, revivifiées sans cesse par quelques hommes à qui je rends ici l’hommage qui leur est dû. Si des économistes et des penseurs du droit tels que Jacques Garello et Pascal Salin avaient été davantage écoutés ces dernières années, nous ne serions pas dans la situation de naufrage où nous sommes. Le moment est venu de les écouter bien davantage. Le moment est venu aussi de relire les maîtres : John Locke, Adam Smith, Friedrich Hayek, Karl Popper.
Il faut aller plus loin aussi. Il faut voir que d’autres idées, se situant dans le prolongement fécond de tout cela, ont vu le jour ces dernières années : elles sont nées aux États-Unis d’Amérique, puissance suprême du monde occidental. Mais elles ne sont pas réservées aux États-Unis, et constituent un message pour le monde. Elles se sont développées dans le mouvement conservateur américain à partir des années 1950, puis dans le mouvement néo-conservateur.
Je les ai placées au cœur de ma réflexion depuis mon livre « L’Amérique-monde » et elles seront au cœur encore de mon prochain livre « La révolution néo-conservatrice ». Un autre penseur en France les a placées au centre de sa réflexion : Yves Roucaute. Dans un livre magnifique publié l’an dernier, « La puissance de la liberté », Roucaute exposait la vision néo-conservatrice de la liberté, expliquait pourquoi les États-Unis étaient devenus leur « navire amiral » et abordait le thème, crucial en ces temps de Quatrième guerre mondiale, de « guerre juste ». Dans un nouveau livre, aussi superbement écrit que le précédent, « Le néoconservatisme est un humanisme » (PUF, 152 p., 15 euros), il va plus loin et pose les bases philosophiques et éthiques d’un néo-conservatisme où il voit la matrice du sursaut nécessaire. Le livre vient à point. Je ne puis que recommander sa lecture et sa diffusion la plus large.
Je ne puis que souhaiter qu’il tombe entre les mains d’hommes d’État enfin dignes de ce nom. Des choix devront se faire, disais-je: ou l’agonie, ou la refondation. Ceux qui liront Roucaute sauront pourquoi la refondation néo-conservatrice et libérale est nécessaire, pourquoi elle est salubre, pourquoi elle seule pourra, dans les années à venir, permettre de préserver la Civilisation, ce qui fait l’humanité en l’homme, ce qui fait que les trajectoires de la liberté et de la prospérité sont essentiellement liées, ce qui fait que seuls ceux qui savent encore distinguer le bien du mal sont à même de vivre dans la dignité, la droiture et la certitude des lendemains.
La France restera-t-elle à l’écart de la refondation? Il m’arrive de le craindre. Je suis, comme Roucaute, Salin et Garello de ceux qui se battent et se battront pour que ce ne soit pas le cas.

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Comments (17)

  • florent Répondre

    La peine de mort n’existe justement plus en Grande-Bretagne et ce n’était pas un attentat suicide. Quant au fait d’être anti-américain, il me semble quand même que vous critiquez beaucoup plus les USA que notre douce France, il est vrai berceau des droits de l’homme ce qui ne l’empêche pas de pratiquer les assassinats politiques ( Bérégovoy, Grossouvre ).

    14/07/2005 à 14 h 25 min
  • Thierry Répondre

    Comme on le voit, la peine de mort a dissuadé les kamikases de Londre. Critiquer la politique des U.S.A n’est pas être anti-américains. Ceux-ci le font d’ailleurs mieux que moi.

    13/07/2005 à 14 h 10 min
  • florent Répondre

    « Je ne suis pas pour l’avortement mais pour le droit de chacun à choisir » contradictoire et hypocrite car vous êtes pour la légalisation de la pratique de l’avortement, soit le meurtre d’enfants innocents. « Elle est inefficace, elle a coûté la vie à de nombreux innocents et elle est appliquée différement selon les origines de l’accusé »: arrêtez donc de piquer les arguments d’Amnesty International qui sont d’ailleurs tous faux. La PDM est dissuasive, les statistiques fiabvles le prouvent, elle n’est pas forcément raciste même si elle l’a été dans son application par le passé et son abolition n’empêche pas la condamnation d’innocents. Les suicides en prison ne m’affectent guère, la mort d’un criminel ne m’empêche pas de dormir. « La peine de mort est une vengeance » faux, c’est la justice vraie, pure et dure et je vous rappelle que la Bible la légitime à de nombreuses reprises, relisez si vous pouvez. « Les talibans ont effectivement été armés par les américians » faux, il ne suffit de répéter une thèse pour convaincre, encore faut-il des preuves ou des arguments. Moi je vous ai cité un documentaire et vous? En plus, c’est curieux: vous vous dites libéral et anti-américain en même temps, voila qui est contradictoire isn’t it? Bon j’espère que cette fois Big modérateur le laissera passer, je vois vraiment pas pourquoi on le refuserait celui-là ( idem pour l’autre ).

    11/07/2005 à 19 h 22 min
  • Thierry Répondre

    Je ne suis pas pour l’avortement mais pour le droit à chacun de choisir. Je ne suis pas pour la peine de mort parcequ’elle est inéfficace, qu’elle a coûté la vie à de nombreux innocents, qu’elle est appliquée différemment selon l’origine du condamné, … Par ailleurs la peine de mort est toujours appliquée en France: plus de 150 suicides chaque année , plusieurs dizaines de meurtres et « d’accidents » mortels sont annuellement recensés dans les prisons. La peine de mort est une vengeance, et ça, ce n’est pas tres catholique! Les talibans ont effectivement été armés par les américains. ILs sont devenus majoritaires au cours de la guerre et ont pris le pouvoir à l’issue. les américains ne sont pas responsables des talibans (ce sont les soviétiques qui les ont rendus crédibles) mais de leur puissance.

    30/06/2005 à 20 h 07 min
  • florent Répondre

    A Thierry: je maintiens aussi mes dires sur Clinton, vérifiez vos sources. Et Vous vous tropez lourdement, Reagan n’a armé aucun Taliban, c’est encore une légende forgée par les médias bien pensants afin d’enfoncer les méchants naméricains impérialistes. Si comme moi, vous aviez vu l’excellent doc sur Ben Laden passé sur M6 voici 5 ou 6 mois, vous sauriez qu’en réalité, il n’y avait pas de talibans ou très peu dans les rangs des moujahidines opposés aux soviétiques, lesquels doivent surement être considérés comme des héros pour vous. Non il n’y a pas de contradiction à être contre l’avortement et pour la peine de mort dans la mesure ou l’avortement tue des êtres innocents et la PDM des criminels qui ont mérité leur sort. Et vous-même, ne seriez-vous pas pro-avortement et anti-PDM des fois? Ah sacré thierry, j’ai eu peur qu’il change mais en fait non, il est toujours égal à lui-même. Me voici rassuré.

    29/06/2005 à 18 h 19 min
  • raoul Répondre

    Ce texte est d’une grande confusion. D’un côté des références aux libéraux classiques, pour qui il faut réduire, contenir, limiter l’État. De l’autre des références aux néo-conservateurs américains, paléo-trotskystes, dont les résultats (les faits sont têtus) sont la guerre (« santé de l’État »), l’augmentation du contrôle sur les citoyens, l’augmentation de la législation, l’augmentation des dépenses de l’État… Comprenne qui pourra.

    28/06/2005 à 10 h 20 min
  • Thierry Répondre

    Je maintient mon commentaire sur l’économie américaine sous l’ère Clinton et ajoute que Reagan porte une lourde responsabilité sur le 11 septembre car c’est lui qui a armé les Talibans et permis l’éclosion de Ben Laden et ceux qui le suivront. Petite question aux chrétiens, dont je ne suis pas, comment peut-on être contre le droit à l’avortement au nom du respect de la vie, et pour la peine de mort. Je sens comme l’ombre d’une contradiction.

    25/06/2005 à 10 h 52 min
  • Florent Répondre

    Pour une fois, pas trop bête l’intervention de Thierry, y’a juste une chose qui me gêne: « l’économie américaine ne s’est jamais mieux porté que durant ses mandants », pas d’accord, la croissance s’est ralenti sous son mandat par rapport à Reagan ( bon d’accord, il n’était pas parfait, mais quand même ) et puis attendons ce qui va arriver dans l’avenir.

    24/06/2005 à 23 h 01 min
  • Thierry Répondre

    Les libéraux doivent garder leur sens critique et ne pas tomber dans le piège de la nostalgie ou de l’hagiographie. Chacun selon ses préférences choisira LE vainceur du communisme: Reagan, Jean-Paul II, Valesa, Gorbachev,… Et pourquoi pas la nomenclatura communiste elle-même qui n’a pas tardé à se recycler dans les affaires et troquer leurs dachas kitch contre une plus attractive jet-set. Sur l’héritage de Reagan, il faut se souvenir qu’après le court épisode G.Bush les américains ont élu puis réélu un démocrate libertin et que l’économie américaine ne s’est jamais mieux portée que durant ses mandats.

    23/06/2005 à 19 h 35 min
  • Florent Répondre

    Il est logique Reagan ne plaise pas beaucoup en France: pensez-vous un monsieur qui ose être contre l’avortement et la pornographie, pour la peine de mort, combattre les privilèges des syndicats gauchistes, proner le patriotisme, combattre le communisme de face. c’est sûr que ce n’est pas de sitôt qu’on verra un tel homme dans notre chère Ripoublique. Ca fait autant de raisons pour des gens comme moi de l’admirer et d’espèrer sa venu en un autre homme chez nous.Et si cela déplait au Blob ( joli nom qui d’ailleurs résumme bien le personnage: un machin visqueux qui ne pense qu’à bouffer ), alors tant mieux. En espérant que ce message ci passe bien.

    22/06/2005 à 22 h 28 min
  • AMeladius Répondre

    Bien sur que Reagan etait un nouveau Churchill. On lui doit le redressement des USA et la victoire du monde libre sur le totalitarisme communiste. Reagan a herite d’un pays plein de doutes apres la gestion catastrophique de Carter, un angelique de gauche qui a laisse les perils grandir sans reagir. Entre autre -Affaire de la prise d’otage en Iran -Invasion de l’Afganistan Les USA n’avaient plus confiance en eux, ils baissaient les bras, ils allaient accepter des accords avec l’URSS ou ils s’engagaient a reduire leur puissance militaire sans contrepartie raisonnable de l’URSS … Reagan est arrive, il a debarasse les USA du gauchisme, mis le cap sur le conservatisme/liberalisme. Il a redonne confiance aux americains, a relance leur economie, relance la course aux armements qui a epuise l’URSS et conduit a son effondrement… En debut 89 ou fin 88, a la fin de son mandant il a dit a Berlin « M. Gorbatchev abattez ce mur … » quelques mois apres c’etait FAIT. Quel autre dirigeant etait a ce point judicieux et clairvoyant ? Il faut remercier Reagan, Thatcher du lancement de la revolution conservatrice liberale qui a redresse leur pays et qui s’est repandue dans le monde. Quand la france aura un dirigeant de cette trempe, elle aura alors un espoir de nous redresse. D’ici la, je souhaite aux francais (j’etais francais, mais je prefere a present me considerer apatride, voyant a quel point la france est devenue meprisable) un bon sejour dans le gouffre que leur ont prepare les islamo-socialos-marxistes.

    21/06/2005 à 9 h 39 min
  • erik dugas Répondre

    reponse a ceux qui medisent sur bush and co : le vrai modele c’est staline (le grand), n’a t il pas ete appele le petit pere des peuples ? Non je n’invente rien, c’est connu. Un autre modele : Mao, dit le grand timonier. je vous encourage a continuer car il y en a d’autres comme ca. Par contre sur bush, que de l’horreur. La verite sort de ces formules ! Enfin, je la connais !!!!! quant a comparer churchill et bush, je dirais que l’histoire a montre que chuchill etait un mauvais europeen car il a refuse de faire la grande europe que voulait hitler (un autre grand lui aussi). ah quand on veut etre con, que c’est facile !!!

    20/06/2005 à 16 h 36 min
  • dolf Répondre

    je m’interoge sur le choix du moderateur de valider des messages de bas du front d’extreme gauche du genre de theblob. Quoi d’interessant dans sa prose anti je cite « clique judeo crhetienne nazie bush liberalisme argent salauds d’americains gnagnagna » vue lue et relue et revue dix mille fois deja?

    20/06/2005 à 14 h 15 min
  • Thierry Répondre

    L’erreur est de confondre le libéralisme, qui est le modèle incontestable de toute économie digne de ce nom, et le néo-conservatisme qui est une éthique, un conglomérat de valeurs, parfois contradictoires, autour desquelles s’organisent le comportement de populations qui ont baignées dans des sédiments religieux. Si le libéralisme s’instaure réellement en France,cela ne pourra se faire que dans un cadre laic, respectueux des diversités et prenant en compte, par exemple, la réalité de l’athéisme, pratiquement inexistant aux E.U. Si l’on demande aux Français de vivre comme des américains, ils fuiront le libéralisme à toutes jambes. Combien de Français d’ailleurs sont-ils capables de vivre comme les américains ? Il est stupéfiant qu’un connaisseur des civilisations comme l’est G.Millière ne prenne pas en compte l’identité culturelle des pays.Imposer un libéralisme à l’américaine est impossible en France (et ailleurs). Désolé, il va falloir réfléchir, penser, convaincre, se remettre en cause: attitudes libérales, certes, mais nettement moins néo-conservatrices. Enfin, la rhétorique de G.Millière n’arrivera jamais à me convaincre que Reagan fut un nouveau Churchill pas plus que G.Bush un nouveau Marc-Aurèle.

    20/06/2005 à 13 h 12 min
  • ludwig Répondre

    concernant le commentaire précédent (de « the blob », je crois) : Beau rammassis d’inepties dignes du « monde diplo ». – OUI, l’Histoire se souviendra en effet de Georges WALKER Bush comme l’un des plus grands présidents US. – vous mélangez « budget » et « ressources »… Mais bon, vous devez être un fonctionnaire servile et ceci explique cela. – les USA sont parmi les pays les MOINS POLLUEURS du monde. Il faut compter la pollution par $ de richesse créée (par $ de PIB). Sinon, gloire au régime (modèles?) soudanais et Mauritaniens, les plus écolos du monde! – « financer leur boulimie par le reste du monde ». Si le rdm n’investissait pas VOLONTAIREMENT aux USA parce que là bas, l’argent investi rapporte plus et de manière plus sure qu’en Europe, une baisse drastique du dollar résorberait le déficit de la balance courante (c’est à cela que vous faite allusion derrière votre « financé par » qui ne veut pas dire grand chose). La France est bien morte, et les gens comme vous en sont les fossoyeurs.

    20/06/2005 à 10 h 53 min
  • JB Répondre

    Effectivement, le neo-conservatisme est un humanisme en ce sens qu’il se distingue nettement du conservatisme porté par le parti Républicain juqu’en 1990. Avant le chute de l’URSS, les conservateurs étaient obligés de soutenir des dictatures amies pour éviter qu’elles ne tombassent dans l’escarcelle soviétique. Pour les peuples concernés, cela ne changeait rien : une dictature de droite est aussi désagréable qu’une dictature de gauche. Mais moralement, il était génant qu’une démocratie exemplaire soutienne une dictature. La chute du Mur de Berlin a réglé ce problème. Manque de chance, l’élu américain fut Bill Clinton, un démocrate qui n’avait rien compris aux bouleversements récents, incapable de saisir cette chance de « democracy spreading ». Georges Bush a su la saisir, et Al Qaeda (qui avait officiellement déclaré la guerre aux USA en février 1998) a involontairement fourni une bonne raison de démocratiser le monde un certain 11 septembre. Les premiers résultats de ce néo-conservatisme sont déjà visibles. Fin du régime taliban et du baathisme en Irak, évacuation du Liban, renoncement de la Lybie au nucléaire et au terrorisme, volonté de l’Iran de se rapprocher des USA, décollage économique de l’Inde. Cet humanisme est renforcé par l’expansion de l’évangélisme chrétien (environ 730 millions de personne dans le monde actuel) jusqu’en Chine (120 millions de convertis). Les autorités musulmanes d’Afrique noire et des pays arabes se plaignent régulierement de ces missionnaires prêts à mourir pour répandre un message très fraternel. La bible est un fondement du néo-conservatisme, ce que Bush appelle « Army of compassion » dans ses discours. Puisse le néo-conservatisme toucher l’Europe un jour ! La France se prétend le pays des droits de l’homme et fréquente tous les dictateurs de la planète, il est temps qu’elle revienne à la raison. Pourquoi pas en devenant neo-cons ? JB Ajout pour Theblob : les USA consomme 20% des ressources mondiales, mais ils produit 25% des richesses de la planète. Des richesses qui servent notamment à répandre le modèle du libre-échange dérèglementé, qui a prouvé sa supériorité sur l’étatisme ou le socialisme marxiste. A méditer !

    20/06/2005 à 10 h 31 min
  • TheBlob Répondre

    « …ressassent, comme des autistes, les mêmes idées stériles… » On ne saurait mieux dire… mais à propos de l’idiot utile bushiste fonctionnarisé Millière qui, dans son aveuglement, hisse George Bush (j’ose seulement espérer qu’il s’agisse du père) au niveau de Churchill. Et puisqu’il évoque aussi Tony Blair, ce dernier ne s’est-il pas récemment étonné que la PAC consacre 40% du budget européen à un secteur qui n’emploie que 5% des actifs? Que penser alors des Etats-Unis, 5% de la population mondiale dans le meilleurs des cas, qui absorbent au minimum 20% des ressources de la planète? Dans la perspective blairiste, sont-ils seulement deux fois moins stupide que l’Union Européenne ? Et encore : les Etats-Unis font financer leur boulimie par le reste du monde. Aux mains de la clique néo-conservatrice, ils sont devenus un enfant obèse et autiste agitant un pistolet chargé sous le nez des voisins : pour ne pas vexer cet enfant aux réactions imprévisible, dont on ne sait s’il faut le craindre ou en avoir pitié, les gens obéissent à tous ces caprices. Et le môme grossit encore. Et il en veut encore plus… Cette situation n’est pas tenable et, faute de sortir de ce cercle infernal, les néo-conservateur eux-mêmes feront crever les USA ! Il n’y a pas de plus grand crétin que George W. Bush, et Guy Millière est son prophète.

    19/06/2005 à 17 h 31 min

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